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dimanche 19 avril 2015

L'art d'être arrière-grand-père...

... ou la blague du dimanche soir.

On s'en est pris plein la figure ce week-end, en informations tragiques.
Alors, trois secondes de sourire ne peuvent faire que du bien.

Il y a peu, je vous présentais le pétillant récit "On ne s'en fait pas à Paris", de Boris Moissard et Philippe Dumas (l'école des loisirs, 160 pages), contant superbement le demi-siècle d'édition de la maison parisienne (lire ici).
Un demi-siècle officiellement, mais bien plus dans la réalité puisque l'école des loisirs est en quelque sorte venue s'accrocher en 1965 aux éditions de l'Ecole, fondées en 1922 par Raymond Fabry. Ces maisons ont toujours appartenu à la même famille même si, de génération en génération, les noms des directeurs ont changé, notamment quand les beaux-fils sont entrés dans la danse. En résumé, on a différentes générations de Roussille, Delas, Fabry et Fabre. Et beaucoup d'hommes prénommés Jean.

Pas facile de s'y retrouver, et j'avais déjà souri devant une annonce, rectifiée par la suite, de Culturebox.


Et paf, en ouvrant "Le Soir" de Bruxelles de ce week-end, la même boulette. Jean Delas devient l'arrière grand-père de Louis Delas alors qu'il en est tout simplement le père. C'est pas grave mais à répétition, cela devient encore plus drôle.


Donc, pour les cent ans de l'école des loisirs, merci de prévoir un arbre généalogique complet des familles aux manettes de l'école des loisirs.



mardi 7 avril 2015

Champagne pour l'école des loisirs!

Les sorties du 1er avril à l'école des loisirs.

Parmi les sorties du 1er avril, un ouvrage différent de ceux que publie l'école des loisirs, titré mystérieusement "On ne s'en fait pas à Paris", par Boris Moissard et Philippe Dumas (l'école des loisirs, 160 pages). Ni album, ni roman, ni pièce de théâtre. Mais presque les trois à la fois que ce récit roulé comme un roman et très largement illustré qui conte les cinquante premières années de la maison d'édition fondée en septembre 1965 par Jean Fabre, Jean Delas et Arthur Hubschmid.

Ce n'est pas tous les jours qu'une maison d'édition jeunesse française, familiale et indépendante, fête ses cinquante ans, son demi-siècle d'édition. Elle a été portée sur les fonts baptismaux par une autre maison au nom ressemblant - le livre commence d'ailleurs en 1922 avec la fondation des éditions de l'Ecole.
On s'y embrouillerait même vite entre les Jean et les générations et certains se sont pris les pieds dans le tapis.
Lisez bien la notice ci-dessous présentant Louis Delas, un des actuels co-directeurs de l'école des loisirs.


Arrière-petit-fils de Jean?  Meuh non, et la notice a été rectifiée depuis. Louis est le fils de Jean Delas, l'un des fondateurs des l'école des loisirs.
Mais cette embrouille a permis à Claude Ponti de nous faire une petite leçon de généalogie amusée.

 



Très vite, les 3 mousquetaires deviennent 4. (c) edl.
Bon, assez ri de nos semblables. Il s'agit maintenant de rire, et de sourire, en compagnie des compères Boris Moissard et Philippe Dumas. Car "On ne s'en fait pas à Paris", dont le titre s'éclairera au cours de la lecture est un bijou de prose aussi pétillante que la bouteille représentée en couverture.

Une des "photos de classe". (c) edl.
Le livre réussit le difficile pari de raconter la naissance et la vie d'une maison d'édition jeunesse en y intéressant les lecteurs, qu'ils la connaissent ou non.  La ligne du temps est agréablement bousculée au profit de quelques flash-backs ou de sauts dans l'avenir.

Le texte perle de bulles d'air rendant hommage aux éditeurs, au personnel des différents étages de la rue de Sèvres, et bien entendu aux auteurs sans qui une maison d'édition n'existerait pas.

Faits historiques et anecdotes s'enchaînent à bon rythme sous la plume alerte de Boris Moissard, ancien libraire. Tout son texte est porté par les superbes illustrations de Philippe Dumas qui a su croquer les personnes dans leur forme vraie ou dans leur forme imaginée par l'autre des duettistes.

Le plaisir de lecture est au rendez-vous et on apprend plein de choses au fil des pages. Moi-même j'ai découvert comment était né le nom de l'abonnement "Kilimax". On entre dans les coulisses de la vénérable maison: le papillon d'André François qui lui sert de sigle, le vouvoiement entre les ans, les séances de piscine de l'autre, la caverne de documentation d'un troisième. On retrouve peut-être aussi ceux qu'on a le plaisir de croiser à l'une ou l'autre occasion, comme l'ineffable dame du standard téléphonique. Bien sûr, le livre est fait par et pour la maison. Mais il n'a rien d'une hagiographie, plutôt un catalogue de bons souvenirs qu'on feuillette en souriant, avec peut-être un brin de nostalgie mais sans regret. En se réjouissant que tout cela existe.

L'avenir. (c) l'école des loisirs.
Le "demi-siècle" se complète d'une vue sur l'avenir par Jean Delas, de témoignages de libraires, de bibliothécaires, de journalistes, de médiateurs du livre.
Bon, je l'avoue, j'y raconte ma première rencontre avec Claude Ponti. Ces "témoignages" sont suivis de repères chronologiques bien utiles, avec les arrivées d'éditeurs et d'auteurs et les dates de livres-clés.



Pour en savoir davantage sur le programme des 50 ans, c'est ici.

La grande expositions d'originaux "L'incroyabilicieux anniversaire!" débute demain 8 avril à Lyon-La Part Dieu.


Pour lire les choix de Louis Delas, l'arrière-petit-fils de... , non je blague, c'est ici.

Pour écouter Louis Delas, c'est ici.


Pour écouter et voir Jean Delas, le père de..., c'est ici.