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lundi 2 novembre 2020

Avancé, le prix Femina va à Serge Joncour

Serge Joncour. (c) Jean-Luc Bertini/Flammarion.

#tousenlibrairies

Les dames du prix Femina avaient fait savoir la semaine dernière que, contrairement à la majorité des prix littéraires français, elles maintenaient leur proclamation, estimant ainsi soutenir la librairie. Même plus, elles l'avançaient du mardi 3 novembre au lundi 2. Peut-être avaient-elles compris que le jour des élections américaines n'étaient pas le meilleur choix pour faire parler de littérature.


Leur verdict vient de tomber, communiqué par Livres-Hebdo que je relaie ici.


Le prix Femina 2020 couronne Serge Joncour pour "Nature humaine" (Flammarion). "Nous suivons Serge Joncour depuis longtemps", a réagi par téléphone la romancière Anne-Marie Garat, présidente du jury. "Ce qui frappe chez lui c'est à quel point en tant que romancier et narrateur il arrive à nous transporter dans ce monde de la ruralité, son roman est d'une actualité absolue et cela n'a rien d'un retour à la nature, Serge Joncour a une connaissance profonde de son sujet. Son livre et la qualité qui l'accompagne ne peuvent que rencontrer le grand public."



Le prix Femina étranger récompense l'autobiographie en deux volets de Deborah Levy, "Ce que je ne veux pas savoir" et "Le coût de la vie" (traduit de l'anglais par Céline Leroy, Editions du Sous-sol. L'autrice revient sur son enfance, évoque l'apartheid en Afrique du Sud, pays qu'elle a quitté, son père, militant de l'ANC emprisonné, ou encore l'Angleterre, son pays d'adoption. A travers son parcours, elle aborde les thèmes de la féminité, de la dépression et de l'écriture.
Pour Anne-Marie Garat, cette autobiographie "davantage intimiste (par rapport au roman de Serge Joncour) se caractérise par sa sensibilité, qualité qui peut toucher de manière universelle." 




Le prix Femina essai distingue Christophe Granger pour "Joseph Kabris ou Les possibilités d'une vie" (Anamosa). A travers la vie de Joseph Kabris, né vers 1780 à Bordeaux, l'historien évoque les choix imposés par la vie. Marin, chef de guerre, professeur de natation ou encore homme de foire, cet aventurier façonne sa propre histoire. De Nuku Hiva, île du Pacifique, où il a vécu durant sept ans à sa vie en Russie, son existence ressemble à une épopée.


Enfin, le jury du Femina a décidé de donner une mention spéciale à Charif Majdalani pour son "Beyrouth 2020: journal d'un effondrement" (Actes Sud). "Un livre là aussi dans l'actualité", note Anne-Marie Garat, "qui rend hommage à un pays martyrisé."




mardi 5 novembre 2019

Splendide palmarès du prix Femina


Décerné par un jury exclusivement féminin, le prix Femina a dévoilé ses différents lauréats ce mardi 5 novembre.

En catégorie "romans français", le prix Femina a choisi au premier tour  Sylvain Prudhomme pour "Par les routes" (Gallimard, L'Arbalète, lire ici). Un roman qui traite de la force de l'amitié et du désir ainsi que du vertige devant la multitude des existences possibles, du désir de liberté qu'on a tous, des équilibres à constamment réinventer.



Le Femina étranger a élu dès le premier tour aussi Manuel Vilas pour "Ordesa" (traduit par Isabelle Gugnon, Sous-Sol). Une histoire universelle autour des liens de filiation.



Un prix Femina spécial a été remis pour l'ensemble de son œuvre à Edna O'Brien, dont le livre "Girl" (traduit de l'anglais par Aude de Saint-Loup et Pierre-Emmanuel Dauzat, Sabine Wespieser) figurait dans la dernière sélection étrangère. L'écrivaine irlandaise de 88 ans raconte l'arrivée d'une adolescente dans un camp de Boko Haram en Afrique, son évasion avec l'enfant qu'elle a eu de l'un de ses bourreaux, et son retour chez elle où elle doit affronter sa propre famille.



Le Femina essai a récompensé Emmanuelle Lambert pour "Giono, Furioso" (Stock). L'auteure, devenue intime de la vie de l'écrivain, imagine une rencontre entre la narratrice et l'écrivain, mort en 1970.


Une mention spéciale distingue "La fabrique du crétin digital: les dangers des écrans pour nos enfants" de Michel Desmurget (Seuil).






Le jury du prix Femina réunit Evelyne Bloch-Dano, Claire Gallois, Anne-Marie Garat, Paula Jacques, Christine Jordis, Camille Laurens présidente cette année, Mona Ozouf, Josyane Savigneau et Chantal Thomas.