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vendredi 3 octobre 2014

La langue française, toute en nuances

"La langue française est immortelle à condition que chacun des mots qui la composent soit soumis à un examen permanent, et que les préjugés qui l'encombrent soient éliminés un par un", écrit Dominique Fernandez, académicien (élu en 2007 au fauteuil 25) et membre de la commission du dictionnaire, dans la postface de l'ouvrage "Dire, ne pas dire, du bon usage de la langue française" (Philippe Rey, 192 pages), rédigé par l'Académie française.

Que trouve-t-on dans ce précieux recueil, derrière la couverture verte qui pourrait évoquer les feuilles d'olivier brodées sur les habits verts des immortels? Une sélection de plus de deux cents entrées pêchées dans la rubrique "Dire, ne pas dire", inaugurée en octobre 2011 sur le site de l'Académie française. Une initiative appréciée des internautes et qui devint rapidement à double sens, comme l'explique en préface Yves Pouliquen, autre académicien (élu en 2001 au fauteuil 35) membre de la commission du dictionnaire. Créée pour donner des réponses à ceux qui s'interrogent sur notre langue, la rubrique se mua aussitôt en adresse électronique où envoyer également des emplois fautifs glanés ici et là.

Classées par ordre alphabétique, les entrées reprennent de nombreux mots ou expressions de la langue courante pour lesquels on hésite entre deux formules et expliquent, plutôt doctement mais c'est assez marrant, laquelle est bonne, laquelle est mauvaise. Des exemples "On dit" et "On ne dit pas" sont quasiment systématiquement donnés. Le livre permet de ne plus se tromper soi-même tant on est entouré de formules erronées et, aussi, de réviser ses classiques comme de s'initier aux subtilités des usages. Car tout est souvent questions de nuances.

Et pas question d'imaginer que les mots à la mode n'ont pas volé jusque sous la Coupole. On trouve dans "Dire, ne pas dire" aussi bien le célèbre mais déjà un peu ancien "au niveau de" que les plus récents "best-of", "blacklister", "booké", "booster", "briefer", "buzz" (abondance en lettre B) ou encore "candidater", "coach", "flyer", "friendly", "process", "replay" sans oublier l'insupportable "sur Paris?"

Un livre pour tous les amoureux du français.

Quelques exemples.












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