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jeudi 4 juin 2026

Chaîne humaine pour déménagement festif


On le savait depuis la fin de l'année dernière et c'est cette semaine que cela se passe. Quarante ans après son installation rue Saint-Lambert à Woluwe-Saint-Lambert (lire ici), la librairie indépendante A livre ouvert - Le rat conteur déménage. Elle ne va pas très loin, à 500 mètres, soit 683 pas, à Wolubilis. Dans un espace de 400 m², lumineux et accueillant, une partie des locaux de la défunte Cook and Book.

Pour "cause de déménagement", la librairie est bien entendu fermée cette semaine. Mais pour célébrer ce déménagement, elle organise ce vendredi 5 juin 2026 à 18 heures un grand événement festif et participatif entre l'ancienne et la nouvelle librairie, auquel le public est convié.

Quatre cents amies et amis de la librairie formeront une chaîne humaine entre les deux lieux afin de transmettre, de main en main, les livres de deux rayons emblématiques, celui de la poésie et des albums jeunesse. Sur les 500 mètres reliant les deux lieux, les participants se passeront les livres, accompagnés en musique par le Marching Band de Fausto Valeron. A l'arrivée, ils seront accueillis par la fanfare Babelouze (tubas et trombones) de Michel Massot. Un total de trente-cinq musiciens. En cas de giboulées de juin, les livres seront simplement acheminés, dûment protégés, par les participants.

Convoyeurs et public auront le plaisir de découvrir en avant-première la nouvelle librairie lors d'un moment convivial. Un verre leur sera offert. "Ou même deux", glisse Yves Limauge, patron de l'enseigne qui sera ouverte tout le week-end pour sa réouverture.

Nouvelle adresse:
Librairie A Livre Ouvert – Le Rat Conteur
Cours Paul-Henri Spaak, 2
1200 Woluwe-Saint-Lambert
Adulte +32.(0)2.762.98.76
Jeunesse +32.(0)2.762.66.69

 

 

 

jeudi 28 novembre 2024

La galerie Martel ouvre un espace à Bruxelles

La galerie Martel côté rue...
 
Simone Mattotti, fils de Lorenzo Mattoti, le dessinateur bien connu, et de Rina Zavagli-Mattotti, ouvre l'antenne belge de la galerie d'art de sa mère, la célèbre galerie Martel, née à Paris en 2008. Elle a la même ambition, défendre l'illustration, la peinture, la bande dessinée, l'animation.
 
... côté jardin.
Le lieu se trouve à deux pas de la place Flagey à Ixelles, dans le bas de la chaussée d'Ixelles, juste en face d'une antenne des Petits riens. La galerie bénéficie d'un très bel espace en enfilade, d'une large et sobre vitrine toute en verre et de deux petits jardins à l'arrière. Visiblement, on n'a pas lésiné sur l'huile de coude pour aménager les lieux. Le résultat en vaut la peine.




 
 
Pour l'ouverture, l'exposition est collective. Elle présente jusqu'au 7 décembre les œuvres de 41 artistes. Des grands noms de la bande dessinée et de la galerie, Lorenzo Mattoti bien entendu et Richard McGuire, Chris Ware, Crepax, Florence Cestac pour ne citer qu'eux, mais encore des artistes arrivés plus récemment, se partageant entre bande dessinée et littérature de jeunesse, Icinori  ou Manuele Fior par exemple. Et bien sûr, localisation oblige, des Belges. Six artistes, Brecht Evens, Dominique Goblet, Herr Seele, Brecht Vandenbroucke,Thierry Van Hasselt et Eric Lambé. Ce dernier aura les honneurs de la première exposition bruxelloise en solo, "19M2-Antipodes", autour de ses deux dernières parution (Sigaretten Edizioni et Casterman), du 14 décembre au 1er février 2025.

On nous signale que pour la plupart des artistes présents à cette exposition collective inaugurale, une de leurs œuvres est proposée aux cimaises mais que deux attendent dans l'ombre de la cave. On les trouvera toutes ici.

Artistes exposés
(par ordre alphabétique)
 
Pablo Auladell (Espagne) | Alex Barbier (France) | Enzo Borgini (Italie)
Nina Bunjevac (Canada) | Charles Burns (États-Unis) | Florence Cestac (France)
Daniel Clowes (États-Unis) | Guido Crepax (Italie) | Ludovic Debeurme (France)
Brecht Evens (Belgique) | Emil Ferris (États-Unis)
 Anke Feuchtenberger (Allemagne)
Manuele Fior (Italie) | Fred (France) | Gabriella Giandelli (Italie)
Dominique Goblet (Belgique) | Simon Hanselmann (Australie
Miles Hyman (États-Unis) | Icinori (France) | Yann Kebbi (France
Éric Lambé (Belgique) | Javier Mariscal (Espagne) | Franco Matticchio (Italie)
Lorenzo Mattotti (Italie) | Richard McGuire (États-Unis) | Hugues Micol (France)
José Muñoz (Argentine) | Giacomo Nanni (Italie) | Thomas Ott (Suisse)
Gary Panter (États-Unis) | Stefano Ricci (Italie) | Herr Seele (Belgique)
Miroslav Sekulić-Struja (Croatie) | Anna Sommer (Suisse)
Art Spiegelman (États-Unis)
Joost Swarte (Pays-Bas) | Tomi Ungerer (France)
Brecht Vandenbroucke (Belgique) | Thierry Van Hasselt (Belgique)
Chris Ware (États-Unis) | Zéphir (France)

De saison en Belgique, l'histoire de Saint Nicolas selon Thierry Van Hasselt.

Lors du vernissage, les œuvres apparaissaient sans cartel pour les identifier. Question d'esthétique, nous a-t-on dit. Il est vrai qu'un listing papier, réalisé selon l'ordre d'accrochage, est disponible. OK, suivons les murs. Evidemment, il y a les artistes qu'on reconnaît immédiatement. Mais il y a aussi ceux dont on doute du nom et ceux qu'on découvre. Une exploration ludique en quelque sorte. A ce petit jeu, j'ai eu la joie de tomber nez à nez avec une œuvre de Thomas Ott, le roi de la carte à gratter, d'autres de Franco Matticchio, la satisfaction d'identifier un dessin de Tomi Ungerer et le plaisir de découvrir le travail de Giacomo Nanni.

Carte à gratter de Thomas Ott. (c) Galerie Martel.

Encre et aquarelle sur papier et carte noire de Tomi Ungerer. (c) Gal. Martel.

Peinture acrylique sur feuilles de rhodoïd de Giacomo Nanni. (c) Galerie Martel.



Infos pratiques
Galerie Martel Bruxelles
Chaussée d'Ixelles, 337, 1050 Bruxelles
Du mardi au samedi de 14h30 à 19 heures
+32 2 721 79 57
contact@galeriemartel.com



mercredi 4 septembre 2024

Ernest et Célestine en une superbe fresque

La fresque Ernest et Célestine rue Véronèse. (c) Jean-Paul Hittelet.

Ils ont de la chance, les passants de la rue Véronèse à Bruxelles. Ils peuvent admirer la magnifique fresque Ernest et Célestine peinte sur un des pignons de l'école de la ville de Bruxelles établie au numéro 21.Une composition réalisée selon les choix des enfants de l'école Emile Jacqmain à partir de différents dessins des deux héros de la merveilleuse Gabrielle Vincent (1928-2000). Joyeux, le gros ours et la petite souris chantent et dansent. Leur musique et leur complicité mettent immédiatement la joie au cœur. Les écoliers n'ont qu'à lever les yeux depuis la cour de récréation pour en bénéficier. La fresque est évidemment bien visible depuis la rue et réjouira tous ceux qui la voient.
 
Le dessin représenté dans la fresque.

Détail de la fresque. (c) Jean-Paul Hittelet.
Cette 73e fresque du Parcours BD de la ville de Bruxelles est la première qui célèbre une artiste davantage référencée en littérature de jeunesse qu'en bande dessinée. Vingt-quatre ans après son décès, Gabrielle Vincent, le pseudo que Monique Martin s'était choisi pour s'adresser aux enfants, enchante toujours le jeune public. Son œuvre universelle, de toute beauté, est portée par les éditions Casterman qui maintiennent ses albums disponibles et par la Fondation Monique Martin - Gabrielle Vincent créée par ses ayant-droit pour perpétuer sa mémoire. Il est magnifique que l'artiste bruxelloise puisse ainsi veiller sur les enfants de l'école.

Imaginé il y a plus de vingt ans, le Parcours BD met à l'honneur sur les murs bruxellois des personnages et des auteurs incontournables de la bande dessinée. Qu'ils fassent partie du patrimoine ou qu'ils en soient les acteurs/actrices aujourd'hui. Il serpente entre le Centre-Ville, Laeken, Haren et le quartier européen (plus d'infos sur le Parcours BD ici).
 

Les échevins Arnaud Pinxteren et Faouzia Hariche.
(c) Jean-Paul Hittelet.
L'inauguration de la fresque a eu lieu le mardi 3 septembre, à la sortie des cours. Beaucoup de proches de l'école pour écouter les deux échevins de la ville de Bruxelles qui étaient présents. On ne peut que déplorer la "boulette" selon ses mots, de l'échevine de l'Instruction publique francophone Faouzia Hariche qui convoqua au micro l’autrice du dessin choisi. L'ange qui passa lui rappela que Gabrielle Vincent était décédée depuis longtemps. Arnaud Pinxteren, l’échevin de la Petite Enfance, de la Participation citoyenne et de la Rénovation urbaine qui coordonne le parcours BD, enchaîna sur les missions du Parcours BD, qui a choisi de mettre à l'honneur des femmes. Les prochaines fresques seront ainsi dues à Catherine Meurisse et Judith Van Istendael.
 
J'ai eu, pour ma part, le plaisir de rappeler, en tant que secrétaire de l'ASBL, que la Section belge francophone de l'IBBY avait été créée en 1992 dans le but de proposer Gabrielle Vincent au très important prix Andersen (lire ici). Le destin ne le permit pas. Plus d'infos sur Gabrielle Vincent ici.



 
Histoire de l'école
 
(c) D.R
On peut s'étonner du nom de l'école de la rue Véronèse, Ecole fondamentale Emile Jacqmain. Elle a en effet été créée en amont de l'établissement d'enseignement secondaire portant le même nom.
L'école primaire de la rue Véronèse voit le jour le 13 octobre 1907, sous le nom d'"Ecole primaire 19" appelée "Alfred Mabille"; un jardin d’enfants s'y ajoute après la guerre, en 1948. Après quatre années de direction unique pour les deux sections, le jardin d'enfants devient autonome. Il faudra attendre 1977 pour retrouver une direction unique pour les sections primaires et maternelles. La même année, un prégardiennat est fondé.
En 1985, les élèves de cinquièmes et de sixièmes primaires sont déplacés dans les bâtiments du Lycée et l'Ecole préparatoire Alfred Mabille devient l'Ecole fondamentale Emile Jacqmain. Ces élèves seront ensuite accueillis dans le bâtiment Warocqué situé au sein du Parc Léopold. Le déménagement du Centre Pédagogique Vlaesendael permettra le retour au Véronèse de ces élèves. L'école qui les regroupe tous prend le nom d'Ecole fondamentale Emile Jacqmain.

Chef-d'œuvre de l'architecte belge Théodore Serrure (1862–1957), l'école se caractérise par un néoclassicisme marié à d'élégantes structures de toit en fer et en verre. Son préau Art nouveau est une merveille.


vendredi 23 septembre 2022

Allons au marché, à un marché de poésie!

"C'est le bazar!" Une des expressions favorites du regretté chanteur Arno (1949-2022) se pose naturellement sur une manifestation de trois jours qui débute ce vendredi 23 septembre après-midi à Bruxelles, le Poetik Bazar. Soit un marché bilingue de la poésie qui se déroule jusqu'au dimanche 25 septembre au BE-HERE (Rue Dieudonné Lefèvre 4, au-delà de Tour & Taxis, entrée gratuite). Quasiment aux mêmes dates que la première édition qui s'y était tenue avec succès (3.000 personnes) du 24 au 26 septembre 2021.

Pourquoi ne pas vivre le temps d'un week-end au rythme de la poésie? Ce mot de six lettres qui fait encore souvent peur, surtout si on lui adjoint l'adjectif "contemporaine". On pourrait tenter l'idée "poésie actuelle", peut-être moins rébarbative? Car l'essayer, c'est l'adopter. Comment faire? En farfouillant dans les livres de poésie présents sur les stands, en écoutant les poètes et poétesses lors de lectures, en se promenant avec eux, en tentant l'un ou l'autre atelier. La diversité de la poésie contemporaine est tellement incroyable qu'il est impossible de ne pas y trouver l'un ou l'autre atome qui vous crochera.

Le Poetik Bazar se veut un événement intergénérationnel, un reflet de notre société moderne et de ses multiplicités. Une considérable variété éditoriale est proposée lors de ce marché bilingue, accueillant près de cent maisons d'édition. Rencontres et animations témoigneront aussi de cette diversité. Le public visé? Les petits et les grands lecteurs, les passionnés et les professionnels, les curieux de tout horizon.

Le Poetik Bazar, projet d'un marché de la poésie bilingue, est porté par un collectif d'asbl francophones et néerlandophones: Les éditeurs singuliers, la Foire du livre de Bruxelles, maelstrÖm reEvolution, la Maison de la poésie d'Amay, les Midis de la poésie et VONK & Zonen, en collaboration avec la Maison de la poésie de Namur, le Marché de la poésie de Paris et Passa Porta.

Le marché de la poésie bilingue accueillera 70 maisons d'édition de Belgique, de France et des Pays-Bas. Trois espaces librairies hébergeront une trentaine d'autres maisons: un espace librairie francophone, un espace librairie néerlandophone et un espace librairie Afro-poésie (liste complète ici).

La programmation multilingue vise autant les petits que les grands grâce à des ateliers et des rencontres bilingues, des rencontres en anglais, des lectures en français, en néerlandais, des focus sur la langue arabe, des événements traduits en live, des séances de dédicaces, etc. Dont l'édition bilingue de poésie, la traduction du slam, la place de la poésie en librairie, Henri Michaux (programme complet ici).

Parmi les artistes présents cette année: Antoine Wauters (lire ici), Milady Renoir (une des voix de la Voix des sans-papiers), l'actuel poète national Mustafa Kör, Serge Delaive, la championne d'Europe de slam poésie et formidable lectrice Marie Darah, Anne Provoost.

Divers événements en lien avec le Poetik Bazar ont déjà eu lieu depuis le 17 septembre, d'autres comme des parcours et des promenades poétiques sont toujours en cours (programme détaillé ici). La toute grande majorité des activités indoor et outdoor au cours des trois prochains jours sont gratuites, pas les trois soirées (ici).









mardi 7 mai 2019

Soirée "metal" à l'Hôtel de Ville de Bruxelles

Anik De Prins et Véronique Bergen.

Sur la Grand-Place de Bruxelles, les touristes n'en croient pas leurs oreilles, en cette soirée du 6 mai. Ça rocke ferme quelque part dans l'Hôtel de Ville, fort, très fort. C'est qu'on fête dans la Salle Gothique la sortie du livre "Hard Rock Market" d'Anik De Prins et Véronique Bergen (Lamiroy édition, 239 pages, 100 photos, lire ici). Fan de hard rock depuis ses 13 ans et un concert d'Iron Maiden, le bourgmestre Philippe Close a invité les deux auteures ainsi que leur éditeur Eric Lamiroy pour saluer le temple musical qu'a été le Hard Rock Market qu'Anik De Prins tint durant 43 ans dans la toute proche rue des Eperonniers.

Salle Gothique.
"C'est le plus beau jour de ma vie", s'exclame Anik De Prins devant le parterre d'amis hard rockeurs et "metal" venus la fêter et écouter les deux concerts de HOMe et Girlschool qui enserraient les mini-discours. Godillots à clous, collants noirs, mini-jupe de tulle bouffant, blouson clouté, son étincelante crinière rousse flamboyant sous les spots, un sac pendu à la main, Anik De Prins arborait le sourire d'une petite fille timide et enchantée et ne cachait pas son émotion.  Toute de noir vêtue elle aussi, comme à l'habitude, Véronique Bergen a rappelé l'immense générosité de cette hard rockeuse dont elle a couché les mémoires sur le papier, pour laisser une trace écrite de ce que la scène rock bruxelloise a été grâce à Anik De Prins. "Son magasin Hard Rock Market a été un lieu magique, underground, pas du tout aseptisé, dans l'esprit de la Factory d'Andy Warhol. J'ai voulu rendre hommage à son audace de pensée et à sa générosité."

Jeans slim ou baggy, pantalons camouflage, blousons de cuir volontiers cloutés, parfois peints, chaînes, badges, tatouages, cheveux souvent longs, parfois rouges, parfois mauves pour les femmes, en catogan ou en crête colorée pour les hommes, parfois blancs ou disparus parce que les rockers vieillissent aussi, moustaches, boucs et barbichettes, baskets ou godillots ferrés, l'Hôtel de Ville de Bruxelles a rocké ce mardi soir. Hard rocké. "Métallé". Batterie, guitares, basses, chant, on s'en est donné à  cœur joie et les antiques planchers ont vibré. C'était bien. C'était fort. C'était tendre.



Le livre.


La suite ici.




mardi 30 avril 2019

Le Cosmos Festival décolle ce week-end


Rêvé en décembre dernier (lire ici), le Cosmos Festival est devenu une réalité. Il est même sur sa rampe de lancement. Le premier festival dédié aux littératures jeunesse à Bruxelles se déroulera en effet les vendredi 3, samedi 4 et dimanche 5 mai à l'Area 42 de Schaerbeek (rue des Palais 46). Avec un prologue le jeudi 2 mai à 18 heures à la bibliothèque communale Hergé à Etterbeek (avenue de la Chasse, 211): une balade littéraire dans ses rayons avec Emmanuel Guibert, le parrain de la première édition.

Trois jours, le vendredi pour les scolaires, le week-end pour tout le monde.
Une trentaine d'invités, plein d'activités pour tous les âges, des bébés aux adultes, des expos, des spectacles, des rencontres et des tables rondes.
Si l'accès au festival est libre, il faut savoir que différentes activités proposées sont payantes (tarif fixe ou libre).

Les invités
Du beau monde autour d'Emmanuel Guibert, le parrain. Son acolyte pour Ariol, Marc Boutavant. Des gens de la BD comme Fabien Velhlman, de l'illustration comme Sarah Cheveau, Sigrid Baffert, du roman jeunesse comme Emile Cucherousset ou Nastasia Rugani. Eux sont des Français venant de France. Il y aura aussi des Français habitant en Belgique, Marie Chartres (avec un s final à son nom), Elodie Shanta, Emile Plateau, Fanny Dreyer, Thomas Gilbert, Loïc Gaume. Un auteur américain, Gary Schmidt. Et même des Belges, Jean-Luc Englebert, Thomas Lavachery, Abdel de Bruxelles, Léonie Bischoff, Marine Schneider, Mathieu Pierloot, Max de Radiguès, Monsieur Iou, Noémie Favart, Olivier Gorka, Wauter Mannaert, Benoît Féroumont, Philippe Brasseur, Joy, Tiffanie Vande Ghinste. Bref du beau monde dont on trouve les publications chez Bayard, MeMo, Versant Sud, Pastel, Rue de Sèvres, Thierry Magnier, Dupuis, TipToe.


Les invités.

Les spectacles (hors scolaires)

  • Ariol's Show (Spectacle dessiné)  vendredi 18h30-20h  > 6 ans
  • Ici Baba (Concert) dimanche 11h-12h30 > 3 ans
  • Comète (Concert) dimanche 16h-17h30 > 6 ans 

Les expositions

  • Marine Schneider 
  • Noémie Favart
  • Le Château des étoiles
  • "Les Contes au Carré" de Loïc Gaume (montée par la Fédération Wallonie Bruxelles)
  • Travaux d'étudiants Haute École Albert Jacquard - HEAJ - Infographie
  • Fresque en direct samedi 15h30-17h30 

Les ateliers
Il y a l'embarras du choix, et des propositions pour tous les âges, des bébés aux adultes: tatouage en sérigraphie, pochoir, création d'un personnage, lecture de contes, illustration, philosophie, pantin, papier découpé, reliure, fanzine, massage conté, théâtre d'ombres, tampons patates, gravure... Infos complémentaires (heures, public) ici.

Les rencontres
Ici aussi, il faudra choisir entre Faux-tomaton, Salon des premières fois, Live strip avec Fabien Vehlmann et Benoit Feroumont, "Polynies" avec l'éditrice Chloé Mary et ses auteurs Nastasia Rugani, Emile Cucherousset, Sigrid Baffert, Mathieu Pierloot, Des bébés et des livres avec l'auteure Marine Schneider, l'éditrice Isabelle Bézard et la chercheuse Adélaïde de Heering, Editions Tiptoe, Thomas Lavachery , Les enjeux de la représentation en littérature jeunesse avec Fabien Vehlmann, On sait lire, mais laissez-nous les images! avec Thomas Lavachery, Jean-Luc Englebert et Marie Chartres. Infos complémentaires (heures, public) ici.

5, 4, 3, 2, 1, 0
Un programme alléchant, mené par deux jeunes femmes volontaires et énergiques, Sophie Baudry et Anaïs Félix, qui ont découvert que monter un festival demandait un professionnalisme dont elles ne peuvent encore se réclamer. La preuve lors des divers couacs entre les organisatrices, certains invités et certains éditeurs. En espérant que ces ratés servent pour l'avenir.
Allez hop, tous à Schaerbeek ce week-end.






jeudi 6 décembre 2018

Le nouveau festival Cosmos souhaite faire sortir la littérature de jeunesse de son cadre habituel

Le Festival Cosmos.

Bruxelles bougerait-elle enfin pour la littérature de jeunesse? Après l'essai du Salon du livre de jeunesse en octobre (lire ici), voilà un Festival des littératures jeunesse qui aimerait bien poindre le bout de son nez en mai 2019. Du 3 au 5 précisément. Aimerait, car ses deux initiatrices, Sophie Baudry et Anaïs Félix, libraires et amies, se sont trouvées pour porter ce beau projet, créer et rendre possible le Cosmos Festival.


Leurs ambitions?

    Sophie et Anaïs.
  • Créer un Festival, et non un salon, un événement festif comme l'indique son nom, autour des livres avec les personnes qui sont autour, les enfants de tous âges, les parents, les profs, les auteurs, les éditeurs, les libraires... On pourrait presque imaginer qu'il y ait aussi des critiques en littérature de jeunesse 😂
  • Mettre le livre entre toutes les mains, le désacraliser. "Notre ambition", disent-elles, "est de faire sortir la littérature pour la jeunesse de ses cadres habituels, de faire se croiser les genres, les gens, les médias, mélanger, expérimenter… De s'amuser donc!"
  • Célébrer les littératures au pluriel, pour n'en oublier aucune, pour donner sa place et son importance à chaque histoire et à chaque moyen de la raconter.
  • S'adresser d'abord et surtout aux jeunes lecteurs et lectrices, petits joueurs, voraces, gourmands, dégoûtés ou novices. 


Leur projet?

    Emmanuel Guibert.
  • Dates: du vendredi 3 mai au dimanche 5 mai.
  • Lieu: AREA 42 à Bruxelles, et plus précisément à Schaerbeek (Rue des Palais 46A). 
  • Parrain: divine surprise, Emmanuel Guibert himself! L'auteur-illustrateur prolifique qui a à son actif aussi bien Ariol ou Sardine de l'espace que l'histoire d'Alan ou les trois tomes du "Photographe" sans oublier ses autres titres merveilleux (lire ici et ici). Cerise sur le gâteau, Emmanuel Guibert jouera pour la première fois en Belgique son spectacle l'"Ariol show"!


Leur problème?

  • Les sous. Après deux ans de travail bénévole, Sophie et Anaïs ont besoin de 10.000 euros pour payer la location de l'AREA42 qui accueillera leur festival pendant trois jours et trois nuits. Elles ont donc lancé un crowdfunding (ici) offrant de multiples contreparties en fonction des sommes données.
  • Même Saint Nicolas a décidé de leur donner un petit coup de pouce. Un verre sera offert à tous ceux et celles qui auront déjà participé au crowdfunding du Cosmos d'ici ce 6 décembre. La soirée se déroulera ce jour de 18 à 22 heures à LAMAB (14 rue de l'Association, 1000 Bruxelles)







mercredi 3 octobre 2018

Cinquante espaces verts et citoyens à Bruxelles

Le marais du Wiels à Forest. (c) Racine.

Si, avec ses nombreux parcs traditionnels, Bruxelles est réputée la ville la plus verte d'Europe, elle compte aussi un nombre incroyable d'espaces verts de taille plus modeste, investis par les habitants, jardins communautaires, fermes et potagers urbains, friches transformées en espaces verts... Ce sont cinquante de ces lieux plus cachés qu'un guide illustré, réalisé par Christophe et Jacques Mercier, dévoile avec une énergie et un enthousiasme communicatifs. "Paysages citoyens à Bruxelles" (Racine, 128 pages) pointe "50 lieux où la nature et l'humanité ont repris leurs droits" comme le précise le sous-titre. Dans l'esprit de l'Américaine Liz Christy qui créa en 1973 le premir jardin communautaire sur une friche abandonnée à Manhattan.

Le guide présente cinquante lieux, classés par commune, représentatifs des différentes tendances de ce mouvement vert, nature ou social, mais favorisant toujours la rencontre entre les habitants. Il en existe en réalité quasiment sept fois plus! Chacun lieu bénéficie d'une ou deux doubles pages de présentation avec photos, brève carte d'identité (localisation, accès, usage, équipement, présence en ligne) et d'une description sous forme de texte.

La cressonnière royale de Laeken. (c) Racine.

On retrouve des lieux attendus, comme la Digue du canal à Anderlecht, la guinguette du parc de Forest, la ferme Nos Pilifs à Neder-over-Hembeek, le Coin du Balai à Watermael-Boitsfort, dans leur  situation actuelle. On découvre surtout des lieux inédits, devant lesquels on est sans doute passé cent fois sans soupçonner leurs trésors. Les voici - ils sont également posés sur une carte de la ville. De quoi se balader autrement dans la capitale belge, au nord et au sud du canal, de quoi admirer les réalisations existantes et peut-être s'en inspirer pour son propre quartier.

(c) Editions Racine.

Ce n'est pas la première fois que Jacques Mercier, alias Monsieur Dictionnaire, travaille avec un de ses enfants. Il a partagé sa passion pour le jazz avec son fils Stéphane. Cette fois, c'est avec l'aîné, Christophe, un architecte épris de concertation citoyenne, musicien par ailleurs. Ce dernier a bien compris la nouvelle génération qui est revenue vivre en ville mais est à la recherche d'espaces verts et citoyens.

La Ferme du champ des cailles à Watermael-Boitsfort. (c) Racine.


Pour feuilleter en ligne le début de "Paysages citoyens à Bruxelles", c'est ici.



lundi 23 février 2015

La littérature et notre temps à Passa Porta

Attendre deux ans, c'est long.
"Cela dépend quoi", grinceront certains.
Mais attendre deux ans l'impeccable Festival Passa Porta, c'est long.
C'est pourtant le temps qui s'écoule entre deux de ses éditions.
Le temps est justement le sujet du prochain festival, le cinquième, qui se déroulera en divers lieux de Bruxelles, du jeudi 26 mars au dimanche 29 mars.
Le thème choisi est "Now & Then", qu'on peut comprendre comme "la littérature et notre temps".

En résumé, trois soirées littéraires sont programmées les jeudi, vendredi et samedi soirs, et deux parcours, l'un adulte, l'autre jeunesse, proposés le dimanche toute la journée ou les samedi et dimanche. Le tout pour explorer le thème retenu, dans le souci de la littérature et de l'engagement sociétal. Sont attendus à Bruxelles plus de cent écrivains de vingt pays, vingt dessinateurs de BD et quelques auteurs-illustrateurs jeunesse.

Une petite centaine de lectures, rencontres, débats, conférences et animations attendent le public, en quinze langues et en vingt-cinq lieux. Le programme détaillé apparaît sur le site de Passa Porta.

Quatre grandes soirées

JMG Le Clézio. (c) C. Hélie/Gallimard.
Ouverture le jeudi 26 mars avec JMG Le Clézio, suffisamment rare pour qu'on s'en pourlèche déjà les doigts (Bozar, 20 heures).

La rencontre avec le Prix Nobel de littérature 2008 sera animée par Jean-Luc Outers. Elle sera précédée par le discours d'ouverture du festival, composé par David Van Reybrouck cette année.

Temps composés avec Nancy Huston et Dany Laferrière le vendredi 27 mars qui ont chacun écrit à leur manière sur le temps (Botanique, 20 heures). Jérôme Colin les fera dialoguer tandis que Nicolas Michaux (ex-Eté 67) proposera notamment les deux morceaux que les derniers livres des écrivains lui ont inspirés.

Nuit de la nouvelle le samedi 28 mars avec les écrivains français  Christine Angot et  Régis Jauffret, irlandais Kevin Barry, britannique Michel Faber, russe Ludmilla Petrushevskaya, néerlandais A.L. Snijders et belge Annelies Verbeke qui a écrit une nouvelle pour la soirée. Des histoires courtes pour un longue nuit, accompagnée en musique par An Pierlé. (Flagey, 20 heures).

Ian McEwan. (c) Joost van den Broek.
Clôture le dimanche 29 mars avec l’écrivain britannique Ian McEwan qui sera interrogé par Annelies Beck (Bozar, 18 h 15).


 




Deux parcours 

J'y reviendrai plus en détails plus près dans le temps de l'événement.
Pour les adultes, le dimanche 29 mars de 10 à 19 heures, dont un parcours littéraire pour aveugles et malvoyants.
Pour les kids, nouveauté 2015, les samedi 28 et dimanche 29 mars, en plusieurs tranches d'âge.

Trois apéritifs

Le lundi 9 mars à 20 heures à Passa Porta, entretien sur "Qu'est-ce que le temps?". Barbara Cassin et Marc Augé répondront aux questions de Laurent de Sutter.

"samen lezen" @ passa porta, soit trois séances d’initiation à la littérature internationale

Le jeudi 12 mars à 20 heures à Passa Porta, présentation du livre "Les présents de l'écriture" (Les Impressions nouvelles/Passa Porta, 256 pages, 15 euros, en français ou en néerlandais), une formidable anthologie marquant les dix ans d'existence de Passa Porta. Textes et entretiens d'exception à propos d'une littérature qui donne à penser, à s'ouvrir et à débattre.

Un petit test

Rendez à l'auteur sa phrase.

"Trente ans, la durée de vie d'une vache."

 "L'art est bien la seule tentative de réponse sérieuse à l'angoisse de l'homme face à ce monstre insatiable qu'est le temps."

"We don’t have much time. Not many years. Either we start living again, really living, or we give up and accept it’s misery from here to the end."

 "La vraie littérature est un passeport entre les individus et les cultures; mais pour que ce passeport soit valide, pour que grâce à lui on puisse franchir les frontières que dresse le pouvoir, la vraie littérature doit être au préalable autre chose: une parole rebelle."

"Het verleden! De geschiedenis! Ik ben er dol op, maar soms vrees ik dat ze alleen een blok zijn aan ons been.”

"Le trauma n’est pas une mauvaise passe, c'est une impasse, une chose qui ne passe pas. En lui le temps se fige. Répétons: le trauma reste à jamais dans le présent."

"Le temps grossit comme un chou et ses feuilles sont très serrées, on ne peut les séparer sans les casser."

"Mое время, ночь, свидание со звездами и с Богом."
"Time is night. This is my time of peace, of conversation with deity and stars."

"De tijd van het vervulde moment is een klok zonder wijzers."

"Wenn es so ist, dass wir nur einen kleinen Teil von dem leben können, was in uns ist – was geschieht mit dem Rest?"

"Given that we can live only a small part of what there is in us — what happens with the rest?"


Pascal Mercier
Joke Hermsen
Ludmilla Petrushevskaya
Eugène Savitzkaya
Nancy Huston
Tom Lanoye
Javier Cercas
Ian McEwan
Dany Laferrière
JMG Le Clézio

Réponses: le premier texte est dû à l'écrivain apparaissant en dernière ligne; on remonte donc la liste des auteurs quand on descend dans celle des phrases.

Attendre un mois le Festival Passa Porta, c'est long.
On peut patienter en se rendant à la Foire du Livre de Bruxelles qui s'ouvre ce jeudi 26 février à Tour & Taxis (jusqu'au lundi 2 mars). Le Québec est le pays invité, déléguant notamment Dany Laferrière et Hubert Reeves qu'on retrouvera ensuite à la rue Dansaert.