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mardi 24 mai 2022

La trilogie Angie s'achève de façon trépidante

Couverture de Levente Szabo pour "À l'hôtel du Pourquoi-Pas?" (c) l'école des loisirs.

Roman du confinement et de la solidarité familiale, la trilogie pour ados "Angie" de Marie-Aude et Lorris Murail s'achève un an après la parution du premier volume (lire ici et ici) avec "A l'hôtel du Pourquoi-Pas?" (l'école des loisirs, Médium, 409 pages). Un troisième tome trépidant, bien épais, qui se déroule bien entendu aussi au Havre - le covid est toujours là, sous forme de couvre-feu cette fois. Ses épisodes haletants vont plonger Angie dans des situations inconfortables si pas critiques. On le sait, la romancière l'a terminé seule au-delà des 150 premières pages que Lorris Murail avait concoctées avec elle avant son décès (lire ici).

Secrets de la famille d'Angie dans le premier tome, secrets d'une famille de notables du Havre dans le deuxième, secrets de la famille d'Augustin Maupetit dans le troisième, les Murail maîtrisent les arbres généalogiques et leurs embranchements les moins attendus. Dans "A l'hôtel du Pourquoi-Pas?", le genre du polar pour ados va en plus être poussé au plus loin de ses retranchements et se doubler d'un conte d'avertissement. Sites de rencontres, site collaboratif "Tous enquêteurs!?", chaînes YouTube,.., attention, internet n'est pas toujours net, glissent en douce les auteurs. On le comprendra pleinement une fois la lecture achevée.

On l'a vu précédemment, le capitaine Augustin Maupetit a été mis en disponibilité depuis l'affaire Lecoq résolue dans "Souviens-toi de septembre" (lire ici). Sa chienne renifleuse Capitaine aussi. Pour tromper son ennui, il lit un thriller de Cornelia Finch, adulée par la libraire locale. Il dispense aussi quelques cours à ses "stagiaires", la jeune Angie et sa copine Rose-May. Pas de quoi vraiment enthousiasmer le fringant enquêteur. C'est dire s'il accueille positivement la requête du commissaire Lamblin, lancer le BAC, le Bureau des affaires classées. Parmi toutes les affaires locales non élucidées, il choisit celle qui s'est déroulée sur le paquebot France en 1972: un petit garçon a disparu juste avant l'arrivée du navire au port du Havre. Pourquoi celle-là? Parce qu'elle ressemble étrangement au bouquin qu'il est en train de lire.

Cela, c'est pour le début du livre. Car les événements vont s'y succéder, s'y enchevêtrer, s'y complexifier, s'accompagner de bizarreries et même se dramatiser à un rythme inouï, les nombreux personnages se rencontrant, se croisant ou même se cognant les uns aux autres à leur heure. Alice Verne, la supérieure hiérarchique d'Augustin à la police, tente de trouver l'amour sur un site de rencontre. Elle est blonde, comme les deux jeunes femmes qui viennent d'être mystérieusement assassinées dans le coin. Un père de famille est également actif sur ce réseau, inquiétant personnage au passé trouble. L'infirmière Emma Tourniquet, la mère d'Angie, nous permet de rencontre d'autres personnages lors de ses tournées, dont la vieille Alphonsine, passionnée de faits divers. Elle-même s'interroge sur son avenir amoureux: Augustin ou le père d'Angie qui a réapparu au tome un (lire ici). Tante Thérèse et son pendule sont toujours là, discrets et efficaces; vont-ils enfin répondre aux questions d'Augustin sur ses parents? Comme les deux policiers semblent vouloir enquêter sur leur affaire classée sans les deux  "stagiaires", celles-ci se lancent dans leurs propres investigations sur les affaires en cours. Elles les publient sans inquiétude sur la chaîne YouTube qu'elles ont créée en toute discrétion. Elles y évoquent leurs recherches, lancent des hypothèses sans imaginer une seule seconde qu'internet est accessible à tout le monde. Aussi aux personnes peu recommandables qui ont fait des "attrape-rêves" indiens des fétiches. Aussi aux serial killers. Elles se mettent en danger et l'ignorent.

Ramifié en diable, ce troisième épisode des aventures d'Angie et compagnie est certainement celui qui est le plus palpitant et le plus angoissant pour le lecteur qui en sait davantage sur les protagonistes que chacun d'entre eux. Marie-Aude et Lorris Murail ont établi une formidable toile où se superposent parfois passé et présent. Encore faut-il savoir où. Le commissaire Lamblin et le capitaine Maupetit s'y emploient de toutes leurs forces, décidés à retrouver cet enfant évaporé qui, s'il n'est pas mort comme ils le croient, est un adulte quinquagénaire à l'heure actuelle. Pressés qu'ils sont également de découvrir l'identité de la romancière secrète Cornelia Finch, ils auront la surprise de leur vie quand ils visionneront la "Chaîne du crime" des deux demoiselles. Il leur faudra revenir au présent, intervenir et vite. Saupoudré d'histoires d'amour à tous les âges, "A l'hôtel du Pourquoi-Pas?" est un passionnant thriller pour ado, mené de mains de maîtres. 

Trilogie?
Avançant en ce moment dans la Saison 7 de "Sauveur & Fils" avec sa fille Constance (lire ici) - elles en sont à la page 130 -, Marie-Aude Murail n'exclut pas de prolonger un jour la trilogie d'Angie si l'envie lui prenait d'écrire un nouveau roman policier avec les mêmes personnages. Dans ce cas, elle laisserait le nom de son frère Lorris sur la couverture car ceux-ci appartiennent autant à lui qu'à elle, dit-elle. 


 

lundi 23 mai 2022

Un peu, beaucoup, passionnément, Ariane Le Fort triture l'amour et le désir

LU & approuvé

Ariane Le Fort écrit peu. Huit romans en plus de trente ans (lire ici) pour la romancière belge si on compte celui qui vient de paraître, l'excellent "Quand les gens dorment" (ONLIT éditions, 185 pages). Huit romans et une longue nouvelle en réalité, "La madone des plaines de jeux" (Le grand Miroir, 2003, 57 pages). Huit romans qui questionnent le sentiment amoureux, l'amour ou une forme d'amour, qui s'ancrent régulièrement en Belgique.

Dédié à René de Ceccatty qui fut son éditeur au Seuil, ce nouveau livre est publié en Belgique, chez ONLIT. "Quand les gens dorment" s'intéresse à l'amour qu'un homme et une femme peuvent éprouver quand ils avancent en âge. Le lien physique est très intense entre Janet, infirmière dynamique, et Pierre, cinéaste en perte de vitesse qui semble trouver refuge dans le sommeil. Le désir les rassemble, les unit, leur fait oublier le temps quelques instants. Chacun souffre dans sa situation de parent. Ces chagrins s'estompent-ils lors de leurs étreintes intenses? Si ce lien semble suffire à Pierre, Janet s'interroge, sans bouder le plaisir pris dans l'appartement, presque un squat, qui a vue sur la cathédrale.

Ariane Le Fort étudie tout ça à sa manière, en décortiquant les situations successives de sa belle plume. La force et l'attrait de ses romans sont justement cette précision de l'analyse, ces mots inattendus pour faire avancer l'intrigue. On va au cinéma avec ses deux protagonistes, on mange avec eux, on boit, on se promène la nuit à Bruxelles car c'est là que le roman se déroule, ainsi qu'à La Hulpe. On va subir avec eux le covid et le premier confinement. On verra comment les tensions et les fuites nées de cet enfermement interviendront sur leurs chagrins, leurs joies et leur capacité à être heureux. On comprendra à la toute fin le choix du titre qui, malgré l'apparence, pourrait bien être un tremplin pour une nouvelle vie. 

Il ne faut jamais résumer les livres d'Ariane Le Fort, il faut les lire, se laisser porter par eux, vivre, aimer, trembler, être en colère avec ses personnages qui crèvent le papier. Laisser infuser ses phrases justes qui triturent notre moteur à tous, le sentiment amoureux, qu'on y résiste ou qu'on s'y abandonne. Les livres d'Ariane Le Fort, c'est toujours un peu nous, car c'est elle qui s'y dit en filigrane.








vendredi 20 mai 2022

Une lauréate bilingue au concours de poésie transfrontalier "Je te Poème"

Neuf des dix lauréats étaient présents à Passa Porta. (c) Caroline Lessire.

Soirée poésie jeudi soir à Passa Porta où se clôturait l'idée 2022 de Flirt Flamand, en collaboration avec la Foire du livre et Bruxelles et la maison internationale des littératures Passa Porta, "Ik poëzie je graag / Je te poème", soit un concours de poésie transfrontalier dont le premier et le dernier vers imposés avaient été écrits par Lize Spit et Thomas Gunzig (lire ici), le couple de #THOMIZE. Les dix poèmes finalistes ont été lus dans leur langue originale, leur traduction dans l'autre langue étant projetée sur un écran, en présence de neuf des dix auteurs. Suspense pour eux et leurs accompagnants car seul/e, le/la lauréat/e était au courant de son prix.

Soirée bonne humeur car si Lize Spit, absente, est intervenue via une vidéo projetée, Thomas Gunzig était bien là et a expliqué que Lize et lui avaient tiré à pile ou face pour savoir qui écrirait quel vers. Le sort ayant désigné Lize pour le premier, "Une pieuvre a trois cœurs", fruit de recherches sur internet, Thomas a plongé dans son imagination pour dégainer le dernier, "Et quand l'un après l'autre ils se taisent, la nuit tombe dans les fonds marins."

Soirée poésie, les dix poèmes finalistes (cinq francophones, cinq néerlandophones) témoignant d'une réjouissante variété de ton et d'approche. En réalité, ce sont plus de 700 participants qui ont complété l'espace libre entre les deux vers pour créer leur poème: 481 néerlandophones et 234 francophones. Un chiffre qui enchante les organisateurs qui, en croisant très fort leurs doigts, en espéraient 500. Les 735 poèmes sont à lire ici.

Soirée bonne humeur car les finalistes devaient répondre à quelques questions sur un podium décoré de fanfreluches roses. Surprise de découvrir leurs origines géographiques à ce concours de poésie, certes sur internet mais belge au départ: deux venaient des Pays-Bas, un de Paris et un de Bretagne.

Soirée poésie quand a été dévoilé le nom de la lauréate, Céline Delattre, 41 ans, parfaitement bilingue, originaire de Tournai et installée actuellement à Courtrai par amour, pour son poème "Encre marine". Elle s'exprime dans les deux langues, sans doute davantage en néerlandais, mais a écrit son poème en français! "On ne pouvait pas rêver mieux", commente Els Aerts de Flirt Flamand.

"J'écris lentement", a commenté la gagnante. "C'était aussi le cas pour ce concours. Le premier vers de Lize, “Une pieuvre a trois cœurs”, m'a entraînée à mon insu dans le monde sous-marin. Ce n'est qu'au tout dernier moment que j'ai achevé le poème en le débarrassant de ses clichés."

Le poème gagnant.

Soirée bonne humeur
quand la lauréate a découvert ses cadeaux, les deux annoncés lors du concours, soit une publication dans la revue "Poëziekrant" et une nuitée dans le studio de la résidence de Passa Porta, et un troisième, surprise, une parure de lit Flirt Flamand où a été imprimé son poème.


Céline Delattre et Thomas Gunzig. (c) Caroline Lessire.


Le cadeau surprise. (c) Caroline Lessire.


Les  neuf autres finalistes sont:
  • Tako (Miranda Nijenhuis), "Drie liefjes geen"
  • Bauke Vermaas, "Frequentie"
  • Rita Horions, "Giftige inkt"
  • Antony Samson, "Octopussy"
  • Evelyne Dendoncker, "Strijdlied"
  • Dominique Theurz, "Atout"
  • Jean-François Joubert, "L'horloge sans heure"
  • Emma Massart, "La taciturnité des tambours"
  • Nicolas Collignon, "Pieuvre tonique"




jeudi 19 mai 2022

Lela, Sri et Ali, candidats réfugiés en Suisse

LU & approuvé


Magnifique roman graphique en noir et blanc, pour tous à partir de 10 ans, que "Trois histoires de réfugiés", travail de trois étudiants,  Melisa Ozkul, Robin Phildius et Jonas De Clerck, à présent publié en un album dont la couverture est illustrée par Joe Sacco (La joie de lire, collection "Somnambule", 136 pages). D'autant plus nécessaire aujourd'hui parce qu'il n'y a pas que les réfugiés ukrainiens, parce que s'il est normal de les aider, leur sort n'a pas ouvert les yeux de l'Europe et de ses citoyens sur tous ceux qui viennent d'ailleurs et d'autres guerres lui demander l'asile.

Le livre est le résultat d'une très belle idée. Lors de l'édition 2020 du Festival du film et forum international sur les droits humains (FIFDH) de Genève, l'Hospice général (acteur du mieux-vivre ensemble à Genève) s'est associé à l'Ecole supérieure de bande dessinée et d'illustration (ESBDI) et au créateur de la bande dessinée de reportage et journaliste américano-maltais Joe Sacco, pour mettre en lumière le parcours des migrants. Dix étudiants ont pu s'entretenir avec un réfugié au centre d'hébergement collectif de Rigot à Genève et à Fribourg. Les éditions La Joie de lire ont décidé de publier trois de ces récits transposés en une bande dessinée. Trois récits glaçants qui montrent que la Suisse n'est pas toujours la terre d'accueil qu'on croit.

Trois histoires vraies, trois trajectoires broyées par le destin, la guerre ou la discrimination ethnique, nous sont confiées par ces trois dessinateurs aux graphismes personnels. Melisa Ozkul nous partage en encres de Chine vigoureuses le témoignage de Lela, originaire de Géorgie, menacée d'y être renvoyée avec son fils alors que la Suisse veut bien garder son mari gravement malade et le soigner faute de papiers. En délicats crayons gris, Robin Phildius retrace l'incroyable périple à travers le monde que lui a confié Sri, tamoul du Sri Lanka, que ni les guerres, ni la prison, ni les difficultés n'ont fait trahir ses valeurs. Jonas de Clerck a choisi un style plus onirique pour rendre compte de sa conversation avec Ali, un Afghan de 20 ans de l'ethnie hazara pourchassée par les talibans notamment, qui a fui son pays avec un passeur pour survivre. 

Les parcours de cette femme et de ces deux hommes sont aussi émouvants que révoltants. Les ont-ils mérités? Non, bien sûr. Ont-ils failli quelque part? Non, bien sûr. Ils doivent obtenir l'asile et l'assistance. Ils doivent pouvoir vivre comme nous, tout simplement. Les discriminations dont ils sont victimes sont-elles acceptables? Ce sont les lois? Mais quand les lois sont mauvaises, ou devenues mauvaises, il faut les changer. Ces "Trois histoires de réfugiés", sobres dans les textes et aux illustrations très informatives, nous obligent à voir notre monde tel qu'il est. Et à éventuellement y réagir.

L'histoire de Lela. (c) La joie de lire.

L'histoire de Sri. (c) La joie de lire.

L'histoire d'Ali. (c) La joie de lire.





mardi 17 mai 2022

Ernest et Célestine, toujours et à jamais

Célestine. (c) Fondation Monique Martin.

Il y a déjà plus de vingt ans que l'artiste belge Monique Martin (1928-2000) nous a quittés (lire ici). Elle était mieux connue sous le pseudonyme de Gabrielle Vincent, les prénoms de ses grands-parents, sous lequel elle a publié toute son œuvre pour la jeunesse. Dont les emblématiques Ernest & Célestine, un gros ours et une petite souris si finement dessinés, tellement expressifs. Des héros tendres, généreux, pleinement humains dans leurs sentiments et leurs émotions, qui devraient être inscrits au patrimoine mondial de l'humanité. A défaut, la Fondation Monique Martin revient à l'Espace Wallonie de Bruxelles (lire ici), à deux pas de la Grand Place, avec une grande exposition sur deux niveaux intitulée "Ernest & Célestine et nous".

Rez-de-chaussée et mezzanine sont consacrés à l'expo "Ernest & Célestine et nous."

Monique Martin achetait aux "Petits Riens" et recyclait ses meubles et ses objets, bien avant que ce ne soit comme maintenant dans l'air du temps. Ses deux héros vivaient son quotidien à elle, joies, peines, projets, activités, rendant ainsi leurs albums tellement sincères et profondément intemporels.

Visite au marché aux puces. (c) Fondation Monique Martin.

L'exposition "Ernest & Célestine et nous" est conçue de manière thématique, selon les Objectifs de Développement Durables fixés par l’ONU pour une mise en œuvre à l'horizon 2030: partage, entraide, tolérance, déconsommation, recyclage, préservation de la planète. Les illustrations aux cimaises correspondant à ces thèmes, affichés, sont extraites des différents albums. Une option de société plutôt que littéraire. C'est un choix qui ne me convainc pas trop mais qui n'ôte rien au plaisir inouï de voir et revoir sans en avoir jamais assez cette œuvre aussi discrète que magistrale.

"Un jour un chien". (c) Fondation Monique Martin.

Un accrochage à hauteur moyenne permet aux enfants comme aux adultes d'admirer le talent de l'artiste. Le rez-de-chaussée est réservé à "Ernest et Célestine", l'étage se partage entre albums pour enfants et livres illustrés. C'est un régal, un bonheur même, de se promener ainsi dans les illustrations de nombreux albums toujours aussi enchanteurs. "La cabane", "La chambre de Joséphine", "Le sapin de Noël", "Le patchwork", "La tante d'Amérique" et "Au jour le jour" pour les "Ernest et Célestine""A la mer", "Dans la forêt" et "Le grand arbre" pour la série "Papouli et Federico", "Un jour un chien", "J'ai une lettre pour vous", "Au bonheur des chats" et "Au bonheur des ours" et quelques inédits.

Il faut toutefois savoir, et les meilleurs spécialistes du travail de Monique Martin se font avoir, que l'expo présente en majorité des reproductions et non des originaux. "Tout ce qui est de Gabrielle Vincent sont des fac-similés", plaide Emeline Attout, de la Fondation Monique Martin. "A la fois pour préserver les dessins de la lumière et parce que le corps de l'expo sera amené à voyager dans les autres espaces Wallonie de Belgique ainsi qu'à l'international." Des copies de très très grande qualité, reconnaissons-le, même si le savoir pince un peu le cœur. "Par contre", poursuit la commissaire, "les peintures et les dessins de Monique Martin des albums "Au désert" et "Le petit ange à Bruxelles" et d'autres fusains sont, eux, des originaux."


Pratique
L'exposition "Ernest & Célestine et nous" se tient jusqu'au 24 septembre 2022 à l'Espace Wallonie de Bruxelles, rue du Marché aux Herbes, 25-27, 1000 Bruxelles, du mardi au samedi de 11 heures à 13h30 et de 14 à 18 heures, les jours fériés de 13 à 18 heures (hors dimanche et lundi). Entrée libre.
Des balades contées sont prévues les 21 mai, 15 juin et 24 septembre.
Rappel: tous les livres de Monique Martin ou Gabrielle Vincent sont publiés chez Casterman.