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samedi 21 février 2026

L'auteure-illustratrice jeunesse Gerda Muller a 100 ans aujourd'hui

La couverture de "Ça pousse comment?"
  
Tout le monde connaît les dessins de l'"imagière", comme elle aime se présenter. Mais pas toujours son nom. Parce qu'on ne sait pas trop comment le prononcer? Peut-être. Son nom, c'est Gerda (à dire comme si c'était un "j") Muller. Elle est née le 21 février1926 à Naarden aux Pays-Bas et a créé de très nombreux albums pour les enfants. Au moins 120. Au Père Castor et à l'école des loisirs qui lui a consacré un livret "Mon auteur préféré" (2019, à télécharger ici).

 
 
On lui doit les "Turlutins" évidemment, ressortis en intégrale il y a un an. Mais aussi des contes classiques, "L'Apprenti sorcier", "Les quatre musiciens de Brème", "Boucles d'or et les trois ours", des albums sans texte, "Devine qui fait quoi" et "Devine, qui a retrouvé Teddy", d'autres célébrant la nature, "Mon arbre", "La fête des fruits", "Ça pousse comment?", "Où vont-ils quand il pleut?",.. Aisément reconnaissables et qui se passent de génération en génération. Sans oublier les historiques "Marlaguette" et "Perlette goutte d'eau" (textes de Marie Colmont).
 
     
 




Gerda Muller.
(c) Vincent Tessier.
"Quand je travaille seule dans mon atelier", dit Gerda Muller, "je ressens la présence d'un enfant qui regarde et souvent me guide. C'est pour lui que je travaille (pas pour les parents ou pour les éditeurs)."
 
Bon anniversaire, Gerda!
 
Gerda Muller vit actuellement à la Maison nationale des artistes, EHPAD où se retrouvent depuis 1945 de nombreux artistes (lire ici). Une exposition lui a été consacrée en 2021, joliment titrée "Célébrer la vie" et dont il existe une vidéo (ici).
 
 
 

 
 
"Les turlutins". (c) l'école des loisirs.


vendredi 13 février 2026

Gammes graphiques sur l'amour

"Nos accords imparfaits" (c) Casterman.


C'est un bel album, une bande dessinée
C'est une romance d'aujourd'hui
Il vivait chez lui, quelque part à Paris
Elle n'était pas loin non plus de Paris, de Paris
Ils se sont trouvés dans un salon du livre
A Quiberon exactement
C'était sans doute un jour de chance
Ils avaient l'histoire à portée de main
Un cadeau de la providence
Alors pourquoi ne pas la réaliser

 

Cette bande dessinée, c'est l'excellent "Nos accords imparfaits", écrit par Gilles Marchand et dessiné par Cécile Dupuis (Casterman, 160 pages), une première expérience pour l'auteur de "Une bouche sans personne" et "Un funambule sur le sable" (Aux forges de Vulcain tous les deux), une seconde pour la dessinatrice de "L'ombre des pins", son projet d'études (Virages graphiques). L'album est né de la rencontre des deux artistes dans un salon du livre à Quiberon. "J'ai montré mes carnets à Gilles", me confie Cécile Dupuis, de passage à Bruxelles. "Il m'a montré ses poèmes. Nous avons immédiatement eu une connivence artistique. Et l'envie de faire un livre ensemble."
 
Un livre qui raconterait une errance, où la musique serait présente, avec un personnage dans une ville labyrinthique. Les deux artistes, musiciens par ailleurs, elle joue de la flûte traversière, lui de la batterie et de la guitare, se sont rapidement accordés sur la colonne vertébrale. Ils ont commencé par ce qui est la face B de la BD. Restait à construire la face A. Cécile Dupuis a fait des recherches graphiques, Gilles Marchand en a écrit une nouvelle.
 
Hélène. (c) Casterman.
 
Résultat, ces "Accords imparfaits", qui disent avec douceur et dans d'exquises variations graphiques puisant dans le registre musical les difficultés d'un couple et comment il en a triomphé. Fusionnels au départ, Anton et Hélène voient le silence s'installer entre eux. Que s'est-il passé entre le livreur et la violoncelliste? Il va falloir à Antoine retrouver ses mots. Et Hélène en finale au prix d'un étonnant voyage dans une ville étrange.
 
(c) Casterman.

L'histoire est prenante car bien moins convenue qu'on ne peut l'imaginer. On croit tout de suite aux personnages. En ligne claire, le dessin est, lui, d'une folle liberté graphique, terriblement réjouissante. On pense à l'audacieuse page avec le poisson rouge. "Je me suis fait plaisir graphiquement", explique Cécile Dupuis qui pataugeait dans le projet jusqu'à ce que Nathalie Van Campenhoudt, son éditrice, regarde ses carnets et lui dise: "Cela peut être cela aussi, ton album." Une phrase magique qui a tout débloqué. "La ligne claire est propre à mon style. A chaque idée, je tente de ne pas la traiter par l'évidence, mais de choisir un angle original." Entre les faces A et B, les couleurs changent, transposition des atmosphères réelle ou étrange. Mais les idées fusent, surprenantes, adéquates, et enchantent. On passe un excellent moment en compagnie d'Anton et Hélène, Cécile et Gilles. 
 
 
 
 



mercredi 11 février 2026

La Foire du livre de Bruxelles va "défier le futur"

L'affiche est due à l'artiste Julie Hoyas.

Quelques noms d'auteurs présents à la 55e Foire du livre de Bruxelles (du 26 au 29 mars à Tour & Taxis) avaient été lancés en apéritif il y a quelques jours: Amélie Nothomb (pas vraiment une surprise, elle est là chaque année), Christine Ockrent, Sorj Chalandon (un habitué), Grégoire Solotareff (en jeunesse), Brecht Evens (en BD), et évidemment d'autres Belges, Adeline Dieudonné, Antoine Wauters, Caroline Lamarche, Barbara Abel, Philippe Boxho, Philippe Geluck...
 
Le plat de résistance a été présenté ce mercredi par l'ensemble de l'équipe de la Foire, placée sous la houlette de Grégory Laurent, commissaire général depuis 2016, année où l'entrée à la FLB est devenue gratuite: beaucoup plus de noms d'invités, des espaces rebaptisés, un programme décliné en plusieurs axes, des expositions, des rencontres et une liste d'exposants quasiment bouclée. Le thème 2026? Défier le futur.
 
Parmi les auteurs qui viendront aussi à Bruxelles, David Diop, Etienne Klein, Nancy Huston, Paul Gasnier, Alain Mabanckou, Susie Morgenstern (jeunesse), Enki Bilal (BD), Emma Green (romance). Des auteurs de polar aussi car l'ambition de la manifestation est de rassembler tous les publics. 
 
Les attendront plus de 300 exposants dont une petite septantaine présents pour la première fois et la moitié sont belges. Ils occuperont 3.800 m² de stands, un chiffre stable. L'espace Place de l'Europe deviendra la Place à l'Europe, la scène des savoirs sera rebaptisée Scène des Lumières. Un Théâtre de l'imaginaire apparaîtra comme un espace #Love&Whispers (romance). Les rencontres seront organisées par la Foire elle-même ou, avec le Label Editions par les exposants. Divers prix seront remis, dont les 3 prix Prem1ère (littérature, Victor du livre jeunesse, roman graphique). Les journées professionnelles jeunesse se dérouleront durant les quatre jours au Square Educa.
 
On trouvera donc de la littérature générale et de l'essai, du polar et du roman noir, de la romance, du manga et de la BD, de la jeunesse et de l'éducation. On découvrira le programme Objectif Lire qui se déroule toute l'année et appelle aux dons. On pourra participer à des clubs de lecture, à des Drink & Draw, au Carnaval du livre, à la Bibliothèque du futur à laquelle est associée Enki Bilal.
 
Le programme complet sera annoncé le 12 février sur le site de la Foire (ici). La billetterie y est déjà ouverte, passage obligé pour obtenir les tickets d'entrée. L'accès est toujours gratuit mais il est proposé à chaque visiteur de "soutenir la Foire du livre de Bruxelles" par un don de 5, 10 ou montant libre d'euros.
 
 
 
 
 
 
 
 

lundi 9 février 2026

"L'enfant bélier", un film qui blesse la mémoire de la petite Mawda


Il y aura bientôt huit ans, Mawda, petite fille Kurde sans papiers de deux ans, en route vers l'Angleterre avec ses parents et son grand frère, mourait près de Mons d'un tir policier. Il aura fallu attendre longtemps pour que la vérité se fasse à propos de cette sinistre histoire, qui a révélé les opérations Medusa de la police belge contre les migrants. On aura eu besoin de la contre-enquête minutieuse du journaliste Michel Bouffioux pour savoir ce qui s'est véritablement passé en cette nuit dramatique du 16 mai et durant les jours suivants (lire ici). Fallacieusement colportée dans les médias de l'époque, l'affaire Mawda a pu apparaître dans d'autres éclairages, des livres, la pièce de théâtre de Marie-Aurore d'Awans et Pauline Beugnies, "Mawda, ça veut dire tendresse" (2022), ou le film de Robin Vanbesien "hold on to her" (2024, 80').
 
Voici qu'un nouveau film, réalisé par Marta Bergman et présenté comme "une œuvre de fiction inspirée de faits survenus en Belgique en 2018" vient d'arriver en salles. Son titre? "L'enfant bélier". Un titre choc qui fait référence à une version policière mensongère à propos de la mort de la petite Kurde.

Pour relire le récit des faits, repris dans la bande dessinée de Manu Scordia et dans l'essai de Sophie Klimis publiés en 2024, c'est ici. Mais revenons au film actuel. Prêchant qu'elle fait une œuvre de fiction à partir de faits réels, Marta Bergman propose un sujet qui mêle le vrai et le faux durant 94 minutes. Elle défend ici et là l'idée qu'elle a voulu faire écho à deux réalités, celle des parents de la petite fille tuée et celle du policier tueur. C'est son choix, comme elle a fait le choix artistique de proposer en première séquence une vue de la tente où vit la famille, dans un camp de réfugiés, dont les tons orangés font plutôt penser à un club de vacances. Sara s'y occupe de sa petite Klara avant de danser avec Adam puis de se rendre au dispensaire médical. Une version plutôt idyllique de la réalité des demandeurs d'asile, mais soit.

Opération Hydra
Les choses se compliquent lors de l'embarquement, coûteux, dans la camionnette des passeurs. Immédiatement, on voit la surveillance policière dont les caméras servent l'opération Hydra sur la E40. On entend des sirènes, on suit une intervention policière sur un parking de l'autoroute. Le migrant Éthiopien de 17 ans, mis en joue par le policier Redouane et rudement interrogé, sera finalement relâché dans la nature. Ici aussi, le film évoque les passeurs, causes de tous les maux, leitmotiv du gouvernement Michel de l'époque. Un fil rouge assumé sans autre explication.

La camionnette poursuit sa route, échappe à un contrôle, fait descendre ses passagers, les reprend, en charge d'autres. On apprend que Sara et Adam viennent d'Alep et ont Londres comme destination. On en arrive à l'interception de la camionnette par la police, qui signale tout de suite qu'il y a un enfant à bord. Là, c'est la déroute. La vitre arrière est cassée pour jeter des objets, sacs, vêtements, sur les véhicules de poursuite, sirènes et gyrophares allumés. Un drapeau blanc est hissé, l'enfant montré. "Ils ne vont pas la jeter", entend-on dire dans la voiture. Encore le discours officiel de l'époque. Klara est ensuite amenée près du chauffeur. Cela n'empêche pas le policier qui l'a vue de tirer. Il dira qu'il a visé les pneus. La petite fille est grièvement blessée. Une commissaire de police locale parvient plus vite à cette sortie autoroutière de Ternat que l'ambulance qui, on le sait, emporte la petite fille alors que ses parents sont empêchés de l'accompagner par la police. "Les passeurs profitent de vous", déclarera la commissaire. Tiens, encore eux.

On retrouvera Sara et Adam, toujours baignés du sang de leur fille, en cellule d'abord, puis à la morgue, puis à la police. "Beaucoup d'enfants sont hélas victimes des trafiquants", leur dira la commissaire qui leur propose le service d'aide aux victimes et un "logement confortable" avant d'ajouter: "Si vous coopérez, on peut vous aider à faire venir vos familles de Syrie par le regroupement familial." Le silence lui répond.

Déclarations préparées
À la police, on s'organise. Il faut déclarer que la camionnette a été une arme et que les policiers étaient en légitime défense. Que c'est de la responsabilité des parents. Que l'enfant est décédée d'un traumatisme crânien, parce qu'elle a été une enfant bélier pour briser la fenêtre de la camionnette. Que les passeurs sont en cause, et uniquement eux. À la maison du policier tireur, on s'organise aussi. Sa femme: "Ce n'est pas de ta faute. Tu ne savais pas qu'il y avait un enfant à bord. C'était dans l'action. Tu ne pouvais pas savoir ce qui allait arriver…" Et le film d'insister lourdement sur la souffrance du policier…

On découvre ensuite les parents désenfantés dans un coquet appartement où ils reçoivent la visite de la Première ministre belge: "Au nom du gouvernement belge, mes sincères condoléances. Il y aura une enquête. Le gouvernement a décidé de vous accorder un titre de séjour provisoire." "Pourquoi provisoire?", s'insurge Sara. "On reste avec Klara ici." La phrase accompagne le départ de la cheffe de gouvernement. En finale, la jeune femme prend une douche avec son mari dans une nouvelle scène en gros plan, manie de la réalisatrice.

Voilà 94 minutes qui ont mis du temps à passer et qui ne suscitent aucune émotion malgré le sujet du film. Une enfant tuée par une balle policière! On devrait pleurer à chaudes larmes, hurler. Mais rien, car on se heurte au va-et-vient entre fiction et documentaire. La réalité est connue et régulièrement balayée par le propos de la cinéaste. Au nom de la fiction. Selon que vous serez puissant ou misérable… La police apparaît blanchie, les migrants noircis. Quant aux raisons de ces migrations, rien.

La responsabilité du cinéaste
Robin Van Besien, réalisateur du film déjà cité, "hold on to her", a choisi de ne pas aller voir "L'enfant bélier" dont il a néanmoins vu la bande-annonce. Il nous fait part de son sentiment: "Comme cela est largement reconnu, la politique migratoire européenne contemporaine — ainsi que la violence de sa mise en œuvre sur le terrain — joue un rôle central dans l'accélération actuelle des processus de fascisation que connaissent les sociétés européennes. En tant que cinéaste, s'engager dans un tel sujet exige un dialogue soutenu et une solidarité avec la famille, avec celles et ceux qui subissent quotidiennement cette oppression (souvent mortelle), ainsi qu'avec les allié·e·s qui soutiennent leur résistance. Le cinéma peut constituer une pratique d'écoute et de responsabilisation, ainsi qu'un espace permettant d'imaginer des possibilités au-delà des conditions oppressives.

Mawda, âgée de deux ans, a été tuée deux fois: d'abord physiquement, dans les bras de sa mère ; puis une seconde fois à travers les mensonges, le déni, l'évitement des responsabilités et l'absence de reconnaissance humaine. À l'inverse, celles et ceux qui se sont rassemblé·e·s autour de son affaire ont répondu par leur présence, par la reconnaissance, et par une volonté d'affronter la tragédie et d'en assumer les ramifications."


Réalité v. fiction
Shamden et Phrast Shawri sont Kurdes --- Sara et Adam sont Syriens.
Mawda a un grand frère de 4 ans, Hama --- Klara est fille unique.
Mawda est sur les genoux de ses parents, d'autres enfants sont montrés à la fenêtre pour avertir de leur présence --- Klara est présentée comme une enfant bélier.
L'interpellation policière a eu lieu sur la E42 près de Mons --- Le film situe le drame sur la E40 près de Ternat.
Le policier qui a tiré est Belge d'origine portugaise --- Le policier se nomme Redouane Zahid et est présenté comme "racisé", profil recherché à la police.
La voiture de police qui a tiré est arrivée dans l'opération trois minutes plus tôt --- La voiture de police suivait la camionnette depuis longtemps.
L'opération de traque des migrants pour qu'ils ne passent pas la frontière se nomme Medusa --- L'opération de traque des migrants pour arrêter les passeurs se nomme Hydra.
Le tir policier est nié, et même attribué aux migrants --- Le tir policier est avéré.
L'ambulance n'est pas informée du tir --- L'ambulance est informée.
Le premier rapport mentionne un traumatisme crânien --- Le rapport parle d'un tir.
Les policiers s'entendent sur une version commune --- La commissaire rappelle qu'on ne tire pas dans ces circonstances.
Les parents de Mawda ont trouvé un logement via la société civile --- Les parents de Klara sont logés par le gouvernement.
Les parents de Mawda, qui ont reçu un ordre de quitter le territoire lors de leur interpellation, seront reçus par Charles Michel qui ne leur offrira rien. Leur titre de séjour temporaire viendra en 2019 et la régularisation permanente, à titre exceptionnel, fin 2021 --- Les parents de Klara reçoivent un titre de séjour provisoire de la Première ministre.
Les passeurs sont les responsables du ou des drames --- Les opérations Medusa génèrent de graves violences dont sont victimes les exilés.
La société civile et la solidarité citoyenne se sont levées contre les mensonges policiers et les politiques migratoires --- Rien.

Similitudes
La course-poursuite nocturne et les zigzags de la camionnette.
Le tir du policier qui chambre son arme avant d'appuyer sur la gâchette.
Les parents empêchés d'accompagner leur fille dans l'ambulance.
Les parents qui gardent plusieurs jours leurs vêtements tachés du sang de la petite.
La police qui n'informe pas immédiatement les parents du décès de leur fille.
Le policier qui a tiré est le père d'un enfant.
La déshumanisation des migrants.

Pour aller plus loin
  • Carte blanche dans "Le Soir": ici
  • Dossier des Grignoux: ici
  • Film de Robin Vanbesien "hold on to her": disponible pour des projections publiques via la distribution cinéma à la demande (ici). Les projections organisées par et pour des activistes sont gratuites et peuvent être mises en place en le contactant (ici). Le film est également disponible en streaming ici et ici.
 
 
 
 

jeudi 29 janvier 2026

Les finalistes des prix Andersen 2026 de l'IBBY

L'IBBY (International Board on Books for Young Children) vient de communiquer les noms des finalistes pour les prix Hans Christian Andersen 2026. Soit six auteur.e.s et six illustrateurs/trices choisis par le jury (noms des membres en fin de note) sur les 78 nominations soumises par les différentes sections nationales (lire ici). Le prix Andersen est décerné tous les deux ans, en catégorie auteur depuis 1956, en catégorie illustrateur depuis 1966 (lire ici).
 
Déception, les deux Belges ne figurent pas parmi les finalistes (lire ici).
 
On remarquera que les deux séries de finalistes parcourent les différents continents du globe et que la France, qui a déjà eu deux prix Andersen en catégorie auteur, a à nouveau un finaliste.On se réjouit évidemment pour Timothée de Fombelle, ainsi que pour celles et ceux qui sont déjà bien connus en francophonie, Beatrice Alemagna ou Michael Rosen, et on attend de découvrir les autres.
 
Les lauréats seront annoncés le lundi 13 avril à la Foire du livre pour enfants de Bologne. 
 

Les finalistes du prix 2026
 
Auteurs
  • Ahmad Akbarpour (Iran)
  • María José Ferrada (Chili)
  • Timothée de Fombelle (France)
  • Lee Geum-yi (République de Corée, déjà finaliste en 2024)
  • Pam Muñoz Ryan (États-Unis)
  • Michael Rosen (Royaume-Uni).

 
 
Illustrateurs
  • Beatrice Alemagna (Italie, déjà finaliste en 2022)
  • Linda Bondestam (Finlande)
  • Cai Gao (Chine, déjà finaliste en 2024)
  • Gundega Muzikante (Lettonie)
  • Walid Taher (Égypte)
  • María Wernicke (Argentine)

 
 
 
Jury: Brenda Dales (États-Unis), Nadia El Kholy (Égypte), Giorgia Grilli (Italie), Diana Kovach (Argentine), Shailaja Menon (Inde), Mare Müürsepp (Estonie), Margaret Anne Suggs (Irlande), Fengxia Tan (Chine), Holly Tonks (Royaume-Uni) et Morgane Vasta (France). Le jury était présidé par Shereen Kreidieh (Liban). Carolina Ballester, directrice exécutive de l'IBBY en était la secrétaire.