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mardi 8 novembre 2022

Le décès Philippe Corentin, qui rejoint son jumeau Alain Le Saux

Philippe Corentin par lui-même.

Quelle tristesse. Philippe Corentin, né Philippe Le Saux, est mort ce lundi 7 novembre. Il rejoint son jumeau Alain Le Saux, décédé le 14 mars 2015 (lire ici), avec qui il créa ses premiers albums pour enfants au début des années 1980. L'itinéraire des deux frères nés à Boulogne-Billancourt le 16 février 1936 a été parallèle: intérêt pour l'art, illustrations pour la presse et la publicité avant de prendre le virage de la littérature pour enfants. En rigolant, de préférence.

Philippe Corentin a éclairé, renouvelé, amusé la littérature de jeunesse dans les années 1990 principalement, avec une production à l'école des loisirs aussi soutenue que variée, et ce graphisme personnel aux teintes pastel un peu délavées. Génération après génération, il enchante toujours autant les enfants.

Avant de parcourir son œuvre, ces mots d'Arthur Hubschmid, co-fondateur de l'école des loisirs, qui fut son éditeur.

“Une histoire doit être faite non pour endormir les enfants mais pour les réveiller.”
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Philippe Corentin est mort le 7 novembre 2022 à l'âge de 86 ans. Il a publié 21 albums à l'école des loisirs. Le premier "Mademoiselle tout-à-l'envers" en 1988 et le dernier "N'oublie pas de te laver les dents!" en 2009. Ces 21 livres forment une pléiade d'histoires drôles qui - fait très rare - font rire enfants et adultes. Chacun de ses livres nous emmène dans un dédale de mauvaise foi qui pour Philippe fut toujours le fond commun de l'humanité. Avec candeur et tendresse, ces héros s'obstinent dans des aventures grandiosement échafaudées, finissant toujours avec un éclat de rire. Il était maître dans l'art de combiner les images et les mots. Il n'illustrait pas, il contait avec mots et images. C'est ensemble, en se complétant, qu'ils font sens, et qu'ils nous font rire. Ses héros, les Zigomar, Pipioli, Mademoiselle Sauve-qui-peut ou tout-à-l'envers, ont la truculence et la mauvaise foi chevillées au corps. "Quel talent, hein!" s'exclamait-il quand il venait nous présenter ses projets. C'était de l'autodérision, évidemment. Maintenant, nous approuvons tous. Philippe nous a fait rire les premiers, puis il a fait rire ses lecteurs, enfants et parents. En France d'abord, puis dans le monde entier. Et oui, c'est triste, il n'y aura plus de nouveau livre de Philippe Corentin. Mais ses livres, eux, restent et continueront à nous faire rire.

 

Autoportrait.

"N'oublie pas de te laver les dents" (2009) demeurera donc le dernier album jeunesse de Philippe Corentin, même si une anthologie de cinq de ses histoires, "Zigomars et zigotos" est sortie en 2012 et si a paru en 2017 l'album "Questions idiotes", reprenant des dessins sans autre lien que leur rapport texte-images. 

En parcourant les archives du journal "Le Soir", je m'aperçois que j'ai présenté quasi tous les livres de Philippe Corentin, dès "Mademoiselle Tout-à-l'envers" en 1988, cette cousine bizarre Chiffonnette qui bouscule gentiment les habitudes des deux souricettes Trottinette et Totoche.

Un an plus tard, "Le Père Noël et les fourmis" bouscule les standards du genre de l'album de Noël. L'auteur-illustrateur tisse une toute nouvelle trame sur une chaîne ancienne en soignant ses cadrages. Son héros sort de temps ancestraux mais tout le reste, contexte, scénario, traitement des images, appartient à notre monde moderne. Et tout sonne juste. Même à côté de la télévision à écran plat.

En 1990 débarque Zigomar, ce merle plein d'assurance au nom exquis, qu'on retrouvera dans plusieurs albums. En Afrique, en instructeur de vol ou en rêveur végétarien! Corentin se prend au jeu et publie à tour de bras, revisitant les histoires classiques comme la traversée d'une rivière par un ogre, un loup, une petite fille et un gâteau ou le petit chaperon rouge, présentant les papas comme jamais auparavant, testant le format à l'italienne, portant le farfelu au plus loin. Qu'il traite de gourmandise, d'amitié, d'aventures. Bien sûr, il s'occupera de loups et de pleins d'autres animaux et bousculera les attendus qu'on leur prête. Il livrera même une histoire triste, enfin triste à sa manière. Dans les années 2000, le rythme de parution faiblit mais pas la force de l'humour, de la dérision et de ses formidables provocations.



Enfant terrible de la littérature de jeunesse française, autoproclamé "gribouilleur", et même "génial gribouilleur", Corentin a été avant tout un rigolo. Adoré par les enfants. Pas toujours compris par les parents. Il déploie des trésors d'humour et de fantaisie, servis par un graphisme original et percutant. Iconoclaste, il bouscule allégrement ce qu'il rencontre sur son passage. Tout fait eau à son moulin: les habitudes, les bonnes manières, les contes, les loups et les ogres qu'il relève d'un non-sens très personnel. Au téléphone, il me l'a dit plusieurs fois: "Il faut les réveiller avec des histoires qui les font rire. Les enfants adorent les chatouilles, alors chatouillons-les dès le matin avec des livres guili-guili. Moi je fais des livres guili-guili."



 
Pour le retrouver, le livret "Tout sur mon écrivain préféré" que Philippe Corentin s'est consacré et qu'il a ouvert par les mots suivants:
"Né en 1936 - Père en 1971 - Grand-père en 2000 et 2003 - Et voilà!"
A télécharger ici.




mardi 17 mars 2015

Décès d'Alain Le Saux, le papa des "Papa"

Quelle tristesse. Alain Le Saux vient de mourir. Le jumeau de Philippe Le Saux, dit Corentin, avec qui il créa ses premiers albums pour enfants au début des années 1980. L'itinéraire des deux frères nés à Boulogne-Billancourt le 16 février 1936 est parallèle: intérêt pour l'art, illustrations pour la presse et la publicité avant de prendre le virage de la littérature pour enfants. En rigolant, de préférence.


Même si les débuts ne furent pas à la hauteur des espoirs. Leur premier titre du duo Philippe Corentin et Alain Le Saux en 1982, "Totor et Lili chez les moucheurs de nez" (Rivages) sera le seul volume à paraître d'une encyclopédie ironique qui devait en compter dix et dont trois seulement furent réalisés.


Alain Le Saux nous aura en tout cas beaucoup fait rire avec ses albums illustrés de couleurs vives et dont la sobriété assurait l'efficacité. Toute la série des "Papa" (née "Papapik" chez Hatier en 1990, reprise partiellement dix ans plus tard en divers formats à l'école des loisirs), c'est lui, souvent imitée, jamais égalée. Ces fantastiques petits albums "Papa roi", "Papa pique", "Papa dort", "Papa se rase", "Papa nage", "Papa est malade", etc... A chaque double page, deux mots, "papa" et un verbe, expliquant l'activité du moment. Un texte minimal prolongé dans des illustrations complices, admirablement construites. Un regard, une attitude, un gros plan... Tout est dit, tout est ressenti, tout est compris.






Auparavant, Alain Le Saux s'était lancé dans une impeccable série où il dessinait les mots et les expressions pris à la lettre aussi. Non-sense et réalité comme on la voit peu, comme la voient souvent les enfants. Ce furent, à partir de 1984 chez Rivages qui les réédite régulièrement les célèbres et incontournables albums "Maman m'a dit que son amie Yvette était vraiment chouette","Papa m'a dit que son meilleur ami était un homme-grenouille", "Ma maîtresse a dit qu'il fallait bien posséder la langue française", "Mon copain Max m'a dit qu'il comptait sur son papa pour faire ses devoirs de mathématiques", "Interdit Toléré", "Le prof m'a dit que je devais absolument repasser mes leçons", etc...

Mais Alain Le Saux n'était pas qu'un rigolo. C'est lui qui a créé en 1992, avec son compère et complice Grégoire Solotareff, le merveilleux "Petit Musée" (L'école des loisirs, 310 pages). Un imagier alphabétique réunissant 149 mots, illustrés par 149 détails de tableaux somptueux, sans suite logique, rien que pour leur beauté. Un vrai bonheur de voir le soleil de Van Gogh, des asperges de Monet ou une oreille d'Ingres! Aucun texte ne gêne la rencontre entre l’œil, l'image et le mot.

Ensemble, Alain Le Saux et Grégoire Solotareff inventeront encore plusieurs séries d'albums publiées notamment au Seuil et chez Gallimard Jeunesse.


mardi 31 juillet 2012

LFIR LU cie & co a un an

UN AN aujourd'hui. Ce qui vaut sans doute un gâteau, une bougie, un bouquet de fleurs, un texto, un message, un tweet...
Ce qui donne envie d'aller voir d'autres fêtes d'anniversaire.
Sélection de nos albums chouchous, comme ils sont revenus au gré de la mémoire.

"Monsieur le lièvre, voulez-vous m'aider?", de Charlotte Zolotow, illustré par Maurice Sendak (l'école des loisirs).

Une petite fille en chapeau de paille demande l'aide d'un lièvre pour trouver un cadeau d’anniversaire à sa maman. La conversation entre les deux a un charme fou, relève de la pure poésie. Ce petit chef-d'œuvre, né en 1962 aux Etats-Unis, a été traduit en français dès 1970. L'histoire avance autant dans le texte, délicat, savoureux, que dans les images, belles et terriblement évocatrices. Très expressifs dans leurs mimiques tous les deux, la petite fille comme le lièvre célèbrent d'une manière infiniment douce les bonheurs que l'existence met à la portée de chacun.


"L'anniversaire de Monsieur Guillaume" d'Anaïs Vaugelade (l'école des loisirs)

Comme aujourd'hui c'est son anniversaire, Monsieur Guillaume a décidé de déjeuner au restaurant. Il emmène tous ses amis, invite chacun à établir son menu préféré. Un texte chantant et une petite bande qui s'étoffe de page en page. La petite poule, le rat, le chat, le cochon d'hiver se joignent à Monsieur Guillaume. Même le loup...Et c'est un menu inattendu mais fédérateur qui attend tous les convives.


"Blaise et le château d'Anne Hiversère", de Claude Ponti (l'école des loisirs).

Un album, festif, joyeux, gourmand et gourmet, débordant de personnages, en grand format. Des poussins, par dizaines, par centaines, par milliers, tous différents, tous réussis, des nouvelles têtes bien amusantes et des invités dont la diversité ahurit. Blaise, le poussin masqué, coordonne la fête surprise que les poussins organisent pour Anne Hiversère, leur meilleure amie. Même que chaque poussin est aussi son meilleur ami! L'équipe a dix jours pour mener à terme son entreprise gourmande. L'édifice à construire sera le plus incroyabilicieux des châteaux-gâteaux. Les meilleurs ingrédients sont au rendez-vous: les œufs  d'Olga Ponlemonde, l'eau des Grobinets, le lait du Lac Tésibon, le chocolat de la mine, la farine éclapatouillée, le sucre des cimes (celui des mers aussi), les fruits délicieux. Les invitations, portées par les Boîtalettres qui connaissent les adresses, parlent, elles, d'un château superirrésistibilicieux! Château? Gâteau? Autant de glissements joyeux au fil d'innombrables jeux de mots, de langage, de signes, rythmés par la présence continue de Métantan-Skontdi et Métébouché, les poussins qui ritournellent "Pète et Répète sont dans un bateau. Pète tombe à l'eau. Qui reste?"
L'apothéose de cette pièce savamment montée a lieu le dixième jour à 1 h 25 mn 67 s, heure de naissance d'Anne Hiversère. Une double page hallucinante où apparaissent bien des personnages des livres et des histoires qui ont compté pour Ponti petit, et aussi grand (liste en pages de garde): Max et les Maximonstres, Gaston Lagaffe, Dumbo, Alice, Batman, les bébés de Nicole Claveloux, John Chatterton pour ne citer qu'eux..


"Un jour spécial pour Petit-Bond", de Max Velthuijs (Pastel).

Petit-Bond déjeune, toute excité: aujourd'hui est un jour spécial, lui a dit le Lièvre. Petit-Bond est intrigué. Il interroge ses amis. Pas d'explication. La grenouille sent la mauvaise humeur monter en elle, puis l'angoisse: ses amis ont peut-être décidé de faire une fête sans lui? Torturé, désappointé, il rentre chez lui où l'attend une très agréable surprise: une fête d'anniversaire! L'album explore finement la propension humaine à retourner contre soi une agressivité née d'un malaise.


"Patatras!", de Philippe Corentin (l'école des loisirs).

Vrai gentil ou faux méchant? Le loup né des pinceaux de Corentin vaut le détour. Il se présente comme un dégueulasse, se vante de croquer chaque lapin qui passe. En réalité, c'est un solitaire, en mal d'amitié. Qui viendra à son secours? Précisément les bouffeurs de carottes! Ils ont réservé à leur pseudo-ennemi une extraordinaire fête d'anniversaire. Un album à la tendre ironie naissant des récits croisés.


"La surprise de Biboundé", de Michel Gay (l'école des loisirs).

Biboundé, le petit manchot empereur qui vit sur la banquise, reçoit un bateau pour son anniversaire. Mais en le faisant naviguer, il le perd. Tous ses amis veulent l'aider et partent à la recherche du cadeau égaré. Ce qui va donner un enchaînements d'événements imprévus et très drôles.


"Mik", d'Olivier Douzou (MeMo).

 Mik est un hérisson, piquant dehors mais tout doux dedans. Il es un peu dépité: lors de son anniversaire, il n'a rien reçu de ce qu'il espérait. Il a eu un mikado, un nounoursin et un peigne! Tout du pointu alors qu'il rêve d'un ballon, pas un qui pique comme un marron, non, un ballon en baudruche, rond, doux, mou... Mais les contraires s'attirent et leur rencontre peut être explosive. Heureusement, un gentil Monsieur Kaktux lui glisse en finale son affection consolatrice. Constellé de points rouges et verts qui renvoient aux accords et aux interdits faits aux bébés: on ropose aux enfants du mou et du coin arrondi alors qu'ils sont attirés par l'angle et le piquant.


"Joyeux anniversaire Lola!", de Carl Norac, illustré par Claude K. Dubois (l'école des loisirs/Pastel).

Ce matin, Lola le hamster bondit de son lit. C'est son anniversaire! Mais que c'est long d'attendre les invités. Lola trépigne d'impatience. "Aujourd’hui, je suis le capitaine parce que c'est mon anniversaire!", déclare-t-elle. Tous les amis profitent de la fête quand tout à coup, ils s'aperçoivent que Lola a disparu…


"Le têtard mystérieux", de Steven Kellogg, traduit de l'américain par Bernard Prouvost (l'école des loisirs).

Paru en français en 1982, cinq ans après sa sortie aux Etats-Unis, cet album demeure l'un des plus rigolos du monde. On y suit de bout en bout la croissance du plus beau cadeau d'anniversaire que Louis ait reçu de sa vie: un têtard, envoyé par son oncle McAllister d'Ecosse… Nourri au hamburger, Alphonse grandit à toute allure sans trop vouloir devenir la grenouille annoncée par la maîtresse d’école. Du bocal, il passe à l'évier de la cuisine, puis à la baignoire, bientôt trop petite. Où caser le charmant mais encombrant cadeau? Louis le déménage en secret à la piscine du lycée, fermée durant l'été. Tout va bien jusqu'à la rentrée scolaire. De nouveaux rebondissements, cocasses et démesurés, attendent encore les lecteurs de ce classique de l'humour qui s'achève au nouvel anniversaire de Louis: son oncle écossais lui a envoyé une pierre qui se fissure comme un œuf…


"L'anniversaire de l'écureuil et autres histoires", de Toon Tellegen, illustré par Kitty Crowther, traduit du néerlandais par Véronique Roelaendt  (Albin Michel Jeunesse).

Venant à la suite de "Lettres de l'écureuil à la fourmi" (même éditeur), ce recueil réunit neuf histoires animalières qui sont autant d'occasions de fêtes: anniversaire, crémaillère, élégance... Un plaisant univers familier mais fantastique où écureuil, fourmi, éléphant, ours, hérisson... discourent avec humour de l'amitié.


"Le souhait de Treehorn", de Florence Parry Heide, illustré par Edward Gorey, traduit de l’américain par Oskar (Attila).

Un roman illustré qui clôt la trilogie entamée avec "Le rapetissement de Treehorn" (réédition de l'introuvable "Théophile a rétréci" à l'école des loisirs) et "Le trésor de Treehorn". Dans ce troisième volume, toujours finement illustré en noir et blanc, Treehorn s'apprête à fêter son anniversaire dans l'indifférence parentale, lorsqu'un génie surgit d’une jarre. Qui dit génie dit vœux à émettre. Trois évidemment. Une histoire joyeusement loufoque entre chapeau maternel vert, factures paternelles, employé du gaz et rêves d'enfant.


"La fête d'anniversaire", de Thé Tjong-Khing (Autrement Jeunesse).

Après "La course au gâteau" et "Le grand pique-nique", ce nouvel album sans texte raconte la fête d'anniversaire de Lapin. Les préparatifs, la décoration, le gâteau, tout tout tout, sauf que rien ne se passe comme imaginé. Pire même! Le collier de Madame Cochon a été volé. Qui est le coupable? Réponse dans les images, pleines de péripéties variées. En grand format, un humour simple et efficace.


"Le petit blond avec un mouton blanc", de Pierre Richard, illustré par Gwendal Le Bec (Albin Michel Jeunesse).

Pierre Richard n'a pas toujours été le Grand blond avec une chaussure noire. Il a aussi été un petit garçon – il est né le 16 août 1934 à Valenciennes. Jeune, on le surnommait… "le petit blond". Le gamin ébouriffé était alors accompagné d'un mouton blanc. C'est son enfance que l'acteur raconte en une trentaine de saynètes illustrées dans cet autoportrait original, plein de drôlerie et de poésie, annonciateur des qualités du futur comédien. Facétieux, l'ouvrage commence par une devinette. Le héros de la fête d'anniversaire a disparu au moment du gâteau mais on peut le retrouver en page 29, occupé à tout autre chose, avant que Pierre Richard ne réapparaisse et reçoive son cadeau, le mouton annoncé en titre.


"Petit lapin perdu", de Harry Horse traduit par de l'anglais par Claude Lager (l'école des loisirs/Pastel).

Quand Petit Lapin se réveille, il sait que ce jour n'est pas un jour comme les autres. "C'est mon anniversaire!" dit-il. "Je ne suis plus vraiment un petit lapin! Je suis un GRAND lapin maintenant!" Et pour fêter ce jour exceptionnel, ses parents l'emmènent au parc d'attractions car il en rêvait depuis longtemps. Mais il se rend bien vite compte que le parc d'attractions est, lui aussi, très très GRAND... qu'il est même GÉANT!


"Diego est arrivé", de Philippe Brasseur (l'école des loisirs/Pastel).

Tout commence le jour de l'anniversaire de Philibert, le narrateur: il reçoit Diego, un cheval, en cadeau de son parrain. Maman autorise son fils à le garder dans sa chambre. Au début, Diego sort le dimanche dans le jardin, en passant par la fenêtre. Plus après, son volume s'accordant mal avec le jardinage paternel. La plupart du temps, les deux comparses jouent dans la chambre du garçonnet. Pour ramener le calme dans la maison, Papa impose parfois la lecture d'un livre. Philibert sort le dernier bouquin reçu de son parrain, encore lui, un livre bourré d'images de chevaux qui donnent plein de nouvelles idées à Diego. Pas idéales pour le mobilier mais ouvrant à Philibert l'horizon de cavalcades infinies dans la forêt toute proche. Un album qui se moque allègrement du vraisemblable pour entraîner le lecteur dans des aventures originales, cultivant la bonne humeur et l'imagination.


"L'anniversaire d'Henri", de Jacques Duquennoy (Albin Michel Jeunesse).

On connaît bien Henri, le petit fantôme ami de Lucie, Georges et Edouard, dont une des particularités est de prendre la couleur de ce qu'il mange ou boit. Le revoilà en héros de fête d'anniversaire dans des pages qui bougent joyeusement. Quel plaisir de le voir avaler cookies, bonbons de couleur, menthe à l'eau, gâteau à bougies (quatre), avant une expédition décoiffante à la cave sombre, sombre, où s'est cachée tata Gligli!


"L'anniversaire d'Oscar", d'Etsuko Wanatabe (Seuil Jeunesse).

Oscar, le petit dernier de la famille croco, assiste aux préparatifs de sa fête d'anniversaire. Tout le monde s'y met, Papa, Maman, le grand frère et la grande sœur. Des images simples et colorées racontent l'essentiel des festivités, dont la fabrication du gâteau (recette jointe) mais les nombreuses tirettes, roues à tourner, volets à déplier et autres astuces techniques dépeignent aussi tout le reste, courses urgentes ou vie parallèle d'une famille souris.


Et encore