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mercredi 27 février 2019

Kaléidoscope rejoint l'école des loisirs

(c) David McKee.


C'était dans l'air depuis deux ou trois années mais des soucis techniques avaient ralenti le projet. Aujourd'hui, c'est fait. Les plus que trentenaires éditions Kaléidoscope (Elmer de David McKee, les singes d'Anthony Browne, divers créateurs français par la suite dont Geoffroy de Pennart) rejoignent l'école des loisirs, son diffuseur depuis belle lurette et partenaire de tout temps.

Créées en 1989 par Isabel Finkenstaedt qui venait de Flammarion Jeunesse, les éditions Kaléidoscope ont forgé un remarquable catalogue d'albums jeunesse selon les meilleurs codes du genre, amusement, identification, évasion, quotidien, le tout avec une grande attention à la qualité des illustrations et à l'intérêt du rapport texte-images. Des livres qui étaient chaque fois une rencontre entre eux et leur éditrice et qui ont enchanté leurs jeunes lecteurs qui y ont trouvé l'application de la devise de la maison: "lire, rire et grandir".

Kaléidoscope – Lire, rire et grandir – Des albums pour accompagner la petite enfance - Des albums pour accompagner la petite enfance

Pendant ces trente années, Kaléidoscope a permis de faire connaître en France de nombreux auteurs anglo-saxons (Anthony Browne, Oliver Jeffers, Emily Gravett, David McKee, Angela Barrett,  William Steig et plein d'autres encore). La maison a aussi publié de nombreux auteurs français comme Geoffroy de Pennart, Elsa Oriol, Christine Naumann-Villemin, Kris Di Giacomo, Michaël Escoffier… liste complète ici.

(c) Anthony Browne.

Aujourd'hui, Isabel Finkenstaedt a décidé de prendre sa retraite en cédant sa maison d'édition à l'école des loisirs, son partenaire et diffuseur historique, qui a déjà repris de nombreux titres de Kaléidoscope dans sa collection d'albums poche les Lutins. Pas de déménagement en vue puisque les deux maisons sont à la même adresse parisienne. L'équipe qui anime depuis plusieurs années Kaléidoscope poursuivra son travail, Camille Guénot pour la partie éditoriale, Stéphanie Jarry pour la partie communication et accompagnement promotionnel. Elles pourront néanmoins s'appuyer sur  l'organisation et les équipes de l'école des loisirs.

(c) Geoffroy de Pennart.


mardi 8 janvier 2019

Je préférerais que John Burningham soit vivant

John Burningham.

Quelle tristesse d'apprendre le décès de John Burningham, survenu le vendredi 4 janvier des suites d'une pneumonie. L'auteur-illustrateur jeunesse britannique n'avait que 82 ans. Il était né le 27 avril 1936 à Farnham dans le Surrey. Tout comme son épouse Helen Oxenbury, il a créé des dizaines d'albums qui sont devenus de véritables classiques de la littérature de jeunesse. "Préfèrerais-tu..." et "La promenade de M. Gumpy" bien entendu mais aussi "Le cadeau de Noël de Gaston Grippemine", "Train de nuit" et d'autres titres enchanteurs, pleins d'imagination, souvent malicieux, parfois indisponibles.

C'est Isabel Finkenstaedt, alors éditrice chez Flammarion Jeunesse, qui l'avait découvert et fait traduire en français dans les années 70. Ensuite, elle l'emporta avec elle quand elle fonda sa propre maison en 1988, Kaléidoscope.
John Burningham n'avait pas l'intention de s'arrêter. Il avait confié au "Guardian" l'an dernier: "Je n'ai jamais voulu arrêter de travailler. J'ai la chance d'avoir une bonne vue et de ne pas avoir la main qui tremble, aussi vais-je continuer". Il avait aussi une notion très juste de l'enfance: "Les enfants savent que je suis de leur côté. Ils ne sont pas moins intelligents, ils sont juste moins expérimentés. Et il y a cette attitude plutôt idiote qu'on adopte vis à vis d'eux, qui consiste à dire:  "Oh, c'est pour les enfants, il faut que ce soient des gâteaux roses et qu'il y ait beaucoup de motifs partout, c'est ce qu'ils vont aimer". Or cela les ennuie. Et s'ils n'aiment pas, ils ne regarderont tout simplement pas".
"John était un véritable original, un pionnier du livre d'images et le créateur inventif d'innombrables histoires qui pouvaient être tour à tour hilarantes et réconfortantes, choquantes et ludiques. Il n'a jamais rabaissé les enfants, les traitant toujours avec le plus grand respect", a déclaré Francesca Dow, directrice générale des éditions Penguin Random House Children's.

John Burningham avait reçu il y a moins d'un an, avec son épouse, l'illustratrice Helen Oxenbury, le BookTrust Lifetime  Achievement Award, un prix britannique qui récompense l'ensemble de la carrière d'un artiste (lire ici).

"Personne ne crée de livre d'images plus parfait que John Burningham. Son écriture est touchante, drôle et profonde, ses illustrations sont des œuvres d'art", avait commenté à cette occasion Lauren Child, membre du jury. À l'époque, l'auteure-illustratrice Polly Dunbar avait également salué ses peintures, "resplendissant comme une enfance heureuse et floue. Elles me donnent envie de courir pieds nus, dehors, après la tombée de la nuit", avait-elle-ajouté.

Judith Kerr, à qui on doit "The Tiger Who Came To Tea", "Le tigre qui s'invita pour le thé", lire ici), explique de son côté que c'est l'album "Humbert" de John Burningham, (1969, non traduit), sur un cheval de trait, qui avait inspiré sa propre carrière. "Plus de 50 ans plus tard, il reste l'un des meilleurs livres d'images jamais produits pour les enfants", estime-t-elle.







John Burningham venait de sortir à l'été dernier un nouvel album "Ou alors préférerais-tu..." (traduit de l'anglais par Camille Guénot, Kaléidoscope, 40 pages), suite exquise à son mythique "Préférerais-tu...", avec le même héros rouquin en salopette verte.

Même inspiration mariant humour et imagination que le premier volume, mêmes questions étonnantes, mêmes dessins ravissants et expressifs, mêmes questionnements sur les petits riens et les grands touts.

Toutefois, ici, les "Préférerais-tu..." alternent avec des "Qu'est-ce qui serait pire?" tout aussi désopilants et questionnants. Un délice à découvrir dès 3 ou 4 ans.

Quelques exemples de questions:
"Préférerais-tu...
aider les abeilles à faire du miel
ou creuser un terrier avec un lapin?"
"Qu'est-ce qui serait pire?
Que tout le monde raconte des histoires de toi bébé
ou que ta maman sorte son mouchoir?"

Les questions alternent et interrogent, l'air de rien, l'enfant lecteur sur lui-même, son rapport à la nature, aux animaux, aux autres. Du bonheur.




(c) Kaléidoscope.


A propos des titres précédents de John Burningham

"Logis de souris", ici

"Veux-tu sortir du bain, Marcelle", ici

"Bébé", le seul qu'il ait fait en duo avec son épouse, et d'autres titres, ici

"Préférerais-tu...", ici


Pour mieux connaître l'œuvre de John Burningham, il y a aussi l'album "Behind the scenes" (2009, téléchargeable en anglais). Il commence par une préface de Maurice Sendak, suivie d'une analyse de son travail par le critique Brian Alderson. Ensuite c'est John Burningham lui-même qui explore son enfance, ses études à Summerhill, ses débuts en tant qu'illustrateur puis son immense carrière en tant qu'auteur-illustrateur jeunesse. Il partage les notes pour son premier album, "Borka", des esquisses et de somptueuses illustrations de son œuvre, forte de plus de 40 livres.









jeudi 11 octobre 2018

Une fable de Mark Twain traverse le temps

"Eurêka", dit le jeune Johnny. (c) Kaléidoscope.

Si je vous dis "Mark Twain?", vous me répondez "Tom Sawyer" ou "Huckleberry Finn" sans doute.
Si je vous dis "Philip et Erin Stead?", soit vous restez silencieux, soit vous me dites par exemple "A-A-A-A-Atchoum !", du titre du merveilleux album qui a fait connaître ce duo d'Américains au public francophone (Kaléidoscope, 2011).
Mais si je vous dis "Mark Twain et Philip et Erin Stead?" C'est plus difficile mais je vous donne la réponse.

Il s'agit du magnifique roman illustré  "L'enlèvement du prince Oléomargarine" des trois déjà cités, Mark Twain, Philip Stead et Erin Stead, en bon format et bien épais (traduit de l'américain Isabel Finkenstaedt, Kaléidoscope, 156 pages). Une impeccable histoire de prince disparu à retrouver. Une aventure passionnante, pleine de surprises et d'imagination, entre un jeune garçon et de nombreux animaux, magistralement illustrée. Pour tous à partir de 8/9 ans.

Le début du livre. (c) Kaléidoscope.

Oui, me direz-vous, mais comment ces noms d'hier et d'aujourd'hui s'associent-ils? Tout simplement parce que Philip Stead a terminé une histoire que Mark Twain avait entamée il y a plus d'un siècle. Il l'avait racontée à ses filles petites à partir d'une image anatomique de magazine qu'elles lui avaient désignée et avait brièvement consigné ce récit dans son journal et dans des notes qu'un chercheur a débusquées en consultant ses archives.  Mais Philip Stead ne s'est pas attelé à la tâche que lui confiait un éditeur américain de manière classique, en reprenant l'histoire là où elle s'était arrêtée. Il l'a fait en bouleversant complètement le genre. Et c'est là le côté fantastique de ce récit, qui met littéralement en scène cette reprise, en faisant comme si l'auteur d'aujourd'hui interrogeait Mark Twain au sujet du livre qu'ils font finalement ensemble. Leurs dialogues sont tout bonnement irrésistibles. Tout comme les questions posées dans le texte aux différents protagonistes. Et bien entendu, c'est la très douée Erin Stead, épouse de l'auteur numéro deux, qui s'est chargée des illustrations, absolument superbes. Sculptures sur bois, encre, crayon, découpe laser, ici aussi, techniques d'hier et d'aujourd'hui se marient pour le meilleur.

Un orteil blessé va tout déclencher. (c) Kaléidoscope.

L'histoire qui traverse le temps est celle du jeune Johnny, qui vit avec son irascible grand-père, et de sa poule mélancolique nommée Pestilence et Famine. Il faut se rappeler qu'on est à l'époque de Mark Twain, soit à la fin du XIXe siècle, aux Etats-Unis - mais l'histoire est née en 1879 à Paris, dans un hôtel, pour les filles de Mark Twain

Et donc l'affreux grand-père a ordonné à Johnny d'aller vendre sa poule au marché de la ville voisine. On imagine le désarroi du gamin. Mais obéissant, il y va. Sa route va lui faire vivre, en compagnie ou non de sa poule, des événements incroyables, amenés de formidable manière par les auteurs. Un défilé dont tous les participants marchent voûtés, on verra pourquoi. Une conversation avec un bœuf, la rencontre avec une vieille femme aveugle, le cadeau d'une poignée de graines bleu pâle magiques...

Jusqu'à ce stade de l'histoire, Mark Twain et Philip Stead ont été plutôt d'accord sur l'évolution de leur histoire. Il en sera différemment ensuite, ce qui pimente l'avancée du récit et permet de nouvelles péripéties dont l'arrivée du putois Suzy qui apprend notamment à Johnny que les animaux peuvent parler. Elle sait aussi que le jeune voyageur a mangé de la fleur de juju, ce qui est extrêmement rare et est communiqué à tous les animaux du pays, excepté la tigresse!

La rencontre avec Suzy. (c) Kaléidoscope.

La vie de Johnny change en compagnie des animaux, même si les auteurs d'hier et d'aujourd'hui ne partagent pas toujours le même point de vue sur le déroulement des aventures. Le lecteur, lui, les savoure et se laisse porter par cette histoire qui penche vers la fable mais ne s'émousse pas pour autant. Enfin heureux, Johnny va encore vivre de fameuses aventures en se lançant à la recherche du prince Oléomargarine, le fils du roi, peut-être enlevé par des géants, et dont la découverte paraît richement récompensée. Le jeune homme fait la connaissance du roi, de ses certitudes, et de la reine, de ses doutes. Il s'en suit une enquête rondement menée, passionnante de bout en bout, aux rebondissements constants et qui se terminera bien entendu sur de bonnes surprises.

La rencontre avec le roi et la reine. (c) Kaléidoscope.

"L''enlèvement du prince Oléomargarine" est une merveille d'album qui suscite le coup de cœur, tant pour son histoire, sa conception, ses images que sa mise en pages aérée et son impression sur beau papier. Une perle de livre où Mark Twain nous fait un clin d'œil et les Stead un sourire tentateur. Pour tous à partir de 8/9 ans.


Bonus

Les coulisses de l'album telles que les révèlent les Editions Kaléidoscope qui le publient en français, par la plume de Claudine Colozzi.

"On l'a découvert à l'occasion de la sortie de cet album: l'écrivain Mark Twain avait l'habitude de raconter des histoires à ses filles. Il prenait un objet au hasard et brodait autour pour le grand plaisir des deux fillettes. Un soir de 1879, dans un hôtel parisien, Clara et Susy montrent un dessin extrait d'un magazine à leur père et le supplient d'inventer une histoire. "L'Enlèvement du prince Oléomargarine" est le seul récit à avoir été couché sur le papier par l'écrivain. Inachevé, il a dormi pendant plus d'un siècle dans les archives Mark Twain Papers conservées à l'Université de Californie à Berkeley. Il n'attendait que d'être repris par une plume alerte. L'auteur américain Philip Stead relève le défi en partant des notes laissées en jachère. Non seulement il achève l'histoire, mais il choisit d'aller plus loin en se mettant en scène dans une conversation avec le célèbre auteur des "Aventures de Tom Sawyer" et "Huckleberry Finn" qui sert de fil conducteur.
De quoi est-il question dans "L'Enlèvement du prince Oléomargarine", seul album pour enfants de Mark Twain? Johnny, jeune et doux garçon désargenté, malmené par un grand-père cruel, est entraîné malgré lui dans une quête pour retrouver un prince disparu. Une fleur magique lui donne le pouvoir de comprendre le langage des animaux, un pouvoir utile pour réussir dans sa périlleuse entreprise. De manière très étonnante et réussie, le périple de Johnny est souvent interrompu par des apartés imaginaires entre Twain et Stead. Les illustrations d'Erin Stead, imprimées sur des blocs de bois avec des encres à l'huile, puis couvertes de dessins au crayon à papier, confèrent à cette fable sociale légèreté et grâce, tout comme ses portraits minutieux de chaque personnage. Le propos est un plaidoyer en faveur de l'honnêteté et de la gentillesse, exprimé avec une économie de mots par Johnny, résolument moins expansif que les deux auteurs. "Johnny inspira profondément pour se calmer. Puis il ouvrit sa bouche et découvrit les mots qui pourraient sauver l'humanité de tous ses maux, si seulement l'humanité pouvait les prononcer de temps en temps avec sincérité. Il dit: “Je suis content d’être là.”"
Le livre est sorti aux États-Unis en 2017. Les éditions Kaléidoscope sont très heureuses de publier en français cet ouvrage original qui tranche avec les traditionnels albums pour la jeunesse. Il faut rappeler que Kaléidoscope connaît bien le couple Stead. Cinq de leurs albums figurent au catalogue, dont le remarqué "A-A-A-A-Atchoum", qui avait d'emblée séduit toute l'équipe par la grâce, la sensibilité et la grande douceur des dessins et du texte."




lundi 20 octobre 2014

Un chouette nouvel album de John Burningham pour les 25 ans des éditions Kaléidoscope

John Burningham.

John Burningham a imaginé quasiment autant de fantastiques albums pour enfants qu'il n'a d'années. Un indice: l'auteur-illustrateur britannique est né en 1936.

Mais l'Histoire retiendra qu'il n'en a fait qu'un seul avec son épouse, Helen Oxenbury, également talentueuse auteure-illustratrice - ils se sont mariés en 1964. C'était "Bébé" tout simplement (traduit de l'anglais par Alice Delabre, Père Castor Flammarion, 2011), la confrontation des points de vue d'une maman et de son petit garçon à l'annonce de l'arrivée d'un nouveau bébé.

Mais revenons à la dernière création en date de John Burningham, l'impeccable album "Le zoo derrière la porte" (traduit de l'anglais par Elisabeth Duval, Kaléidoscope, 48 pages), qui synthétise magnifiquement tout le talent de l'auteur: humour, fantaisie et sens de la narration au service d'un départ réaliste, ici l'endormissement de Sylvie, suivi d'un envol dans un monde imaginaire, dans ce cas, la découverte d'une porte secrète dans le mur de la chambre. Le lendemain soir, la petite fille s'en va voir où mènent les escaliers derrière la porte. Vers une autre porte? Non, elle ne peut en rester là.

Les animaux regardaient Sylvie. (c) Kaléidoscope.

Elle pousse le lourd battant de toutes ses forces et découvre un "zoo rempli d'animaux qui la regardaient". Pas inquiète pour un sou, elle remonte dans sa chambre et se glisse dans son lit, accompagnée d'un ourson qu'elle reconduira chez lui le lendemain matin.

La nuit avec les pingouins. (c) Kaléidoscope.

Bien entendu, tous les animaux veulent passer la nuit avec Sylvie. C'est facile avec les plus petits de taille, ce sont les premiers élus, ce n'est impossible ni avec les pingouins, ni avec le tigre et son petit, ni avec les oiseaux, ni.... Mais c'est parfois très compliqué, question de taille principalement.

Un matin, Sylvie a manqué de temps. (c) Kaléidoscope.

Les nuits de Sylvie se suivent et ne se ressemblent pas. Et le lecteur y assiste avec plaisir jusqu'au matin où l'écolière n'eut pas le temps de reconduire ses invités secrets. Quelle surprise dans le salon à son retour de classe! Quel désordre! Et sa mère qui va bientôt rentrer. Elle va en effet arriver très vite, la mère, avec une formule dont sa fille et les lecteurs pourront savourer tout le sel.

"Le zoo derrière la porte" est encore un de ces délicieux albums à déguster pour le plaisir des mots, des images et du rapport texte-images.

Il est dommage que si peu d'albums de John Burningham soient disponibles en français, mais il convient bien entendu de saluer l'éditrice Isabel Finkenstaedt qui le publiait déjà chez Père Castor Flammarion dans les années 70 et 80, avant qu'elle ne fonde les éditions Kaléidoscope il y a tout juste 25 ans et l'y emmène souvent avec elle. Bravo à elle de suivre ce Britannique indispensable et de le rééditer régulièrement.

Sont donc disponibles les titres suivants (outre "Bébé", déjà cité)

Tir à la corde
John Burningham
traduit de l'anglais par Elisabeth Duval
Kaléidoscope, 2013

Lièvre face aux deux colosses bornés que sont Éléphant et Hippopotame.
Le panier de Stéphane
John Burningham
traduit de l'anglais par Elisabeth Duval
Réédition
Kaléidoscope, 2012
Flammarion, 1984

Un trajet vers les courses peu commun.



Préférerais-tu...
John Burningham
traduit de l'anglais par Elisabeth Duval
Réédition
Kaléidoscope, 2011
Flammarion, 1978

Questions pour réfléchir, et surtout rire, à lire ici.



C'est un secret!
John Burningham
traduit de l'anglais par Elisabeth Duval
Kaléidoscope, 2010

A la fête secrète des chats en compagnie de Marie-Hélène et Malcolm.
Le cadeau de Noël de Gaston Grippemine
John Burningham
traduit de l'anglais par Rose-Marie Vassallo
Flammarion, 1998

Bigre, à son retour de tournée, le Père Noël s'aperçoit qu'il a oublié de déposer le cadeau de Gaston Grippemine!






Et puis, il y a tous les titres épuisés dont la lecture rappelle tant de bons souvenirs. En voici quelques-uns.





 














Comment fêter le quart de siècle d'une maison d'édition?

En publiant par exemple un recueil grand format de 25 histoires emblématiques, au prix de 25 euros. C'est ce qu'a fait Kaléidoscope dans  "Kaléidoscope d'histoires" (240 pages).
On imagine la difficulté du choix à puiser dans les près de 850 titres publiés depuis 1989 par Isabel Finkenstaedt, avec toujours la volonté d'accompagner la petite enfance, en la faisant "lire, rire et grandir". Mais les voilà, les 25 élus pour les 25 ans, apparaissant déjà en couverture. Selon l'âge qu'on a, on en reconnaîtra immédiatement l'un ou l'autre, tellement ils ont marqué les esprits.

Dans le recueil-anthologie, les histoires sont présentées par âge croissant. Des créations et des traductions, toujours en version intégrale, dont la nouvelle maquette surprendra peut-être les habitués des titres mais qui célèbrent joliment l'esprit de la maison. On trouve par exemple les "Bébés chouettes", de Martin Waddell et Patrick Besson, pour les tout-petits, "Elmer", de David McKee, pour les 3-4 ans, ainsi que "A-A-A-A-Atchoum", de Philip C. Stead et Erin E. Stead, sans oublier "Princesse" d'Anne Wilsdorf et "Une histoire à quatre voix" d'Anthony Browne pour les 5-6 ans (et plus). Et vingt autres titres que je vous laisse découvrir.

Toutefois, en marge du recueil, voici encore les 25 titres qui ont marqué les 25 ans de Kaléidoscope.

1989 : "Elmer" de David McKee
1990 : "La Course" de Béatrice Tanaka et Michel Gay
1991 : "L’Os prodigieux" de William Steig
1992 : "Chloé et la dent de lait" de Caroline Pistinier
1993 : "Bébés chouettes" de Martin Waddell et Patrick Benson
1994 : "Le loup est revenu!" de Geoffroy de Pennart
1995 : "Blanc sur noir / Noir sur blanc" de Tana Hoban
1996 : "Va-t’en Grand Monstre Vert" d'Ed Emberley
1997 : "La Chasse à l’ours" de Helen Oxenbury (réédition)
1998 : "Jujube" d'Anne Wilsdorf
1999 : "Les tableaux de Marcel" d'Anthony Browne
2000 : "Madame Letourneau" de Christine Davenier
2001 : "La Semaine de Souris Chérie" de Magdalena Guirao Jullien et Maïté Laboudigue
2002 : "La Princesse coquette" de Christine Naumann-Villemin et Marianne Barcilon
2003 : "Bidou" d'Alexis Deacon
2004 : "Le Parcours de Paulo" de Nicholas Allen
2005 : "L’Heure du pipi" de Mo Willems
2006 : "Chers Maman et Papa" d'Emily Gravett
2007 : "Petite histoire" d'Élisabeth Duval et François Soutif
2008 : "L’Alphabet des monstres" de Jean-François Dumont
2009 : "La Vague" de Suzy Lee
2010 : "La Princesse Rosebonbon" de Magdalena Guirao Jullien et Éléonore Thuillier
2011 : "Que vois-tu"  de Stéphane Sénégas
2012 : "Sans le A" de Michaël Escoffier et Kris Di Giacomo
2013 : "La Contrebasse" de Stéphane Henrich