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lundi 19 février 2018

Brèves détestations de saison

C'est carnaval! (c) Aden.

Adeptes du marronnage culturel (lire ici), les bruxelloises éditions Aden publient leur premier livre jeunesse, "Je hais carnaval", dont le texte est signé Gilles Martin, libraire et éditeur, et les illustrations Suzanne Arhex (le journal pour enfants "Biscoto" notamment). Il se présente sous la forme d'un leporello étroit dont les pages en accordéon se partagent en deux espaces, le haut pour le texte, le bas pour les dessins posés sur des lits de confettis. On y suit un jeune narrateur de onze ans qui nous détaille différentes expériences liées au carnaval.

Après celle de la timide Malou qui se dessine une moustache, on découvre une originale présentation de la famille du narrateur, toujours par le spectre du Mardi Gras ou des parades carnavalesques. Le grand frère d'abord, un "monsieur je sais tout". Le beau-père ensuite, enfin ce qui en reste, au propre et au figuré vu les dires de la mère. Papy, le père de cette dernière, adepte de Facebook. Sans oublier bien entendu le vécu de la maman, ancienne hôtesse de l'air, et celui de l'auteur de ces portraits acides qui le mène à une conclusion certaine.

"Je hais carnaval" glisse un peu de poil à gratter entre les habitudes, les déguisements et les amusements obligés. On bondit d'un membre de la famille à un autre et c'est parfois surprenant. Heureusement, les illustrations colorées dédramatisent les textes. Une curiosité à découvrir.

Le livre est dédié à Jean-Pierre Canon, illustre bouquiniste du quartier de Matonge (Bruxelles) qui vient de nous quitter.


Les éditions Aden sont présentes à la Foire du livre de Bruxelles.



vendredi 12 septembre 2014

Tous à Saint-Gilles (Bruxelles) ce week-end!

Il y a ceux, ou plutôt celle, qui s'en vont au Festival America qui se tient à Vincennes. Et il y a ceux qui restent à Bruxelles.
A l'intention de ces derniers, j'ai repéré deux activités intéressantes.

(c) Dieter VDO.

Le cinquième Festival de bandes dessinées contemporaines Cultures Maison qui débute ce soir et se tient tout ce week-end en différents lieux de Saint-Gilles (à la Maison des cultures, à la Maison du livre). On y trouvera une cinquantaine d'éditeurs, auteurs et artistes, belges et internationaux. Et plusieurs expositions dont la principale est consacrée à la maison d'édition Bries (d'Anvers).




Et un peu plus haut dans Saint-Gilles, commune vallonnée comme on le sait, Gilles Martin se promet de mettre le week-end à profit pour fêter le rétablissement des éditions Aden et de la librairie Joli Mai (Avenue Paul Dejaer, 29).


lundi 17 février 2014

LSC duite par les ouistitis

Un ouistiti de Thomas Lavachery. (c) DR


Thomas Lavachery, on le connaît surtout en tant qu'auteur de la passionnante série fantastique pour les (pré-)ados "Bjorn le morphir" (Médium de l'école des loisirs). Entamée en 2004, la saga aventurière en est à son septième tome, paru en 2012. Et elle n'est pas finie. Une fresque romanesque qui plaira aussi à tous les allergiques au mot "fantastique". L'édritrice Geneviève Brisac qui la publie l'a avoué: "Je ne suis pas intéressée par le Grand Nord, ni par un morphir, mais j'ai été prise par le texte."
Thomas Lavachery, on le connaît aussi parce qu'il est l'auteur-illustrateur des albums mettant en scène Jojo de la jungle. Jojo, un petit singe, "un type bien" comme il le dit lui-même. Le volume "Trois histoires de Jojo de la jungle" (L'école des loisirs, Mouche Grand format, 2013) est excellent tout simplement. Il fait se côtoyer l'humour ("Jojo de la jungle"), la vie, la mort ("Padouk s'en va"), la curiosité ("Jojo perd la tête"), l'originalité, dans un texte que complètent des illustrations pleines de détails à savourer.

Thomas Lavachery, on le connaît un peu comme auteur de bande dessinée au magazine "Tintin", mais c'était il y a longtemps, ou encore comme cinéaste documentaire: "Un monde sans père ni mari", sur les Mosos, ethnie chinoise aux mœurs sexuelles très libres, et "L’Homme de Pâques", qui retrace une expédition scientifique sur l'île de Pâques menée en 1934 à laquelle participait son grand-père.

Thomas Lavachery, tous ceux qui l'ont entendu parler lors d'un débat ici ou là, savent qu'il a toujours vécu entouré d'animaux. Et même souvent, d'animaux un peu bizarres. En voici la confirmation dans "Itatinémaux", délicieux bestiaire illustré autobiographique qui vient de paraître chez Aden, dans la collection "La rivière de cassis" - deux allusions à Rimbaud -, en même temps que deux autres livres, "Agaves féroces", de Nicolas Marchal, et "La traversée de Tanger", de Juliette Goudot.

C'est une phrase de Paul Léautaud qui ouvre le livre: "Au Mercure, dehors, chez moi, en me promenant, en mangeant, en travaillant, la pensée de ces bêtes m'est toujours présente." Préambule de choix aux pages où l'on découvre la vie de Thomas Lavachery à travers tous les animaux domestiques, parfois imaginaires, qui ont accompagné le garçon, et puis l'homme, et sa famille

Dans "Itatinémaux", mot inventé par la sœur coréenne de l'auteur pour dire "animaux", il y a des chiens et des chats bien entendu, d'espèces et/ou de caractères particuliers. Mais aussi des souris blanches, un caméléon, des chèvres naines, des lapins, des cacatoès, des salamandres, des grenouilles, des furets,.. et bien sûr des ouistitis.

Surtout, derrière ces portraits affectueux se dessine l'itinéraire d'une famille peu soucieuse des conventions, tournée vers la nature, la vie et l'amour, des humains et des animaux. Un ouvrage personnel, original et très réussi.

Thomas Lavachery dédicacera "Itatinémaux" à la Foire du Livre de Bruxelles, le vendredi 21 février de 20 à 21 h, au stand des Editions Aden (118).


"Itatinémaux".