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mercredi 13 novembre 2024

Parité aux prix Rossel 2024


Léonie Bischoff, Romain Renard, Nathalie Skowronek et Velibor Čolić.
(c) Dominique Duchesnes/Le Soir.
 
Selon le journal "LE SOIR" qui l'organise, "C'est "le" moment littéraire belge de l'année: la proclamation des prix Victor Rossel." Elle s'est tenue à la rédaction du Soir, ce mercredi 13 novembre à 13 heures, en présence des lauréats. Voici le palmarès.

Prix Victor Rossel de littérature
Créé en 1938, en souvenir de Victor Rossel, le fils du fondateur du Soir en 1897, Emile Rossel. Le fils aimait la littérature et tenait salon chez lui, rue Gachard à Ixelles, chaque jeudi.

Velibor Čolić

"Guerre et Pluie"
Gallimard, 288 pages

Le dernier volet de la trilogie sur la guerre en Bosnie par le romancier installé à Bruxelles depuis plusieurs années.

Pour lire en ligne le début de "Guerre et pluie", c'est ici.




Prix Victor Rossel des lecteurs et des lectrices
Créé en 2023, à l'occasion de la 80e édition des prix Rossel.
 
Nathalie Skowronek
"La voix des saules"
Grasset, 176 pages

L'expérience de l'autrice qui a animé un atelier d'écriture en milieu psychiatrique.

Pour lire en ligne le début de "Le voix des Saules", c'est ici.




 
Prix Victor Rossel de la bande dessinée
Créé en 2021.

Romain Renard
"Revoir Comanche"
Le Lombard

Roman graphique en hommage à Comanche, série mythique du journal "Tintin" créée dans les années 1970

Pour lire en ligne le début de "Revoir Comanche", c'est ici.




Grand Prix de l'Académie Victor Rossel de bande dessinée
Créé en 2021.

Léonie Bischoff pour l'ensemble de son œuvre.
 
Magnifique pour celle qui vient de recevoir le 6 septembre dernier le Prix Atomium de la Fédération Wallonie-Bruxelles en bande dessinée/Espiègle de la Bande dessinée (lire ici) une nouvelle distinction pour l'ensemble de son œuvre.
 
Une œuvre qui est loin d'être achevée, comme elle le dit elle-même. On y pointera deux albums. "Anaïs Nin, sur la mer des mensonges" (Casterman, 2020), qui l'a révélée au monde et a été primé à Angoulême (lire ici) et, pour la jeunesse, "La longue marche des dindes" (texte de Kathleen Karr, Rue de Sèvres, 2022), également multi-récompensé (lire ici).
 
Voici quelques pages de chacun des deux.
 


"Anaïs Nin, sur la mer des mensonges". (c) Casterman.
 
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"La longue marche des dindes". (c) Rue de Sèvres.




vendredi 14 janvier 2022

Nathalie Skowronek élue à l'Académie belge

Nathalie Skowronek (c) Aline Frisch.

Auteure multiprimée en Belgique et en Europe (lire ici), Nathalie Skowronek a été élue le 8 janvier dernier à l'ARLLFB (Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique). Elle s'installe au fauteuil 20, occupé précédemment par Jacques Crickillon. Elle sera reçue par Yves Namur, secrétaire perpétuel de l'Académie (lire ici), lors d'une séance publique à l'automne 2022. Au cours de cette séance, Paul Emond recevra aussi Luc Dellisse, élu le 11 septembre 2021 au fauteuil 8, qui succède à Jacques De Decker, décédé en avril 2020 (lire ici).

En dix ans de temps seulement, Nathalie Skowronek s'est fait une place et sa place en littérature. Née à Bruxelles en 1973, agrégée de Lettres, elle publie son premier roman en 2011 chez Arléa, petite maison française qui a l'art d'accueillir et de lancer les nouveaux talents. Immédiatement repéré par la critique, "Karen et moi" raconte la rencontre entre Karen Blixen et une petite fille de onze ans qui lit "La Ferme africaine" sous une tente. Ce premier volet d'une trilogie familiale sera suivi deux ans plus tard par "Max, en apparence" (Arléa, 2013), l'histoire du grand-père de la romancière, rescapé des camps, vivant dans le Berlin d'après-guerre avec un passé qu'il aurait voulu effacer, et par "Un monde sur mesure" (Grasset, 2017) explorant aussi le passé familial, du côté de la grand-mère cette fois, si fière de son magasin de tissus.

Entre-temps, Nathalie Skowronek publie un essai sur le thème lié à sa famille, "La Shoah de Monsieur Durand" (Gallimard,2015). Elle y montre que le devoir de mémoire cesse d'être opérant de nos jours. En 2018, elle publie "Paradis blanc" chez Weyrich, dans la formidable collection "La Traversée", destinée aux adultes récemment alphabétisés (lire ici)

En 2020, elle revient au roman proprement dit avec "La carte des regrets" (Grasset), l'histoire bouleversante d'une femme et de sa double vie amoureuse qui est découverte à son décès par les trois personnes qui se partagent le chagrin de sa disparition: son mari, son amant et sa fille, Mina.

La romancière est également enseignante depuis 2016 au master de l'Atelier des écritures contemporaines de La Cambre/École nationale supérieure des arts visuels. Elle anime encore à Bruxelles, l'atelier d'écriture du Club Antonin Artaud, un centre de jour pour adultes souffrant de difficultés psychologiques. Et elle a créé l'an dernier avec son compagnon, l'écrivain Jean Rouaud, les rencontres littéraires du Puyméras.





Les membres actuels de l'Académie belge

Forte de quarante fauteuils, l'ARLLFB compte 26 écrivains et 14 philologues. Trente de ses membres appartiennent à la communauté française de Belgique et dix sont étrangers, écrivains ou philologues. Les membres sont élus au scrutin secret par l'ARLLFB siégeant en séance plénière. Nul ne peut faire acte de candidature. Un siège de philologue belge est à pourvoir actuellement.

  • Danielle Bajomée, membre belge philologue
  • Jean-Baptiste Baronian, membre belge littéraire
  • Sophie Basch, membre belge philologue
  • Marie-José Béguelin, membre étranger philologue
  • Véronique Bergen, membre belge littéraire
  • Roland Beyen, membre belge philologue
  • Marie-Claire Blais, membre étranger littéraire
  • Jean Claude Bologne, membre belge littéraire
  • Michel Brix, membre belge philologue
  • Éric Brogniet, membre belge littéraire
  • Anne Carlier, membre belge philologue
  • Philippe Claudel, membre étranger littéraire
  • Robert Darnton, membre étranger philologue
  • Gérard de Cortanze, membre étranger littéraire
  • Michel del Castillo, membre étranger littéraire
  • Luc Dellisse, membre belge littéraire
  • Daniel Droixhe, membre belge philologue
  • François Emmanuel, membre belge littéraire
  • Paul Emond, membre belge littéraire
  • Lydia Flem, membre belge littéraire
  • David Gaatone, membre étranger philologue
  • Sylvie Germain, membre étranger littéraire
  • André Guyaux, membre belge philologue
  • Xavier Hanotte, membre belge littéraire
  • Corinne Hoex, membre belge littéraire
  • Armel Job, membre belge littéraire
  • Georges Kleiber, membre étranger philologue
  • Jean Klein, membre belge philologue
  • Caroline Lamarche, membre belge littéraire
  • Philippe Lekeuche, membre belge littéraire
  • Jacques Charles Lemaire, membre belge philologue
  • Pierre Mertens, membre belge littéraire
  • Yves Namur, membre belge littéraire
  • Amélie Nothomb, membre belge littéraire
  • Jean-Luc Outers, membre belge littéraire
  • Gabriel Ringlet, membre belge littéraire
  • Eric-Emmanuel Schmitt, membre étranger littéraire
  • Nathalie Skowronek, membre belge littéraire
  • Jean-Philippe Toussaint, membre belge littéraire



jeudi 3 juin 2021

Lundis littéraires de juin, féminins et au jardin

Le jardin de la Maison des Arts de Schaerbeek.

Après une soirée "Portées-Portraits" organisée en mai dans l'immense jardin d'enfance de l'artiste belge aux multiples casquettes Juan d'Oultremont, à l'occasion de la lecture en musique d'extraits de son roman "Judas côté jardin" (ONLIT, février 2020) qui s'y déroule, le cycle de lectures-spectacle porté depuis plus de vingt ans par Geneviève Damas repart de plus belle en juin selon le même principe vert! Histoire de respecter les prescrits sanitaires, les quatre lundis de juin, "Portées-Portraits" investira le bucolique jardin de la Maison des Arts de Schaerbeek (147, chaussée de Haecht), pas loin de la Maison Autrique où avaient lieu les rencontres précédemment. Et ce sont quatre romancières, une Italienne et trois Belges, qui seront à l'honneur de ces lectures au vert en ce premier mois de l'été, Elena Ferrante, Caroline Valentiny, Nathalie Skowronek et Victoire de Changy. Des lectures qui avaient parfois été déjà programmées et ont été postposées à cause du coronavirus.


Programme

Lundi 7 juin

"L'amie prodigieuse", d'Elena Ferrante (traduit de l'italien par Elsa Damien, Gallimard, 2014, Folio, 2016).

L'amitié étonnante et hors norme entre Elena et Lila, deux fillettes douées pour les études dans le Naples pauvre de la fin des années 50.
Le texte sera lu par Geneviève Damas, accompagnée au piano par Harold Noben sous le regard complice d'Itsik Elbaz.

"Lila savait parler à travers l'écriture. Pas comme moi quand j'écrivais, pas comme Sarratore dans ses articles et poésies, et pas comme de nombreux écrivains que j'avais lus et lisais: elle s'exprimait avec des phrases qui, certes, étaient soignées et sans erreur – bien qu'elle ait arrêté ses études – mais en plus chez elle tout semblait naturel, on ne sentait jamais l'artifice de la parole écrite. En la lisant je la voyais, je l'entendais. Cette voix sertie dans l'écriture me bouleversa et me ravit encore plus que lorsque nous discutions en tête à tête: elle était totalement purifiée des scories du parler, de la confusion de l'oral, elle avait la clarté et la vivacité que j'imaginais être celles du discours quand on était assez chanceux pour être nés dans la tête de Zeus et non pas chez les Greco ou les Cerullo."


Lundi 14 juin

"Il fait bleu sous les tombes", premier roman de Caroline Valentiny (Albin Michel, 2020).

Un roman choral où ses proches s'interrogent sur la disparition d’Alexis qui, à 21 ans, a mis fin à ses jours.
Le texte sera porté par Sandrine Bonjean et Sigrid Vandenbogaerde au violoncelle. La mise en voix sera assurée par Nina Blanc.
"Enfant, lorsqu'il était en vie, il se couchait dans l'herbe, le soir, pour observer le ciel. Aujourd'hui, depuis son carré d'herbe étanche à la lumière, il a beau plisser les yeux, il ne peut plus rien voir."



Lundi 21 juin

"La carte des regrets", de Nathalie Skowronek (Grasset, 2020).

Le portrait bouleversant d'une femme, épouse, amante, mère, qui ne pouvait pas choisir entre les différentes facettes de l'amour qu'elle a rencontrées et a eu, en silence, son cœur écartelé.
Le texte sera lu par Valérie Bauchau, chanté par Hamida Tachfine, sous le regard de Thierry Hellin.
"Que savons-nous de l'existence de ceux qui nous entourent? Que nous montrent-ils d'eux-mêmes? Que dissimulent-ils? Mina, sa fille de vingt et un ans, qui sortait doucement de l'adolescence et venait de s'inscrire au conservatoire de musique en classe de piano, s'était exprimée avec prudence, dans un style probablement remanié par le journaliste: "Ma mère avait une façon bien à elle de travailler, d'aimer, de respecter les règles et de les transgresser. Je veux rester fidèle à ce qu’elle était." Mais que savait Mina de sa mère ?"


Lundi 28 juin 

"L'île longue", de Victoire de Changy (Autrement, 2019).

Seule, une jeune femme prend l'avion pour Téhéran. Du dédale des rues aux marchés fourmillants, elle plonge dans la vie iranienne et se lie à Tala, qui vient de perdre sa mère dont elle ignore le passé.
La lecture sera assurée par Ariane Rousseau, accompagnée au violon par Céline Bodson, dans une mise en voix de Sandrine Bonjean.

"Où suis-je pour eux quand je ne suis pas là. Où me rangent-ils, où me donnent-ils rendez-vous? Je veux dire dans quelle région consciente, sous quelle eau? Peut-être nulle part, peut-être là. Peut-être ne suis-je tout simplement pas. Je ne me suis, à vrai dire, posé cette question qu'une seule fois. Tout de suite j'ai pensé: en tout cas, là où je suis, ils sont aussi. A une heure et demi en décalage des autres mais les autres quand même avec moi."



Pratique
Où? A la Maison des Arts, 147 chaussée de Haecht à 1030 Bruxelles.
A quelle heure? Les lectures-spectacle commencent à 19h30.
Elles sont précédées d'une rencontre avec l'auteure à 18h30 (sauf pour Elena Ferrante).
Durée? Une heure.
L'estaminet du lieu est ouvert dès 18h pour prendre un verre au jardin.
Combien? 8 €/6 € pour les étudiants (abonnements 4 lectures: 30 €/20 € + surprise littéraire).
Informations et réservations? reservations.compagniealbertine@gmail.com
Masque obligatoire.
Ne pas hésiter à communiquer le nom des personnes en groupes pour permettre l'organisation du jardin en conséquence.
Lors de chaque réservation, les coordonnées individuelles des spectateur·rice·s sont récoltées et conservées, dans le respect du RGPD. Les coordonnées relatives aux spectateur·rice·s sont donc disponibles et pourront être communiquées en cas de demande des autorités compétentes en vue d'un éventuel tracing.


mardi 19 mai 2020

La Belge Nathalie Skowronek à l'honneur du prix de Littérature de l'Union européenne 2020

Temps de lire, de relire, de découvrir, de se souvenir, de faire fondre sa PAL,
pour les petits et pour les grands #confinothèque38

(BE) Nathalie Skowronek (C) Gallimard - C. Hélie
Nathalie Skowronek

Le coronavirus n'a pas empêché les différents jurys nationaux du Prix de littérature de l'Union européenne de travailler. Aujourd'hui ont été révélés les noms des treize romanciers choisis en 2020. En effet, depuis 2009, année de sa création, le prix opère une tournante entre les différents pays membres de l'Union (lire ici).

Un peu de réconfort en ces temps terribles pour les auteurs, les éditeurs et les libraires. En tout, le EUPL a mis 135 écrivains à l'honneur, en douze sessions. Il faut en effet trois ans pour faire le tour  des 41 pays qui y participent.

Nina Obuljen Koržinek, ministre de la Culture de la Croatie, exerçant actuellement la présidence de l'UE, a déclaré: "En lisant les traductions par les éditeurs locaux de ces œuvres primées, la Croatie a eu l'occasion de constater le pouvoir de la fiction littéraire européenne contemporaine, ainsi que l'importance de partager des idées et des perspectives nouvelles, différentes et inconnues.
Avec la présidence européenne de cette année, marquée de manière inattendue par la pandémie de la Covid-19 qui affecte toutes les activités précédemment prévues, la Croatie soutient ce prix qui  contributie à faire reconnaître nos voix littéraires."

Palmarès 2020

par ordre alphabétique de pays
  • Allemagne Matthias Nawrat, "Der traurige Gast" (The Sad Guest, Rowohlt)
  • Belgique (francophone) Nathalie Skowronek, "La carte des regrets" (Grasset)
  • Bosnie-Herzégovine  Lana Bastašić, "Uhvati zeca" (Catch the Rabbit, Buybook)
  • Chypre  Σταύρος Χριστοδούλου (Stavros Christodoulou), "Τη μέρα που πάγωσε ο ποταμός" (The Day the River Froze, Kastaniotis Publications)
  • Croatie  Maša Kolanović, "Poštovani kukci i druge jezive priče" (Dear Insects and Other Scary Stories, Profil)
  • Danemark Asta Olivia Nordenhof, "Penge på lommen" (Money in Your Pocket, Basilisk)
  • Espagne Irene Solà, "Canto jo i la muntanya balla" (I Sing and the Mountain Dances, Anagrama)
  • Estonie Mudlum (Made Luiga), "Poola poisid" (Polish Boys, Strata)
  • Kosovo Shpëtim Selmani, "Libërthi i dashurisë" (The Booklet of Love, Armagedoni)
  • Luxembourg Francis Kirps, "Die Mutationen" (The Mutations, Hydre Editions)
  • Macédoine du nord Петар Андоновски (Petar Andonovski), "Страв од варвари" (Fear of Barbarians, Или-или (ili-ili)
  • Montenegro Stefan Bošković, "Ministar" (Minister, Nova)
  • Norvège Maria Navarro Skaranger, "Bok om sorg" (Book of Grief, Oktober)

Les lauréats EUPL 2020.

Et bien entendu, l'anthologie "European stories 2020" est en cours de réalisation. Sa coordonnatrice indique: "On travaille maintenant sur les traductions de 50 pages des livres de chacun de nos lauréats. Et à l'anthologie qui regroupera des extraits des 13 livres primés dans la langue originale et en traduction. On espère que les éditeurs s'intéresseront à ces auteurs."


Espérons que les éditeurs s'intéressent à ces auteurs.
Cela peut donner de très belles rencontres pour le public (lire ici).








samedi 25 mars 2017

Un petit poisson noir, venu de loin, à l'ouverture du Passa Porta Festival 2017

C'est parti à Flagey!

C'était hier soir vendredi à Flagey que le Passa Porta Festival  (lire ici)  tenait sa soirée d'ouverture sur le thème "How to read the world?"
Et ce fut passionnant.
Oubliés le Paul Auster et ses cordes vocales malades lui interdisant le voyage vers la Belgique.
Trois duos l'ont brillamment remplacé, enthousiasmant le public dont la curiosité aura bien été récompensée. Trois voix d'écrivains, singulières, mises en valeur par la qualité des questions posées.

Morceaux choisis.

Ece Temelkuran & Annelies Beck

"Ecrire un roman, c'est pardonner au personnage."

Négar Djavadi & Nathalie Skowronek

"La littérature est ce qui sauve la mémoire."

Juan Gabriel Vásquez & Annelies Beck

"Ecrire de la fiction n'est jamais donner des réponses mais interroger la réalité."



The Little Black Fish

Quel est ce livre, "The Little Black Fish" dont Ece Temelkuran a expliqué qu'il était le premier livre qui lui avait été lu?

La couverture originale de 1967.
C'est un livre pour enfants célèbre, écrit en persan en 1967 par Samad Behrangi et illustré par Farshid Mesghali, lauréat en 1974 du Prix Andersen considéré alors comme le Nobel de la littérature de jeunesse.
L'album a souvent été considéré comme une allégorie politique. Il a été interdit dans l'Iran pré-révolutionnaire (avant  1978).

L'histoire est racontée par un vieux poisson qui parle à ses 12.000 enfants et petits-enfants.
Un petit poisson noir quitte la sécurité du ruisseau local pour s'aventurer dans le monde. En chemin, il rencontre plusieurs personnages intéressants, dont un lézard bienveillant et un redoutable pélican. Avec sagesse et courage, il poursuit son voyage au loin et devient à son retour un exemple pour les autres petits poissons.


Mais que tout cela ne nous fasse pas oublier que le parcours littéraire se déroule aujourd'hui samedi et demain dimanche (lire ici).





mercredi 27 avril 2016

Venir écouter l'Italien Giorgio Fontana


La jeune littérature italienne traduite en français est un bonheur dont il serait bête de se passer. Quand je dis jeune, je veux évoquer les écrivains nés dans les années 80 et après. Pas que leurs prédécesseurs (Erri De Luca, Goliarda Sapienza, Umberto Eco, Antonio Tabucchi, Stefano Benni, Alessandro Baricco, Andrea Camilleri et tous les autres) ne me plaisent pas, mais c'est un autre sujet. Pas non plus que je snobe les auteurs plus âgés entrés tard en littérature, comme Milena Agus, Francesca Melandri, Niccolo Ammaniti, Michela Murgia, Giancarlo di Cataldo, Sandro Veronesi... Non, mais il faut reconnaître qu'il y a une nouvelle littérature italienne formidablement intéressante qui bouleverse nos codes d'écriture.

Cette jeune littérature italienne traduite en français, ce sont par exemple Paolo Giordano et sa "Solitude des nombres premiers" (Seuil, 2009), le collectif Wu Ming traduit chez Métailié ou Paolo Di Paolo (Belfond, lire ici) qui inscrit aussi l'histoire récente dans ses pages de fiction. Et bien sûr Giorgio Fontana, trente-cinq ans depuis le 22 avril, en résidence tout ce mois à Bruxelles, dans le bel appartement de Passa Porta, afin d'y poursuivre l'écriture de son nouveau roman. Pour le découvrir ou mieux le connaître, une rencontre publique entre Giorgio Fontana et l'écrivaine belge Nathalie Skowronek est organisée ce jeudi 28 avril à 20 heures à Passa Porta. Renseignement ici.

Giorgio Fontana.
Ce sera l'occasion d'entendre le Milanais parler de ses livres, quatre romans à ce jour, dont les deux plus récents sont traduits en français par l'excellent François Bouchard, "Que justice soit rendue" (Seuil, 2013), le livre qui le fit connaître hors d'Italie et qui traite de la lutte contre le crime organisé et de la faillibilité de l'Etat de droit, et "Mort d’un homme heureux" (Seuil, 2016), tout juste paru.

Dans ce dernier roman en date, qui se passe en 1981, l'année de sa naissance, Giorgio Fontana choisit de nouveau d'affronter l'histoire récente de son pays, avec notamment les assassinats perpétrés par les Brigades rouges. Mais le magistrat qu'il met en scène frappe par sa profonde humanité, teintée d'un idéalisme qui lui sera fatal.

Le début de "Mort d'un homme heureux" est à lire ici.