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lundi 13 septembre 2021

Les inséparables faux jumeaux Labruffe

Alexandre Labruffe. (c) Francesca Mantovani/Gallimard.


On savait que l'écrivain français Alexandre Labruffe, né à Bordeaux en 1974, découvert il y a deux ans avec "Chroniques d'une station-service" (lire ici), se rendait et séjournait régulièrement en Chine depuis vingt ans. Il a même raconté la ville de Wuhan de l'intérieur dans "Un hiver à Wuhan" (Verticales, 2020). Mais on ne savait pas trop pourquoi il allait si loin de la France. Son troisième roman chez Verticales, le vertigineux et subjuguant "Wonder Landes" (287 pages), donne peut-être quelques clés. Le livre est présenté comme un roman mais il raconte de façon punk et poétique l'itinéraire de la famille Labruffe.

Ecrit à la première personne, "Wonder Landes" commence avec la disparition du frère, Pierre-Henri, dit Pierre ou PH ou PHL ou... Ce frère aux multiples noms et identités à qui est dédié l'ouvrage. Un frère foutraque qui enchaîne les imbécillités et les conneries de plus en plus fâcheuses. La dernière, une incarcération pour des motifs très graves qui a des répercussions sur tous ses proches. Un frère gangster? Un aîné de même pas un an qu'Alexandre Labruffe décide d'essayer de cerner dans ce texte prodigieux dont le titre déploiera vite sa saveur. On se rend en effet régulièrement dans les Landes, à Abrit, berceau de la famille et de ses secrets, et ce qu'on lit est un "wonderland", pays des merveilles ou pays merveilleux. Cette pépite de la rentrée littéraire démontre lumineusement que la réalité peut sans effort dépasser la fiction. Car ce qui se dévoile de page en page est vrai!

Partagé en quatre saisons, ce "requiem pour un frère coffré", porté par une plume sans pareille, magnétique, s'élargit vite aux portraits du narrateur et du père. Les enquêtes se multiplient, avec des résultats hallucinants. "Travestir, trafiquer, embellir" semble être la devise familiale, et pas seulement pour PH. Au final, c'est toute la famille Labruffe qui se révèle dans ces pages sublimes, imbroglio inouï dont seront petit à petit tirés les fils. Des fils qui ont des ramifications plus incroyables les unes que les autres, dont les raisons apparaissent en même temps que se dénoue l'écheveau. Le tout éclairé par les interventions de personnages secondaires dont la très originale compagne coréenne de l'auteur.

Alexandre Labruffe signe avec "Wonder Landes" un roman magistral, allant au plus près de l'humain, de ses secrets, de ses rêves et de ses réalités, plongeant au plus profond de la mémoire familiale, défiant les fantômes d'hier et d'aujourd'hui. On le lit en apnée, émerveillé par les propos et par l'écriture à la fois punk et poétique, dont l'originalité fait sens. On le pose à regret, la dernière page lue, sachant toutefois qu'il va longtemps nous imprégner. La littérature est ici à son meilleur.




Pour lire le début de "Wonder Landes" en ligne, c'est ici.


mercredi 8 septembre 2021

Magnifique livre où Amélie Nothomb se glisse, le temps de l'écrire, dans la peau de son père

Amélie Nothomb. (c) Jean-Paul Delfino.

Le 17 mars 2020, le jour précédent le premier confinement en Belgique, le diplomate belge Patrick Nothomb, chanteur de nô à ses heures, meurt d'une rupture d'anévrisme à Habay-la-Neuve. Il ratera son 84e anniversaire de quelques semaines. Cet époux depuis soixante ans et père de trois enfants, André (1962), Juliette (1963) et Fabienne dite Amélie (1966), sera aussi privé de funérailles familiales vu les mesures sanitaires alors imposées. Amélie Nothomb, sa fille, est bloquée à Paris, en quarantaine avec son chagrin. Comment dire au revoir à ce père qu'elle adorait et admirait et qu'elle n'a pu revoir? Par un livre, se dit-elle. Il sera le centième qu'elle a écrit mais le trentième qu'elle publie.


Dans le superbe "Premier sang" (Albin Michel, 175 pages), un des 524 romans de la rentrée littéraire, dont 379 titres en littérature française (chiffres Livres Hebdo/Electre), Amélie Nothomb EST son père. Dès la première ligne, elle se glisse dans la peau du jeune homme qu'il était en 1964. Le diplomate a vingt-huit ans et est conduit devant un peloton d'exécution à Stanleyville. Consul de Belgique, il y représente le gouvernement belge et fait partie des 1.600 personnes, dont 525 Belges, prises en otages par des rebelles congolais. Par son éloquence, il sera parvienu à retarder pendant quatre mois les menaces d'exécution.
"Dans le véhicule qui m'emmenait au monument, j'ai regardé le monde et j'ai commencé à m'apercevoir de sa beauté. Dommage d'avoir à quitter cette splendeur. Dommage, surtout, d'avoir mis vingt-huit années d'existence à y être à ce point sensible."
Le peloton d'exécution fait plonger Patrick Nothomb "dans le noyau dur du présent". Ce dernier nous est présenté chronologiquement dès le chapitre suivant par Amélie Nothomb qui devient l'enfant que son père fut et le fait parler. Orphelin de père à huit mois, délaissé par sa mère dont il devient non "son premier mais son unique enfant", le poupon sera élevé par ses grands-parents maternels. A la grande joie de Bonne-Maman.

Les années passent, entre joies et chagrins dits avec une infinie délicatesse, la guerre arrive, aussi l'école maternelle censée aguerrir le tendre petit garçon. Quand il a six ans, Bon-Papa décide de l'envoyer pour les vacances chez ses autres grands-parents, au Pont d'Oye. Cela donne une scène très amusante car on s'amuse beaucoup dans ce roman qui refuse les lamentos propres aux tombeaux comme pour mieux célébrer la vie et la rendre au défunt.
"[Bon-Papa] Ne t'aveugle pas, il est trop tendre. Ma chérie, il n'y a qu'une solution: il faut l'envoyer passer l'été chez les Nothomb.
Maman blêmit.
- Le pauvre petit!
- Je te rappelle que tu as épousé l'un d'entre eux.
- J'ai épousé le seul Nothomb qui n'était pas un barbare.
- (...) Patrick a besoin d'un peu de dureté que ta mère est incapable de lui prodiguer. Cet enfant s'amollit, il est grand temps de le reprendre en main.
- De là à le confier aux Nothomb!"
En route pour le château des Ardennes, à Habay-la-Neuve au-delà d'Arlon. "Une élégante bâtisse du dix-septième siècle". Le petit garçon va y faire la connaissance de son autre grand-père. Veuf, le "baron" poète s'est remarié quinze ans plus tôt et se présente au "premier fils de feu son premier fils": il a treize enfants de ses deux mariages, de tous les âges, et il en perdu trois. Cette conversation ne permet pas au jeune narrateur d'imaginer ce qui va suivre. "Elle [Grand-Mère] disparut, me laissant seul pour rencontrer ceux qui légalement étaient mes oncles et tantes et s'avérèrent être une horde de Huns."

Saccage des vêtements, pillage des provisions emportées, méchanceté gratuite, repas pris selon le principe d'un "darwinisme pur et dur": une nourriture chiche, les aînés servis d'abord, les restes aux cadets, les restes des restes aux plus petits. L'adage est: "Si tu atteins l'âge de seize ans, tu seras nourri."

Il n'est pas facile de grandir au Pont d'Oye mais Amélie Nothomb réussit à ne voir cette vie rude et injuste que par les yeux de son père enfant. Un gamin qui demande à retourner là à chaque période de vacances. Même les hivers sans chauffage. Malgré les tortures. Un gamin qui souffre d'une maladie terriblement invalidante en milieu hostile: il s'évanouit quand il voit une goutte de sang. On s'imagine ce que cela donne au milieu d'enfants sauvages. "Appartenir à une bande d'enfants ne cessait de m'exalter" formule toutefois l'enfant qui va découvrir la poésie et son pouvoir avec Arthur Rimbaud.

Aussi inconcevable que cela paraisse à des yeux d'adulte, "Premier sang" se lit avec appétit et une curiosité non morbide. Plein d'humour, excellemment écrit, avec un goût inouï pour le mot juste, ou le mot rare de temps en temps, le livre campe l'existence d'enfants, en parallèle à des adultes. Amélie Nothomb raconte ensuite la scolarité de son père à Bruxelles, ses premières amitiés, l'éveil amoureux, la choix de la "carrière" diplomatique parce que celle de la poésie n'est pas "concevable", les études, l'amour et ses lettres à écrire, l'incroyable rencontre avec Danièle que Patrick allait épouser envers et contre tous, le poste au Congo... La romancière boucle la boucle de ce livre magistral dont on réalise en finale qu'il couvre l'existence de son père jusqu'en 1964, avant sa naissance donc. Des pages d'amour et de vie extrêmement personnelles qui enchantent et emportent.


Amélie Nothomb, métronome de la rentrée littéraire
  • 1992 "Hygiène de l'assassin", Prix René Fallet
  • 1993 "Le Sabotage amoureux", Prix de la Vocation / Prix Alain-Fournier / Prix Chardonne
  • 1994 "Les Combustibles"
  • 1995 "Les Catilinaires", Prix du Jury Jean Giono
  • 1996 "Péplum"
  • 1997 "Attentat"
  • 1998 "Mercure"
  • 1999 "Stupeur et tremblements", Grand Prix du roman de l'Académie française
  • 2000 "Métaphysique des tubes"
  • 2001 "Cosmétique de l'ennemi"
  • 2002 "Robert des noms propres"
  • 2003" Antéchrista"
  • 2004 "Biographie de la faim" 
  • 2005 "Acide sulfurique"
  • 2006 "Journal d'Hirondelle"
  • 2007 "Ni d'Ève ni d'Adam", Prix de Flore
  • 2008  "Le Fait du prince", Grand Prix Jean Giono pour l'ensemble de son œuvre
  • 2009 "Le Voyage d'hiver"
  • 2010 "Une forme de vie"
  • 2011 "Tuer le père"
  • 2012 "Barbe Bleue"
  • 2013 "La nostalgie heureuse" (lire ici)
  • 2014 "Pétronille" (lire ici)
  • 2015 "Le crime du Comte Neville" (lire ici)
  • 2016 "Riquet à la houppe"
  • 2017 "Frappe-toi le cœur" (lire ici)
  • 2018 "Les prénoms épicènes" (lire ici)
  • 2019 "Soif"
  • 2020 "Les aérostats" (lire ici)

Tous les livres d'Amélie Nothomb sont publiés chez Albin Michel, et ensuite, en format poche, au Livre de Poche.


mardi 7 septembre 2021

Seize titres en lice pour le Goncourt 2021

L'Académie Goncourt.

Les membres de l'académie Goncourt ont révélé, ce mardi 7 septembre, leur première sélection. Celle qui servira au prix Goncourt des lycéens, celle qui sera resserrée pour le Goncourt les 5 et 26 octobre. Celle dont le lauréat/la lauréate sera connu/e le 3 novembre.
Elle se compose de seize titres (trois Grasset, deux Gallimard), dont sept ont été écrits par des femmes. Seize titres dont plusieurs étaient faciles à deviner. 

L'académie Goncourt
Didier Decoin (président), Eric-Emmanuel Schmitt, Pascal Bruckner, Paule Constant, Patrick Rambaud, Tahar Ben Jelloun, Camille Laurens, Françoise Chandernagor, Philippe Claudel et Pierre Assouline.

Première sélection
Christine Angot, "Le Voyage dans l'Est" (Flammarion)
Anne Berest, "La carte postale" (Grasset)
Sorj Chalandon, "Enfant de salaud" (Grasset)
Louis-Philippe Dalambert, "Milwaukee Blues" (Sabine Wespieser)
Agnès Desarthe, "L'éternel fiancé" (L'Olivier)
David Diop, "La porte du voyage sans retour" (Seuil)
Clara Dupont-Monod, "S'adapter" (Stock)
Elsa Fottorino, "Parle tout bas" (Mercure de France)
Patrice Franchesci, "S'il n'en reste qu'une" (Grasset)
Lilia Hassaine "Soleil amer" (Gallimard)
Philippe Jaenada, "Au printemps des monstres" (Mialet-Barrault)
François Noudelmann, "Les enfants de Cadillac" (Gallimard)
Maria Pourchet, "Feu" (Fayard)
Abel Quentin, "Le voyant d'Étampes" (L'Observatoire)
Mohamed Mbougar Sarr, "La plus secrète mémoire des hommes" (Philippe Rey)
Tanguy Viel, "La fille qu'on appelle" (Minuit)


Qui aura le prix Vendredi 2021?

Pour la cinquième édition du Prix Vendredi, premier prix national - en France - de littérature adolescente (lire ici), quarante-trois maisons d'édition ont proposé un titre au jury. Celui-ci, composé de Michel Abescat ("Télérama"), Raphaële Botte ("Mon Quotidien"; "Lire"), Philippe-Jean Catinchi ("Le Monde"), Françoise Dargent ("Le Figaro"), Marie Desplechin (auteure), Sophie Van der Linden (auteure et critique littéraire) et Nathalie Riché (critique littéraire, "Allonz'enfants"), a retenu dix titres, abordant plutôt des thèmes de société. Dont deux école des loisirs et deux Gallimard Jeunesse.

Rappelons que le prix Vendredi est réservé aux romans francophones pour plus de treize ans, édités à compte d'éditeur.

Les dix titres sélectionnés

  • "Amour chrome", Sylvain Pattieu (l'école des loisirs)
  • "J'ai 14 ans et ce n'est pas une bonne nouvelle", Jo Witek (Actes Sud junior)
  • "Je serai vivante", Nastasia Rugani (Gallimard Jeunesse)
  • "Kô", Joëlle Ecormier (Zebulo Editions)
  • "La Sourcière", Elise Fontenaille (Rouergue Jeunesse)
  • "La-gueule-du-loup", Eric Pessan (l'école des loisirs)
  • "Olympe de Roquedor", Jean-Philippe Arrou-Vignod et François Place (Gallimard Jeunesse)
  • "Parler comme tu respires", Isabelle Pandazopoulos (Rageot)
  • "Plein gris", Marion Brunet (Pocket Jeunesse)
  • "Quelques secondes encore", Thomas Scotto (Nathan)

Hors compétition, parce que lauréate en 2019, "D'ors et d'oreillers", Flore Vesco (l'école des loisirs).
A noter que les auteur(e)s qui ont reçu des mentions lors des éditions précédentes peuvent être sélectionnés.

Doté de 2.000 euros, le Prix Vendredi 2021 sera remis à Paris le 8 novembre.


Palmarès

2020 Vincent Mondiot, pour "Les Derniers des Branleurs" (Actes Sud junior, lire ici)
2019 Flore Vesco, pour "L'Estrange Malaventure de Mirella" (l'école des loisirs, lire ici)
2018 Nicolas de Crécy, pour "Les amours d'un fantôme en temps de guerre " (Albin Michel, lire ici)
2017 Anne-Laure Bondoux, pour "L'Aube sera grandiose" (Gallimard, lire ici)




vendredi 3 septembre 2021

A confinement, confinement et demi

Amir en exploration dans les grottes. (c) Casterman.

En novembre 2019, bien installé avec d'autres créateurs dans son atelier schaerbeekois Het Geslepen Potloden, Max de Radiguès inventait, pépère, une histoire d'enfermement. Fan absolu de tout ce qui concerne l'espace, il installait son équipe d'astronautes dans une station d'observation spatiale en situation de crise, une attaque terroriste les coupant du monde. L'admirateur de Dirk Frimout et Thomas Pesquet ignorait qu'il allait salement être rattrapé par la réalité! Le 12 mars 2020, trente-quatre pages étant bouclées, on annonçait le confinement en Belgique. La suite de ce qui est devenu l'excellent album de BD "Alerte 5" (Casterman, 192 pages) a donc été dessinée chez lui, en famille et avec l'aimable assistance de ses enfants de deux et cinq ans.

Max de Radiguès. (c) Christopher Diaz.

"Quand j'ai commencé", m'expliquait l'autre jour Max de Radiguès, "j'avais l'idée d'enfermer des gens dans un lieu et de réfléchir à ce qui se passe alors. Mon intention de base était de partir d'une situation de crise comme les attentats à Bruxelles qui engendrent des règles, de la méfiance, des jugements qui s'installent. Je me suis fait rattraper par l'actualité et le confinement. L'actu a modifié mon scénario de ses intentions de base. Je me retrouvais en famille, avec deux enfants, dans un petit appartement. J'avais eu envie d'idées spectaculaires. Elles ont été évacuées pour se concentrer sur le quotidien qui est devenu par la force des choses suffisamment spectaculaire. Je me suis alors plus intéressé aux relations entre les gens."

Les gens, ce sont Amir, Ellen, Maddison, Kim et Vlad, les cinq astronautes qui sont reclus dans une base d'exploration martienne. On va suivre leur travail à chacun, à l'extérieur et à l'intérieur, en fonction de leurs intérêts personnels et des impératifs de leur mission. On va surtout suivre les relations au sein de ce groupe confiné. Et aussi avec le malheureux David, perdu tout seul dans l'espace.

"J'ai voulu mettre mes personnages dans des situations difficiles", poursuit l'auteur belge par ailleurs éditeur chez Sarbacane et à L'employé du moi, "et je me suis retrouvé dans ces situations. Amir a été le premier personnage auquel j'ai pensé et il est le personnage principal. Jusqu'à présent, les astronautes sont toujours des hommes blancs. J'ai fait une équipe mixte où ce n'est pas forcément un homme qui est aux commandes. Amir est un Belge d'origine marocaine et paie par moments sa couleur de peau. Les autres personnages sont plus idéologiques. Quand on voit une station internationale, on a l'idée de gens qui viennent de plein d'endroits différents. Une botaniste notamment, Kim. Vlad, qui a l'air d'un glandeur mais est en réalité super efficace..."

Travail en équipe dans le noir. (c) Casterman.

"Alerte 5", titré du niveau d'alerte suite à une attaque terroriste, est un huis-clos passionnant et prenant, humain et rigolo, d'autant plus haletant que les contrôles de sécurité renforcés, même à bord de la station, titillent les susceptibilités et ouvrent la porte aux soupçons ordinaires. Fragile, la tolérance est toutefois toujours prête à réapparaître.

Entièrement en noir et blanc, la BD mène ses lecteurs à travers les divers épisodes jusqu'à la terrible fin, tout en établissant une connivence jouant avec l'idée "Et si on était sur Mars?" "Le noir et blanc est un travail naturel pour moi. J'ai un dessin naïf. J'aime aller à l'essentiel, avancer quitte à recommencer si ça ne va pas. J'ai besoin d'avancer. Je ne suis pas un virtuose. La fin du récit est angoissante. J'ai trouvé la fin à force de bosser. J'avais plein de pistes et puis les portes se ferment et ne demeure qu'une seule fin. Assez excitante mais angoissante." Allez, hop, tous sur Mars!


Max de Radiguès sera en signature ce samedi 4 septembre de 16h30 à 19 heures à la librairie Tropismes (11 Galerie des Princes, 1000 Bruxelles).