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mercredi 25 septembre 2019

La langue dans quelques-uns de ses états

Les cartes du projet "Converser" dans "8 1/2". (c) Elise Simonet.

Donner sa langue au chat? Donner sa langue aux chats? Oui mais à combien de chats? On peut jouer sur les mots à l'infini, et l'exercice est extrêmement plaisant. On peut aussi savourer l'exercice réalisé par d'autres. Comme dans ces trois publications qui explorent la langue chacune à sa manière, une revue, un album pour enfants, un recueil de nouvelles.


Le hors-série "8 1/2" de la revue "Papier Machine"


Œil pour œil, dent pour dent, la  revue bruxelloise de création poétique "Papier Machine", dédiée à la langue française et surtout à ses interstices, en vrai papier relié (deux numéros par an), a décidé de marquer ses cinq ans par un numéro hors-série s'intercalant entre le n°8 et le n°9 (112 pages, en librairie). Logiquement intitulé "8 1/2", merci Federico, il questionne tout aussi logiquement la langue, notre langue, et non un mot-étincelle comme les numéros habituels. Comment on cherche nos mots. Comment on les choisit. Comment on ne les choisit peut-être pas. "Ce numéro pas comme les autres cherche à rendre visible un peu de ce qui inspire, qui bloque ou indigne." Enquête, cartes blanches, entretiens dont les fruits sont rassemblés ici.

Si "Papier Machine (qui ne dit mot consent" se présent en format "portrait", pour lire la revue, il faut la pivoter vers la droite en mode "paysage". La couverture qui se déplie sur les petits cartons du projet "Converser" d'Elise Simonet permet de sauter à pieds joints dans un grand format à l'italienne et le vif du sujet.


Un petit sommaire et c'est le plongeon. Dans le désordre:
  • Adel Tincelin et sa fille Charlie Tincelin-Perrier cherchent de nouveaux mots pour parler de la réalité. Comme ce "Paman" inventé en 2006.
  • Le sémioticien et linguiste belge Jean-Marie Klinkenberg ("Petites mythologies belges", Espace Nord) s'explique longuement sur les "fautes de français" qui ne sont pas si fautives que ça à ses yeux.
  • La question de l'orthographe est abordée par Jérôme Piron et Arnaud Hoedt ("La convivialité", Textuel)
  • celle des dialectes par l'universitaire canadienne Catherine Leclerc
  • celle de la langue de bois par le linguiste Louis-Jean Calvet
  • celle des langues des femmes par la linguiste Marina Yaguello
  • celle du langage du travail par Lucie Combes et la sociolinguiste Josiane Boutet
  • celle du surgissement du mot, juste en général, par l'éditeur Corentin Emery et Saâd, un de ses auteurs
  • celle de la langue maternelle par l'auteur et journaliste Driss Ksikes,
  • celle des conséquences du choix des mots par le sociologue Bernard Lahire...

Mais "Papier Machine" ne saurait être seulement sérieux. Et sont glissées dans le mille-feuilles "8 1/2" les contributions
  • de la poétesse Milady Renoir
  • de l'artiste Tarek Lakhrissi
  • du Collectif RER Q
  • des artistes Cécile Babiole & Anne Laforet, alias Roberte la Rousse
  • de Loup
  • les cartons de la dramaturge Elise Simonet
  • le "JO RE GR ECR IN" du journal pilote des Editions feu de paille.

Sans oublier les divers réquisitoires et déclarations au premier Tribunal des mots. Bref si, on veut se nourrir, se surprendre, apprendre, découvrir, s'amuser, une seule direction, celle de ce "8 1/2" hors-série.


L'album jeunesse documentaire "La la langue"


Quoi? Un album jeunesse? Un documentaire en plus? Sur l'acquisition du langage? OUIIIII, tout ça! Pas besoin de tourner les talons. "La la langue" (textes d'Aliyah Morgenstern et Susie Morgenstern, illustrations de Serge Bloch, Saltimbanque Editions, 40 pages) n'est pas une resucée linguistique du film "Lalaland". C'est un album tout simplement génial, mené de main de maître par une romancière, une linguiste, un artiste, qui explique aux enfants, et à tout qui est intéressé, comment on apprend à parler. Le langage, ce trésor.

Vous vous souvenez de cet apprentissage? Non, bien entendu. A tel point qu'on ne pose jamais la question. Ce qui n'empêche pas les trois auteurs, qui ont chacun un rapport avec la langue, d'y répondre de façon lumineuse.
Américaine dingue de littérature, Susie Morgenstern a appris le français pour l'amour de son mari Jacques, rencontré en Israël. Elle l'a même tellement bien appris, parfois dans le sang et les larmes, qu'elle est devenue une des meilleurs auteures jeunesse françaises et a exercé comme professeur à l'université de Nice. Aliyah Morgenstern est la fille aînée de Susie et Jacques, née en 1967 quand sa mère apprenait le français. Devenue linguiste spécialisée dans l'acquisition du langage et professeur à la Sorbonne, elle partage pour la première fois son domaine avec les enfants. Serge Bloch, artiste de haut vol, a le talent fou de poser trois coups de crayon qui révèlent le langage du dessin et accompagnent les mots des auteurs.

Un jour, après toute une série d'étapes, l'enfant parle. (c) Saltimbanque Ed.

Joyeusement illustré, écrit avec tendresse et compétence, "La la langue" explique comment un "infans" devient un jour un individu doué de langage. On suit le bébé chronologiquement par doubles pages agréablement composées et on apprend plein de choses passionnantes lors de ces étapes. Ce qui se passe quand le bébé a entre 0 et 8 jours, les découvertes qu'il fait durant ses trois premiers mois, les premiers sourires, les exercices de voix, les babillages vers 6-8 mois, les premiers gestes puis les premiers mots vers un an. Vient ensuite, entre 16 mois et deux ans et demi, la construction de la langue. Suivront les mimiques, les récits, les explications et les blagues entre 3 et 4 ans. Vers 4 ans, l'ancien bébé parle comme tout le monde, mais il est loin d'être au bout de ses apprentissages.

Quel prodige quotidien que l'acquisition du langage! Une éclosion qui se mue en explosion. On reste baba devant ces formidables explications qui s'adressent aux enfants à partir de 6 ans et à tous les curieux.

"La la langue". (c) Saltimbanque.
La première double page de 


Le recueil de nouvelles "Sur le bout de la langue"


On connaît sans doute mieux Ahmed Kalouaz comme écrivain pour la jeunesse. Il a notamment publié plus de dix romans pour ados au Rouergue. Mais l'écrivain né en Algérie en 1952 et arrivé en France peu après a aussi une œuvre considérable de dramaturge, de poète, de romancier, d'auteur de récits et de recueil de nouvelles en littérature générale chez divers éditeurs, dont "La brune" au Rouergue et Le mot et le reste. Justement, son dernier titre en date est un superbe recueil de nouvelles, "Sur le bout de la langue" (Le mot et le reste, 114 pages). Vingt-deux textes suivent celui qui donne son titre à l'ouvrage.

Ces vingt-trois nouvelles, surtout écrites au temps chantant de l'imparfait, parfois complètement dialoguées, sont souvent surprenantes par leur approche du thème et exquises au niveau de la langue. Ahmed Kalouaz nous y présente une belle série de personnages, hommes et femmes, jeunes et vieux, immigrés ("Ventre affamé n'a plus les yeux, et il monte quand même dans le pick-up, formant une grappe humaine accrochée aux ridelles"), locaux ou réfugiés. Toute la force de son écriture précise, descriptive sans excès, est qu'il leur donne vie. Ils rient ou ils sont tristes ("Le mot perdu, c'est la lumière qu'on n'arrive pas à retenir, la journée qui s'enfuit"). Ils philosophent mais ne pleurent pas sur eux-mêmes. Au contraire, ils ont de la force. Ils résistent. Que ce soit dans une quête amoureuse, dans des rêves, dans des histoires de leur passé ("Je n'aime pas dormir sans toi"), ils ont toujours l'idée qu'il y a aujourd'hui ("Marceau répondait tout en ne comprenant rien à ce qui se passait. Il ne connaissait pas de Cory, ni depuis huit jours ni depuis toujours") et même demain. L'écrivain nous fait apprécier, aimer ses personnages qui ont souvent les mêmes références que nous, que ce soit en cinéma ou en balades ou en actualités, en prise avec leur vie qui est parfois un peu la nôtre. Qui appartient en tout cas à notre paysage familier. Ahmed Kalouaz donne une très belle présence à ces anonymes qui nous entourent et nous rappelle ainsi, par la vigueur de sa belle langue, combien peut être riche la diversité des humains. Comme l'énonce le grand-père de la dernière nouvelle: "Regarde bien, ici, nous avons le monde sur le bout de la langue."









mardi 18 décembre 2018

"Eux, c'est nous." réédité et en version audio

"Eux, c'est nous."

2015.
En 2015, les éditeurs jeunesse français publiaient collectivement "Eux, c'est nous.", un livre sur les réfugiés à destination des enfants (lire ici). Un livre pour réfléchir, comprendre et agir. Cent mille exemplaires en avaient été vendus et tous les bénéfices reversés à La Cimade qui aide les personnes réfugiées, migrantes et en demande d'asile.

2018.
Trois ans après, "Eux, c'est nous." (32 pages, 3 euros) reparaît dans une nouvelle édition. Les textes de base sont quasiment identiques, celui de Daniel Pennac, illustré par Serge Bloch, les huit textes sur les huit lettres du mot "réfugiés" écrits par Carole Saturno et Jessie Magana ont été actualisés en fonction de l'actualité. Mais la version 2018 s'ouvre sur une préface de Christophe Deltombe, président de La Cimade, surtout complétée d'une lecture des textes par Sandrine Bonnaire (à écouter ici ou via un QR code en quatrième de couverture) et de fiches pédagogiques (ici).

Les éditeurs jeunesse (liste ci-dessous) entendent ainsi réaffirmer leurs valeurs d'accueil et de solidarité à l’égard des personnes réfugiées. Bien entendu, les bénéfices de la vente du livre seront à nouveau versés à La Cimade (Association de solidarité active, La Cimade agit pour les droits et la dignité des personnes réfugiées et migrantes grâce à un mouvement de 2.500 bénévoles et 108 salarié·e·s en métropole et en outre-mer. La Cimade accompagne, héberge et défend plus de 100.000 personnes étrangères chaque année, et intervient en centre de rétention et en prison. Elle informe et sensibilise sur les
enjeux liés aux migrations).


Les éditeurs jeunesse solidaires
ABC Melody Éditions, Actes Sud Junior, L'Agrume, Albin Michel Jeunesse, Amaterra, Bayard, Calligram, Cambourakis, Casterman, Coll.Libri, Éditeurs en Pays de la Loire, DADA, Dargaud, Delcourt, Didier Jeunesse, Dupuis, L'école des loisirs, Les Editions des Éléphants, Editions Thierry Magnier, L'Elan vert, Flammarion, Fleurus Éditions, Les Fourmis Rouges, Frimousse, Gallimard Jeunesse, Glénat, Grasset Jeunesse, Hachette Jeunesse, Hachette Romans, Hatier Jeunesse, Hélium, HongFei Cultures, Kaléidoscope, Kanjil, Magnard, La maison est en carton, De La Martinière Jeunesse, Milan, Møtus, Nathan, Palette, La Palissade, Pastel, Père Castor-Flammarion, Les petites bulles éditions, Pocket Jeunesse, Rageot, Retz, Ricochet, Des ronds dans l'O, Le Rouergue Jeunesse, Rue du Monde, Sarbacane, Scrineo, Seuil Jeunesse, Syros, Talents Hauts, Usborne.




jeudi 12 octobre 2017

L'abécédaire de la littérature jeunesse française


Il y a ceux qui sont à la Foire du livre de Francfort et il y a ceux qui n'y sont pas.
Il y a ceux qui ont la chance de voir l'exposition "ABC, l'esprit de la lettre" qui y est présentée (lire ici) et il y a ceux qui ne l'ont pas.
Il y a ceux qui s'en foutent et il y a ceux qui aimeraient savoir à quoi ressemble cet abécédaire, concocté par 27 illustrateurs de langue française, invités à illustrer une lettre de l'alphabet tirée au sort en y plaçant au moins dix mots imposés (choisis par Ramona Badescu et Emmanuel Guibert).

Pour ceux-là, et pour moi, et grâce aux photos de Sylvie Vassallo, conseillère littérature jeunesse pour la Buchmesse et directrice du Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis (SLPJ), le voici. Merci, merci.


A par Antoine Guilloppé.

B par Magali Le Huche.

C par Blexbolex.

D par Olivier Douzou.

E par Cécile Gambini.

F par Albertine.

G par Joëlle Jolivet.

H par Emilie Vast.

I par Bruno Heitz.

J par François Place.

K par Katy Couprie.

L par Stephanie Blake.

M par Olivier Tallec.

N par Laurent Moreau.

O par Serge Bloch.

P par les Tigres gauchers.

Q par Benjamin Chaud.

R par Kitty Crowther.

S par Ilya Green.

T par Nathalie Choux.

U par Edouard Manceau.

V par Benjamin Lacombe.

W par Delphine Chedru.

X par Carole Chaix.

Y par Nathalie Novi.

Z par Marc Boutavant.

Voilà un bel éventail de la création française en littérature de jeunesse.





mercredi 4 octobre 2017

Instantanés de la quatrième Biennale de Moulins


Depuis six ans, la fin septembre s'illumine à Moulins (Allier) grâce à la Biennale des Illustrateurs qui réunit stars de la littérature de jeunesse principalement mais pas que et débutants prometteurs. Au programme des dix jours, des expositions magnifiques (dont certaines se prolongent) et des journées professionnelles en ouverture, conviant des artistes généreux pour des rencontres riches en émotions et en enseignements. Le tout, grâce aux Malcoiffés et leurs bénévoles disponibles et enthousiastes.

Il n'en a pas été autrement pour cette quatrième édition (28 septembre-8 octobre 2017) qui a réuni Serge Bloch, Anthony Browne, Carll Cneut, Jérémie Fischer, Pauline Kalioujny, Malika Doray, Philippe UG et Tomi Ungerer. Ce dernier, souffrant, a finalement dû renoncer à faire le déplacement. Huit artistes et pas des moindres balayant un public allant des tout-petits aux adultes.



Quelques temps forts des journées professionnelles

Ouverture le vendredi avec l'auteur-illustrateur britannique Anthony Browne, son éditrice française Isabel Finkenstaedt et Anne-Laure Cognet, modératrice. Il analyse finement et explique généreusement son œuvre forte de plus de quarante titres.

Anne-Laure Cognet, Anthony Browne, Isabel Finkenstaedt.

Anthony Browne: "Chaque création est basée sur le jeu des formes. Rien ne vient de nulle part. Tout vient de quelque chose. Quand je dessine, je suis dans l'image. Mes décisions sont instinctives. Chacune de mes journées à l'atelier est comme le premier round d'un match de boxe. Mais on peut gagner aux points et recevoir en finale un coup de poing..."


Table ronde avec Malika Doray, Jérémie Fisher et Pauline Kalioujny, animée par Anne-Laure Cognet.

Anne-Laure Cognet, Pauline Kalioujny, Jérémie Fisher, Malika Doray.

Pauline Kalioujny: "Mon langage graphique est véritablement né en 2014 avec l'album "Un jardin en hiver" (Thierry Magnier)."

Jérémie Fisher: "Je fais des collages de paysages avec des papiers de couleurs en pleine nature."

Malika Doray: "Ce qui m'intéresse, c'est le travail du livre pour les plus petits en tant qu'objet."


One-man show de Philippe UG, l'homme des pop-up, en présence du libraire Jacques Desse et d'Anne-Laure Cognet.

Jacques Desse, Anne-Laure Cognet, Philippe UG.

Philippe UG: "Je n'aime pas tellement le pop-up mais je ne fais que ça! Par contre, je suis vraiment intéressé par l'écriture numérique."


Reprise des débats l'après-midi avec Frédéric Pajak, qui répond longuement et en profondeur aux questions d'Anne-Laure Cognet.

Anne-Laure Cognet, Frédéric Pajak.


Frédérik Pajak: "Ma forme est celle de l'essai dessiné. Mon plaisir est de marier le dessin et l'écrit, ou de les divorcer. Je dessine à la plume et au pinceau, non en noir et blanc mais en noir, blanc et gris."


Tomi Ungerer étant excusé, c'est Thérèse Willer, directrice du Musée Tomi Ungerer à Strasbourg, qui explique, en images, ses cinq registres graphiques.

Anne-Laure Cognet, Thérèse Willer.

Thérèse Willer: "Un thème majeur de l'œuvre de Tomi Ungerer est la mort. Il a été orphelin de père à l'âge de quatre ans. Il a été le témoin de la Seconde Guerre mondiale et du nazisme en Alsace. Un autre est celui de l'humour et de la caricature."



JournéeS professionnelleS puisque le samedi s'ajoute cette fois au vendredi traditionnel. Début en compagnie de Carll Cneut et d'Emmanuelle Martinat-Dupré, qui s'est occupée de son exposition au MIJ (Musée de l'illustration jeunesse) dont elle est la responsable scientifique, et bien sûr d'Anne-Laure Cognet.

Anne-Laure Cognet, Carll Cneut, Emmanuelle Martinat-Dupré.

Carll Cneut: "J'ai rencontré Anthony Browne chez son éditeur londonien il y a quinze ou seize ans. Il était déjà une star de l'illustration mais il était tellement gentil que j'ai décidé que je serais gentil avec tout le monde."

Dernière intervention du programme officiel, celle de Serge Bloch, qui répond aux questions de Francine Foulquier et Anne-Laure Cognet.

Anne-Laure Cognet, Serge Bloch, Francine Foulquier.

Serge Bloch: "Aujourd'hui, je travaille sur différents supports, le papier bien entendu mais aussi le numérique pour des dessins animés."


Quelques images des expos

Anthony Browne (Hôtel de ville).

Anthony himself.

Carll Cneut (MIJ).

Typo Carll Cneut créée pour l'expo.

Chagall (Cathédrale).
Chagall.














Frédéric Pajak (Librairie Devaux).

Frédéric Pajak.

Jérémie Fisher (Galerie des Bourbons).

Jérémie Fisher.

Malika Doray (Médiathèque).

Malika Doray.

Pauline Kalioujny (Imprimeries réunies)

Pauline Kalioujny.

Philippe UG (Salle des fêtes).

Philippe UG.

Serge Bloch (Hôtel du Département).

Serge Bloch.

Tomi Ungerer (MIJ).

Tomi Ungerer (MIJ).




Et un petit coucou à Albertine qui a croqué les passants dans une fresque dessinée, vendue ensuite à la découpe.

Albertine au travail.




Pour rappel

Programme 2015

Claude Ponti, Marion Fayolle, Susanne Janssen, Nicole Claveloux, Mélanie Rutten, Ingrid Godon et Claire Dé

Programme 2013

Sara, Lorenzo Mattotti, Květa Pacovskà, Lionel Koechlin, Albertine, Roberto Innocenti, Emmanuelle Houdart, Christian Lacroix, Elzbieta, François Roca, Joëlle Jolivet et une expo d'André François

Programme 2011

Frédéric Clément, Benoît Jacques, Natali Fortier, Loren Capelli, Kitty Crowther, Henri Galeron, Les Chats Pelés et Georges Lemoine.


Renseignements et calendrier des expos ici.