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mardi 17 mars 2026

Mira, Mireille et Nina (Neuray)

Mira et Mireille entourent un projet de couverture.

 
Il n'est pas si fréquent de voir quasiment toutes les images originales d'un album accrochées à des cimaises. C'est le cas pour celles qui composent l'épatant livre pour enfants (dès 6 ans) "Cric! Crac! Les taupes passent à l'attaque!" de Nina Neuray et Aurélien Dony au texte (CotCotCot éditions, 60 pages, 2025). Elles illuminent un long couloir au rez de la Maison de la Francité à Bruxelles. L'exposition permet d'apprécier tous les détails des dessins, un peu plus grands qu'imprimés, et de découvrir l'une ou l'autre surprise absente de l'ouvrage en papier.
 
Hexamètres et alexandrins, souvent rimés, pas toujours, racontent d'abord la vie de Mira, jeune taupe espiègle et débordante d'énergie. Elle et ses congénères se débrouillent sous terre, dans le noir, comme si elles y voyaient. "Cric! Crac! On met la terre en vrac!" revient en fil rouge tout au long des pages. Ce qui n'empêche pas la jeune Mira de filer de galerie en galerie vers l'extérieur, voir ce qu'il s'y passe. C'est aussi là qu'elle retrouve sa chère amie Mireille. Aveugles, elles inventent le paysage, prenant du bon temps au soleil.
 
Une quiétude qui fait envie.

Cette vie agréable s'interrompt avec de sombres grondements, avec les pleurs du soleil et ceux d'une petite fille. Mira et Mireille filent la retrouver. Là, près de la rivière, l'enfant qui parle aux animaux leur annonce la terrible nouvelle, l'arrivée imminente de l'Ultrasupermarché! La forêt va-t-elle être détruite? Et avec elle, ses habitants?
 
À l'attaque contre l'Ultrasupermarché. 
 
Les petites taupes ne peuvent admettre cela. Résistance est leur mot d'ordre et on va voir comment elles vont l'organiser en compagnie des animaux de la forêt et de l'enfant-rivière. "Cric! Crac! On met la terre en vrac!" Avec une force telle que les humains ne pourront résister. Cette guerre venue de sous la terre s'achève sur une finale apaisée. Un point pour le respect de l'environnement. Les pages déroulent d'exquises illustrations de nature où tout est à observer au son du texte délicatement composé. David contre Goliath. Mira, Mireille contre l'Ultrasupermarché. Un petit format qui célèbre la résistance et encourage les plus petits à ne pas se laisser faire.
 
PS: On avait déjà pu admirer et se régaler des illustrations de nature de Nina Neuray dans son précédent album, son premier en solo, "A la lisière" (La partie, 2024, lire ici) après l'illustration de la traduction par Anne Brunet d'un texte d'Elisa Sartori, "Les polis topilins" (Editions Thierry Magnier, 2023).

 
Pratique
  • Quoi? Exposition Nina Neuray. 
  • Où? Maison de la Francité, 18, rue Joseph II, 1000 Bruxelles
  • Quand? Jusqu'au jeudi 2 avril, du lundi au vendredi de 9 à 17 heures (sauf weekends et jours fériés)
  • Combien? Entrée libre.
 
 
 


lundi 23 février 2026

De vrais anchois en tutus roses

"Retirer, tirer, retirer, tirer..." (c) CotCotCot éditions.

Quiconque a déjà décortiqué en famille des crevettes grises, spécialité belge, se retrouvera immédiatement dans le savoureux album jeunesse "Préparer le bouillon" de Lee Sang-kyo au texte et Bamco aux illustrations (traduit du coréen par Charlotte Gryson, CotCotCot éditions, 48 pages). Un format à l'italienne venu de Corée qui figurait dans la liste des "100 Outstanding picture books dPictus 2025" (lire ici).
 
Pas de crevettes à décortiquer ici mais des anchois pour une opération quasi similaire, retirer la tête, tirer sur le filament noir, retirer, tirer (cfr illustration ci-dessus). Une double page au sobre graphisme qui répond aux gardes avant et conduit délicatement au sujet de l'album: la joie de cuisiner en famille et de se pourlécher ensemble. 
 
Les anchois dansent à l'Opéra de Paris. (c) CotCotCot éditions.

L'excellent rapport texte-images de l'album permet au lecteur de se régaler des images, de déguster les textes et de quasiment agir dans l'histoire. En même temps qu'il apprend à préparer les anchois pour le bouillon du soir, il devinera qui est à la manœuvre grâce à la taille des mains représentées. Il se glissera dans l'imaginaire du décortiqueur junior pour suivre les exquises variations sur les occupations des anchois. Occupations imaginaires pleines de fantaisie, d'autant plus goûteuses. Il tirera et retirera jusqu'à se tromper, se rattraper et réparer. Il tirera et retirera jusqu'à la phrase qui libère le duo: "Ça y est! On a fini!"
 
Préparation intergénérationnelle. (c) CotCotCot éditions.
  
Entre en scène celle qui va cuisiner le "myeolchi guksu" dont la prononciation est précisée. Un bouillon qui nécessite encore divers autres ingrédients avant d'arriver, bien mijoté, dans les bols de la famille attablée. Des bols qui seront vite vidés et feront apparaître des sourires de gourmandise apaisée.
 
Cuisiner en famille. (c) CotCotCot éditions.

Excellent album que ce "Préparer le bouillon" qui joue sur le registre du réel, on prépare le plat en famille, toutes générations confondues, comme sur celui de l'imaginaire avec les occupations des anchois. Les deux dans de charmantes et illustrations. Les étapes de la recette apparaissent sous la forme de dessins aussi épurés qu'efficaces sur fond blanc. A noter le jeu très subtil dans la représentation du duo acteur dans les doubles pages. En simple, en double, en simple, en double, puis immensément multiplié pour mieux donner l'impression du temps nécessaire, avec autant de micro-événements associés. A part la découpe des légumes, la cuisson et la dégustation du bouillon se font, elles, en vues non multipliées de la famille, ralentissant le tempo des pages jusqu'à la finale. Contraste avec les pages qui racontent les anchois: à bords perdus et sur fond gris, elles sont hyper remplies: dessins,  textes, collages, slogans, extraits de journaux, dialogues, autant de saynètes vitaminées. Un contraste entre le vide et le plein très réussi qui donne rythme et surprises. L'album se termine avec un poème coréen sur les anchois et quelques explications de traduction.
 
 
Un album à la lecture extrêmement réjouissante. En résumé: mashitta! - 맛있다! (délicieux). 
 
Pour faire soi-même un tel bouillon, quelques idées ici
 
Pour mieux se rendre compte du dynamisme de l'album, une vidéo Youtube (ici). 
 
 

 
 
 

 
 
 
 
 
 

vendredi 26 septembre 2025

Diane Arbus, la photographe des invisibles

Des scènes oniriques complètent le propos. (c) Casterman.
 
Les jumelles de Diane Arbus.
Pensez à Diane Arbus et arrive illico dans la tête sa photo des petites jumelles du New Jersey prise en 1967. Parfois une image de la photographe au Rolleyflex. Pour le reste, pas grand-chose. Bien sûr, l'artiste américaine est née il y a plus de cent ans, le 14 mars 1923 à New York. Et elle a disparu il y a plus de cinquante ans, le 26 juillet 1971 à Greenwich Village. Elle avait quarante-huit ans quand elle s'est suicidée, vaincue par sa santé mentale devenue chancelante. Elle laisse une œuvre magistrale, davantage appréciée des spécialistes alors qu'elle mérite d'être connue de tous. Pourquoi? Sans doute parce que Diane Arbus une femme qui ne marchait pas dans les clous de son époque. Ni dans sa vie professionnelle où elle a quitté la photo de mode pour se consacrer aux invisibles dont elle faisait ressortit l'humanité, ni dans sa vie personnelle où ses amours furent compliquées. Combien de ses modèles n'ont-ils pas eu une vraie relation d'amitié avec elle?
 
On découvre tout cela dans la magnifique bande dessinée biographique d'Aurélie Wilmet, "Diane Arbus - Photographier les invisibles" (Casterman, 216 pages). Un épais grand format cartonné et toilé en boucle dont chaque page est de toute beauté. Des vagues de bleus et de mauves sur un doux papier crème portent ce destin conté en cases non bordées aux coins arrondis sauf pour les dessins sur une page. Des images tout en douceur, qui se juxtaposent ou se superposent et racontent une vie et des choix au moins autant que les mots, discrètement posés.   
 
 
L'humanité de la photographe new-yorkaise. (c) Casterman.

Dix questions à Aurélie Wilmet

Comment vous êtes-vous intéressée à Diane Arbus?
Quand j'ai découvert son travail, j'ai tout de suite voulu faire quelque chose sur elle. Comprendre qui est Diane Arbus derrière ses photos. J'ai commencé par rassembler de la documentation. J'ai lu beaucoup de livres qui avaient plongé dans sa vie, avec des interviews, de son enfance à sa mort. J'ai lu ce qu'a écrit sa famille, des lettres. J'ai lu tout cela pour entrer dans sa tête. Hélas, pas son journal intime qui a été donné au MET de New York. Comme l'archivage n’est pas encore terminé, il n'est pas encore disponible pour le public. 
Est-ce un album ou une bande dessinée?
C'est la forme de l'un, le référencement de l'autre.
Comment êtes-vous arrivée chez Casterman avec cette biographie de Diane Arbus?
C'est mon premier album chez un grand éditeur. L'éditrice Nathalie Van Campenhoudt a pris contact avec moi via Instagram. 
Le bleu est omniprésent.
C'est ma couleur historique, j'aime beaucoup l'utiliser dans mes illustrations. Elle va bien avec les photos en noir et blanc. J'y ai ajouté du mauve pour les passages plus oniriques. Mais elle est difficile à retranscrire à l’impression. Le livre est imprimé en trois pantones, bleu, mauve et noir.

Quelle technique avez-vous utilisée?
Ce sont des crayons de couleur et des marqueurs. J'ai choisi des bleus qui fonctionnent bien ensemble même s'ils sont de marques différentes. J'achète ce dont j'ai besoin pour la bande dessinée au début de mon travail.
Comment s'est passée la réalisation de l'album?
L'album est venu assez facilement. J'ai écrit le scénario, en choisissant les sujets à aborder et le fil du rêve. Puis, j'ai divisé le scénario en scènes. Diane Arbus est très inspirante. Elle s'est permis de faire ce qu'elle voulait en tant qu'artiste et en tant que femme. Elle a eu à la fois le courage de faire des photos qui étaient un travail précurseur et en tant que femme dans les années 50-60. 
Le livre témoigne d'une manière lente.
J'aime bien ce côté contemplatif. La lenteur me va très bien pour arriver à la fin. Cela permet de comprendre tous les stades par lesquels passe Diane Arbus. De comprendre l'artiste. De comprendre son travail photo qui évolue tout au long de sa vie. De suivre aussi le personnage intérieurement, d'avoir le temps de rentrer dans sa tête.
Qu'avez-vous découvert d'elle?
Diane Arbus était maniaco-dépressive, comme on disait à l'époque. Elle était une petite fille riche. Mais il est important de ne pas l'associer à sa famille dont elle a toujours voulu se différencier. Je lui mets un Rolleyflex dans les mains du début à la fin parce que je voulais rester sur le même appareil photo. Elle a voyagé à Paris pour des photos de mode, pour des magazines, mais c'était trop lisse pour elle.
Que lui diriez-vous si vous la rencontriez maintenant?
Si je la croisais, j'aurais envie de la remercier. Elle m'a apporté une autre vision de la photo. Elle m'a donné l'image photographique. Elle m'a inspirée pour ma bande dessinée, me montrant qu'il y a plus à faire que la simple photo documentaire.
Des projets?
Mon prochain livre est un livre jeunesse pour Cotcotcot éditions, "Ramson & Aki", qui sortira en mars 2026.
 
 
Aurélie Wilmet sera en dédicace au BD Comic Strip festival de Bruxelles (Gare Maritime), au stand Casterman ce vendredi 26 septembre de 13 à 15 heures et le samedi 27 septembre de 14 à 16 heures.
 
 
L'amour. (c) Casterman.


 Pour feuilleter en ligne les premières pages de "Diane Arbus", c'est ici.
 
 

vendredi 11 avril 2025

Choses vues à la Foire de Bologne (3/3)

 "Ö" de Guridi (CotCotCot éditions) suspendu
dans l'incroyable bibliothèque durable.
 
On poursuit la balade, la longue balade (largement plus de dix mille pas par jour), dans la 62e édition de la Foire du livre pour enfants de Bologne, partiellement présentée (lire ici et ici) avec les expositions. Multiples et agréablement placées dans les différents halls, ou en ville.  
 
Dans la foire
 
La 59e édition de l'Exposition des illustrateurs.
 
L'exposition des illustrateurs et l'exposition des lauréats BRAW
A tout seigneur, tout honneur. Créée en 1967 pour mettre en valeur les illustrateurs du monde entier, l'exposition a vu 4.374 illustrateurs participer à sa 59e édition, soit 21.870 illustrations envoyées de 89 pays et régions du monde. Un record! Aux murs cette année, 76 séries d'illustrations, réalisées par 77 artistes de 29 pays et régions du monde (lire ici et ici pour la liste complète).
 
Belle idée que de proposer plusieurs œuvres par artiste et plaisir de les voir de près et en vrai lors de la Foire. On peut ainsi apprécier le feutre subtilement utilisé par Anne Crahay, compter les baleines, retrouver les originaux d'artistes connus ou non. Par contre, l'accrochage en angle à cause des zigzags des cimaises, ne rendent pas justice à l'artiste qui en pâtit! Son nom apparaît seulement sur un des panneaux et non deux.
 
Anne Crahay.

Ishita Jain, Iranienne installée à New York.

L'Espagnole Ana G. Lartitegui.

L'Iranien Somaye Mohamady.

Le Britannique Benjamin Phillips.

Le Français Florian Pigé.

La Française Claire Schvartz.

La Moldave Ana Terral.

L'Italienne Beatrice Tonelli.

Sur l'angle, l'Iranienne installée à Angoulême Hajar Moradi.

 
Estonian Illustration
Invitée d'honneur 2025, l'Estonie a bien fait connaître ses artistes. L'exposition "Hello!/Tere!" ouvre la porte sur le monde de l'illustration estonienne contemporaine, mettant en valeur les détails des œuvres, l'utilisation ludique des couleurs et une maîtrise technique remarquable. On y a découvert 40 artistes adeptes de narration, créateurs de personnages originaux et férus d'une approche créative libre, même si influencée par les tendances mondiales. 
 
Autre point de vue, l'événement "Talking Pictures" qui a mis cette année l'accent sur l'Estonie. Avec notamment, une exposition de cent livres primés issus du concours des 25 plus beaux livres estoniens des quatre dernières années (2021–2024).

 
Les expositions estoniennes.
 
 
Sydney Smith
Lauréat du prix Andersen 2024 (lire ici), Sydney Smith a réalisé la couverture de l'"Illustrators Annual 2025", le catalogue qui reprend les illustrations et plein de renseignements pratiques sur leurs auteurs.
 
 
 
 
 
 
 
 
Conformément à la tradition, une exposition personnelle de ses œuvres est  présentée au cœur de la foire. Elle réunit des originaux issus de certains de ses livres les plus célèbres, la couverture créée pour l'"Illustrators Annual 2025" ainsi que des œuvres inédites réalisées spécialement pour l'occasion. Un travail absolument magnifique sur lequel l'artiste canadien s'est expliqué lors d'une rencontre publique et lors d'un entretien avec moi qui sera prochainement publié.
 
 

Exposition Sydney Smith.
 
 
Henrique Coser Moreira
Lauréat du prix Fundación SM 2024 (lire ici ), l'artiste brésilien bénéficie d'une exposition à la Foire et de la publication d'un album, "La danza del cielo y la tierra". Ce livre silencieux (sans texte) s'inspire de la danse rituelle de "suspension du ciel" du groupe ethnique indigène brésilien Krenak, dont le but est de rétablir l'harmonie entre les humains et la nature.
 
Henrique Coser Moreira.
 

The Chinese Excellence in Children's Illustration
Deuxième édition de cette exposition sélective donnant un aperçu du meilleur de l'illustration chinoise contemporaine (à voir en ligne ici). Et on est soufflé, entre genre classique ou davantage novateur. Composé d'experts chinois et internationaux (Ao Ran, Li Jianping, Long Niannan, Tan Fengxia, les quatre de Chine, Cathy Olmedillas et Mireia Trius d'Espagne et Marcella Terrusi d'Italie), le jury a désigné un lauréat et 18 finalistes, sur une présélection de 39 illustrateurs parmi 126 candidats. Un catalogue en chinois et anglais présente cent illustrations.
 
 
Le lauréat, Jiu'er.

 
Ukrainian illustration Yesterday and Today
Très intéressante exposition qui réunit par thème ou idée graphique des œuvres d'illustrateurs ukrainiens contemporains et d'artistes du siècle dernier. Elle montre aussi bien les liens que les contrastes entre le passé et le présent. Pont entre les générations, elle témoigne du pouvoir de la narration visuelle en période de changement.
 
Une exposition pont entre les générations.


The Original Art US 
Pour la deuxième année, la BCBF accueille l'exposition "The Original Art", qui présente des illustrations issues des meilleurs livres pour enfants publiés aux États-Unis au cours de l'année. On retrouve donc plein de noms connus parmi les 52 œuvres de l'édition 2024, accompagnées de leurs livres respectifs. Dont ceux de la Belge Marine Schneider et de l'Italienne Beatrice Alemagna.


Marine Schneider et Beatrice Alemagna,
deux des artistes choisies aux Etats-Unis.

 
Peace of cake project 
Le projet réunit 22 illustrateurs du monde entier pour vous servir leurs parts d'art et de beauté – chacun racontant une histoire à travers l'archétype visuel du gâteau. Jouant sur les sons identiques des mots anglais "piece" (petit bout) et "peace" (paix), il a plus d'impact en langue originale qu'en français: envie d'un petit bout de paix? Chaque membre du collectif Peace of Cake, né d'une rencontré à Bratislava en octobre 2023 lors de la Biennale de l'Illustration (BIB), a invité des illustrateurs de son pays ou d'ailleurs à créer un gâteau personnel, émouvant et inventif. 
 
 

 
 
 
Silent Book Contest
 
Pour la douzième année, ce prix international met en avant des livres sans texte, des récits racontés exclusivement par l'image, capables de franchir les barrières linguistiques et culturelles. Provenant de 49 pays, 275 candidatures ont été soumises au jury qui en a retenu 16 (à voir ici).
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Les 150 livres suspendus "BRAW Amazing Bookshelf 2025" 
Détail ici
 



Suspendus à leurs fils de nylon,
les albums s'animent au moindre mouvement.

 
Les 150 livres suspendus "BRAW Amazing Bookshelf 2025 - Sustainability (durabilité)" 
Détail ici.
 


La durabilité en 150 album suspendus.

 
 
Les 100 livres remarquables de dPictus
Détail ici.
 
dPictus.
 
 
En ville
 
Le Wallbook de Paul Cox
Merveilleuse installation que ce "Wallbook" soit livre en mur de Paul Cox. C'est exactement ce dont il s'agit: une splendide fresque de 75 mètres peinte sur une toile agrafée tout au long des murs du lieu. Particularité: chaque trait de pinceau est vertical ou horizontal. Des quadrillages plus ou moins serrés qui dessinent une histoire haute en couleurs que chacun interprétera à sa guise. On y voit des enfants, des adultes, des animaux, des phénomènes naturels, des constructions, la nature... A chacun d'élaborer sa propre histoire, ses propres histoires. Sourire et plaisir devant cette œuvre d'art magnifique et accessible à tous.
Wallbook est comme un livre illustré de taille géante dont les animaux et les personnages sont occupés à diverses activités. On y trouve aussi des hommages aux artistes préférés de Paul Cox, Töpffer, Hokusai, Brueghel, Chardin, les Lubok et les images populaires. Le travail de préparation a été long. Pendant quatre mois, l'artiste a peint les scènes des toiles dans son atelier en Bourgogne en pensant les murs du Palazzo bolognais. Il les a ensuite transportées en Italie.
"Wallbook fait l'objet d'une publication chez Hamelin (infos ici), plusieurs albums de Paul Cox sont disponibles chez MeMo, créations ou rééditions.

La fresque de Paul Cox court sur tous les murs.



Préparation à l'atelier.

Détail.


L'exposition de Joëlle Jolivet
Quel plaisir de voir rassemblées tant de facettes du merveilleux travail de Joëlle Jolivet sous l'appellation "Troppo di tutti". Linos gravés, tirages, dessins sur le vif, le tout remarquablement scénographié dans l'espace de la Fondation Hamelin. L'artiste française y est splendidement racontée.
 
 



 
 

"Troppo di tutto"? Pas du tout.
 
 
"Out of the cage" de dPictus
Dans une librairie de Bologne, qui accueille chaque année des événements en lien avec la Foire, présentation originale de nombreux albums édités via la plateforme dPictus. Dont "Ce qui sera" de Johanna Schaible (La Partie), lauréat du Prix IBBY Belgique francophone 2024 de l'album traduit (lire ici). Et d'autres titres remarqués par la Section belge francophone de l'IBBY.
 
Dessins aux murs et livres en relief.

Ce qui donnera "Ce qui sera".

Changements de taille pour les pages.

 
2026
La 63e édition de la Foire du Livre Jeunesse de Bologne se tiendra du 13 au 16 avril 2026, avec la Norvège comme pays invité d'honneur.