Nombre total de pages vues
jeudi 6 novembre 2025
Le prix de Flore à Rebeka Warrior
mercredi 6 novembre 2024
Le prix Femina décerné à Miguel Bonnefoy
![]() |
| Miguel Bonnefoy. (c) AFP. |
On aurait pu croire que les jurées du prix Femina se soient accordées sur un troisième choix, faute de départager leurs deux préférés, tant a été grande la surprise d'entendre que le prix Femina 2024 allait à Miguel Bonnefoy, 37 ans, pour "Le Rêve du jaguar" (Rivages), récompensé à juste titre il y a moins d'une semaine par le Grand prix du roman de l'Académie française (lire ici). Il semble qu'il n'en soit rien. En plusieurs tours, il l'aurait tout simplement emporté par cinq voix contre quatre à Emma Becker dont "Le mal joli" (Albin Michel) était favori. Dommage qu'un autre roman francophone n'ait pas été mis à l'honneur ce mardi 5 novembre
"Long Island" (traduit de l'anglais (Irlande par Anna Gibson, Grasset, 400 pages) se situe à l'interstice entre deux mondes. Il offre des retrouvailles bouleversantes avec Eilis Lacey dont les lecteurs de "Brooklyn" se souviennent encore. Quinze après la publication de ce best-seller, Colm Tóibín fait la démonstration magistrale de ses talents de romancier avec un inoubliable portrait de femme.
mardi 14 février 2023
Roméo et Juliette à Bizerte en 1921
![]() |
| L'armée blanche quittant la Crimée. |
Le nouveau roman de Didier Decoin, bientôt 78 ans, nous emmène à Bizerte, au nord de la Tunisie, il y a un siècle. Un fameux saut dans l'espace et dans le temps que nous propose "Le nageur de Bizerte" (Stock, 450 pages), épais, lettré et très descriptif - on pourrait en faire un film rien qu'en le lisant. Il nous conte avec moult détails la rencontre dans la lagune de Bizerte d'une jeune Ukrainienne en robe blanche installée à bord d'un des bateaux de la flotte russe ayant fui la révolution et les bolcheviks et d'un jeune bouchkara (docker) tunisien, nageur à ses heures, qui travaille au port, sur fond d'une vérité historique oubliée ou méconnue.
![]() |
| Didier Decoin. |
jeudi 27 octobre 2022
Le prix Décembre 2022 à Lola Lafon
![]() |
| Lola Lafon. (c) Jean-Luc Bertini - Pasco. |
Superbe choix que celui du jury du prix Décembre (15.000 euros) ce 26 octobre que de récompenser Lola Lafon pour son récit "Quand tu écouteras cette chanson" (Stock, 180 pages). Le prix lui est allé au deuxième tour de scrutin, par cinq voix contre quatre au premier roman de Corentin Durand, "L'Inclinaison" (Gallimard) - la troisième sélection mentionnait aussi "Vivre vite" de Brigitte Giraud (Flammarion). Un livre où elle raconte sa nuit au musée Anne Frank à Amsterdam, l'an dernier en août. Au musée et dans l'Annexe, là où vécut la famille juive avant d'être déportée. Un livre qui s'est un jour, ou plutôt une nuit, imposé à elle. Elle devait l'écrire.
"Le 18 août 2021, j'ai passé la nuit au Musée Anne Frank, dans l'Annexe. Anne Frank, que tout le monde connaît tellement qu'il n’en sait pas grand-chose. Comment l'appeler, son célèbre journal, que tous les écoliers ont lu et dont aucun adulte ne se souvient vraiment.
Est-ce un témoignage, un testament, une œuvre?
Celle d'une jeune fille, qui n'aura pour tout voyage qu'un escalier à monter et à descendre, moins d'une quarantaine de mètres carrés à arpenter, sept cent soixante jours durant. La nuit, je l'imaginais semblable à un recueillement, à un silence. J'imaginais la nuit propice à accueillir l'absence d’Anne Frank. Mais je me suis trompée. La nuit s'est habitée, éclairée de reflets; au cœur de l'Annexe, une urgence se tenait tapie encore, à retrouver."Lola Lafon
mardi 19 avril 2022
Violences ordinaires à la police
![]() |
| (c) Stock. |
Entendre un commentaire à la radio qui évoque les deux pires ministres du président Macron, à savoir Intérieur et Education nationale, c'est penser immédiatement à l'auteur-illustrateur français Remedium. Enseignant le jour et créateur de bande dessinée le soir, Christophe Tardieux de son vrai nom consigne en la dessinant depuis près de cinq ans la violence du système scolaire français et celle du système policier sans limitation de frontière - en 2005, son premier livre, "Obsidion", traitait des émeutes en Seine-Saint-Denis. C'est peu dire qu'il ne ne manque pas de matière, ni à l'école, ni à la police. A chaque affaire amenée par l'actualité, l'engagé, le militant enquête, réunit les éléments et en conçoit une bande dessinée qu'il publie sur les réseaux sociaux. Pas de grande recherche artistique, mais l'effet bœuf des faits portés par la voix de ceux et elles qui en ont été les victimes et des cases de contexte. Ce sont ses "Cas d'école" et ses "Cas de force majeure". On y apprend souvent bien davantage que ce que les médias traditionnels en disent. On y découvre même parfois certaines histoires.
![]() |
| (c) Stock. |
![]() |
| Un gaufrier de six cases par page. (c) Stock. |
![]() |
| (c) Stock. |
Bonus
La bande originale de "Cas de force majeure", écrite et interprétée par Utopie, dans un clip qui reprend les images de la bande dessinée de Remedium (ici).
jeudi 25 novembre 2021
Le Goncourt des lycéens va à Clara Dupont-Monod
| Clara Dupont-Monod. (c) Marc Ollivier/Ouest-France. |
Prix extrêmement prescripteur et au palmarès magnifique, le Goncourt des lycéens a été attribué ce jeudi 25 novembre à Clara Dupont-Monod pour son roman "S'adapter" (Stock). Au premier tour, par huit voix sur treize. Un livre qui avait déjà remporté le prix Femina (lire ici).
- Julie Ruocco pour son premier roman "Furies" (Actes Sud)
- Jean-Baptiste del Amo pour "Le fils de l'homme" (Gallimard)
- Mathieu Palain pour "Ne t'arrête pas de courir" (L'Iconoclaste).
- Annie Lulu pour son premier roman, "La mer Noire dans les grands lacs" (Julliard)
- Robert Bober pour "Par instants, la vie n'est pas sûre" (P.O.L.)
- Abdulrazak Gurnah, écrivain tanzanien dont trois livres ont été traduits en français mais sont actuellement indisponibles
- Annie Ernaux, pour l'ensemble de son œuvre (Gallimard principalement)
- Abigail Assor, bourse de la Découverte pour "Aussi riche que le roi" (Gallimard)
- Maud Ventura pour "Mon mari" (L'Iconoclaste) en littérature française
- Daniel Loedel pour "Hadès, Argentine" ((traduit de l'anglais par David Fauquemberg, La Croisée) en littérature étrangère
- Mention spéciale à Gisèle Berkman pour "Madame" (Arléa)
- Pierre Bergounioux, "dont l'œuvre contribue de façon importante à illustrer la qualité et la beauté de la langue française."
- Michel Deguy
Romans français
- Clara Dupont-Monod pour "S'adapter" (Stock)
- Ahmet Altan pour "Madame Hayat" (traduit du turc par Julien Lapeyre de Cabane, Actes Sud)
- Annie Cohen-Solal pour "Un étranger nommé Picasso" (Fayard),
- Christine Angot pour "Le Voyage dans l'Est" (Flammarion)
- Ahmet Altan pour "Madame Hayat" (traduit du turc par Julien Lapeyre de Cabanes, Actes Sud)
- Jakuta Alikavazovic pour "Comme un ciel en nous" (Stock)
- Philippe Marczewski pour "Un corps tropical" (Inculte)
- François-Henri Désérable pour "Mon maître et mon vainqueur" (Gallimard)
- Xavier Galmiche pour "Le poulailler métaphysique" (Le Pommier)
- Mohamed Mbougar Sarr pour "La plus secrète mémoire des hommes" (Philippe Rey)
- Amélie Nothomb pour "Premier sang" (Albin Michel, lire ici)
- Anthony Palou pour "Dans ma rue y avait trois boutiques" (Presses de la Cité)
- Abel Quentin pour "Le voyant d'Etampes" (L'Observatoire)
- Antoine Wauters pour "Mahmoud ou la montée des eaux" (Verdier)
- Joyce Maynard pour "Où vivaient les gens heureux" (traduit par Florence Lévy-Paolini, Philippe Rey)
- Emilienne Malfatto pour "Les Serpents viendront pour toi" (Les Arènes Reporters)
- Christos A. Chomenidis pour "Niki" (traduit du grec par Marie-Cécile Fauvin, Viviane Hamy).
- Mathieu Palain pour "Ne t'arrête pas de courir" (L'Iconoclaste)
- Gouzel Iakhina pour "Les enfants de la Volga" (traduit du russe par Maud Mabillard, Noir sur Blanc)
- Kapka Kasabova pour "L'écho du lac" (traduit de l'anglais par Morgane Saysana, Marchialy)
- "Le Voyage dans l'Est", Christine Angot, (Flammarion)
- "La carte postale", Anne Berest (Grasset)
- "S'adapter", Clara Dupont-Monod (Stock)
- "S'il n'en reste qu'une", Patrice Franceschi (Grasset)
- "Soleil amer", Lilia Hassaine (Gallimard)
- "Ceux qui sont restés là-bas", de Jeanne Truong (Gallimard)
- "Dans le ventre du Congo", de Blaise Ndala (Mémoire d'encrier )
- "Héritage", de Miguel Bonnefoy (Rivages)
- "Le Jardin du Lagerkommandant", d'Anton Stoltz (Maurice Nadeau)
- "Les Lumières d'Oujda", de Marc Alexandre Oho Bambe (Calmann-Lévy)
- "Les Orphelins", de Bessora (JC Lattès)
- "Le Palais des deux collines", de Karim Kattan (Elyzad
- "Pas même le bruit d'un fleuve", d'Hélène Dorion (Alto)
- "Soleil à coudre", de Jean d'Amérique (Actes Sud)
- "Les villages de Dieu", d'Emmelie Prophète (Mémoire d'encrier)
- "Le fils de l'homme", de Jean-Baptiste Del Amo (Gallimard)
- "Les bourgeois de Calais", de Michel Bernard (La Table Ronde)
- "Milwaukee blues", de Louis-Philippe Dalembert (Sabine Wespieser)
- "S'adapter", de Clara Dupont-Monod (Stock)
- "Mohican", d'Éric Fottorino (Gallimard)
- "Le voyant d'Etampes", d'Abel Quentin (L'Observatoire)
- "Pleine terre", de Corinne Royer (Actes Sud)
- "La Plus Secrète Mémoire des hommes", de Mohamed Mbougar Sarr (Philippe Rey)
- "Sur les toits", de Frédéric Verger (Gallimard)
- "Chant des plaines", de Wright Morris, traduit de l'anglais par Brice Matthieussent (Christian Bourgois)
- "La vie seule", de Stella Benson, traduit de l'anglais (Angleterre) par Leslie de Bont (Cambourakis)
- "Tea rooms", de Luisa Carnés, traduit de l'espagnol par Michelle Ortuno (La Contre Allée)
mardi 26 octobre 2021
Le prix Médicis 2021 pour Christine Angot
Le prix Médicis 2021 est attribué à Christine Angot pour "Le voyage dans l'Est" (Flammarion).
Jury: Marianne Alphant, Michel Braudeau, Marie Darrieussecq, Dominique Fernandez, Anne Garreta, Patrick Grainville, Andreï Makine Frédéric Mitterrand, Pascale Roze et Alain Veinstein.
De leur côté, les académiciens Goncourt ont enfin dévoilé leur troisième liste.
Les livres finalistes sont
- "Le Voyage dans l'Est", de Christine Angot (Flammarion)
- "Enfant de Salaud", de Sorj Chalandon (Grasset)
- "Milwaukee Blues", de Louis-Philippe Dalembert (Sabine Wespieser)
- "La plus secrète mémoire des hommes", de Mohamed Mbougar Sarr (Philippe Rey)
- Julie Ruocco pour son premier roman "Furies" (Actes Sud)
- Jean-Baptiste del Amo pour "Le fils de l'homme" (Gallimard)
- Mathieu Palain pour "Ne t'arrête pas de courir" (L'Iconoclaste).
- Annie Lulu pour son premier roman, "La mer Noire dans les grands lacs" (Julliard)
- Robert Bober pour "Par instants, la vie n'est pas sûre" (P.O.L.)
- Abdulrazak Gurnah, écrivain tanzanien dont trois livres ont été traduits en français mais sont actuellement indisponibles
- Annie Ernaux, pour l'ensemble de son œuvre (Gallimard principalement)
- Abigail Assor, bourse de la Découverte pour "Aussi riche que le roi" (Gallimard)
- Maud Ventura pour "Mon mari" (L'Iconoclaste) en littérature française
- Daniel Loedel pour "Hadès, Argentine" ((traduit de l'anglais par David Fauquemberg, La Croisée) en littérature étrangère
- Mention spéciale à Gisèle Berkman pour "Madame" (Arléa)
- Pierre Bergounioux, "dont l'oeuvre contribue de façon importante à illustrer la qualité et la beauté de la langue française."
- Michel Deguy
Romans français
- Clara Dupont-Monod pour "S'adapter" (Stock)
- Ahmet Altan pour "Madame Hayat" (traduit du turc par Julien Lapeyre de Cabane, Actes Sud)
- Annie Cohen-Solal pour "Un étranger nommé Picasso" (Fayard),
- "Le premier exil", de Santiago Amigorena (P.O.L.)
- "Le Voyage dans l'Est", de Christine Angot (Flammarion)
- "Journal sexuel d'un garçon d'aujourd'hui", d'Arthur Dreyfus (P.O.L)
- "La France goy", de Christophe Donner (Grasset)
- "Tu aimeras ce que tu as tué", de Kevin Lambert (Le Nouvel Attila)
- "Plasmas", de Céline Minard (Rivages)
- "Ce que c'est qu'une existence", de Christine Montalbetti (P.O.L.)
- "Mon mari", de Maud Ventura (L'Iconoclaste)
- "Madame Hayat", d'Ahmet Altan, traduit du turc par Julien Lapeyre de Cabanes (Actes Sud)
- "Les aventures de China Iron", de Gabriela Cabezon Camara, traduit de l'espagnol (Argentine) par Guillaume Contré (L'Ogre)
- "Les lanceurs de feu", de Jan Carson, traduit de l'anglais (Irlande du Nord) par Dominique Goy-Blanquet (Sabine Wespieser)
- "Les occasions manquées", de Lucy Fricke, traduit de l'allemand par Isabelle Liber (Le Quartanier)
- "Les enfants de la Volga", de Gouzel Iakhina, traduit du russe par Maud Mabillard (Noir sur Blanc)
- "Les Prophètes", de Robert Jones, Jr., traduit de l'anglais (États-Unis) par David Fauquemberg (Grasset)
- "La clause paternelle", de Jonas Hassen Khemiri, traduit du suédois par Marianne Ségol-Samoy (Actes Sud)
- "Poussière dans le vent", de Leonardo Padura, traduit de l'espagnol (Cuba) par René Solis (Métailié)
- "Memorial Drive", de Natasha Trethewey, traduit de l'anglais (États-Unis) par Céline Leroy (L'Olivier)
- "Comme un ciel en nous", de Jakuta Alikavazovic (Stock)
- "Saint Phalle", de Gwenaëlle Aubry (Stock)
- "La Vie derrière soi", d'Antoine Compagnon (Equateurs)
- "Théories de théories", de Charles Dantzig (Grasset)
- "Tous ceux qui tombent. Visages du massacre de la Saint-Barthelémy", de Jérémie Foa (La Découverte)
- "Dans leur nuit", de Perrine Lamy-Quique (Seuil)
- "Dans la maison rêvée", de Carmen Maria Machado, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Hélène Cohen (Christian Bourgois)
- "Ce qui est arrivé à Wounded Knee", de Laurent Olivier (Flammarion)
- "Reconnaissances", de Catherine Safonoff (Zoé)
- "Le tacite, l'humain", de Catherine Perret (Seuil)
- "Warda s'en va, Carnets du Caire", de Pierrine Poget (La Baconnière)
- "Lettre à mon père", de Leïla Sebbar (Bleu autour)
- "Debout dans l'eau", de Zoé Derleyn (Rouergue)
- "Le cercle", de Thomas Lavachery (Esperluète)
- "Un corps tropical", de Philippe Marczewski (Inculte)
- "L'été sans retour", de Giuseppe Santoliquido (Gallimard)
- "Mahmoud ou la montée des eaux", d'Antoine Wauters (Verdier)
- "Mon maître et mon vainqueur", de François-Henri Désérable (Gallimard)
- "Le Dernier Tribun", de Gilles Martin-Chauffier (Grasset)
- "La Plus Secrète Mémoire des hommes", de Mohamed Mbougar Sarr (Philippe Rey)
- "Le poulailler métaphysique", de Xavier Galmiche (Le Pommier)
- "Wonder Landes", d'Alexandre Labruffe, (Verticales, lire ici)
- "La semaine perpétuelle", de Laura Vasquez (Sous-sol)
- "Le Voyage dans l'Est", de Christine Angot (Flammarion)
- "La carte postale", d'Anne Berest (Grasset)
- "Enfant de Salaud", de Sorj Chalandon (Grasset)
- "Milwaukee Blues", de Louis-Philippe Dalembert (Sabine Wespieser)
- "L'Éternel fiancé", d'Agnès Desarthe (L'Olivier)
- "S'adapter", de Clara Dupont-Monod (Stock)
- "Le voyant d'Étampes", d'Abel Quentin (L'Observatoire)
- "La plus secrète mémoire des hommes", de Mohamed Mbougar Sarr (Philippe Rey)
- "La fille qu'on appelle", de Tanguy Viel (Minuit)
- "La Carte postale", d'Anne Berest (Grasset)
- "Murnau des ténèbres", de Nicolas Chemla (Cherche-Midi)
- "La Définition du bonheur", de Catherine Cusset (Gallimard)
- "La France goy", de Christophe Donner (Grasset)
- "Les Envolés", d'Étienne Kern (Gallimard)
- "Premier sang", d'Amélie Nothomb (Albin Michel, lire ici)
- "Feu", de Maria Pourchet (Fayard)
- "Le Voyant d'Etampes", d'Abel Quentin (L'Observatoire)
- "La Plus Secrète Mémoire des hommes", de Mohamed Mbougar Sarr (Philippe Rey)
- "Comme un ciel en nous", de Jakuta Alikavazovic (Stock)
- "Saint Phalle", de Gwenaëlle Aubry (Stock)
- "La Honte est un sentiment révolutionnaire", de Frédéric Gros (Albin Michel)
- "Dans ma rue y avait trois boutiques", d'Anthony Palou (Presses de la Cité)
- "La Dame couchée", de Sandra Vanbremeersch (Seuil)
- "Grande couronne", de Salomé Kiner (Christian Bourgois)
- "Wonder Landes", d'Alexandre Labruffe (Verticales, lire ici)
- "Mobylette", de Frédéric Ploussard (Héloïse d'Ormesson)
- "Feu", de Maria Pourchet (Fayard)
- "Le voyant d'Etampes", d'Abel Quentin (L'Observatoire)
- "Mon mari", de Maud Ventura (L'Iconoclaste)
- "Les Prophètes", de Robert Jones Jr, traduit par David Fauquemberg (Grasset)
- "Où vivaient les gens heureux", de Joyce Maynard, traduit par Florence Lévy-Paolini (Philippe Rey)
- "Olive", d'Elizabeth Strout, traduit par Pierre Brévignon (Fayard)
- "Si maintenant j'oublie mon île", de Serge Airoldi (L'Antilope)
- "Comme un ciel en nous", de Jakuta Alikavazovic (Stock)
- "Le Roman de Jim", de Pierric Bailly (P.O.L)
- "Petites Cendres ou la capture", de Marie-Claire Blais (Seuil)
- "Mort aux girafes", de Pierre Demarty (Le Tripode)
- "Rivage au rapport", de Quentin Leclerc (L'Ogre)
- "Un corps tropical", de Philippe Marczewski (Inculte)
- "Ultramarins", de Mariette Navarro (Quidam)
- "Hors gel", d'Emmanuelle Salasc (P.O.L)
- "La Plus Secrète Mémoire des hommes", de Mohamed Mbougar Sarr (Philippe Rey)
- "La Semaine perpétuelle", de Laura Vazquez (Sous-Sol)
- "Mahmoud ou la montée des eaux", d'Antoine Wauters (Verdier)
- "Feu", de Maria Pourchet (Fayard)
- "Ne t'arrête pas de courir", de Mathieu Palain (L'Iconoclaste)
- "Châteaux de sable", de Louis-Henri de La Rochefoucauld (Robert Laffont)
- "Soleil amer", de Lilia Hassaine (Gallimard)
- "On ne parle plus d'amour", de Stéphane Hoffmann (Albin Michel)
- "S'adapter", de Clara Dupont-Monod (Stock)
- "Là où la caravane passe", de Céline Laurens (Albin Michel)
- "Mon maître et mon vainqueur", de François-Henri Désérable (Gallimard)
- "Bellissima", de Simonetta Greggio (Stock)
- "A un détail près", de François Cérésa (Ecriture)
- "La fille qu'on appelle", de Tanguy Viel (Minuit)
- "La France goy", de Christophe Donner (Grasset)
- "Flic, un journaliste a infiltré la police", de Valentin Gendrot (Editions Goutte d'or)
- "Les Serpents viendront pour toi", d'Emilienne Malfatto (Les Arènes Reporters)
- "La Honte de l'Occident", d'Antoine Mariotti (Tallandier)
- "Toxique", de Sébastien Philippe et Tomas Statius (Puf - Disclose)
- "Ceux qui sont restés là-bas", de Jeanne Truong (Gallimard)
- "Dans le ventre du Congo", de Blaise Ndala (Mémoire d'encrier )
- "Héritage", de Miguel Bonnefoy (Rivages)
- "Le Jardin du Lagerkommandant", d'Anton Stoltz (Maurice Nadeau)
- "Les Lumières d'Oujda", de Marc Alexandre Oho Bambe (Calmann-Lévy)
- "Les Orphelins", de Bessora (JC Lattès)
- "Le Palais des deux collines", de Karim Kattan (Elyzad
- "Pas même le bruit d'un fleuve", d'Hélène Dorion (Alto)
- "Soleil à coudre", de Jean d'Amérique (Actes Sud)
- "Les villages de Dieu", d'Emmelie Prophète (Mémoire d'encrier)
- "Le fils de l'homme", de Jean-Baptiste Del Amo (Gallimard)
- "Les bourgeois de Calais", de Michel Bernard (La Table Ronde)
- "Milwaukee blues", de Louis-Philippe Dalembert (Sabine Wespieser)
- "S'adapter", de Clara Dupont-Monod (Stock)
- "Mohican", d'Éric Fottorino (Gallimard)
- "Le voyant d'Etampes", d'Abel Quentin (L'Observatoire)
- "Pleine terre", de Corinne Royer (Actes Sud)
- "La Plus Secrète Mémoire des hommes", de Mohamed Mbougar Sarr (Philippe Rey)
- "Sur les toits", de Frédéric Verger (Gallimard)
- "André-la-poisse", d'Andreï Siniavski (Typhon, lire ici)
- "Ardinghera", de Régis Messac (La Grange Batelière)
- "Confession d'un rebelle irlandais", de Brendan Behan, traduit de l'anglais par Mélusine de Haulleville (L'Échappée)
- "Chant des plaines", de Wright Morris, traduit de l'anglais par Brice Matthieussent (Christian Bourgois)
- "Hemlock", de Gabrielle Wittkop (Quidam)
- "La vie seule", de Stella Benson, traduit de l'anglais (Angleterre) par Leslie de Bont (Cambourakis)
- "Les Jardiniers du bitume et La Grande Descente", de Roger Riffard (Bouclard)
- "Les ratés de l'aventure", de Titaÿna (Marchialy)
- "Tea rooms", de Luisa Carnés, traduit de l'espagnol par Michelle Ortuno (La Contre Allée)
- "Romance in Marseille", de Claude McKay, traduit de l'anglais par Françoise Bordarier & Geneviève Knibiehler (Héliotropismes)
lundi 25 octobre 2021
Le prix Femina 2021 pour Clara Dupont-Monod
Magnifique palmarès que celui du prix Femina 2021 qui ouvre, ce lundi 25 octobre, le bal des prix littéraires. Ce qui ne veut évidemment pas dire que les autres livres sélectionnés ne soient pas bons mais les dames du jury ont choisi, comme souvent, des romans alliant qui touchent au cœur et réjouissent par lur qualité littéraire. La cérémonie s'est déroulée au musée Carnavalet.
mardi 7 septembre 2021
Seize titres en lice pour le Goncourt 2021
![]() |
| L'Académie Goncourt. |
Les membres de l'académie Goncourt ont révélé, ce mardi 7 septembre, leur première sélection. Celle qui servira au prix Goncourt des lycéens, celle qui sera resserrée pour le Goncourt les 5 et 26 octobre. Celle dont le lauréat/la lauréate sera connu/e le 3 novembre.
Anne Berest, "La carte postale" (Grasset)
Sorj Chalandon, "Enfant de salaud" (Grasset)
Louis-Philippe Dalambert, "Milwaukee Blues" (Sabine Wespieser)
Agnès Desarthe, "L'éternel fiancé" (L'Olivier)
David Diop, "La porte du voyage sans retour" (Seuil)
Clara Dupont-Monod, "S'adapter" (Stock)
Elsa Fottorino, "Parle tout bas" (Mercure de France)
Patrice Franchesci, "S'il n'en reste qu'une" (Grasset)
Lilia Hassaine "Soleil amer" (Gallimard)
Philippe Jaenada, "Au printemps des monstres" (Mialet-Barrault)
François Noudelmann, "Les enfants de Cadillac" (Gallimard)
Maria Pourchet, "Feu" (Fayard)
Abel Quentin, "Le voyant d'Étampes" (L'Observatoire)
Mohamed Mbougar Sarr, "La plus secrète mémoire des hommes" (Philippe Rey)
Tanguy Viel, "La fille qu'on appelle" (Minuit)
vendredi 16 juillet 2021
Bourgeoise, as-tu du cœur?
![]() |
| Colombe Schneck. (c) Francesca Mantovani. |
Journaliste, cinéaste et écrivaine, Colombe Schneck a ceci de particulier qu'elle écrit des livres, douze et un album jeunesse déjà, qui ressemblent à des romans mais racontent en réalité sa vie, sa famille, ses proches, ce qu'elle a vu, entendu, découvert, réfléchi. Des livres courts, nerveux, sans gras, qui semblent répondre à des impulsions, quasiment tous publiés chez Stock, anodins à première vue mais qui marquent profondément. Des livres personnels qui invitent le lecteur dans leurs pages. Il n'en est pas autrement avec son nouveau titre, le douzième pour adultes donc, "Deux petites bourgeoises" (Stock, 140 pages).
Dédié à la mémoire d'une amie née comme l'auteure en 1966 et décédée trop tôt, à 52 ans, ce livre raconte Esther et Héloïse, deux petites bourgeoises amies pour la vie. Elles se sont rencontrées en sixième année. Elles avaient onze ans. Elles étaient dans la même classe de la très chic école Alsacienne, prestigieuse école privée parisienne. Elles se sont reconnues, sont devenues immédiatement amies. Inséparables. La seule différence entre elles, Héloïse est bourgeoise de sang, Esther parce que ses parents sont de nouveaux riches.
Entièrement daté, "Deux petites bourgeoises" s'ouvre sur une scène d'août 2018. Héloïse et Esther se retrouvent à la fin des vacances. La mort les séparera deux semaines plus tard. Colombe Schneck déroule alors un immense flash-back qui commence en 1977 (lire l'extrait ci-dessous) et d'achève en 2020. On va suivre les deux gamines durant toutes ces années, adolescentes, adultes, épouses, mères, divorcées, amoureuses à nouveau. Deux petites bourgeoises, deux grandes amies, deux tempéraments, deux destins, deux approches de la vie, quelques dissensions, des retrouvailles. Ont-elles du cœur, ces deux petites bourgeoises vouées à leur classe sociale? Oui, évidemment et pas toujours où on les attend. Héloïse et Esther nous balancent leurs questions sur la vie, la mort et l'amitié. De ce ton doux-amer qui fait mouche car il est une fine observation des êtres humains.
Extrait
"1977
Sur les riches, sur les bourgeois, on croit savoir d''avance, c'est comme les cochons, on ne les aime pas.
Bourgeois ou borné, selon un excellent dictionnaire des synonymes, bourgeois ou commun, bourgeois ou conformiste, conventionnel, égoïste, formaliste, grossier, lourd, médiocre, moyen, pantouflard, philistin, médiocre, singe, trivial, bourgeois ou vulgaire.
Les bourgeois sont malheureux et c'est leur faute. Ils sont là, à geindre avec leurs problèmes de riches, leurs dépressions, leurs régimes, les travaux dans leur appartement, la poussière, leurs domestiques, la queue aux télésièges. Quant aux bourgeoises? Forcément étriquées, mal baisées, la peau trop tendue, les pieds serrés dans des escarpins, la main accrochée à leur sac. Et leurs enfants, et leurs filles surtout? Aucun espoir que cela s'arrange.
Esther et Héloïse se rencontrent donc en sixième, elles sont dans la même classe à l’école Alsacienne, une école privée parisienne, une école pour bourgeois libéraux, les pires, ceux qui ont toutes les chances, sans les règles, qui pensent être du bon côté parce qu'ils sont de gauche, qu'ils échapperaient ainsi à cette accusation, "Bourgeois!". Sale race.
Elles sont des filles à papa, des gosses de riches, la cuillère en argent dans la bouche, pendant longtemps elles ne connaîtront rien d'autre, des lunettes noires sur les yeux, leurs pistons, leurs stages, leurs tee-shirts agnès b, leurs meilleures places dans le train. Qu’elles souffrent comme tout le monde. Qu'on les enferme. Qu'elles soient humiliées, rabaissées. Qu'elles subissent ce que toutes les petites filles, les adolescentes, les femmes du monde subissent, il n'y a pas de raison qu'elles échappent, parce qu'elles sont nées dans les bons quartiers, au sort qui leur est réservé.
Pourquoi Héloïse et Esther et pourquoi pas nous?"
L'auteure ajoute plus loin: "On peut les détester de ne rien voir. C'est facile et cela arrivera et elles seront punies, enfin surtout Héloïse."
Pour lire le début en ligne de "Deux petites bourgeoises", c'est ici.
mardi 6 juillet 2021
Le décès paisible d'Axel Kahn, médecin, penseur, marcheur, écrivain
![]() |
| L'image d'Axel Kahn qu'on gardera en tête. |
Axel Kahn, médecin, généticien, président de la Ligue française contre le cancer, chercheur, écrivain est mort ce 6 juillet d'un cancer galopant. Il avait 76 ans. "Je lutte contre le cancer et il se trouve que la patrouille m'a rattrapé", avait-il déclaré à France Inter. Il avait annoncé sa maladie sur son compte Facebook le 21 mai parce qu'il ne pouvait plus lui échapper et qu'il savait qu'il allait perdre. Régulièrement depuis, il donnait de ses nouvelles, santé et moral, sur le réseau social, faisant montre de réflexions et de décisions solidement mûries auxquelles il n'allait pas déroger. En gros, quand ce serait trop douloureux, le loup, surnom qu'il s'était donné, arrêterait de vivre.
jeudi 26 novembre 2020
Le Grand Prix du roman de l'Académie française va à Etienne de Montety
Le jeudi 29 octobre, l'Académie française décidait de reporter la proclamation du Grand Prix du roman, prévue à cette date, au jour où les librairies seraient autorisées à reprendre leurs activités.
Le 16 novembre, l'Académie française annonçait qu'elle diffuserait "par voie de presse l'annonce de l'attribution de son Grand Prix du roman le jeudi 26 novembre 2020, en espérant précéder de peu la date de réouverture des librairies."
"La grande épreuve" est un roman foisonnant, librement inspiré de l'assassinat du père Hamel, le 26 juillet 2016, dans son église de Saint-Etienne du Rouvray. Il retrace cinq itinéraires principaux, quatre hommes et une femme, qui se rejoindront dans une mer de sang, le sang versé lorsque la religion devient folle, lorsque ses adeptes sont devenus intégristes. Un roman qui ne juge pas, qui ne condamne pas mais cherche à comprendre. Né en 1965, Etienne de Montety dirige depuis 2006 "Le Figaro littéraire", entre autres occupations.
Pour visionner la cérémonie, c'est ici.
Pour lire en ligne le début de "La grande épreuve", c'est ici.
%20Marie%20Rouge.webp)









%20Jean-Luc%20Bertini%20-%20Pasco.jpeg)















