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lundi 1 février 2021

La rage de vivre de Vicky

Pilar Pujadas.

Une escapade mensuelle, le premier vendredi du mois, pendant une dizaine d'années. Destination, la maison de Vicky, en dehors de Bruxelles, où la vieille dame, figure du milieu culturel, accueille ses deux jeunes amies, Anita et la narratrice. Le rituel s'est arrêté sur une dispute six mois plus tôt. Le rituel ne reprendra pas car Vicky, 88 ans, est morte sans que le trio se revoie. Le temps d'un dernier voyage vers la maison vide de Vicky, les deux amies s'interrogent. Sur leur voyage? Pour souffrir, par remords? Sur leur non-réconciliation avec la disparue, dont elles connaissaient les côtés fantasques? Sur place, les souvenirs se bousculent autant que d'autres questions.

Qui était la défunte finalement? A quoi tenait leur amitié? Pourquoi son attitude vis-à-vis d'elles, chaleureuse ou maltraitante? On devine les failles qui  seront révélées durant la demi-heure de chemin de retour. Avec brio et un superbe sens de la narration, Pilar Pujadas déroule avec tact cette nouvelle dont les émotions font des montagnes russes. La soirée dans la maison de Vicky sera l'occasion de dessillements et de confidences, qu'annoncent le titre "Des larmes pour Vicky" (Lamiroy, Opuscule #170).


Depuis le 1er septembre 2017, la collection Opuscule des Editions Lamiroy publie chaque vendredi en petit format (10 x 14 cm) une nouvelle de 5.000 mots Ouverte à des auteurs débutants comme confirmés, elle présente une très plaisante diversité et offre de vrais petits bonheurs de lecture, courts moments littéraires à glisser dans son emploi du temps. Informations ici.



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