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mardi 24 janvier 2023

Au paradis de Caroline


Sous le pseudonyme de Kro, enfileuse des perles épistolières de Madame Irma (lire ici), on trouve donc Caroline Wlomainck, auteure d'une redoutable première nouvelle dans la célébrissime collection "Opuscule" des éditions Lamiroy où elle occupe la 273e place. Donnant alternativement la parole à Camille et Max qui se disputent une xième fois, "Little paradise" nous glisse les mots d'une femme qui veut encore croire à la passion et à l'amour même si elle sait que le jeune bébé est un volcan pour son couple et ceux d'un homme qui se révèle tel qu'il est.

Ce jour-là, Max a claqué la porte et est parti. Et les vacances dans le Sud prévues? Camille décide de prendre quand même la route avec le petit Sam. Destination, leur mas en Provence, acheté deux ans plus tôt et dénommé "Little Paradise". Si on ne va évidemment pas révéler ce que l'un et l'autre expriment à tour de rôle, on va tout de même signaler qu'on est là face à une nouvelle noire, très noire même, de très haute qualité.

D'autres "Opuscules" ici.



mardi 31 août 2021

Un million de mots assemblés en "Opuscules"

Isabelle Bary.

Le 13 août 2021, un vendredi comme il se doit, la collection "Opuscules" des Editions Lamiroy voyait paraître son 200e volume, "Tout ça pour ça" d'Isabelle Bary. Une nouvelle de cinq mille mots, préfacée pour l'occasion par le chroniqueur Michel Dufranne, toujours dans ce séduisant petit format 10 x 14 cm qui se glisse facilement en poche, le temps d'un trajet en tram ou en bus. Deux cents "Opuscules" en moins de quatre ans, un fameux défi que cette idée de nouvelle hebdomadaire lancée le 1er septembre 2017. Un défi relevé haut la main qui donne l'occasion de lire des auteurs confirmés et des débutant prometteurs. Une collection qui remporte un tel succès que l'éditeur avertit que désormais "un auteur déjà publié dans cette collection ne sera plus publié à l'avenir pour donner la chance au plus grand nombre".


"Tout ça pour ça" est une nouvelle réjouissante, qui bouscule joyeusement le petit monde du livre et de l'édition. Isabelle Bary n'a pas peur de se moquer de ses travers et d'en faire le moteur de cette histoire dont le fil rouge est un chauffeur de taxi marocain, Ahmed. On y est surpris quand un mal mystérieux frappe le monde des lettres qui se retrouve dans le même hôpital avec de curieux symptômes. On s'y amuse beaucoup devant cette liberté de ton et on se rappelle du titre de ce film déjà ancien, "Et la tendresse, bordel?"


D'autres "Opuscules" ici.
Info et renseignements sur la collection ici.

mercredi 14 avril 2021

Une "vie de merde" désamorcée

#belgicothèque 4

Anne-Sophie Vandevoorde.


Quelles sont les fées qui se sont penchées sur le berceau de Léa? La jeune femme est née à Bruxelles, ses parents sont sales, elle ne sait rien ou pas grand chose. Le jour où elle rencontre Boris, plutôt mauvais garçon, son destin est tracé. Léa termine l'école secondaire enceinte et découvre l'amour en donnant naissance à Clément. Au fond des tripes, Léa a la volonté, le désir absolu, de sortir de cette "vie de merde". Un fait divers lui en donne l'occasion. La petite famille s'installe à Masbourg, à 120 kilomètres de Bruxelles. Une nouvelle vie commence pour Léa et Clément tandis que Boris se laisse aller chaque jour davantage à ses démons. Jusqu'à la violence de trop. Car Léa est prête à tout pour son bonheur et celui de son fils. Avec "Une petite ambition" (Lamiroy éditions, Opuscule #174, 40 pages), Anne-Sophie Vandevoorde cisèle une nouvelle noire et lumineuse à la fois.

Infos et renseignements ici.






La nature, cette force surnaturelle

#belgicothèque 3

Patrick Delperdange.


Dans cette campagne, il n'y a plus de champs de blé. A peine y pousse-t-il péniblement de l'orge ou du sarrasin. Dans cette campagne, il n'y a plus de vaches aux prés. Mais dans cette campagne, il y a un natif, le Champenois, qui contemple le désastre. Il y a aussi sa femme, Catherine, qui fait les comptes. Quand il y a des comptes à faire, vu le désastre économique annoncé. Et puis il y a ce Thierry Chastain, spécialisé dans les subventions à demander à l'Europe, moyennant un petit dédommagement. Au début de l'opuscule, tout le monde a l'air plus ou moins content. Mais en chemin...

Patrick Delperdange nous déroule une impeccable et implacable nouvelle: "Nous n'irons plus au bois" (Editions Lamiroy, Opuscule #173, 36 pages) est acide à souhait, avec juste ce qu'il faut de mots.

Infos et renseignements ici.

lundi 1 février 2021

La rage de vivre de Vicky

Pilar Pujadas.

Une escapade mensuelle, le premier vendredi du mois, pendant une dizaine d'années. Destination, la maison de Vicky, en dehors de Bruxelles, où la vieille dame, figure du milieu culturel, accueille ses deux jeunes amies, Anita et la narratrice. Le rituel s'est arrêté sur une dispute six mois plus tôt. Le rituel ne reprendra pas car Vicky, 88 ans, est morte sans que le trio se revoie. Le temps d'un dernier voyage vers la maison vide de Vicky, les deux amies s'interrogent. Sur leur voyage? Pour souffrir, par remords? Sur leur non-réconciliation avec la disparue, dont elles connaissaient les côtés fantasques? Sur place, les souvenirs se bousculent autant que d'autres questions.

Qui était la défunte finalement? A quoi tenait leur amitié? Pourquoi son attitude vis-à-vis d'elles, chaleureuse ou maltraitante? On devine les failles qui  seront révélées durant la demi-heure de chemin de retour. Avec brio et un superbe sens de la narration, Pilar Pujadas déroule avec tact cette nouvelle dont les émotions font des montagnes russes. La soirée dans la maison de Vicky sera l'occasion de dessillements et de confidences, qu'annoncent le titre "Des larmes pour Vicky" (Lamiroy, Opuscule #170).


Depuis le 1er septembre 2017, la collection Opuscule des Editions Lamiroy publie chaque vendredi en petit format (10 x 14 cm) une nouvelle de 5.000 mots Ouverte à des auteurs débutants comme confirmés, elle présente une très plaisante diversité et offre de vrais petits bonheurs de lecture, courts moments littéraires à glisser dans son emploi du temps. Informations ici.



jeudi 14 janvier 2021

Les yeux verts de la féline Alma

Verena Hanf.


Depuis le 1er septembre 2017, la collection Opuscule des Editions Lamiroy publie chaque vendredi en petit format (10 x 14 cm) une nouvelle de 5.000 mots Ouverte à des auteurs débutants comme confirmés, elle présente une très plaisante diversité et offre de vrais petits bonheurs de lecture, courts moments littéraires à glisser dans son emploi du temps. Informations ici.

Auteure de deux romans au Castor Astral, Verena Hanf a écrit l'Opuscule #169. Il est excellent. Elle en a aussi dessiné la couverture 🐈.
"La griffe" est la preuve que la nouvelle, forme trop souvent décriée en littérature française, est un art littéraire à part entière. On y découvre page après page Alma, cette énigmatique jeune femme aux yeux verts et bridés comme un chat. En deuil depuis le décès des deux personnes âgées qui prenaient soin d'elle. Alma la solitaire, ses chats et ses questions. Alma la marginale et ses connaissances en vie près de la nature et en cuisine. Alma et ses chagrins, Alma et ses espoirs d'amitié. Julie, la nouvelle voisine, lui semble sympathique... Alma et ses découvertes, terribles. Alma, la féline qui griffe pour se sauver. Le temps d'un Opuscule, Verena Hanf nous emporte dans l'univers de son héroïne et nous fait l'aimer. Rondement menée, une nouvelle palpitante très réussie.






mardi 8 septembre 2020

Neuf kilomètres à pied pour penser

Marcel Leroy.

Neuf kilomètres à pied, cela use sans doute un peu. Cela permet surtout de réfléchir. C'est ce que fait le marcheur que nous présente Marcel Leroy dans "Adios, Fangio" (Lamiroy, "Opuscule", 42 pages), le 150e opus de la collection qui affiche maintenant trois ans de publications hebdomadaires. Une longue nouvelle mêlant le coronavirus du printemps 2020, la fascination pour les voitures des générations du vingtième siècle et le réchauffement climatique. Une longue nouvelle où on retrouve l'attention à l'humain et à ses interrogations du journaliste belge à la retraite mais toujours free-lance, auteur de plusieurs livres de reportage et de mémoire.

"Adios, Fangio" ressemble à un long monologue à la troisième personne. Celui que permet la marche en solitaire sur une route déserte, confinement lié au coronavirus oblige. Le héros marche et pense. Il se revisite jeune, fasciné par l'avancée de l'industrie automobile. Sa chance d'avoir renconré Fangio à Francorchamps. Tout était alors mécanique dans la voiture, l'électronique n'existait pas. Les garages étaient des lieux vivants. Le marcheur pense à ce qui a été un progrès et a dérapé en produit de consommation, entraînant aussi la raréfaction des transports en commun.

Ne faudrait-il pas se déplacer autrement, s'interroge encore le promeneur, quitte à perdre le plaisir égoïste de rouler? Le réchauffement climatique est là. Et si l'arrêt et l'isolement nés de la crise sanitaire étaient une occasion de faire autrement désormais? Au fil des neuf kilomètres, la promenade du marcheur se ponctue aussi de souvenirs, marques de voiture bien entendu, séances de réparation de vieilles 2CV mais aussi de scènes de films d'anthologie, d'émissions de radio et de disques de l'époque. Une nouvelle à la nostalgie heureuse qui veut bousculer nos jours pour nous assurer un avenir. "Adios, Fangio" se lit d'une traite et touche délicatement.





vendredi 6 mars 2020

Déplier les jambes, occuper l'espace

Sophie d'Aubreby. (c) Victoire de Changy.

En ce vendredi 6 mars, pour la journée célébrant les droits des femmes, les éditions Lamiroy ont la bonne idée de publier leur "Opuscule" hebdomadaire, le #132 (*), écrit par une femme (**), et de le dédier à ces 24 heures annuelles.

"Déplier les jambes" de Sophie d'Aubreby (Lamiroy, "Opuscule", 38 pages) dépasse le simple retour nocturne en ville en solo  d'une femme partie dîner en banlieue chez une amie. Dernier bus dans sept minutes, dernier métro ensuite. Et puis dodo. Tout paraît simple. Surtout que la narratrice, ni jeune, ni vieille,  a un mental d'enfer. Elle connaît les bonnes attitudes, les gestes qui sauvent, les phrases qui décontenancent. "Je n'ai plus peur, seule, quand je sors." Merci à la silhouette féminine puissante et pleine d'allure qu'elle a croisée lors de son adolescence.

Mais ce trajet de retour vers la ville ne sera pas celui imaginé. Et le mental en acier n'empêche pas la peur de l'agression, la crainte de marcher seule dans un lieu inconnu. Surtout quand surgissent de bêtes incidents de parcours comme un accès au métro fermé ou une rencontre plus surprenante. La tension monte, l'angoisse aussi et les jambes se croisent quand arrivent deux hommes dans le compartiment. La peur n'est pas loin. La peur est là. Il faut malgré tout à la narratrice de faire l'effort de décroiser les jambes, d'occuper l'espace. De gérer alerte et puis révolte devant les mots et les attitudes de l'agresseur jusqu'au geste final de la voyageuse, ultime sursaut venu du fond d'elle-même.

En léger différé de la Foire du livre,
l'auteure découvre son livre en papier.

Avec Sophie d'Aubreby, un harcèlement nocturne dans le métro est bien davantage qu'une violence quotidienne. Sa nouvelle à l'écriture intense se lit d'une traite, ouvre d'autres portes, dont celle des souvenirs, et invite à ne pas se laisser faire, à déplier les jambes, à se redresser, à occuper l'espace.



(*) La collection Opuscule des Editions Lamiroy est un petit format 10 x 14 cm de nouvelles de 5.000 mots paraissant tous les vendredis depuis le 1 septembre 2017. Elle est ouverte à tout auteur - débutant ou confirmé. Infos ici.

(**) Un petit calcul dénombre 93 auteurs masculins sur les 132 opuscules actuellement disponibles.
"Alors que seul le texte est pris en compte pour décider ou non de la publication", précise l'éditeur.



Les éditions Lamiroy organisent la "Nocturne des Opuscules" à la Foire du livre de Bruxelles ce vendredi 6 mars de 18 à 22 heures.







dimanche 15 septembre 2019

La délicieuse "Imposture" de Sarah Trillet

Sarah Trillet.


Premier opuscule de la troisième année de cette impeccable collection (*), portant donc le numéro 105, "Imposture" de Sarah Trillet (Lamiroy, "Opuscule", 38 pages) est tout sauf une imposture. Une excellente nouvelle. Et la nouvelle de l'arrivée d'une nouvelle auteure - elle publie aussi en revue. Cinq mille mots, la formule de la collection, choisis avec art et subtilement agencés. Sans gras. Au scalpel. Cinq mille mots, une nouvelle, lus et approuvés. L'histoire de Paula, "arnaqueuse" de profession nous dit l'auteure. Paula, qui fourmille d'idées pour couper dans les budgets de la santé publique. Sans s'apitoyer.

Si Sarah Trillet ne ménage pas son personnage, elle nous le fait découvrir selon l'exquise formule du mille-feuilles. Paula se révèle à nous, avec ses failles et ses rêves, nous emporte et nous séduit définitivement quand elle nous apprend qu'elle lit ce magnifique écrivain britannique lauréat du prix Femina étranger 2007! On ne peut que réclamer d'autres "impostures" de ce genre.


(*) La collection Opuscule des Editions Lamiroy est un petit format 10 x 14 cm de nouvelles de 5.000 mots paraissant tous les vendredis depuis le 1 septembre 2017. Elle est ouverte à tout auteur - débutant ou confirmé. Infos ici.




dimanche 31 mars 2019

L'ébouriffante "Matriochka" de Géraldine Martin



Matriochka. Ces poupées russes colorées qui s’emboîtent, chères à l'auteure. Une histoire de mère(s) donc, mais pas que. Une histoire de femmes. D'une femme d'aujourd'hui, Héléna, en couple. Face à son enfant, Auguste. Face au père de cet enfant, Sylvain. Face à elle-même, à ses rêves, à ses désirs, à ses cauchemars, à la réalité. "Matriochka", la première nouvelle que publie Géraldine Martin, danseuse, comédienne, metteuse en scène, une nouvelle auteure belge à tenir à l'œil (Lamiroy, "Opuscule", 38 pages) est une petite bombe réjouissante. Elle porte le #83 de la collection, année de naissance de sa créatrice.

En cinq mille mots, marque de la collection "Opuscule", la nouvelle venue en littérature belge, nous emmène pour une journée au zoo. Drôle d'idée pour une nouvelle. Oui mais cette destination n'est que le point de départ d'un récit qui ira à plein d'autres endroits, entre fausses pistes et retournements de situation. Géraldine Martin s'embarque à fond dans le quotidien d'une jeune mère contemporaine, dévouée mais soucieuse d'elle-même et de l'égalité des sexes. En apparence car sa nouvelle est autre chose qu'une quête féministe. Maîtrise du scénario, plaisir de la phrase longue bien balancée, inventivité des situations, surprises sur fond de quotidien, réel ou rêvé, solde de comptes anciens s'entremêlent pour nous soumettre une histoire bien troussée, disséquant notre société d'aujourd'hui mais où premier, deuxième et troisième degré se donnent joyeusement la main.

Extrait.
"La désagréable impression d'en faire plus que son homme s'était insinuée en elle. Un monstre aux allures de mégère avait poussé à l'intérieur, une créature qu'elle haïssait et tentait de combattre. Et ce jour-là, pour une raison aussi anodine qu'un oubli de tétine, elle décida de ne pas lâcher l'affaire."

Géraldine Martin.

lundi 19 mars 2018

La Rue de Flandre sous la plume d'Edgar Kosma

Edgar Kosma.

Un trajet en métro, en tram ou en bus? Une attente imprévue à cause d'un rendez-vous ou d'un train en retard? L'envie de lire une histoire complète en peu de pages avant de dormir? Le bon plan de prendre un abonnement hebdomadaire (différentes durées possibles) à une nouvelle inédite, due majoritairement à un auteur belge? La collection "Opuscule" des Editions Lamiroy est pour vous.

Tous les vendredis depuis le 1er septembre 2017, elle vous envoie par la poste une nouvelle, à petit prix (4€ +1€ de frais de port), sous enveloppe en papier vitrail - on peut aussi trouver les "opuscules" en librairie. Page de titre élégante, impression soignée réalisée en Belgique, format s'adaptant à toutes les poches, ces précieux opuscules d'une cinquantaine de pages permettent d'avoir toujours un petit bout de livre à se mettre sous la dent.

Vendredi dernier a paru "L'assassin n'habite pas Rue de Flandre" d'Edgar Kosma (Lamiroy, "Opuscule", 50 pages), le 29e titre de la collection. Une nouvelle en cinq personnages et autant de chapitres qui se déroule évidemment dans le quartier de la rue de Flandre, près de la Bourse, à Bruxelles. On y rencontre d'abord l'étrange personne qu'est l'Américain, un peu simplet mais fort gentil, qui a pour passion de photographier les filles qu'il croise de dos.

L'Américain, un homme de très petite taille, à casquette de base-ball. Il ne sait rien de la vie et apparaît d'une naïveté inouïe. Surtout quand son chemin croise celui d'une jeune Française exilée à Bruxelles pour ses études. Surtout quand les derniers clichés qu'il a fait développer chez le photographe local éveille de graves soupçons chez ce dernier. En une langue précise, finement observatrice, Edgar Kosma campe remarquablement ses personnages qui évoluent dans ce coin de Bruxelles qu'on reconnaît bien tout en tissant une intrigue qui tient en haleine jusqu'à la fin.

Opuscules parus et à paraître

  1. Eric Neirynck: "L'apostrophe Bukowski" (1er septembre 2017)
  2. Thierry Coljon: "TCJ n'existe pas" (8 septembre 2017)
  3. Isabelle Wéry: "Fumer des Gitanes" (15 septembre 2017)
  4. Jacques Mercier: "Des matins lumineux" (22 septembre 2017)
  5. Marc Meganck: "Juste une nuit comme avant" (29 septembre 2017)
  6. Mario Guccio: "Lettre d'amour sous influences" (6 octobre 2017)
  7. Adeline Dieudonné: "Seule dans le noir" (13 octobre 2017)
  8. Carlos Vaquera: "Ailleurs" (20 octobre 2017)
  9. Marc Alpozzo: "Lettre au père" (27 octobre 2017)
  10. Véronique Bergen: "Émeutes en milieu urbain" (3 novembre 2017)
  11. Jean-Louis Sbille: "Le 18, tram magnifique" (10 novembre 2017)
  12. Charlotte Dekoker: "Un supermarché nommé désir" (17 novembre 2017)
  13. Alain Doucet: "Omelette" (24 novembre 2017)
  14. Marka: "Pee Bee" (1 décembre 2017)
  15. Colette Boucart: "Le catalisseur" (8 décembre 2017)
  16. Ziska La rouge: "Le goût de tuer" (15 décembre 2017)
  17. Pascal Houmard: "Pluie mortelle" (22 décembre 2017)
  18. Sandra Di Silvio: "Souris!" (29 décembre 2017)
  19. Pierre Graas: "Le Domaine des Oiseaux" (5 janvier 2018)
  20. Jacques Cauda: "L'amour la jeunesse la peinture" (12 janvier 2018)
  21. Patrick Delperdange: "Si le cœur nous en dit" (19 janvier 2018)
  22. Jean Vincent: "La vie amoureuse de Jacques Gamblin" (26 janvier 2018)
  23. Xavier Vandemergel: "Quand on n'a que l’amour" (2 février 2018)
  24. Hugues Hausman: "Slow dating" (9 février 2018)
  25. Marie-Jo Vanriet: "Les pommes" (16 février 2018)
  26. Céline Scoyer:  "Hamleteke" (23 février 2018)
  27. Brice Depasse: "Ob-La-Di, Ob-La-Dan" (24 février 2018)
  28. Pierre Guyaut-Genon: "Wight Spirit" (9 mars 2018)
  29. Edgar Kosma: "L'Assassin n'habite pas Rue de Flandre" (16 mars 2018)
  30. Pierre Hoffelinck: "Le don d'Erik" (23 mars 2018)
  31. Jeremy Bouquin: "Jane" (30 mars 2018)
  32. Thierry Zaman: "Le semeur de livres" (6 avril 2018)
  33. Félix Polak: "Atomium 2018" (13 avril 2018)
  34. Kate Milie: "Muséum" (20 avril 2018)
  35. Raoul Reyers: "Casus horribilis" (27 avril 2018)


Il est aussi possible de prendre la collection "Opuscule" en marche, comme l'indique son site.