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mardi 13 février 2018

John Burningham et Helen Oxenbury honorés

Helen Oxenbury et John Burningham.

Joie que cette double bonne nouvelle. Helen  Oxenbury et John Burningham viennent de remporter chacun le BookTrust Lifetime  Achievement Award, un prix britannique qui récompense l'ensemble de la carrière d'un artiste! C'est la première fois que la récompense est attribuée en double, mais avec de telles figures de la littérature de jeunesse, britannique et mondiale, ce n'est pas étonnant. Ces deux géants s'inscrivent naturellement dans un palmarès où figurent les noms de Shirley Hughes pour 2015, Judith Kerr (lire ici) pour 2016 et Raymond Briggs (lire ici et ici) pour 2017. Encore du beau monde!
Le jury de ce prix est composé de Nicolette Jones, auteure et critique, Anthony Browne, auteur-illustrateur, Lauren Child, auteure-illustratrice, Floella Benjamin, actrice et auteure, Joseph Coelho, acteur et poète, et Diana Gerald (Booktrust).

John Burningham comme Helen Oxenbury sont extrêmement connus, appréciés et récompensés pour les multiples livres qu'ils ont créés chacun de leur côté. Citons en vrac, de l'un et de l'autre, "La chasse à l'ours" (texte de Michael Rosen, Kaléidoscope), "Préférerais-tu?" (Kaléidoscope), "Très, très fort!" (texte de Trish Cooke, Père Castor Flammarion), "Le cadeau de Noël de Gaston Grippemine" (Flammarion), "Dodo, l'enfant do" (texte de Timothy Knapman, Kaléidoscope, lire ici), "C'est un secret" (Kaléidoscope), "Le canard fermier" (texte de Martin Waddell, l'école des loisirs, Pastel), "Le panier de Stéphane" (Kaléidoscope). D'autres albums de John Burningham ici, dont le seul livre réalisé en duo par ce couple qui s'est marié en 1964, "Bébé" (Père Castor/Flammarion, 2011).


John Burningham à propos de la récompense:
"Je suis incroyablement reconnaissant d'avoir reçu un prix pour toute une vie de travail. Je suis tellement flatté quand j'entends des gens dire qu'ils aiment mes livres et qu'un album que j'ai fait il y a cinquante ans fonctionne toujours aujourd'hui et est apprécié par leur famille."

Helen Oxenbury: 
"Il est particulièrement agréable que nous ayons reçu cet honneur conjointement - et recevoir un prix de BookTrust qui sait que tout ce qu'il y a à savoir sur les livres pour enfants est tout simplement merveilleux."

Le dernier album traduit en date de John Burningham est "Logis de souris" (lire ici).










Le dernier album traduit en date d'Helen Oxenbury est "Le Bondivore Géant" ("The Giant Jumperee", texte de Julia Donaldson, traduit de l'anglais par Rosalind Elland-Goldsmith, Kaléidoscope, 40 pages, 2017). En bon format, une exquise histoire de rumeur, de peur et de rire comme on les apprécie tant, rondement menée et remarquablement illustrée à l'aquarelle. Qui mêle dans un paysage bucolique les animaux aimés des enfants.

Tout commence quand Lapin veut rentrer dans son terrier et qu'il entend une voix qui s'y est cachée lui dire: "C'est moi, le Bondivore Géant, aussi horrible que méchant!" Mince alors, il s'arrête et appelle à l'aide. La chatte Minette lui propose de déloger l'importun. Mais... "C'est moi le Bondivore Géant, et je t'écraserai comme un taon!" Ours et Eléphant vont aussi tenter d'aider Lapin. En vain. Chaque fois le Bondivore les menace d'une phrase aussi comique que rimée en vers de mirliton. Le salut viendra de Maman Grenouille en une finale délicieusement drôle et célébrant l'amitié entre tous.

Quelle beauté dans les illustrations tellement expressives des émotions des personnages. Voilà une bande de copains qu'on aimerait avoir pour soi. Ainsi qu'une Maman Grenouille aussi résolue, maligne et joyeuse. A partir de 3/4 ans.




Les trois premières doubles pages. (c) Kaléidoscope.




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