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vendredi 9 décembre 2016

Kitty Crowther? Kitty Crow-quater!

Ah, le réjouissant coup de crayon de Kitty Crowther, il se reconnaît de loin. Qu'il soit de couleurs comme ci-dessous ou en noir (voir point 4.)


1. Un livre d'artiste

Jan Toorop en 1892.
Il y a gros à parier que peu de monde ici a entendu parler du peintre symboliste et pionnier de l'art nouveau Jan Toorop (1858-1928). De son vrai nom Johannes Theodorus Toorop, il est né à Java dans les Indes néerlandaises et est arrivé à Delft aux Pays-Bas à l'âge de onze ans pour ensuite se former à Amsterdam et Bruxelles. On connaît peu son nom. Même si une grande exposition de son travail (150 œuvres) a eu lieu ce printemps à La Haye. Même si plusieurs de ses tableaux sont conservés dans des musées belges, dont celui des Beaux-Arts à Bruxelles, celui d'Ixelles, de Gand, ou français (le musée d'Orsay notamment), et bien entendu hollandais, Rijksmuseum d'Amsterdam, musée de La Haye, musée Kröller-Müller d'Otterlo, musée Boijmans Van Beuningen de Rotterdam... Même si sa peinture puissante et extrêmement personnelle a inspiré Gustav Klimt et d'autres Viennois.

On va vite découvrir celui dont Paul Verlaine disait qu'il était "un superbe Javanais brun de teint aux yeux sombres extraordinairement doux, à la barbe épaisse et molle, bleue à force d'être noire" grâce au très bel album aux crayons de couleurs que lui consacre l'auteure-illustratrice belge Kitty Crowther. "Jan Toorop, le chant du temps", créé pour l'exposition de La Haye, paraît heureusement en français (Versant Sud Jeunesse, 32 pages).


La première double page sur l'enfance de Jan Toorop. (c) Versant Sud.

Le livre est une merveille. Un livre d'artiste sur un artiste. Dans des pages de toute beauté, souvent doubles, Kitty Crowther nous raconte par ses dessins aussi personnels que réussis la vie du peintre. Avec ses couleurs à elle, elle nous fait découvrir son œuvre à lui. Une page de texte au début et une dizaine de lignes à la fin posent quelques repères biographiques. Pour le reste, il faut plonger. S'immerger dans les images, y repérer les deux princesses qui ont accompagné Jan Toorop tout au long de sa vie, y réaliser l'influence de son enfance à Java dans sa peinture, y déceler sa rencontre avec sa femme, sa conversion au catholicisme, la naissance de sa fille qui sera artiste comme lui. Oui, le temps chante chez Jan Toorop grâce à Kitty Crowther.

Le départ, à onze ans, vers les Pays-Bas. (c) Versant Sud Jeunesse.

Cet album, chacun l'interprétera à sa guise. Chacun verra ce qu'il y a pour lui derrière le dessin regardé. Chacun savourera le jeu des lignes de couleurs qui ondulent, puissantes et inspirantes, celles en noir pour d'exquises chevelures, le jeu des lumières omniprésent. Chacun appréciera le contraste de ton et de forme entre thèmes sombres et joies du quotidien. "Jan Toorop, le chant du temps" est un superbe hommage à celui qui, à cheval entre Indes et Pays-Bas, aimait par-dessus tout dessiner. Des mots qu'on a entendus aussi dans la bouche de la lauréate 2010 du prix Astrid Lindgren.

Père et fille. (c) Versant Sud Jeunesse.

Kitty Crowther dédicacera "Jan Toorop, le chant du temps" ce samedi 10 décembre à partir de 15 heures à la librairie Tropismes (11 Galerie des Princes, 1000 Bruxelles).


2. Une conversation

Pour découvrir ou mieux connaître Kitty Crowther et ses mystères, je ne saurais trop recommander de lire  "Conversation avec Kitty Crowther" (Pyramyd, 168 pages) de Véronique Antoine-Andersen. Un essai littéraire abondamment illustré de dessins provenant de ses livres et de photos qui parcourt tout l'œuvre de "Kitty, fille d'Astrid et de Beatrix", comme l'appelle l'intervieweuse. L'ouvrage commence par une longue et passionnante conversation à bâtons rompus ente elles deux. Plus de cent pages agréablement mises en pages qui permettent à Kitty Crowther d'aborder tous les sujets, son art bien entendu, mais aussi son enfance, ses études, ses différents albums, ses pas de côté, son handicap (elle est malentendante), ce qu'elle cherche dans la création, ce qu'elle y trouve et comment elle se dépasse sans cesse.




Une conversation passionnante mise en pages avec variété. (c) Pyramyd.

Après la conversation, la réflexion, celle de l'auteure à propos de son sujet. En finale, les dessous de l'album "Mère Méduse". Un travail remarquable sur une merveilleuse auteure-illustratrice qui dit souvent "Je n'essaie pas de faire des livres plaisants mais des histoires qui m'intéressent profondément. D'ailleurs, je n'ai pas l'impression de décider, ce sont elles qui me choisissent".


3. Une traduction

Le délicieux "Poka & Mine, un cadeau pour Grand-Mère" de Kitty Crowther (lire ici) vient de sortir en version néerlandaise, comme les précédents de la série, chez l'éditeur belge De Eenhoorn, sous le titre "Mini en de verrassing voor Oma".







4. Un concert de Noël

L'autre jour, mon regard a glissé sur le journal.
"Tiens, on dirait un dessin de Kitty Crowther."

Ce soir-là, au fond des bois (c) Théâtre du tilleul.

C'en était un, pour indiquer la reprise, la recréation même, par le Théâtre du Tilleul à Bozar, du spectacle "Ce soir-là, au fond des bois", créé en 2011.

Dessin de Kitty Crowther.
Soit un concert de Noël avec l'Orchestre national de Belgique dirigé par Damian Iorio,  le chœur d'enfants du Vlaamse Opera dirigé par Hendrik Derolez, l'équipe du Théâtre du Tilleul au théâtre d'ombres et de papier et Kitty Crowther à la table de dessin.

Dans ce conte de Noël musical, théâtre de papier, ombres chinoises et dessins créés en direct s'allient à la force de l'orchestre et du chœur d'enfants. Les dessins de Kitty Crowther s'animent grâce à l'adresse de l'équipe du Théâtre du Tilleul. Les plus beaux airs de Noël sont à l'honneur avec des musiques de Bartók, Tchaikovsky, Moussorgski, Debussy, Janáček, Prokofiev...

Ce sera les 22 et 23 décembre à 19 heures pour les représentations publiques (réservations ici).

Un extrait vidéo ici.






jeudi 8 décembre 2016

Dingue! Le millionième Harry Potter 8 vendu


Ils sont contents chez Gallimard Jeunesse.
Je les comprends.

L'éditeur annonce avoir vendu aujourd'hui, 8 décembre 2016, le millionième exemplaire du Harry Potter 8, "Harry Potter et l'enfant maudit" (traduit de l'anglais par Jean-François Ménard), pièce de théâtre sortie le 14 octobre dernier (lire ici et ici).

J.K. Rowling doit être contente aussi, pour autant que la romancière britannique parvienne encore à compter les millions d'exemplaires  de ces livres vendus dans le monde.

Un million donc! Impressionnant. Mais je n'arrive pas à comprendre quel boulier compteur permet de repérer le millionième exemplaire écoulé. Je vais peut-être demander à l'Ecole des Sorciers: "Poudlard, m'entends-tu?" Pas de réponse. Je m'en référerai donc au communiqué officiel.





Lectures quotidiennes pour Aslı Erdoğan

Aslı Erdoğan.

On le sait, l'écrivaine turque de 49 ans Aslı Erdoğan a été arrêtée à son domicile d'Istanbul durant la nuit du 16 au 17 août 2016, tout comme vingt autres membres de la rédaction du journal d'opposition "Özgün Güden" auquel elle collabore depuis plus de dix ans. Il y a déjà presque quatre mois de cela. Depuis, elle est toujours incarcérée à la prison pour femmes d'Istanbul et risque la prison à vie pour des chefs d'accusation comme celui d'être "membre d'une organisation terroriste armée". Son procès devrait débuter le 29 décembre.

Que faire? La lire, la soutenir, lui écrire, parler d'elle...

Récemment, Aslı Erdoğan a diffusé une courte lettre pour remercier ceux qui, en Turquie, la soutiennent et manifestent devant la prison où elle est détenue.

"Cher(e)s ami(e)s,
 
Sous la pluie, vous êtes venu(e)s devant les portes de la prison, je suis très touchée. Je pense que je n'aurais pas pu le faire.Chaque jour qui passe à l'intérieur, est plus court, plus noir, mais je vais vous saluer avec une phrase que je viens d'apprendre: "On ne peut pas grimper sur les branches hautes de la réalité, avec désespoir."
Salutations, amitiés à toutes et à tous. Merci !"
Aslı Erdoğan
Prison de Bakırköy
28.11.2016


Née le 8 mars 1967 à Istanbul,  Aslı Erdoğan y vit toujours. Elle partage sa vie entre la défense des droits de l'homme, le journalisme et l'écriture de romans et de nouvelles. Physicienne de formation, elle a travaillé en 1991-1993 au Centre européen de recherches nucléaires (CERN) de Genève, puis deux ans à Rio de Janeiro. Mais elle est rentrée en Turquie en 1996 pour se consacrer au journalisme et à l'écriture. Ses livres sont traduits en Europe comme aux États-Unis, et, fait rare, en arabe.


Son premier roman, "Kabuk Adam" ("L'Homme écorce"), écrit en deux mois en 1993 à Istanbul, a été publié en Turquie en 1994, alors que l'écrivaine était encore au Brésil. Il n'a pas été traduit en français.








En France, c'est Actes Sud qui la publie.


"La Ville dont la cape est rouge"
("Kırmızı Pelerinli Kent", 1998)
traduit du turc par Esin Soysal-Dauvergne
Actes Sud, 2003

Il s'agit du deuxième roman d'Aslı Erdoğan mais c'est le premier à avoir été traduit en français.
Il est inspiré des deux années qu'elle a passées à Rio de Janeiro.

"Le Mandarin miraculeux"
("Mucizevi Mandarin", 1997)
traduit du turc par Jean Descat
Actes Sud, 2006

Le recueil de nouvelles se déroulant à Genève a été écrit quand Aslı Erdoğan s'y trouvait. Mais il a été publié cinq ans plus tard, en 1997, à son retour du Brésil.



"Les oiseaux de bois"
("Tahta Kuşla", 2009)
traduit du turc par Jean Descat
Actes Sud, 2009

Un nouveau recueil de nouvelles, aux limites du réalisme en écho avec l'état de la Turquie contemporaine.
Pour lire le début de ce recueil, c'est ici.



"Le bâtiment de pierre"
("Taş Bina ve Diğerleri", 2009)
traduit du turc par Jean Descat
Actes Sud, 2013

Un récit sur le monde carcéral, la torture et les conditions de détention en Turquie,
publié en 2009.
Pour lire le début de ce récit, c'est ici.




Que faire contre cette arrestation et cet enfermement?
Plusieurs pétitions circulent sur la plate-forme Change.org.
Le monde de l'édition et de la littérature se mobilise aussi pour elle. Partout en France, en Suisse et dans le monde se multiplient les actions de solidarité, soirées de lecture principalement (lire ici).

Ainsi la Maison de la Poésie à Paris met en place une soirée de solidarité le 12 décembre à 20 heures, en présence, notamment, de Mine Aydoslu, la mère d'Aslı Erdoğan, Françoise Nyssen, présidente d'Actes Sud, Timour Muhidine, son éditeur, Yiğit Bener, écrivain, traducteur et interprète turc, Pierre Astier, son agent littéraire, Emmanuelle Collas, directrice des Editions Galaade et Selin Altiparmak, comédienne (entrée libre dans la limite des places disponibles).

En Suisse, la Maison éclose, parrainée par Amnesty International, propose un calendrier de l'Avent pas comme les autres. Du 1er au 24 décembre,  son action "Lire pour qu'elle soit libre!" invite toutes librairies solidaires à lire simultanément chaque jour à 18 heures durant quinze minutes un extrait du "Bâtiment de pierre", en solidarité avec l'écrivaine turque Aslı Erdoğan et toutes les victimes de l'injustice du régime (voir ici).

Un agenda en ligne permet aux personnes intéressées de s'inscrire afin d'assurer une présence quotidienne dans les librairies. Il est possible de prendre le train en marche: voir sur le site de la Maison éclose.

Un nouveau livre en janvier

Que faire? Tout cela et le reste, sans oublier que sort le 4 janvier "Le Silence même n'est plus à toi" (traduit du turc par Julien Lapeyre de Cabanes, Actes Sud), un recueil de vingt-neuf textes d'Aslı Erdoğan parus au cours des dix dernières années dans le journal "Özgür Gündem" auquel elle collabore, quotidien soutenant les revendications kurdes et dont la 8e cour criminelle d'Istanbul a ordonné le 16 août, la fermeture et l'arrestation des collaborateurs.

Ces chroniques politiques, réflexions sur l'écriture et l'exil, essais sur les actions gouvernementales, les pesanteurs archaïques et les clichés à l'œuvre dans la vie quotidienne en Turquie, éclaireront le profil d'essayiste engagée d'Aslı Erdoğan et permettront de comprendre pourquoi l'auteur, victime de la chasse aux sorcières déclenchée en juillet 2016, est actuellement en prison.
Son écriture toujours soignée et traversée de fulgurances poétiques trouve ici un autre terrain d'expression que le roman, non moins convaincant.









mercredi 7 décembre 2016

Le rêve d'Egypte de Carole et Emma

Parfois, il faut aller à Paris pour apprendre qu'il se passe quelque chose d'intéressant de l'autre côté de la place où vous habitez. C'est ce qui vient de m'arriver.

Ce mercredi 7 décembre donc, de 18 à 21 heures,
Carole Saturno (textes) et Emma Giuliani
(illustrations) dédicaceront à la librairie Candide (1-2, place Brugmann, 1050 Bruxelles) le superbe documentaire grand format "Egyptomania" (Les Grandes Personnes, 20 pages animées) qui vient tout juste de sortir. J'ai déjà évoqué ce livre hors du commun  puisqu'il était sélectionné pour les Pépites du Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis (lire ici).


Emma Giuliani.
Carole Saturno.

Pour son troisième livre animé aux Grandes Personnes, Emma Giuliani délaisse la fiction au profit du documentaire. Et pas n'importe quel sujet! L'Egypte ancienne, carrément, dont elle est passionnée. Ce qui est particulièrement réussi ici, c'est qu'on retrouve son style graphique très épuré, tout en aplats, et qu'on constate avec joie qu'il se fond naturellement dans les représentations imagées qu'on a de la civilisation égyptienne. Du scribe au sarcophage en passant par les pyramides. Du tout grand art! Et une utilisation très intéressante des ressources des pages animées en rabats à déplier, silhouettes en relief, mini-livres... Aussi amusant qu'efficace pour mieux comprendre et s'émerveiller de cette civilisation millénaire. Que ce soient les crues du Nil, le mode de vie quotidien ou celui du Pharaon, les principaux dieux, le contenu du sarcophage. En admirant partout l'immense talent de l'illustratrice.


Dépliée, la page consacrée au "Temple". (c) Les Grandes Personnes.

Cette sobriété graphique exemplaire s'accompagne fort bien des textes de Carole Saturno, auteure de guides de voyages et membre de l'équipe qui a conçu le livre illustré sur les réfugiés, "Eux, c'est nous" (lire ici). Son style agréable, informatif et vivant convient autant aux textes qui introduisent les différents chapitres, "Le Nil et ses saisons", "Vivre à l'égyptienne", "Pharaon", "Le temps et les dieux", "Embaumement", "Tombeaux", "Pesée du cœur", qu'aux multiples longues légendes qui jouxtent les images - l'ensemble est complété d'une frise chronologique et d'une approche des hiéroglyphes. Tous fourmillent d'informations passionnantes, à découvrir ou redécouvrir, comme ces vases canopes placés à côté du sarcophage ou le rituel de l'entrée dans la vie éternelle. Ils transmettent à merveille cette civilisation éblouissante qui rêvait d'éternité.

L'Embaumement" et ses rabats à soulever. (c) Les Grandes Personnes.

On devine qu'"Egyptomania" a d'abord été pensé graphiquement: l'étendue du Nil ici, la maison là, le bâtiment du temple ici, le sarcophage là. Le décor principal planté, il s'enrichit de multiples illustrations légendées, mises habilement en scène par un jeu de rabats, de tirettes et de dépliants de plusieurs pages parfois. Le choix du grand format entraîne encore mieux le lecteur à la découverte de cette fascinante Egypte antique et à sa compréhension. Pour tous à partir de 7 ans.

Pour voir la présentation vidéo du livre, c'est ici.





mardi 6 décembre 2016

Faire le poirier, voilà le #MontreuilChallenge


Parfois, une blagounette faite comme ça en passant devient un challenge collectif - et sportif dans ce cas-ci - extrêmement amusant le temps d'un événement. C'est ce qui vient de se passer au Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis qui s'est tout juste achevé à Montreuil. Une édition 2016 qui restera dans les mémoires pour les sourires des visiteurs (175.000!, une hausse de 10 % par rapport à 2014) et des exposants. Tout le monde avait l'air bien content et cela faisait plaisir.

Or donc, il était une fois une affiche, celle du salon 2016 qui avait pour thème "Sens dessus dessous" (lire ici).

L'affiche 2016.


Au Rouergue.
Une affiche qui a inspiré les Editions du Rouergue jeunesse dès la veille de l'ouverture.
Cherchez bien, derrière la main qui tient le carton d'invitation, à la pose légèrement différente de celle de l'affiche, il y a quelqu'un qui fait le poirier.
Pour rigoler, comme ça en passant.
Parce que le stand était monté. Qu'il y avait une acrobate, un teneur de carton et un(e) photographe.




Mais, les choses n'en sont pas restées là. Pendant les six journées de la manifestation, le #MontreuilChallenge a été relevé par plein d'éditeurs qui se défiaient les uns les autres et ont également contraint leur personnel à faire le poirier. Difficile pour celles qui étaient en jupe. Comme le twittait Sylvie Vassallo, directrice du Salon: "Drôle de concours dans les allées du Salon".

Pour ceux qui n'étaient pas à Montreuil, quelques photos-souvenirs de ces moments d'équilibre-rigolade. Que ne faut-il pas faire pour partager une passion pour la lecture?

Dans le désordre.


Chez Castelmore.
Chez Casterman.














Chez Mango.


Chez Gulf Stream.
Chez Flammarion.














A l'école des loisirs.

Chez Kaléidoscope.
A Maison Eliza.








Chez Mango.

Chez Nobi Nobi.
Chez Lumen.






Au SPLJ.

Chez Sarbacane.


Chez Usborne.
Chez  Tics Prod.
















Et le dernier mot revient à Benjamin Chaud!

(c) Benjamin Chaud.







dimanche 4 décembre 2016

Fou! L'atlas des géographes d'Orbae a vingt ans


Vingt ans déjà depuis la sortie du premier des trois tomes du prodigieux atlas imaginaire de François Place, l'"Atlas des géographes d'Orbae"  (Casterman), cela paraît dingue. Je m'en rappelle comme si c'était hier. Il faut dire que l'idée d'imaginer vingt-six pays dont les frontières suivraient le tracé des lettres de l'alphabet et qui abriteraient autant d'univers distincts était particulièrement fascinante. Combien de lecteurs n'a-t-elle pas enchantés, réjouis, émerveillés, nourris?

Se sont suivis "Du pays des Amazones aux îles Indigo", "Du pays de Jade à l'île Quinookta" et "De la Rivière Rouge au pays des Zizotls" (Gallimard-Casterman, 142 pages chacun). Six ans de travail!  Aujourd'hui, cette superbe création est disponible sous forme d'un coffret, contenant les deux volumes de la nouvelle édition de l'"Atlas": maquette rénovée, format différent, nouvelle typographie.

L'"Atlas" complet, ce sont donc ving-six aventures, une par lettre de l'alphabet. Un ensemble d'explorations imaginaires, construites par l'auteur-illustrateur français fasciné par les récits de voyages et les atlas anciens. Chaque pays est cartographié avec précision, selon le tracé de la lettre initiale de son nom. Il est le lieu d'une aventure tellement bien rêvée qu'on la croirait vraie. Le périple est soutenu par des illustrations époustouflantes. François Place dessine comme les cartographes d'hier: ses personnages minuscules invitent le lecteur à se substituer à eux dans les décors grandioses. Ses aquarelles minutieuses et poétiques se complètent de pages documentaires, carnets de croquis rapportés de pays lointains.

Pour célébrer le bel anniversaire de son merveilleux "Atlas des géographes d'Orbae"François Place a créé un nouveau dessin légendé pour chacun des 26 pays imaginaires qu'il nous fait visiter.


Les voici, de A à Z, du Pays des Amazones au Pays des Zizotls, avec l'aimable autorisation des Editions Casterman.

(c) François Place/Casterman.

(c) François Place/Casterman.

(c) François Place/Casterman.

(c) François Place/Casterman.

(c) François Place/Casterman.

(c) François Place/Casterman.

(c) François Place/Casterman.

(c) François Place/Casterman.

(c) François Place/Casterman.

(c) François Place/Casterman.

(c) François Place/Casterman.

(c) François Place/Casterman.

(c) François Place/Casterman.

(c) François Place/Casterman.

(c) François Place/Casterman.

(c) François Place/Casterman.

(c) François Place/Casterman.

(c) François Place/Casterman.

(c) François Place/Casterman.

(c) François Place/Casterman.

(c) François Place/Casterman.

(c) François Place/Casterman.

(c) François Place/Casterman.

(c) François Place/Casterman.

(c) François Place/Casterman.

Des merveilles, non?


Ces illustrations sont protégées par le droit d'auteur, et ne peuvent être utilisées sans l'autorisation des Editions Casterman S.A. Toute reproduction ou utilisation non autorisée est constitutive de contrefaçon et passible de poursuites pénales.