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| Jeanne Rivière entre Laurent Dehossay, président du jury, et Jean-Paul Philippot, administrateur général de la RTBF. (c) Jan Van de Vel. |
Comme chaque année depuis 2007, les auditeurs ont choisi le prix Première 2026 (4.000 euros, 1.000 de moins que l'an dernier) parmi les dix titres finalistes (lire ici). Il a été décerné pour la vingtième fois ce jeudi 26 mars à la Française Jeanne Rivière pour "Lorraine brûle" (Gallimard, collection Sygne, 2025, 182 pages). Habitant Metz, elle est venue à Bruxelles recevoir son prix et rencontrer le jury, composé de dix auditeurs et auditrices de La Première qui ont lu la sélection de dix premiers romans proposés par un comité de professionnels du livre (lire ici).
A 44 ans, elle publie son premier livre, un roman: "J'ai toujours écrit. Petite, je tenais des journaux sur tout ce qui se passait dans la maison, j'écrivais de la poésie, je lisais des poèmes dans ma chambre, je faisais des fanzines, des publications sur les réseaux sociaux, quelques textes pour mes groupes de musique. Et puis, un jour, j'ai décidé d’écrire ces quiproquos de la vie en un texte plus long. Pendant un an, j'ai écrit en cachette de tout le monde. Avant d'écrire un livre, on ne sait pas qu'on écrit un livre. Dire qu'on écrit un livre, je trouve cela prétentieux. J'ai envoyé mon texte aux éditeurs. C'est devenu un livre dans la collection Sygne de Gallimard."
Une galerie féminine qui nous emmène dans des clubs BDSM ou à l'hôpital, en excursion à la mer ou à Berlin. En filigrane, la quête de l'amour, le spectre de la mort. Bien visible, une bonne dose d'humour, souvent noir. Autant de raisons de penser que la narratrice et la romancière pourraient ne faire qu'un. "Non, non", se récrie-t-elle en souriant, "elle n'est pas moi." Ah bon?
Avec son titre en écho au tatouage de l'amie Delfine, trouvé au moment d'envoyer aux éditeurs le texte dans lequel il figure sur un bracelet, "Lorraine brûle" est une très belle découverte qui fait espérer d'autres textes... punk.
- 2025 Pauline Valade pour "Bruno et Jean" (Actes Sud, 2024, lire ici)
- 2024 Sébastien Bailly pour "Parfois l'homme" (Le Tripode, 2023, lire ici)
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2023 Anthony Passeron pour
"Les Enfants endormis" (Globe, 2022,
lire
ici)
- 2022 Mario Alonso pour "Watergang" (Le Tripode, 2021 lire ici)
- 2021 Dimitri Rouchon-Borie pour "Le Démon de la Colline aux Loups" (Le Tripode, 2020, lire ici)
- 2020 Abel Quentin, pour "Sœur" (Editions de l'Observatoire, 2019, lire ici)
- 2019 Alexandre Lenot, pour "Écorces vives" (Actes Sud, 2018)
- 2018 Mahir Guven, pour "Grand frère" Editions Philippe Rey, 2017, lire ici)
- 2017 Négar Djavadi, pour "Désorientale" (Liana Levi, 2016, lire ici)
- 2016 Pascal Manoukian, pour "Les échoués" (Éditions Don Quichotte, 2015, lire ici)
- 2015 Océane Madelaine, pour "D'argile et de feu" (Les Busclats, 2015, lire ici)
- 2014 Antoine Wauters, pour "Nos mères" (Verdier, 2014, lire ici)
- 2013 Hoai Huong Nguyen, pour "L'ombre douce" (Viviane Hamy, 2013)
- 2012 Virginie Deloffre, pour "Léna" (Albin Michel, 2011)
- 2011 Nicole Roland, pour "Kosaburo,1945" (Actes Sud, 2011)
- 2010 Liliana Lazar, pour "Terre des affranchis" (Gaïa Éditions, 2009)
- 2009 Nicolas Marchal, pour "Les Conquêtes véritables" (Les Éditions namuroises, 2008)
- 2008 Marc Lepape, pour "Vasilsca" (Éditions Galaade, 2008)
- 2007 Houda Rouane, pour "Pieds-blancs" (Éditions Philippe Rey, 2006)
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