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vendredi 24 juin 2022

Caravage, de la prostituée à la Vierge

"La Mort de la Vierge" (c) Musée du Louvre.

On peut admirer des tableaux et ne pas nécessairement avoir envie de plonger dans de longues biographies savantes sur leurs auteurs. On peut admirer un tableau et vouloir en savoir plus sur les circonstances de sa création. Née au printemps 2021, la collection "Le roman d'un chef d'œuvre" des Ateliers Henry Dougier a justement pour ambition de raconter la naissance d'un tableau, d'expliquer les liens entre la vie de l'artiste et l'acte de création. L'histoire de tableaux célèbres de différentes époques, dus à Michel-Ange, Goya, Bruegel, Manet, Klimt, Gauguin,.. se découvre dans des textes entre récit romanesque et enquête historique.

Ainsi Alain Le Ninèze signe-t-il un livre très plaisant et documenté, "Le dernier sommeil selon Caravage" (Ateliers Henry Dougier, 126 pages), où il fait découvrir le tour et l'alentour du célébrissime tableau "La Mort de la Vierge". Peint en 1606, le tableau fut commandé pour une église romaine qui, choquée, le refusa en finale. Il fut alors acheté par le duc de Mantoue via "notre" Pierre-Paul Rubens, alors en séjour en Italie et grand admirateur de l'Italien. Revendu ici et là, il arrivera finalement en France grâce au roi Louis XIV en 1671. Il est actuellement exposé au musée du Louvre (salle 712), tout près de la Joconde.

Fin connaisseur de l'époque, l'auteur nous entraîne dans l'atelier du Caravage (1571-1610) et dans la Rome du tout début du dix-septième siècle, entre plaisirs, rivalités, Inquisition et corruption. Le peintre ignore encore que "La Mort de la Vierge" (1606) sera le dernier tableau qu'il peindra dans cette ville qu'il aime tant et qu'il devra fuir. En effet, il choisit de représenter la Vierge sous les traits d'une prostituée retrouvée noyée dans le Tibre. Le côté agréablement littéraire du "Dernier sommeil selon Caravage", c'est qu'on découvre l'artiste et l'homme par le journal que tient son assistant du moment, Cecco del Caravaggio. La forme permet de se glisser discrètement dans le sillage des deux hommes, que ce soit à l'atelier, en promenade, en visite, à la taverne ou encore ailleurs. De nombreux dialogues émaillent le texte. On est réellement avec eux, dans le choix des couleurs, dans les bagarres, lors des enquêtes de la police... 

Peintre de génie, précurseur qui se guigne du qu'en-dira-t-on, Caravage travaille vite dès qu'il a en tête la vision de son tableau. L'homme a du cœur et une sensibilité extrême qu'il transforme en énergie créatrice. Il fréquente tous les milieux, la noblesse, le clergé comme les prostituées. Il est aussi un homme de valeurs et un bagarreur qui n'hésite pas à dégainer son épée pour défendre ses opinions. Cela lui vaut pas mal de blessures, d'ennuis et même de la prison dont il sort chaque fois grâce à de petits arrangements opérés par ses protecteurs, dont le pape Paul V et la marquise Costanza Colonna. Ce tableau marque toutefois le début de la descente aux enfers de Caravage, obligé de fuir Rome sans son assistant. Les trois dernières années de sa vie nous sont présentées en une dizaine de pages par des lettres adressées à Cecco del Caravaggio par Mario Minniti, un ancien proche du Caravage qui a repris du service auprès de lui lors de son exil à Naples.

Passionnant de bout en bout, prenant comme un polar lorsqu'on tente de découvrir les liens entre Caravage et la prostituée qu'il a représentée, interpelant par la description de la Rome d'alors, "Le dernier sommeil selon Caravage" est un superbe livre composant le portrait d'un homme dans son époque comme le feraient des pièces de puzzle. Un maître qui a vécu un purgatoire de trois siècles avant d'être réhabilité dans les années 1950.

Sur le site de la maison d'édition, Alain Le Ninèze explique la genèse de ce livre.
"J'ai été amené à écrire ce livre pour deux raisons. D'abord parce que j'aime passionnément Caravage, ce génial inventeur de la technique du clair-obscur que reprendront après lui des peintres aussi importants que Velasquez, Rembrandt, Vermeer et Georges de la Tour.
Ensuite parce que, déambulant un jour dans la Grande Galerie du Louvre, je me suis arrêté, intrigué, devant une toile intitulée "La Mort de la Vierge". Pourquoi Caravage avait-il donné ce nom à ce tableau montrant le corps sans vie d'une femme veillée par ses proches dans la chambre d'un modeste logis? C'est donc ainsi qu'il voyait Marie morte, la mère de Dieu que toute la peinture de la Renaissance avait montrée paisiblement endormie dans l'attente de monter au ciel dans la gloire de l’Assomption? Pourquoi ce choix étrange de l'artiste?
Je ne suis pas le premier à avoir été surpris. Les moines du couvent romain qui, en 1606, avaient commandé l'œuvre à Caravage, eux, ont été scandalisés. Ils l'ont été encore plus quand ils ont appris que le modèle du peintre avait été le cadavre d'une prostituée retrouvée noyée dans le Tibre… A tel point qu'ils ont refusé le tableau.
Ce scandale ne fut qu'un parmi d'autres dans l'œuvre de l'artiste, et aussi dans sa vie. Ami des prostituées et des mauvais garçons, irascible, toujours prompt à dégainer l'épée, Caravage est condamné la même année pour avoir tué un homme au cours d'une rixe. Il quitte Rome pour échapper à l'échafaud. Et à partir de là son destin bascule vers le tragique…
C'est cette période de sa vie que raconte le roman."

Pour lire en ligne un extrait du livre "Le dernier sommeil selon Caravage", c'est ici.


La collection "Le roman d'un chef d'œuvre" depuis sa création en avril 2021:
  • "Les heures suspendues selon Hopper", par Catherine Guennec
  • "De l'or dans la nuit de Vienne selon Klimt", par Alain Vircondelet
  • "La femme moderne selon Manet", par Alain Le Ninèze
  • "Les heures suspendues selon Hopper", par Catherine Guennec
  • "Sous le ciel immense selon O'Keeffe", par Catherine Guennec
  • "Les scandales d'un naufrage selon Géricault", par Philippe Langenieux
  • "Chemins sans issue selon Van Gogh", par David Haziot
  • "Un message de consolation selon Gauguin", par Marina Doux
  • "La vengeance divine selon Garouste", par Philippe Langenieux
  • "Le dernier sommeil selon Caravage", par Alain Le Ninèze
  • "Le géant des Florentins selon Michel-Ange", par Jean Lovera
  • "La mort en face selon Goya", par Sophie Doudet
  • "Les noces rouges selon Bruegel" par Jean-Yves Laurichesse

jeudi 23 juin 2022

Deux journées Tremplin au Wolf


Après deux ans d'absence, on sait pourquoi, le Wolf (Maison de la littérature jeunesse) organise à nouveau ses Journées Tremplin. Soit des rencontres entre éditeurs jeunesse et jeunes illustrateurs/trices. Attention, elles sont réservées aux illustrateurs/trices ayant publié trois albums jeunesse maximum (hors éditions à compte d'auteur) et aux étudiant(e)s qui suivent un Master en Illustration ou BD dans les différentes écoles d'Art de la Communauté française de Belgique.

Ces Journées Tremplin auront lieu les mercredi 29 et jeudi 30 juin dans les locaux du Wolf (20 Rue de la Violette à 1000 Bruxelles). Découpées en tranches horaire de vingt minutes, elles donnent l'occasion d'avoir un rendez-vous avec plusieurs éditeurs, ceci en fonction du nombre d'inscrits évidemment. Il est impératif que les candidats viennent avec un ou plusieurs projets éditoriaux et leur book. Il est chaudement recommandé de s'informer au préalable sur les éditeurs présents afin de choisir ceux correspondant à leurs projets.

Présence des maison d'édition


CotCotCot Editions
  • Mercredi 10h-13h
  • Jeudi 10h-13h

Pastel
  • Mercredi 10h-13h
  • Mercredi 14h-17h

A pas de loups
  • Mercredi 10h-13h 
  • Mercredi 14h-16h

Casterman
  • Mercredi 10h-13h
  • Jeudi 14h-16h

Versant Sud Jeunesse
  • Jeudi 10h-13h
  • Jeudi 14h-15h

Phileas & Autobule
  • Mercredi 10h-13h
  • Mercredi 14h-15h

Didier Jeunesse
  • Mercredi 10h-13h
  • Jeudi 14h-16h

Alice Jeunesse
  • Jeudi 10h-13h 
  • Jeudi 14h-17h

C.F.C. Éditions
  • Mercredi 10h-13h
  • Jeudi 10h-13h

64_page
  • Jeudi 14h-17h

Rue du Monde
  • Jeudi 10h-13h
  • Jeudi 14h-17h

Pour participer aux Journées tremplin, il faut envoyer un mail à  info@lewolf.be en indiquant les noms des éditeurs à rencontrer par ordre de préférence et ses disponibilités horaires. Il reste actuellement des places. Informations complémentaires au +32(0)2.512.12.30. 



lundi 20 juin 2022

Isabelle et Ibrahim se sont trouvés au bord de leurs chemins d'exil

Maïa Kanaan-Macaux. (c)  Astrid Di Collalanza.

Exilés, demandeurs d'asile, réfugiés, le mot est en général utilisé au pluriel. Normal. Il l'est aussi en couverture du second roman de Maïa Kanaan-Macaux (Julliard, 186 pages), le très beau, engagé et citoyen "Les réfugiés". Mais ici, ils ne sont que deux, la Française Isabelle et le Guinéen Ibrahim dont les voix alternent de chapitre en chapitre. Une adulte d'ici et un mineur de là-bas dont les routes vont se croiser par hasard durant leurs errances respectives. Leur rencontre donne un roman différent sur les réfugiés (lire ici), un pied dans leur monde, l'autre dans celui de Monsieur ou Madame Tout-le-monde.

Ayant quitté soudainement son mari et son travail d'enseignante, Isabelle descend vers le sud, sans but précis. Lors d'une halte, elle croise Ibrahim, qui a quitté son pays pour venir en aide à sa famille. Est arrivé en France en payant des passeurs. Elle le recroise, s'attache à lui, se prend à vouloir défendre ce gamin englué dans les règlements en matière d'asile. Une cause nouvelle pour elle. Pas si nouvelle puisqu'elle a aussi quitté sa campagne natale pour vivre en exil dans une grande ville. Rien de comparable bien entendu dans leurs situations. La détresse d'Ibrahim la touche et l'obligera aussi à s'affronter elle-même, à savoir pourquoi elle a voulu "s'éloigner de son existence", partir ailleurs. Ces deux errants vont faire un bout de chemin ensemble, chacun enrichissant l'autre. 

"J'ai écrit ce livre", m'expliquait Maïa Kanaan-Macaux lors de son passage à Bruxelles, "pour les gens qui ne connaissent rien aux réfugiés MENA (mineur étranger non accompagné) et à la question de la migration. J'ai envie qu'ils fassent le chemin avec le gamin, qu'ils le comprennent, qu'ils le connaissent, qu'ils le reconnaissent."

De fait, le roman nous fait suivre le parcours d'Ibrahim, sa terrible histoire qu'il est sommé de répéter à de multiples reprises, un parcours entre la Guinée et la France, les séances chez l'avocate, chez le juge, la menace d'expulsion, le recours, et également ces rencontres qui peuvent sauver un destin. En l'occurrence, Jean, l'oléiculteur local pour le boulot, Isabelle pour le soutien moral. Si on passe par toutes les angoisses que vivent les demandeurs d'asile et leurs hébergeurs, la fin du livre est ouverte. "J'ai vécu moi-même une histoire avec un jeune migrant qui ne s'est pas bien terminée. Je voulais faire quelque chose de cette colère. La littérature permet de raconter des histoires fictives en s'ancrant dans le réel. Le parcours des MENA est connu, le vivre intimement est affreux."

"Les exilés" se déroule en France, il pourrait tout autant avoir la Belgique pour cadre tant les procédures et les règlements sont similaires. L'histoire d'Ibrahim est au centre du roman, mais comme le livre est une fiction et non un témoignage, on découvre aussi le destin d'Isabelle, ses rêves, ses échecs, ses réflexions, ses décisions. Un lecteur peu coutumier de l'hébergement des mineurs pourra ainsi s'interroger sur ses apriori, sur ses idées toutes faites. "Il y a une montée du FN qui est très effrayante", me disait la romancière, bien avant les élections présidentielles. "Aussi bien dans la société civile que dans les autres courants politiques. Mais il faut dire NON. Il y a des droits fondamentaux. Il y a des conventions. On ne peut pas s'en abstraire."

Voilà un roman qui réjouira les hébergeurs et les hébergeuses car tout y est vrai. L'envie de bien faire, les incompréhensions, les couacs dans la relation, les colères et le découragement, le yoyo de la joie et du désespoir, les démarches fastidieuses, les exigences des autorités impossibles à honorer... Ils s'y reconnaîtront.

Voilà un roman qui pourra ouvrir le cœur et l'esprit de ceux qui s'inquiètent de l'arrivée de demandeurs d'asile. La situation n'y est en rien idéalisée. On y trouve la réalité imposée par des lois qui ne sont plus justes. Et Maïa Kanaan-Macaux s'engage, faisant ainsi notamment dire à l'avocate d'Ibrahim: "A défaut de pouvoir empêcher qu'on construise des frontières de plus en plus hautes qui font de la Méditerranée un sanctuaire, qui valide le fait que des adolescents errent dans nos rues sans protection, tout en laissant entrer et prospérer des sociétés qui ne paient pas d'impôts et s'arrogent le droit de faire travailler ces mêmes hommes et ces mêmes femmes dans des conditions dignes de pays auxquels on donne des leçons de morale, je peux faire mon travail. (...) Personne ne quitte sa maison à moins que sa maison ne soit la gueule d'un requin."

Roman rude et lumineux, économe en mots pour laisser le pouvoir à l'imagination, "Les exilés" avance en deux voix, la bonne idée d'écriture. "Au départ, Isabelle racontait tout", se rappelle l'auteure. "Mais cela n'allait pas. J'ai décidé alors de donner sa voix à chacun de mes deux personnages. Il n'est pas facile de parler à la place d'un gamin guinéen de quinze ans. Ce n'est pas grave s'il y a un décalage avec Isabelle, beaucoup plus âgée, qui est aussi en fragilité. Elle n'est pas militante. Elle ne revendique rien. Cette histoire lui tombe dessus. Je voulais que le lecteur puisse s'identifier à elle. Elle, fragile, mais qui sort de sa zone de confort et qui découvre sa capacité à s'ouvrir." Combien y a-t-il d'Isabelles qui s'ignorent?






















vendredi 17 juin 2022

Voyager en couvertures imaginaires

Lionel Koechlin pour l'expo "The Traveler".

Très belle exposition
intitulée "The Traveler" à partir d'aujourd'hui et jusqu'au 27 août à la galerie Huberty & Breyne au 33 de la place du Châtelain (Bruxelles). Une cinquantaine d'artistes, dessinateurs, illustrateurs jeunesse, affichistes et auteurs de bande dessinée, ont été invités à créer la couverture d'un magazine imaginaire intitulé "The Traveler", où ils proposent un voyage dans un lieu qui leur est cher. Bien entendu dans l'esprit et dans la forme du célèbre magazine américain "The New Yorker", fondé en 1925 et qui sort actuellement 46 fois par an. Une formule déclinée déjà à plusieurs reprises avec succès ("The Parisianer", "The Tōkyōiter", "Le Montréaler", "The Londoner", "The Brusseler", etc.).

Le moins qu'on puisse dire de cette exposition, considérable par la qualité des artistes comme par le nombre d'œuvres exposées, c'est qu'elle en jette, ravit et enchante! En effet, la galerie expose les couvertures des différents artistes, ainsi que l'œuvre originale qui en a permis la réalisation. En supplément aux cimaises, une centaine de "unes" inédites, non publiées.



Rébecca Dautremer. (c) The Traveler.

Si Bruxelles, Paris, New York et Berlin sont des villes très aimées et donc très présentes, on voyage aussi un peu partout dans le monde dans ces merveilles de dessins. Et ce sans aucune empreinte carbone. L'Italie, la Grande-Bretagne, l'Ecosse, l'Asie, l'Ukraine figurent aussi parmi les destinations appréciées, proposant le lien de cœur de l'artiste avec l'une ou l'autre ville.

New York, Christophe Chabouté. (c) The Traveler.

New York, Laurent Durieux. (c) The Traveler.

New York, Louis Joos. (c) The Traveler.

Localisation bruxelloise oblige, on tombe à l'entrée de la galerie sur les contributions de Philippe Geluck et Jannin & Liberski. Mais ils ne sont pas les seuls Belges à avoir été sollicités. On croise plus loin les noms de Louis Joos, Josse Goffin, Eric Lambé, David Merveille ainsi que ceux de Tom Schamp, Ever Meulen ou Brecht Vandenbroucke. On notera toutefois que plusieurs des couvertures sur Bruxelles avaient déjà été présentées lors de l'exposition "The Brusseler" en mars 2021.

Bruxelles: Beppe Stasi, Philippe Geluck, Josse Goffin, Régis Lejonc, David Merveille.
(c) The Traveler.

Ce qui est très amusant et intéressant dans l'exposition "The Traveler", c'est de confronter ses connaissances graphiques aux œuvres exposées, que l'on soit proche de la bande dessinée ou de la littérature de jeunesse. Les représentants des deux genres sont bien présents et on est enchanté de découvrir leurs rêves de voyage. Pour la littérature de jeunesse par exemple, Rébecca Dautremer rafraîchit Paris avec un Paname à la montagne, Olivier Balez se reconnaît à ses couleurs posées sur l'île de Pâques tout comme Nathalie Novi qui nous invite à Arezzo en Toscane. On identifie Carole Chaix à ses traits, Jeanne Macaigne à ses couleurs, Lionel Koechlin à son tremblé coloré, François Roca à ses portraits de femmes. La bande dessinée est bien présente aussi avec la regrettée Dominique Corbasson, Nicolas de Crécy, Miles Hyman, Jean-Claude Götting, Loustal, Alain Lachartre pour les plus anciens, de nombreux artistes plus jeunes étant également présents.

Miles Hyman. (c) The Traveler.

Nathalie Novi. (c) The Traveler.

Tom Schamp. (c) The Traveler.


Participent à "The Traveler", par ordre alphabétique

  • Alfred
  • François Avril
  • Benjamin Bachelier
  • Olivier Balez
  • Théo Bouvier
  • Brüno
  • Christophe Chabouté
  • Carole Chaix
  • Jérémie Claeys
  • Dominique Corbasson
  • Rébecca Dautremer
  • Dominique David
  • Nicolas de Crécy
  • Laurent Durieux
  • Manuele Fior
  • Filippo Fontana
  • Philippe Geluck
  • Jean-Claude Götting
  • Josse Goffin
  • Jorge Gonzalez
  • Maran Hrachyan
  • Miles Hyman
  • Alexandra Huard
  • Jannin & Liberski
  • Martin Jarrie
  • Mickael Jourdan
  • Louis Joos
  • Lionel Koechlin
  • Alain Lachartre
  • Eric Lambé
  • Régis Lejonc
  • Loustal
  • Jeanne Macaigne
  • Manara
  • Jean-François Martin
  • Matteo
  • David Merveille
  • Ever Meulen
  • Hugues Micol
  • Nathalie Novi
  • Nylso
  • François Roca
  • Tom Schamp
  • Andrea Serio
  • Beppe Stasi
  • Brecht Vandenbroucke
  • Danijel Zezelj

Trois des huit couvertures proposées pour le catalogue.

Un catalogue de l'exposition "The Traveler" est en vente à la galerie, proposant huit images de couverture différentes.


Pratique
Galerie Huberty & Breyne Bruxelles Châtelain
33 place du Châtelain
1050 Bruxelles
+32 (0)2 893 90 30
Du mardi au samedi de 11 à 18 heures.

mercredi 15 juin 2022

Se souvenir du cycle de la vie


La veille du solstice d'été, le soir du lundi 20 juin, la compagnie Albertine clôt la saison Portées-Portraits 2021-2022 par une activité au carré et en un autre lieu. La lecture-spectacle musicale habituelle sera précédée par un atelier d'écriture-illustration, le tout se déroulant dans le cadre charmant du jardin de la Maison des Arts de Schaerbeek. Les horaires habituels sont donc légèrement modifiés.


Valérie Rouillier et Geneviève Damas.

De 18 à 20 heures, un atelier d'écriture-illustration sur le thème "Je me souviens" sera animé conjointement par Geneviève Damas, auteure et comédienne, et Valérie Rouillier, illustratrice du recueil de Violaine Lison "Ce soir, on dort dans les arbres" (Esperluète).


Violaine Lison et Victoire de Changy (c) Ornella Somma et Lou Verschueren.

A 20h15 commencera la lecture-spectacle musicale croisée des recueils de Victoire de Changy et de Violaine Lison, "La paume plus grande que toi" (L'arbre de Diane) et "Ce soir, on dort dans les arbres" (Esperluète). Le premier évoque les mystères de la maternité, le second parle avec tendresse et humour des dernières semaines d'une grand-mère. Cette double lecture évoquant le cycle de la vie sera lue et accompagnée au violon par Pénélope Guimas et Juliette Tracewski, dans une mise en voix de Candy Saulnier.

Cette fois, c'est à l'issue de la lecture-spectacle que les auteures Victoire de Changy et Violaine Lison rencontreront le public. Un verre sera alors offert.


Le jardin de la Maison des Arts de Schaerbeek.

Pratique
Quand? Le lundi 20 juin.
Où? A la Maison des Arts, 147 chaussée de Haecht à 1030 Bruxelles.
A quelle heure? Atelier d'écriture-illustration à 18 heures (durée 2 heures). Lecture-spectacle à 20h15 (durée 1 heure). Rencontre avec les auteures à l'issue de la lecture-spectacle
Combien? 20 euros pour l'atelier d'écriture illustration et la lecture-spectacle.
8 euros pour la lecture-spectacle (avec un verre offert). A verser sur le compte BE94 2100 9673 4314 en indiquant nom et nombre de places.
Réservation indispensable: reservations.compagniealbertine@gmail.com