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mardi 4 novembre 2025

Le prix Goncourt à Laurent Mauvignier


N'en déplaise au petit comique qui a créé un faux "compte officiel" Emmanuel Carrère sur Twitter le 30 octobre pour y annoncer son prix une heure avant la proclamation officielle ce 4 novembre ainsi qu'un autre "compte officiel" au nom du lauréat, c'est Laurent Mauvignier qui reçoit le prix Goncourt 2025 pour "La maison vide" (Minuit, 752 pages, 664 grammes, 1 million de signes), déjà couronné du prix littéraire "Le Monde". De quoi alourdir la hotte du Père Noël, de quoi enrichir les services postaux.
 
L'écrivain et dramaturge né à Tours en 1967 l'a emporté au premier tour du scrutin de cette 123e édition du prix par six voix contre quatre pour "Le bel obscur" de notre Caroline Lamarche nationale (Seuil, lire ici), auteure Minuit pour deux titres par ailleurs. Un vote hommes contre femmes? Elles sont quatre à table chez Drouant. La preuve en tout cas que l'Académie Goncourt n'aime vraiment pas Emmanuel Carrère, qui apparaissait pour la quatrième fois en sélection avec "Kolkhoze" (P.O.L). Nathacha Appanah était, elle, de facto hors-jeu puisqu'elle a reçu hier le prix Femina (lire ici). 
 
"La maison vide" est une fresque familiale, retraçant le destin de trois générations de femmes ayant vécu dans une maison. Une maison restée fermée longtemps et dont la réouverture donne l'occasion à Laurent Mauvignier de convoquer aussi bien son histoire familiale que la grande Histoire.
 
Pour lire en ligne le début de "La maison vide", c'est ici.
 
Les académiciens Goncourt: Christine Angot, Pierre Assouline, Tahar Ben Jelloun, Pascal Bruckner, Françoise Chandernagor, Philippe Claudel, Paule Constant, Didier Decoin, Camille Laurens, Eric-Emmanuel Schmidt.




Sur Twitter, 4 novembre, 12h49.    

Sur Twitter encore, 4 novembre, 14h24.

mardi 28 octobre 2025

Caroline Lamarche finaliste du Goncourt 2025


L'Académie Goncourt
vient de communiquer sa troisième et dernière sélection pour son prix qui sera remis le 4 novembre. Comme annoncé, il ne reste plus que quatre titres, sur les quinze titres du début et les huit ensuite (lire ici). La Belge Caroline Lamarche s'y trouve toujours avec "Le bel obscur" (Seuil). Plus que sept fois dormir avant le verdict, mardi prochain juste avant 13 heures. 
 
Le dernier carré affiche deux femmes et deux hommes, les deux poids lourds de la rentrée. Par ordre alphabétique du nom:
 
  • Nathacha Appanah, "La nuit au cœur" (Gallimard)
  • Emmanuel Carrère, "Kolkhoze" (P.O.L)
  • Caroline Lamarche, "Le bel obscur" (Seuil)
  • Laurent Mauvignier, "La maison vide" (Minuit)

Pour lire en ligne le début du livre "Le bel obscur", c'est ici.

 

samedi 1 octobre 2022

Les premières sélections des prix littéraires

Matilda, de Roald Dahl, dessinée par Quentin Blake. (c) Gallimard Jeunesse.

En cette fin septembre, les grands prix littéraires français ont révélé leurs premières sélections. Au total, 116 livres ont été repérés par les jurys des dix prix suivants, présentés selon la date de remise des prix, sachant que certains ne choisissent que des romans français, d'autres y joignent des romans étrangers ou des essais: Décembre, Académie française, Goncourt, Renaudot, Femina, Médicis, Flore, Wepler, Interallié et Giono. Parmi ces 116 auteur(e)s, une seule Belge, Eva Kavian dont "L'engravement" (Editions La Contre Allée) est retenu au prix Wepler.

Parmi ces 116 auteur(e)s, treize arborent trois ou quatre ou cinq sélections. Bien sûr, cela va changer lors des tours suivants. Et cela ne dit rien des lauréats.
  • Actuellement, Claudie Hunzinger figure en tête avec "Un chien à ma table" (Grasset), présent dans cinq sélections: Académie française, Renaudot, Femina, Médicis et Giono.
  • Emma Becker, dans quatre avec "L'inconduite" (Albin Michel): Décembre, Renaudot, Flore et Interallié.
  • "Le cœur ne cède pas" (Flammarion), la brique de Grégoire Bouillier, est aussi présente quatre fois, mais ailleurs: Goncourt, Renaudot, Femina, Wepler.
  • Dix autres noms apparaissent chacun trois fois.
  • Anthony Passeron, "Les enfants endormis" (Globe): Décembre, Flore, Wepler.
  • Brigitte Giraud, "Vivre vite" (Flammarion): Décembre, Goncourt, Femina.
  • Giuliano da Empoli, "Le Mage du Kremlin" (Gallimard): Académie, Goncourt, Interallié.
  • Monica Sabolo, "La vie clandestine" (Gallimard): Goncourt, Renaudot, Médicis.
  • Nathan Devers, "Les Liens artificiels" (Albin Michel): Goncourt, Renaudot, Médicis.
  • Pascale Robert-Diard, "La Petite menteuse" (L'Iconoclaste): Académie, Goncourt, Interallié.
  • Polina Panassenko, "Tenir sa langue" (L'Olivier): Femina, Médicis, Wepler.
  • Sandrine Collette, "On était des loups" (JC Lattès): Renaudot, Femina, Giono.
  • Sybille Grimbert, "Le dernier des siens" (Anne Carrière): Académie, Renaudot, Femina.
  • Yves Ravey, "Taormine" (Minuit): Goncourt, Renaudot, Femina.
  •  

Pour ceux que cela intéresse, voici les premières sélections des dix prix in extenso. C'est un peu long et un peu fastidieux, je suis d'accord.

Prix littéraires 2022

Décembre (26 octobre)

Basile Panurgias, Le Doute (Robert-Laffont)
Brigitte Giraud, Vivre vite (Flammarion)
Catherine Millet, Commencements (Flammarion)
Sélim Nassib, Le tumulte (L'Olivier)
Pacôme Thiellement, Paris des plongeurs (Seuil)
Lola Lafon, Quand tu écouteras cette chanson (Stock)
Maria Larrea, Les gens de Bilbao naissent où ils veulent (Grasset)
Anthony Passeron, Les enfants endormis (Globe)
Emma Becker, L'inconduite (Albin Michel)
Corentin Durand, L'inclinaison (Gallimard)

Académie française (27 octobre)

Pierre Adrian, Que reviennent ceux qui sont loin (Gallimard)
Giuliano Da Empoli, Le Mage du Kremlin (Gallimard)
Pauline Dreyfus, Le Président se tait (Grasset)
Sibylle Grimbert,Le Dernier des siens (Anne Carrière)
Félicité Herzog, Une brève libération (Stock)
Claudie Hunzinger, Un chien à ma table (Grasset)
Yasmina Khadra, Les Vertueux (Mialet-Barraut)
Alain Mabanckou, Le Commerce des allongés (Seuil)
Jean Michelin, Ceux qui restent (Héloïse d'Ormesson)
Pascale Robert-Diard, La Petite Menteuse (L'Iconoclaste)
Emmanuel Ruben, Les Méditerranéennes (Stock)

Goncourt (3 novembre)

Muriel Barbery, Une heure de ferveur (Actes Sud)
Grégoire Bouillier, Le cœur ne cède pas (Flammarion)
Nathan Devers, Les liens artificiels (Albin Michel)
Giuliano da Empoli, Le Mage du Kremlin (Gallimard)
Carole Fives, Quelque chose à te dire (Gallimard)
Sabyl Ghoussoub, Beyrouth-sur-Seine (Stock)
Brigitte Giraud, Vivre vite (Flammarion)
Sarah Jollien-Fardel, Sa préférée (Sabine Wespieser)
Cloé Korman, Les Presque Sœurs (Seuil)
Makenzy Orcel, Une somme humaine (Rivages)
Yves Ravey, Taormine (Minuit)
Pascale Robert-Diard, La petite menteuse (L'Iconoclaste)
Emmanuel Ruben, Les Méditerranéennes (Stock)
Monica Sabolo, La vie clandestine (Gallimard)
Anne Serre, Notre si chère vieille dame auteur (Mercure de France)

Renaudot (3 novembre)

* Romans
Emma Becker, L'inconduite (Albin Michel)
Grégoire Bouillier, Le cœur ne cède pas (Flammarion)
Antoine Choplin, Partie italienne (Buchet-Chastel)
Sandrine Collette, On était des loups (J-C Lattès)
Nathan Devers, Les liens artificiels (Albin Michel)
Sybille Grimbert, Le dernier des siens (Anne Carrière)
Hubert Haddad, L'invention du diable (Zulma)
Claudie Hunzinger, Un chien à ma table (Grasset)
Sylvie Le Bihan, Les sacrifiés (Denoël)
Simon Liberati, Performance (Grasset)
Laurence Nobecourt, Opéra des oiseaux (Grasset)
Christophe Ono-Dit-Biot, Trouver refuge (Gallimard)
Michel Quint, La printanière (Serge Safran)
Yves Ravey, Taormine (Minuit)
Monica Sabolo, La vie clandestine (Gallimard)
* Essais
Anne Akrich, Le sexe des femmes (Gallimard)
Philippe Bordas, Le célibataire absolu (Gallimard)
Guillaume Durand, Déjeunons sur l'herbe (Bouquins)
Raphaël Gaillard, Un coup de hache dans la tête (Grasset)
Iegor Gran, Z comme zombie (P.O.L.)
Lola Lafon, Quand tu écouteras cette chanson (Stock)
Jean-Paul Mari, Oublier la nuit (Buchet Chastel)
Minh Tran Huy, Un enfant sans histoire  (Actes Sud)
Benoît Peeters, Robbe-Grillet, l'invention du Nouveau Roman (Flammarion)
Jean-Claude Perrier, Le Photographe de Notre-Dame (Cerf)
Olivier Philipponat, Géographie des peuples fabuleux (Buchet Chastel)

Femina (7 novembre)

* Romans français
Miguel Bonnefoy, L'inventeur (Rivages)
Grégoire Bouillier, Le cœur ne cède pas (Flammarion)
Thierry Clermont, Long Island Baby (Stock)
Sandrine Collette, On était des loups (JC Lattès)
Brigitte Giraud, Vivre vite (Flammarion)
Sybille Grimbert, Le dernier des siens (Anne Carrière)
Claudie Hunzinger, Un chien à ma table (Grasset)
Oriane Jeancourt-Galignani, Quand l'arbre tombe (Grasset)
Marie Nimier, Petite sœur (Gallimard)
Christophe Ono-Dit-Biot, Trouver refuge (Gallimard)
Polina Panassenko, Tenir sa langue (L'Olivier)
Yves Ravey, Taormine (Minuit)
Lucie Rico, GPS (P.O.L.)
Olivia Rosenthal, Un singe à ma fenêtre (Verticales)
Maud Simonnot, L'heure des oiseaux (l'Observatoire)
Anne-Sophie Subilia, L'épouse (Zoé)
* Romans étrangers
Viola Ardone, Le choix, traduit par Laura Brignon (Albin Michel)
Russell Banks, Oh, Canada, traduit par Pierre Furlan (Actes Sud)
Gabriel Byrne, Mes fantômes et moi, traduit par Diane Meur (Sabine Wespieser)
Mia Couto, Le cartographe des absences, traduit par Elisabeth Monteiro Rodrigues (Métailié)
Rachel Cusk, La dépendance, traduit par Blandine Longre (Gallimard)
Nathan Harris, La douceur de l'eau, traduit par Isabelle Chapman (Philippe Rey)
Angelika Klüssendorf, Le 34 septembre, traduit par Justine Coquel (Jacqueline Chambon)
Andreï Kourkov, Les abeilles grises, traduit par Paul Lequesne (Liana Levi)
Jarred McGinnis, Le lâche, traduit par Marc Amfreville (Métailié)
Lutz Seiler, Stern 111, traduit par Philippe Giraudon (Verdier)
Alexander Starritt, Nous, les Allemands, traduit par Diane Meur (Belfond)
Maria Stepanova, En mémoire de la mémoire, traduit par Anne Coldefy-Faucard (Stock)
Brandon Taylor, Real life, traduit par Héloïse Esquié (La Croisée)
Colm Toibin, Le magicien, traduit par Anna Gibson (Grasset)
Juan Gabriel Vasquez, Une rétrospective, traduit par Isabelle Gugnon (Seuil)
Hanya Yanagihara, Vers le paradis, traduit par Marc Amfreville (Grasset)

Médicis (8 novembre)

* Romans français
Claire Baglin, En Salle (Minuit)
Emmanuelle Bayamack-Tam, La Treizième Heure (P.O.L.)
Diaty Diallo, Deux secondes d'air qui brûle (Seuil)
Virginie Despentes, Cher connard (Grasset)
Claudie Hunzinger, Un chien à ma table (Grasset)
Victor Jestin, L'Homme qui danse (Flammarion)
Tristan Jordis, Le pays des ombres (Stock)
Cloé Korman, Les Presque Sœurs (Seuil)
Emma Marsantes, Une mère éphémère (Verdier)
Catherine Millet, Commencements (Flammarion)
Polina Panassenko, Tenir sa langue (L'Olivier)
Olivia Rosenthal, Un singe à ma fenêtre (Verticales)
Monica Sabolo, La Vie clandestine (Gallimard)
Anne Serre, Notre si chère vieille dame (Mercure de France)
Anne-Sophie Subilia,  L'Epouse (Zoé)
* Romans étrangers
Allison Bechdel, Les secrets de la force surhumaine, traduit de l'américain par Lili Sztajn (Denoël Graphic)
Maria Sonia Cristoff, Mal d'époque, traduit de l'espagnol (Argentine) par Anne Plantagenet (Le Sous-Sol)
Elin Cullhed, Euphorie, traduit du suédois par Anna Gibson (L'Observatoire)
Gyrdir Eliasson, Requiem, traduit de l'islandais par Catherine Eyjolfsson (La Peuplade)
Anna Hope, Le Rocher blanc, traduit de l'anglais par Elodie Leplat (Le Bruit du monde)
Andreï Kourkov, Les abeilles grises, traduit du russe (Ukraine) par Paul Lequesne (Liana Levi)
Nicola Lagioia, La Ville des vivants, traduit de l'italien par Laura Brignon (Flammarion)
Leila Mottley, Arpenter la nuit, traduit de l'américain par Pauline Loquin (Albin Michel)
Alexander Starritt, Nous les Allemands, traduit de l'anglais par Diane Meur (Belfond)
Maria Stepanova, En mémoire de la mémoire, traduit du russe par Anne Coldefy-Faucard (Stock)
Colm Toibin, Le Magicien, traduit de l'anglais (Irlande) par Anna Gibson (Grasset)
Allen S.Weiss, L'Autobiographie de Teddy, traduit de l'américain par Jean-François Allain (Gallimard)

Interallié (9 novembre)

Pierre Adrian, Que reviennent ceux qui sont loin (Gallimard)
Emma Becker, L'Inconduite (Albin Michel)
Nathan Devers, Les Liens artificiels (Albin Michel)
Giuliano Da Empoli, Le Mage du Kremlin (Gallimard)
Fabrice Gaignault, La vie plus douce (Grasset)
Judith Housez, Chateaubriand à Saint-Tropez (Équateurs)
Philibert Humm, Roman fleuve (Équateurs)
Tristan Jordis, Le pays des ombres (Stock)
Émilienne Malfatto, Le colonel ne dort pas (Sous-sol)
Pascale Robert-Diard, La Petite menteuse (L'Iconoclaste)

Prix de Flore (10 novembre)

Emma Becker, L'Inconduite (Albin Michel)
Bertrand Blier, Fragile des bronche (Seghers)
Diaty Diallo, Deux secondes d'air qui brûle (Seuil)
Joffrine Donnadieu, Chienne et louve (Gallimard)
Clovis Goux, Les poupées (Stock)
Mirwais Ahmadzai, Les tout-puissants (Séguier)
Anthony Passeron, Les enfants endormis (Globe)
Basile Panurgias, Le doute (Robert Laffont)
Laura Poggioli, Trois sœurs (L'Iconoclaste)

Wepler (14 novembre)

Grégoire Bouillier, Le cœur ne cède pas (Flammarion)
Corinne Desarzens, Un Noël avec Winston (La Baconnière)
Eva Kavian, L'engravement (Éditions La Contre Allée)
Jean Baptiste Maudet, Tropicale tristesse (Le Passage)
Polina Panassenko, Tenir sa langue (L'Olivier)
Anthony Passeron, Les enfants endormis (Globe)
Guillaume Perilhou, Ils vont tuer vos fils (L'Observatoire)
Laurence Potte-Bonneville, Jean-Luc et Jean-Claude (Verdier)
Lucie Rico, GPS (P.O.L)
Jane Sautière, Corps flottants (Verticales)
Anne Savelli, Musée Marilyn (Inculte)
Kinga Wyrzykowska, Patte blanche (Seuil)

Giono (novembre)

Muriel Barbery, Une heure de ferveur (Actes Sud)
Mathieu Belezi, Attaquer la terre et le soleil (Le Tripode)
Violaine Bérot, C'est plus beau là-bas (Buchet Chastel)
David Bosc, Le pas de la demi-lune (Verdier)
Sandrine Collette, On était des loups (J-C Lattès)
Claudie Hunzinger, Un chien à ma table (Grasset)
Xavier Le Clerc, Un homme sans titre (Gallimard)
Jean-Noël Pancrazi, Les années manquantes (Gallimard)
Simon Parcot, Le bord du monde est vertical (Le Mot et le Reste)
Maud Simonnot, L'heure des oiseaux (L'Observatoire)



mardi 7 septembre 2021

Seize titres en lice pour le Goncourt 2021

L'Académie Goncourt.

Les membres de l'académie Goncourt ont révélé, ce mardi 7 septembre, leur première sélection. Celle qui servira au prix Goncourt des lycéens, celle qui sera resserrée pour le Goncourt les 5 et 26 octobre. Celle dont le lauréat/la lauréate sera connu/e le 3 novembre.
Elle se compose de seize titres (trois Grasset, deux Gallimard), dont sept ont été écrits par des femmes. Seize titres dont plusieurs étaient faciles à deviner. 

L'académie Goncourt
Didier Decoin (président), Eric-Emmanuel Schmitt, Pascal Bruckner, Paule Constant, Patrick Rambaud, Tahar Ben Jelloun, Camille Laurens, Françoise Chandernagor, Philippe Claudel et Pierre Assouline.

Première sélection
Christine Angot, "Le Voyage dans l'Est" (Flammarion)
Anne Berest, "La carte postale" (Grasset)
Sorj Chalandon, "Enfant de salaud" (Grasset)
Louis-Philippe Dalambert, "Milwaukee Blues" (Sabine Wespieser)
Agnès Desarthe, "L'éternel fiancé" (L'Olivier)
David Diop, "La porte du voyage sans retour" (Seuil)
Clara Dupont-Monod, "S'adapter" (Stock)
Elsa Fottorino, "Parle tout bas" (Mercure de France)
Patrice Franchesci, "S'il n'en reste qu'une" (Grasset)
Lilia Hassaine "Soleil amer" (Gallimard)
Philippe Jaenada, "Au printemps des monstres" (Mialet-Barrault)
François Noudelmann, "Les enfants de Cadillac" (Gallimard)
Maria Pourchet, "Feu" (Fayard)
Abel Quentin, "Le voyant d'Étampes" (L'Observatoire)
Mohamed Mbougar Sarr, "La plus secrète mémoire des hommes" (Philippe Rey)
Tanguy Viel, "La fille qu'on appelle" (Minuit)


mardi 2 mars 2021

Les dix finalistes du Prix Prem1ère 2021


Qui sera le lauréat du prix Prem1ère 2021 (RTBF), prix récompensant chaque année un premier roman écrit en langue française (lire ici)? Verdict le 4 mars.
Les titres finalistes ont été choisis par un comité de professionnels du livre, libraires, journalistes et critiques littéraires (Deborah Danblon, Régis Delcourt, Kerenn Elkaïm, Emmanuelle Jowa, Christine Pinchart et Laurent Dehossay) avant d'être soumis à un jury de dix auditeurs de la Première, présidé par Laurent Dehossay.

Les dix finalistes

Ludovic Manchette
Christian Niemiec
"Alabama 1963"
Le Cherche-Midi

Cap sur les États-Unis, en Alabama, en 1963, au cœur d'une tragédie: la disparition de plusieurs fillettes noires à Birmingham. Sur une toile de fond extrêmement sombre, ségrégation raciale, Ku Klux Klan, assassinat de Kennedy, les auteurs nous racontent comment deux êtres que tout oppose vont apprendre à se connaître et à se respecter avec leurs différences.



David Fortems
"Louis veut partir" 
Robert Laffont

En route vers Bogny-sur-Meuse, petite ville des Ardennes françaises, près de Charleville-Mézières, pour suivre l'enquête menée par Pascal, ouvrier dans la quarantaine, sur le suicide de son fils, Louis, 18 ans. Un garçon passionné par la lecture, bon élève. D'où l'incompréhension totale du père. Passée la stupéfaction, il part à la recherche de la vérité. Louis se révèlera avoir été un parfait inconnu pour lui.
 


Dima Abdallah
"Mauvaises herbes"
Sabine Wespieser

L'histoire d'une petite fille née à Beyrouth pendant la guerre civile. Elle n'a pas peur et ne pleure pas car son papa l'attend et la protège. Mais celui qui est un géant aux yeux de sa fille, sait toute son impuissance. Ce sera ensuite l'exil à Paris. Pour elle, pas pour lui. C''est en devenant mère qu'elle tentera de se délivrer de ce passé meurtrier.



Christophe Perruchas
"Sept gingembres"
Rouergue/La Brune

Antoine, quadragénaire, est cadre dirigeant dans une agence de publicité parisienne plutôt prospère. Père attentionné, mari aimant, manager efficace. Mais si Antoine est un winner, il y a une faille … #balancetonporc… Antoine va faire l'objet d’une plainte pour harcèlement sexuel. La jolie photo se déchire alors de toute part.



Maylis Adhémar
"Bénie soit Sixtine" 
Julliard

Sixtine, jeune fille très pieuse, nous ouvre la porte du milieu fondamentaliste catholique français. Sa rencontre avec Pierre-Louis, qui a mis la barre très haut dans la pratique des valeurs chrétiennes. Son mariage foireux dès la nuit de noces. Sa réduction au statut de mère. Ses désillusions devant les affirmations de son mari et de ses semblables. Son effroi lors de leurs expéditions punitives. Mais Sixtine est aussi une combattante, celle de sa liberté de vivre.



Emmanuelle Dourson
"Si les dieux incendiaient le monde"
Grasset

Les histoires de familles finissent-elles mal? Pas sûr, même si elles sont traversées par la douleur et les ruptures. Celle-ci va du départ brutal de la fille cadette qui restera silencieuse pendant une quinzaine d’années et deviendra une pianiste renommée basée à New York. L'annonce d'un concert d'elle à Barcelone, met sa famille est en émoi. Serait-ce l'occasion de se réunir?



Dimitri Rouchon-Borie
"Le Démon de la Colline aux Loups" 
Le Tripode

Descente dans l'âme humaine dans ce qu'elle a de plus noir, avec ce journal d'un homme en prison et perdu à jamais. Il raconte l'impensable, ce qui lui est arrivé. Une enfance dévastée par des adultes monstrueux. Un sauvetage par les services sociaux. Un âge adulte empli de douleur, de rage et de violence et d'amour. Sauf que les démons, trop souvent, triomphent de l'amour.



Emmanuel Chaussade
"Elle, la mère"
Minuit

Lors de sa mise en terre, une mère va se révéler à travers les souvenirs du fils, narrateur de l'histoire. Amour, colère, incompréhension, admiration, déception devant cette femme à la puissante personnalité. Une femme qui s'est voulue libre à une époque sans #metoo. Au final, une femme seule, qui a refusé d'être une victime, n'épargnant personne et certainement pas son fils.



Anthony van den Bossche
"Grand Platinum"
Seuil

Une sorte de fable sur les temps présents, aux côtés de Louise, jeune et dynamique entrepreneuse qui tente de récupérer les magnifiques carpes japonaises, des koïs, que son père décédé, a dispersées dans plusieurs plans d'eau de la capitale, en toute illégalité.



Abdelhafid Metalsi
"La colline à l'arbre seul"
JC Lattès/La Grenade

Des gamins, issus de milieux modestes, redoublent de débrouillardise pour se payer des séances de cinéma et des canettes de boissons gazeuses sirotées au coin d'un feu sur lequel ils font cuire des patates. Pour trouver l'argent, ils récupèrent cartons et bouteilles consignées qu'ils revendent à un ferrailleur. Mais la petite bande n'est pas la seule à exploiter le filon. 



(c) Les illustrations proviennent du site de la RTBF.


vendredi 25 janvier 2019

Les dix finalistes du prix Prem1ère 2019



Qui sera le lauréat du prix Prem1ère 2019 (RTBF), prix récompensant chaque année un premier roman écrit en langue française, sorti en librairie entre la rentrée littéraire d’automne 2018 et janvier 2019 (lire ici)? Verdict le jeudi 14 février, le premier jour de la Foire du livre de Bruxelles.
Les titres finalistes ont été choisis par un comité professionnel  (Kerenn Elkaïm, Laurent Dehossay, Christine Pinchart, Emmanuelle Jowa, Deborah Danblon, Régis Delcourt) avant d'être soumis à un jury de dix auditeurs/trices de la Première et présidé par Laurent Dehossay.

Les auteurs sélectionnés seront invités dans l'émission "Jour Première" (La Prem1ère) entre le 31 janvier et le 13 février.

Les dix romans finalistes
  • "La vraie vie", Adeline Dieudonné (L'Iconoclaste, lire ici)
  • "Prisons", Ludovic-Hermann Wanda (L'Antilope)
  • "Ça raconte Sarah", Pauline Delabroy-Allard (Minuit)
  • "Le tiers sauvage", Aliénor Debrocq (Luce Wilquin)
  • "Là où les chiens aboient par la queue", Estelle-Sarah Bulle (Liana Levi)
  • "Le mangeur de livres", Stéphane Malandrin (Seuil)
  • "Les photos d'un père", Philippe Beyvin (Grasset)
  • "Ecorces vives", Alexandre Lenot (Actes Sud)
  • "Les exilés meurent aussi d'amour", Anousse Shalmani (Grasset)
  • "Nous ne sommes pas de mauvaises filles", Valérie Nimal (Anne Carrière) 



vendredi 7 septembre 2018

Premières listes en vue des prix littéraires







Septembre est bien là.
La première liste pour le prix Goncourt (7 novembre) vient d'être annoncée, celle du Renaudot (7 novembre) l'avait précédée de quelques jours.

Quinze titres pour la première qui sont également en lice pour le Goncourt des lycéens, dont cinq premiers romans dont celui de la Belge Adeline Dieudonné. Dix-sept romans pour la seconde, dont trois premiers romans dont deux présents en sélection Goncourt, et sept essais..

L'académie Goncourt se compose de Bernard Pivot (président), Pierre Assouline, Tahar Ben Jelloun, Françoise Chandernagor, Philippe Claudel, Paule Constant, Didier Decoin, Virginie Despentes, Patrick Rambaud et Eric-Emmanuel Schmitt.

Le jury du prix Renaudot se compose de Patrick Besson (président cette année), Frédéric Beigbeder, Dominique Bona, Georges-Olivier Châteaureynaud, Jérôme Garcin, Louis Gardel, Frantz-Olivier Giesbert, Christian Giudicelli, J.M.G. Le Clézio et Jean-Noël Pancrazi.


La première sélection Goncourt

  • "La vérité sort de la bouche du cheval" de Meryem Alaoui (Gallimard, premier roman)
  • "Le malheur du bas" d'Inès Bayard (Albin Michel, premier roman)
  • "Quand Dieu boxait en amateur" de Guy Boley (Grasset)
  • "Ça raconte Sarah" de Pauline Delabroy-Allard (Minuit, premier roman)
  • "La vraie vie" d'Adeline Dieudonné (l'Iconoclaste, premier roman, lire ici)
  • "Frère d'âme" de David Diop (Seuil, premier roman)
  • "La révolte" de Clara Dupont-Monod (Stock)
  • "Dix-sept ans" d'Eric Fottorino (Gallimard)
  • "Maîtres et esclaves" de Paul Greveillac (Gallimard)
  • "Leurs enfants après eux" de Nicolas Mathieu (Actes Sud)
  • "L'ère des suspects" de Gilles Martin-Chauffier (Grasset)
  • "L'évangile selon Youri" de Tobie Nathan (Stock)
  • "Quatre-vingt-dix secondes" de Daniel Picouly (Albin Michel)
  • "L'hiver du mécontentement" de Thomas B. Reverdy (Flammarion)
  • "Hôtel Waldheim" de François Vallejo (Viviane Hamy)


Les premières sélections du Renaudot

Romans
  • "La grande idée" d'Anton Beraber (Gallimard, premier roman)
  • "Capitaine" d'Adrien Bosc (Stock)
  • "La vraie vie" d'Adeline Dieudonné (L'Iconoclaste, premier roman, lire ici)
  • "Frère d'âme" de David Diop (Seuil, premier roman)
  • "L'ère des suspects" de Gilles Martin-Chauffier (Grasset)
  • "François, portrait d'un absent" de Michael Ferrier (Gallimard)
  • "Federica Ber" de Mark Greene (Grasset)
  • "Les belles ambitieuses" de Stéphane Hoffmann (Albin Michel)
  • "Midi" de Cloé Korman (Seuil)
  • "Bande de Français" de Marco Koskas (Amazon, autoédité)
  • "Le lambeau" de Philippe Lançon (Gallimard)
  • "Le sillon" de Valérie Manteau (Le Tripode)
  • "L'eau qui passe" de Frank Maubert (Gallimard, à paraître le 4 octobre)
  • "L'âge d'or" de Diane Mazloum (JC Lattès)
  • "Quitter le rang des assassins" de Pierre Notte (Gallimard)
  • "Il est toi ce beau pays" de Jennifer Richard (Albin Michel)
  • "Tu t'appelais Maria Schneider" de Vanessa Schneider (Grasset)
Essais
  • "Le tour de France par deux enfants d'aujourd'hui" de Pierre Adrian et Philibert Humm (Equateurs)
  • "Une famille corse" de Robert Colonna d'Istria (Plon)
  • "Idiotie" de Pierre Guyotat (Grasset)
  • "Avec toutes mes sympathies" d'Olivia de Lamberterie (Stock)
  • "Ce qui n'a pas de prix" d'Annie Lebrun (Stock)
  • "En dérivant avec Ulysse" de Jean-Paul Mari (JC Lattès)
  • "Modèle vivant" de Joann Sfar (Albin Michel)




lundi 3 septembre 2018

101 livres choisis par Payot pour son centenaire



La librairie suisse Payot Lausanne fête le centenaire de ses succursales de Vevey et Montreux, les premières créées en 1918, en mettant en avant cent et un titres parus au cours de ces cent dernières années et qui sont ses coups de cœur. Un par année. Cent et un donc. Les livres vont de Guillaume Apollinaire ("Calligrammes: poèmes de la paix et de la guerre", Gallimard) publié en 1918 à Gabriel Tallent ("My Absolute Darling", traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Laura Derajinski, Gallmeister) paru en 2018.

Il est toujours intéressant de voir quel livre est choisi comme coup de cœur pour une année, sachant que pour les traductions en français, c'est l'année de la parution de la traduction qui a été retenue et non l'année de la sortie originale. On retrouve dans cette liste de cent et un titres plein de classiques évidemment mais aussi des titres plus surprenants, quelques livres jeunesse, albums et romans, et quelques bandes dessinées. De quoi solidement donner envie de plonger dans sa bibliothèque.

Curieusement, la liste établie par la librairie  Payot parle de cent livres alors qu'ils sont cent et un quand on les compte bien. Une simple question de mathématiques. Et elle attribue les titres à l'éditeur original quand il s'agit de Gallimard mais aux maisons qui les ont repris en poche pour les autres... J'ai donc complété les listes avec les éditeurs originaux grâce à qui ces livres nous sont parvenus et les passages en poche.

La liste Payot
  1. 1918 Guillaume Apollinaire, "Calligrammes: Poèmes de la paix et de la guerre (1913 - 1916)"  (Mercure de France, Gallimard, GF, Pocket, Larousse)
  2. 1919 Marcel Proust, "A l'ombre des jeunes filles en fleurs" (Gallimard, Folio, Point2, Le livre de poche)
  3. 1920 Bram Stoker, "Dracula"  suivi de "L'invité de Dracula" (L'Édition Française Illustrée, Pocket, Point2)
  4. 1921 Joseph Conrad, "Lord Jim" (Gallimard, Folio, Livre de poche)
  5. 1922 François Mauriac, "Le baiser au lépreux" (Grasset, Le livre de poche) 
  6. 1923 Jack London, "Croc-Blanc" (Gallimard, Gallimard Jeunesse, Hatier, J'ai lu, Hachette, Le livre de poche jeunesse, Libretto)
  7. 1924 André Breton, "Manifestes du surréalisme" (Gallimard, folio)
  8. 1925 Blaise Cendrars, "L'or: La merveilleuse histoire du général Johann August Suter" (Gallimard, Folio)
  9. 1926 Francis Scott Fitzgerald, "Gatsby le Magnifique" (Gallimard, Folio, Le Livre de poche, Cahiers rouges)
  10. 1927 Stefan Zweig, "Vingt-quatre heures de la vie d'une femme" (Stock, Le livre de poche, Folio, Petite bibliothèque Payot)


  11. 1928 John Dos Passos, "Manhattan Transfer" (Gallimard, Folio)
  12. 1929 Sigmund Freud, "Malaise dans la civilisation" (Payot)
  13. 1930 Luigi Pirandello, "Un, personne et cent mille" (Gallimard, L'imaginaire)
  14. 1931 Thomas Mann, "La montagne magique" (Fayard, Le livre de poche)
  15. 1932 Louis-Ferdinand Céline, "Voyage au bout de la nuit" (Gallimard, Folio)
  16. 1933 Franz Kafka, "Le Procès" (Flammarion, Le livre de poche, Folio, Pocket)
  17. 1934 Agatha Christie, "Le crime de l'Orient-Express" (Le Masque, Le Livre de poche) 
  18. 1935 Pierre Véry, "Les disparus de Saint - Agil" (Gallimard, Gallimard Jeunesse, Folio Junior)
  19. 1936 Georges Bernanos, "Journal d'un curé de campagne" (Plon, Le Livre de poche) 
  20. 1937 Rainer Maria Rilke, "Lettres à un jeune poète" (Grasset, Le livre de poche)

  21. 1938 Margaret Mitchell, "Autant en emporte le vent" (Gallimard, Folio)
  22. 1939 Aimé Césaire, "Cahier d'un retour au pays natal" (Présence africaine)
  23. 1940 Georges Simenon, "Les inconnus dans la maison" (Gallimard, Folio)
  24. 1941 Roger Frison-Roche, "Premier de cordée" (Arthaud, J'ai lu)
  25. 1942 Albert Camus, "L'Étranger" (Gallimard, Folio)
  26. 1943 Antoine de Saint-Exupéry, "Le Petit Prince" (Reynal & Hitchcock, Gallimard, Folio)
  27. 1944 Louis Aragon, "Aurélien" (Gallimard, Folio)
  28. 1945 Henri Bosco, "L'enfant et la rivière" (Gallimard Jeunesse, Folio junior)
  29. 1946 Boris Vian, "J'irai cracher sur vos tombes" (Editions du Scorpion, Le Livre de poche) 
  30. 1947 John Steinbeck, "Les raisins de la colère" (Gallimard, Folio)

  31. 1948 Hervé Bazin, "Vipère au poing" (Grasset, Le Livre de poche, Cahiers rouges)
  32. 1949 Simone de Beauvoir, "Le deuxième sexe t.1 / Le deuxième sexe t.2" (Gallimard, Folio) 
  33. 1950 Anne Frank, "Le journal" (Calmann-Lévy, Le Livre de poche)
  34. 1951 Marguerite Yourcenar, "Mémoires d'Hadrien" (Gallimard, Folio)
  35. 1952 Ernest Hemingway, "Le vieil homme et la mer" (Gallimard, Folio)
  36. 1953 Hergé, "On a marché sur la Lune" (Casterman)
  37. 1954 Françoise Sagan, "Bonjour tristesse" (Julliard, Pocket)
  38. 1955 Alberto Moravia, "Le Mépris" (Flammarion, Librio)
  39. 1956 Romain Gary, "Les racines du ciel" (Gallimard, Folio)
  40. 1957 Marcel Pagnol, "La gloire de mon père" (de Fallois, Le Livre de poche)

  41. 1958 Vilhelm et Carla Hansen, "Petzi vol. 1 : Petzi construit un bateau" (Casterman, Place du Sablon)
  42. 1959 Vladimir Nabokov, "Lolita" (Gallimard, Folio)
  43. 1960 Italo Calvino, "Le baron perché" (Gallimard, Folio)
  44. 1961 Harper Lee, "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur" (Le livre contemporain, de Fallois, Grasset, Le Livre de poche) 
  45. 1962 Jean-Pierre Vernant, "Les origines de la pensée grecque" (PUF)
  46. 1963 Pierre Boulle, "La planète des singes" (Julliard, Pocket)
  47. 1964 Violette Leduc, "La bâtarde" (Gallimard, L'Imaginaire)
  48. 1965 Raymond Queneau, "Les fleurs bleues" (Gallimard, Folio)
  49. 1966 Sébastien Japrisot, "La dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil" (Gallimard, Folio)
  50. 1967 Roald Dahl, "Charlie et la chocolaterie" (Gallimard Jeunesse, Folio junior)

  51. 1968 Albert Cohen, "Belle du seigneur" (Gallimard, Folio)
  52. 1969 Derib, "Yakari vol. 1 : Yakari et Grand Aigle" (Le Lombard)
  53. 1970 Leo Lionni, "Petit-Bleu et Petit-Jaune" (l'école des loisirs)
  54. 1971 José Mauro de Vasconcelos, "Mon bel oranger" (Hachette Jeunesse)
  55. 1972 John Ronald Reuel Tolkien, "Le Seigneur des anneaux" (Christian Bourgois, Pocket)
  56. 1973 Richard Bach, "Jonathan Livingstone le goéland" (Flammarion, J'ai lu)
  57. 1974 Alexandre Soljénitsyne, "L'archipel du Goulag" (Seuil, Points)
  58. 1975 Romain Gary, "La vie devant soi" (Gallimard, Folio)
  59. 1976 Jean Ziegler, "Une Suisse au-dessus de tout soupçon" (Seuil, Points)
  60. 1977 Jun'ichirō Tanizaki, "Éloge de l'ombre" (Verdier)

  61. 1978 Georges Perec, "La vie mode d'emploi" (Hachette, Le Livre de poche) 
  62. 1979 Jan Pienkowski, "La maison hantée" (Nathan Jeunesse)
  63. 1980 Jean-Marie Gustave Le Clézio, "Désert" (Gallimard, Folio)
  64. 1981 Jean-Patrick Manchette, "La position du tireur couché" (Gallimard, Folio)
  65. 1982 Umberto Eco, "Le nom de la rose" (Grasset, Le Livre de poche)
  66. 1983 Annie Ernaux, "La Place" (Gallimard, Folio)
  67. 1984 Marguerite Duras, "L'Amant" (Minuit)
  68. 1985 Fernand Braudel, "La dynamique du capitalisme" (Flammarion, Champs) 
  69. 1986 Patrick Süskind, "Le Parfum" (Fayard, Le Livre de poche) 
  70. 1987 Primo Levi, "Si c'est un homme" (Robert Laffont, Pocket)

  71. 1988 Fernando Pessoa, "Le livre de l'intranquillité /inquiétude" (Christian Bourgois)
  72. 1989 Salman Rushdie, "Les versets sataniques" (Christian Bourgois, Folio)
  73. 1990 Thomas Harris, "Le silence des agneaux" (Albin Michel, Pocket 
  74. 1991 Assia Djebar, "Loin de Médine" (Albin Michel, Le Livre de poche) 
  75. 1992 Luis Sepúlveda, "Le vieux qui lisait des romans d'amour" (Métailié, Points)
  76. 1993 Zep, "Titeuf vol. 1, Dieu, le sexe et les bretelles" (Glénat)
  77. 1994 Herbjørg Wassmo, "Le livre de Dina" (Gaïa, 10/18) 
  78. 1995 Bernhard Schlink, "Le Liseur" (Gallimard, Folio)
  79. 1996 Stephen King, "La ligne verte" (Librio, Le Livre de poche)
  80. 1997 Alessandro Baricco, "Novencento : pianiste" (Gallimard, Folio)

  81. 1998 J.K. Rowling, "Harry Potter vol.1: Harry Potter à l'école des sorciers"  (Gallimard Jeunesse, Folio junior)
  82. 1999 Philip Roth, "Pastorale américaine" (Gallimard, Folio)
  83. 2000 Ahmadou Kourouma, "Allah n'est pas obligé" (Seuil, Points)
  84. 2001 Frederik Peeters, "Pilules bleues" (Atrabile)
  85. 2002 Anne Cuneo, "Le maître de Garamond" (Stock, Le Livre de poche) 
  86. 2003 Dennis Lehane, "Shutter Island" (Rivages)
  87. 2004 Alain Damasio, "La Horde du Contrevent" (Gallimard, Folio)
  88. 2005 Jean-Luc Benoziglio, "Louis Capet, suite et fin" (Seuil)
  89. 2006 Muriel Barbery, "L'élégance du hérisson" (Gallimard, Folio)
  90. 2007 Marc Dugain, "Une exécution ordinaire" (Gallimard, Folio)

  91. 2008 Cormac McCarthy, "La Route" (L'Olivier, Points)
  92. 2009 Cosey, "Jonathan: intégrale, tomes 1, 2, 3" (Le Lombard)
  93. 2010 Laura Kasischke, "En un monde parfait" (Christian Bourgois, Le Livre de poche) 
  94. 2011 Fred Vargas, "L'armée furieuse" (Viviane Hamy, J'ai lu)
  95. 2012 Xinran, "Funérailles célestes" (Philippe Picquier, Picquier poche)
  96. 2013 Svetlana Alexievitch, "La Fin de l'homme rouge" (Actes Sud, Babel)
  97. 2014 Gong Ji-young, "Nos jours heureux" (Philippe Picquier)
  98. 2015 Virginie Despentes, "Vernon Subutex t. 1" (Grasset, Le Livre de poche) 
  99. 2016 Gaël Faye, "Petit pays" (Grasset, Le livre de poche) 
  100. 2017 Paolo Cognetti, "Les huit montagnes" (Stock, Le Livre de poche)
  101. 2018 Gabriel Tallent, "My Absolute Darling" (Gallmeister)




mardi 15 septembre 2015

La première sélection du prix Décembre


Intitulé Décembre mais remis en novembre, le lundi 2 cette année, le prix Décembre vient d'annoncer quels sont les quatorze livres, romans et essais, qui font partie de sa première sélection. Cinq sont écrits par des femmes. Simon Liberati y trouve une quatrième sélection, Christine Angot une troisième.

Créé en 1999, soutenu par Pierre Bergé, le prix Décembre couronne une œuvre littéraire en langue française publiée dans l'année, quel que soit son domaine, roman, nouvelles, essai...

La sélection
  • Pierre Adrian, "La piste Pasolini" (Editions des Equateurs)
  • Christine Angot, "Un amour impossible" (Flammarion)
  • Jean-Michel Delacomptée, "Adieu Montaigne" (Fayard)
  • Michaël Ferrier, "Mémoires d'Outre-mer" (Gallimard)
  • Stéphanie Hochet, "Un nom anglais" (Rivages)
  • Jérôme Leroy, "Jugan" (La Table ronde)
  • Simon Liberati, "Eva" (Stock)
  • Laure Murat, "Flaubert à La Motte-Picquet" (Flammarion)
  • William Marx, "La haine de la littérature" (Minuit)
  • Judith Perrignon, "Victor Hugo vient de mourir" (L'Iconoclaste)
  • Patrick Roegiers, "L'autre Simenon" (Grasset)
  • Sébastien Rutés et Juan Hernandez Luna, "Monarques" (Albin Michel)
  • Monica Sabolo, "Crans-Montana" (JC Lattès)
  • Gilles Sebhan, "Retour à Duvert" (Le Dilettante)
Le jury du prix Décembre 2015 se compose de Josyane Savigneau (présidente), Laure Adler, Pierre Bergé, Michel Crépu, Charles Dantzig, Cécile Guilbert, Patricia Martin, Eric Neuhoff, Dominique Noguez, Amélie Nothomb, Philippe Sollers et Arnaud Viviant.

La prochaine sélection sera dévoilée le mardi 20 octobre.

Pour les sélections des prix Goncourt et Goncourt des lycéens, c'est ici.
Pour celles du Renaudot ici, du Médicis ici, du Wepler ici.




mardi 4 novembre 2014

Mission accomplie pour les jurés du Médicis


Fondé en 1958 par Gala Barbisan et Jean-Pierre Giraudoux, le prix Médicis se donne pour mission de couronner un ouvrage dont l'auteur débute ou n'a pas encore une notoriété correspondant à son talent. But parfaitement atteint avec les lauréats 2014, dans chacune des sections.

Réuni à son habitude au restaurant La Méditerranée, place de l'Odéon, ce mardi 4 novembre, le jury du prix Médicis a en effet récompensé  Antoine Volodine et son "Terminus radieux" (Seuil, 624 pages) en catégorie roman français. L'auteur aux quatre pseudonymes l'a emporté au premier tour de scrutin par  huit voix contre une pour Laurent Mauvignier ("Autour du monde", Minuit). Rappelons qu'il n'y avait pas eu de troisième sélection.

Né en 1950, ce forçat du travail pratiquant le "post-exotisme" aligne un nombre considérable de romans chez de nombreux éditeurs. On en recense une vingtaine sous le nom d'Antoine Volodine, depuis 1985, chez Denoël, Minuit, Gallimard, Seuil. Sans oublier quelques traductions du russe chez Denoël, Flammarion et aux Editions de L'Olivier.

Et sous ses autres identités?
En tant qu'Elli Kronauer, il signe entre 1999 à 2001 cinq romans pour adolescents, inspirés par la Russie, à l'école des loisirs. On le retrouve chez le même éditeur avec dix autres romans pour adolescents, de 2002 à 2011, sous le nom de Manuela Draeger. Un pseudo qu'il utilise aussi pour deux romans publiés aux Editions de L'Olivier, en 2010 et 2012. Est-ce assez pour un seul homme? Bien sûr que non. C'est toujours le même romancier qui se fait cette fois appeler Lutz Bassmann quand il publie aux Editions Verdier, quatre romans pour le moment, entre 2008 et 2012.

Avec tout cela, l'excellent romancier n'avait ramassé que deux récompenses, le prix du Livre Inter 2000 pour "Des anges mineurs" (Seuil) et le Grand prix de l’imaginaire en 1987 pour "Rituel du mépris" (Denoël). Grâces soient rendues aux jurés du Médicis, Emmanuèle Bernheim, Michel Braudeau, Dominique Fernandez, Anne F. Garréta, Patrick Grainville, Frédéric Mitterrand, Christine de Rivoyre, Alain Veinstein et Anne Wiazemski.

Dans "Terminus radieux", Antoine Volodine revient à son inspiration russe en mettant en scène des morts-vivants, des princesses et des corbeaux obstinés à poursuivre le rêve soviétique, dans une Sibérie rendue inhabitable par des accidents nucléaires. Le début du roman est à lire ici.


Le prix Médicis du roman étranger a été décerné à l’Australienne Lily Brett pour son sixième roman mais le premier disponible en français, "Lola Bensky" (traduit de l’anglais par Bernard Cohen, La grande ourse, 270 pages). Une découverte donc que ce livre très autobiographique, qui raconte l’histoire  d'une jeune journaliste de rock un peu naïve qui, lorsqu'elle n’interviewe pas Mick Jagger ou Jimi Hendrix, pense au prochain régime alimentaire qu'elle va suivre. Hommage aux génies du rock des années 60 et 70, il retrace aussi le destin d'une femme, fille de rescapés de la Shoah, qui se bat contre ses fantômes avec humour, tendresse et générosité.

Lily Brett est née en Allemagne en 1946 dans un camp de personnes déplacées. Ses parents se marient dans le ghetto de Lodz (Pologne), puis sont séparés à leur arrivée au camp d'Auschwitz. Ils survivent à la Shoah et se retrouvent quelques mois après la fin de la guerre. En 1948, la famille émigre en Australie, à Melbourne, où Lily Brett grandit. A l’âge de 19 ans, elle est embauchée par un magazine de rock australien et interviewe des dizaines de musiciens, y compris ceux qui deviendront des légendes du rock, comme Jimi Hendrix, Mick Jagger, Janis Joplin, Brian Jones… Sa vie s’articule alors autour de l’écriture. Romancière et poète, elle vit aujourd’hui à New York.


Enfin, Frédéric Pajak, né en 1955, encore un homme doué mais méconnu, a été désigné prix Médicis de l'essai pour "Manifeste incertain 3" (Editions Noir sur blanc, 224 pages) par cinq voix contre quatre pour Jean-Yves Jouannais ("Les barrages de sable", Grasset) au deuxième tour.

Il s'agit du troisième volume d’une série commencée en 2012 et il a comme décor Paris en 1939, pendant la "drôle de guerre". L'écrivain et philosophe Walter Benjamin a été interné dans un camp de travailleurs à Nevers puis libéré sur pression de ses amis. Il s'enfuit de la capitale à l'arrivée des troupes de la Wehrmacht. Commence alors pour lui une errance dans le Midi puis dans les Pyrénées, jusqu'au poste-frontière espagnol de Port-Bou où, menacé d'être livré à la Gestapo, il se donne la mort.

Le récit s'entrecroise avec une évocation du poète américain Ezra Pound, exilé à Rapallo, au nord de l’Italie fasciste, dont il partage aveuglément les opinions. À Rome, le poète rencontre Mussolini dans le but de se mettre à son service, mais celui-ci décline la proposition, convaincu d’avoir affaire à un esprit dérangé. Arrêté en 1944 par les Américains, condamné pour trahison, il est enfermé à Pise dans une cage en plein air, avant d'être interné durant treize ans dans son pays.

Deux figures antagoniques qui dessinent une époque, petites histoires dans la grande, écho ancien du temps présent.

Bien entendu, les trois lauréats 2014 étaient présents à Paris et ont posé pour "Livres-Hebdo".

Antoine Volodine, Lily Brett et Frédéric Pajak devant les jurés. (c) Olivier Dion.