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jeudi 25 janvier 2024

La lune, repère d'amour même dans la guerre

Qu'attend Petit Han à la fenêtre? (c) HongFei éditions.
 
 
Pleine lune de janvier 2024 ce jeudi soir. 
 
L'occasion de parler d'un album sorti il y a un an et qui est une merveille de conception graphique, toute en indices semés comme autant de petits cailloux. Le Taïwanais Jimmy Liao (lire ici) y dit l'amour familial en temps de guerre. Il révèle tout son talent dans "Sous une même lune" (traduit du chinois par Chun-Liang Yeh, HongFei éditions, 40 pages, 2023). A considérer la couverture, on pourrait croire qu'il s'agit d'une amitié entre un petit garçon et un lion blessé qu'il a soigné. Une version moderne de l'histoire de Saint Jérôme? Bien plus que cela. Il faut absolument tout regarder, ce que font les enfants.

Passons les indices en revue. Les pages de garde en jaune soleil, avant et arrière, indiquent un comptage dû à une main juvénile. Une scène muette d'un bleu nuit faiblement éclairé d'un mince croissant de lune montre un enfant de dos guetter à une fenêtre. La page de titre zoome sur le point de lumière près duquel volent deux canards. Le jour se lève, Petit Han attend à la fenêtre ensoleillée, juché sur un tabouret et accompagné de son lapin en peluche. On le verra à quatre reprises dans cette position, chaque fois vêtu différemment, accompagné ou non d'un chat. Arriveront successivement dans le jardin trois animaux sauvages, et incongrus, à la rencontre desquels le gamin va se précipiter après avoir informé sa maman. Chacun est blessé. Le lion a un clou dans la patte, l'éléphant ses défenses coupées, la grue est transpercée par une flèche. Chacun sera soigné par Petit Han avant de passer une partie de la nuit avec lui, la joie ayant remplacé la douleur. De son côté, la lune grandit gentiment dans le ciel.

La grue danse à nouveau après les soins de Han. (c) HongFei éditions.
 
Lors de la quatrième séance de guet diurne, c'est une voiture qui s'arrête devant la maison à la nuit tombée. "On dirait..." crie le petit garçon. Oui! C'est bien papa qui revient de la guerre avec tout son paquetage. Retrouvailles et chaleureuses embrassades pour le trio reconstitué. La scène suivant montrera Petit Han soigner son papa gravement blessé. Des blessures qui avaient été annoncées par celles des animaux qu'il a soignés. Mais, ici aussi, la vie va reprendre. Juché sur les épaules paternelles dans un dessin d'une grâce infinie, Petit Han admire la lune, pleine et immense, en sa compagnie. Une lune qui était le rendez-vous quotidien de la famille séparée. Une lune qui apparaît en majesté, frôlée par des avions de chasse larguant leurs bombes, décor apaisant d'une fenêtre où se sont installés le chat et le lapin de la maison.

Papa est de retour. (c) HongFei éditions.


"Sous une même lune" est un album qui traite de la guerre de façon originale et poignante. Tout est suggéré dans les magnifiques illustrations de Jimmy Liao qui célèbrent les beautés du monde, l'imagination de l'enfance mais les ancrent dans une réalité qui touche de nombreuses familles actuellement. L'alternance des pages de jour et de nuit, la répétition des scènes de guet à la fenêtre, la croissance discrète de la lune, la couleur du ciel pour situer le moment du jour, tout conduit à l'immense joie finale, doublée de la réalité des blessures du père parti à la guerre. Un chef-d’œuvre!


Amour et retrouvailles. (c) HongFei éditions.













lundi 23 janvier 2023

Rétro 2022 de pierres en cailloux

"Amours" de Michel Galvin. (c) Rouergue Jeunesse.

On a beau savoir et expérimenter régulièrement l'amour des enfants pour les cailloux de toutes tailles et de toutes formes, il est étonnant de voir combien d'albums sont consacrés à ces pierres et ces galets. Voici une demi-douzaine de titres, emmenés par le maître de l'art minéral (lire ici).

Vers galants


Amours
Michel Galvin
Rouergue jeunesse, 40 pages
dès 5 ans

Si le coq peut être amoureux d'une pendule, Roger le vieux pneu peut bien l'être d'Olga la raquette olympique trouée et Léon le bidon de Gertrude la brosse. Les faits se déroulent dans un lieu désolé ponctué d'objets hétéroclites mis au rebut et de pierres de tailles diverses. Un décor de cailloux, de falaises, de taches d'huile et de peinture bien dans la ligne de ceux que nous a déjà présentés Michel Galvin dans ses albums précédents. Seuls signes de vie et discrets indices géographiques du lieu, les deux manchots qui s'activent sur la décharge au fil des pages. Ils vont être ceux qui sortent le lieu de sa sinistre vocation. Ils vont remplacer la mort et l'oubli par l'amour et la poésie, indifférents aux injures que se lancent lors de leurs perpétuelles bagarres les habitants ennemis du lieu, les Comanches et les Sanmanches.

Il fait froid, il neige, tout a l'air bien désespéré et, tout d'un coup, un dénouement inespéré. Michel Galvin nous convie à sa façon elliptique à réfléchir aux grandes choses de la vie.

Gertrude a entendu Léon. (c) Rouergue Jeunesse.


Conversation


Tchao Caillou!
Giuseppe Caliceti
Noemi Vola
traduit de l'italien par Laetitia Cordonnier
CotCotCot éditions, 44 pages
dès 3 ans

Les innombrables illustrations aux feutres et aux crayons de couleurs conviennent merveilleusement à ce dialogue entre un enfant diablement éloquent, accompagné de son animal domestique tout aussi démonstratif, et un caillou. Les dessins sont d'une expressivité folle et accompagnent les délicieux échanges entre réalisme, poésie et nonsense. La pertinence de l'enfance qui interroge avec ses références, porte pour entrer, raison du premier silence, disposition intérieure et d'autres questions tout aussi justes et les réponses sages ou imaginatives, pratiques ou philosophiques du caillou. Origine du monde, peur de finir et autres sujets existentiels apparaissent en une merveilleuse alchimie dans cet album original et réussi, tant grâce à son sujet qu'à ses impeccables dessins.

Un enfant et un caillou dialoguent. (c) CotCotCot éditions.

 

Positiver


Le rocher bleu
Jimmy Liao
traduit du chinois par Chun-Liang Yeh
HongFei, 148 pages
dès 7 ans

Ce formidable album pour les enfants sachant déjà lire déploie en finesse et en détail un hymne à la résilience. Un rocher bleu vivait heureux dans une forêt du bout du monde. Après des milliers d'années, un terrible incendie le brûla mais les pluies lui redonnèrent vie. "Il se mit à luire, d'une lumière douce et délicate." Pas longtemps. Les hommes le coupèrent en deux et emportèrent une de ses moitiés. Un voyage inouï commençait pour le rocher bleu. Considéré comme un trésor, il fut transformé en sculpture par ses propriétaires  et porté aux nues. Jusqu'au jour où il lassa, fut oublié et où un élément bleu près de lui lui rappela sa moitié restée là-bas et où il vola partiellement en éclats.

Chaque fois, le plus gros bloc restant est récupéré par des admirateurs qui le transforment en ceci et cela jusqu'à ce qu'un événement imprévu intervienne. Attitude rare, le rocher bleu apprécie ses transformations, une dizaine au total, qui le font rapetisser. "Sans cesse brisé, le rocher bleu est constamment remodelé. On le chérit comme un trésor, puis on finit par l'oublier." Si ces rétrécissements l'endurcissent, ils n'entament en rien sa détermination à se retrouver lui-même, ce qui lui sera permis en toute fin de cet album dont le texte suggestif est porté par des illustrations puissantes balayant tout le spectre des interventions humaines.

Le rocher bleu est coupé en deux. (c) HongFei Editions.


Aladin entendu


Pourvu que l'on danse comme un jour de chance
Natali Fortier
Rouergue Jeunesse, 40 pages
dès 5 ans

Comment faire voyager un caillou? En le gardant dans le soulier où il s'est glissé, pardi! Après cette suggestion, Natali Fortier convie un apprenti comédien pour introduire son histoire. "Toi, pour me remercier de m'avoir libéré, je t'offre ma gratitude éternelle et un vœu à exaucer", la phrase au génie de la lampe d'Aladin, Omar l'a répétée des centaines de fois, sans savoir que des tas de cailloux l'avaient entendue et s'étaient mis à rêver.

Les cailloux ont entendu la phrase. (c) Rouergue Jeunesse.

Dès lors, les cailloux dessinés en têtes vont se compléter de traits et de couleurs pour devenir, sur le papier, une foule de personnages complets, habillés et bien décidés à réaliser leurs aspirations. Etre coiffeur pour le chauve Paolo, être un délicieux Petit Poucet mangé par l'ogre pour Armand, danser toutes les danses pour Albertine, etc. Chaque souhait est agréablement écrit, jouant sur les mots, leurs sons et leurs sens, et prolongé par un splendide collage de cailloux complétés de dessins et mis en scène. On se glisse avec un infini plaisir dans ces différentes suggestions jusqu'à la finale qui ramène tout le monde sur terre, là où les cailloux sont au mieux. Surtout qu'ils peuvent contempler le ciel. Une très plaisante balade entre rêve et réalité.

Les rêves de Paolo. (c) Rouergue Jeunesse.


Caillou doudou


Au fond de ta poche
Hervé Eparvier
Fred Benaglia
Glénat Jeunesse, 40 pages
dès 4 ans

Un album sympathique où un jeune papa explique tout tout tout des cailloux à sa fille, leur histoire, leur beauté, leurs qualités, etc., tout simplement parce qu'il souhaite prendre cette forme pour l'accompagner discrètement en se glissant au fond de sa poche, la protéger si nécessaire. Une charmante déclaration d'amour paternel joyeusement illustrée.

Un papa discrètement protecteur. (c) Glénat Jeunesse.


Sisyphe


En route!
Isabelle Simon
Kilowatt, 40 pages
dès 2 ans

Dans ce petit format, les cailloux s'assemblent en personnages qui se préparent pour une journée d'aventure, chacun à sa mode, chacun selon son caractère. Mais voilà que la rivière sort de son lit et emporte la ribambelle. Laquelle réapparaît un peu plus loin, toute  chamboulée par l'eau mais prête à de nouveaux assemblages et à de nouvelles aventures. Un recommencement joueur et enjoué.


La ribambelle avant et après. (c) Kilowatt.

mercredi 30 septembre 2020

Taiwan, Japon et philosophie koala



"Nuit étoilée". (c) HongFei.

Aujourd'hui, trois moyens formats cartonnés bien épais, 
destinés aux enfants de plus de dix ans pour le premier, de plus de six ans pour les deuxième et troisième. Nom de code: passer une "Nuit étoilée" en compagnie de "Momoko" tout en étant adepte de "La philosophie koala".


Qu'elle est belle, la couverture de l'album "Nuit étoilée" de Jimmy Liao (traduit du chinois (Taiwan) par Chun-Liang Yeh, HongFei, 144 pages) avec ses deux enfants installés dans une barque afin de regarder les étoiles. Comme est belle l'amitié entre une ado solitaire et le nouveau de la classe, aussi esseulé et sensible qu'elle. Le livre s'ouvre sur une phrase magique: "Je lève la tête pour regarder le ciel étoilé, et le monde devient immense..." Magique surtout quand une jeune personne parvient à avancer, à se faire confiance à elle, au monde et à la vie.

L'auteur-illustrateur, originaire de Taiwan, dédie ce livre "aux enfants qui n'arrivent pas à communiquer avec le monde". "Nuit étoilée" met en scène une jeune narratrice qui nous fait part de ses chagrins. Elle ne trouve pas sa place entre ses parents qui travaillent, se disputent ou se divertissent sans elle. On remarque tout de suite les échos de ses émotions dans les tableaux accrochés aux cimaises. A l'école, elle se fait ennuyer sans parvenir à réagir.

Pour finir, l'endroit où elle est le mieux, en compagnie du petit chat qu'elle a reçu, est sa chambre. Elle peut notamment observer les voisins. Justement, la vieille dame d'en face a un nouveau et jeune locataire. Un garçon pas comme les autres, "il semblait tombé d'une autre planète", le nouveau de sa classe découvrira-t-elle, qui va lui redonner le sourire.

"Nuit étoilée". (c) HongFei.

Lui et elle s'observent, s'apprivoisent, se perçoivent, se viennent en aide et surtout s'entendent à merveille. Avec lui, sa vie est différente. A tel point qu'ils décident de quitter leur ville ensemble. D'une beauté folle, les images se passent alors de texte pour raconter leur périple enchanté et enchanteur. Un voyage initiatique qui les ramènera finalement au réel, mais plus forts que jamais même si les hasards de la vie font qu'ils ne se verront plus. La métaphore de la baleine qui s'éloigne mais se retrouve en finale est vraiment superbe.

"Nuit étoilée". (c) HongFei.

Jimmy Liao, qu'on connaissait de loin et qui n'avait pas vraiment percé chez nous, est ici au sommet de son art. Il dit tout des difficultés dans la vie en peu de mots mais en des illustrations superbes extrêmement symboliques. En couleurs vives souvent, mais sans agressivité, en une variété de plans et d'inspiration qui collent vraiment au sujet. Et cela, sur plus de cent pages pimentées de tableaux contemporains à apprécier sans modération. "Nuit étoilée" est une pépite pour qui veut bien s'y abandonner. Dès 10 ans.

"Nuit étoilée". (c) HongFei.

Né le 15 novembre 1958 à Taiwan, Jimmy Liao a travaillé dans la pub pendant douze ans après ses études d'art. Il a ensuite été illustrateur pour des journaux et des magazines. Il s'est tourné vers la littérature de jeunesse en 1998 après avoir triomphé d'une leucémie trois ans plus tôt. Ses premiers livres dont "Les secrets de la forêt" - qui ne nous est parvenu en traduction française que neuf ans plus tard - ont été couronnés de multiples prix en Chine. S'il est l'auteur depuis vingt ans d'une cinquantaine d'albums pour la jeunesse, p
eu ont vraiment marqué le genre. La plupart de ses titres sont même épuisés. Notamment, chez Bayard, "Les ailes", "La forêt des songes" et "La lune perdue" en 2008, "Le son des couleurs", lauréat du prix Bernard Versele 2012 (lire ici), "Le monstre qui mangeait le noir" et "Pourquoi?" en 2009, "Le rocher bleu" en 2010, "Trois doudous qui ne voulaient pas dormir" en 2011, "Filbert ou l'histoire d'un bon petit diable" en 2013, sans oublier "Si proche si loin" au Seuil en 2001 et "Les secrets de la forêt" chez Autrement en 2007. Gageons que "Nuit étoilée" va lui donner la notoriété qu'il mérite.



 

Etre enfant à Tokyo dans les années 1970

Avec ses gracieux dessins aux crayons de couleur rehaussés d'aquarelle qui saisissent avec art les scènes de la vie quotidienne d'une enfant à Tokyo il y a cinquante ans, "Momoko, une enfance japonaise" de Kotimi (Rue du Monde, 168 pages) est une petite merveille d'observation et de douceur. Les personnages sont joyeusement croqués en quelques traits, tout comme leurs expressions, les détails nécessaires à l'histoire dans les décors bien présents et l'ensemble, agréablement mis en pages, donne une belle impression de vie, de joie contagieuse. Des épisodes qui se partagent aisément avec les enfants d'aujourd'hui et d'ici.

"J'ai puisé ces huit histoires dans mon enfance, au Japon, le pays où je suis née", explique Kotimi en avant-propos de ce délicieux album. "J'habitais un quartier populaire de la capitale. Tokyo, où j'ai vécu mille petites aventures entre ma famille, l'école et mes nombreux amis. Le Japon d'aujourd'hui est bien différent de ce Japon des années 1970 dans lequel j'ai grandi, mais il lui ressemble beaucoup aussi! Peut-être parce que les enfants sont toujours des enfants..."

"Momoko, une enfance japonaise". (c) Rue du Monde.

Née à Tokyo, Kotimi vit et travaille à Paris depuis longtemps. Elle n'est présente en littérature de jeunesse que depuis 2017, après avoir été mise à l'honneur à l'exposition des illustrateurs à la Foire de Bologne 2016. Depuis, elle a publié une dizaine de livres, essentiellement en littérature de jeunesse. Ses travaux de peintre, de graveuse, de dessinatrice ont été exposés à de multiples reprises, en Europe et au Japon.

"Momoko, une enfance japonaise". (c) Rue du Monde.


"Pour mes dessins et mes gravures, dans les lignes et les matières, je recherche la spontanéité, l'irrégularité, la non-symétrie et l'harmonie qui en constitue la musique", dit encore Kotimi qui a créé cet impeccable journal d'hier, sans aucune nostalgie, dans "Momoko, une enfance japonaise". De l'entrée au CP, ratée pour cause de varicelle, à la disparition de la petite sœur au marché, en passant par la journée au golf avec Papa, les jeux au cimetière, la visite des parents à l'école, la présentation de cette petite sœur handicapée tellement attachée ou encore la pénible cérémonie du thé avec la grand-mère, les épisodes sont tous craquants. Pas seulement par ce qu'ils racontent mais par la manière dont ils le font, autour de cette Momoko espiègle que tout le monde aimerait connaître, qui évolue dans un univers bienveillant. Ils se prolongent par trois propositions de goûters dont le troisième est complètement à hauteur d'enfant. Un très bel album dont l'épaisseur enchante. Dès 6 ans.


Les grandes questions d'un petit koala

On avait découvert avec un immense plaisir l'album "La Philosophie Koala" de Béatrice Rodriguez (Casterman, 80 pages) en mars 2019. Un album tendre, délicat et drôle abordant les grandes questions de la vie. Bon sang ne pouvant mentir, Koala est perché dans son arbre. Il se laisse bercer par ses pensées tant que ses potes Oiseau et Caméléon ne viennent pas le titiller. Le temps, la compassion, la vie privée, une robe pour un garçon, la perte d'un être cher sont quelques-uns des sujets qu'ils abordent avec sensibilité et humour. Des réflexions philosophiques finalement universelles, même pour les plus jeunes.


"La philosophie Koala". (c) Casterman.


Cette saison voit la parution du deuxième tome de "La philosophie Koala, Les pieds sur terre", toujours de Béatrice Rodriguez (Casterman, 80 pages), davantage centré sur la nature mais tout aussi merveilleux par ses propos et par la qualité de ses illustrations. Koala, toujours fidèle à lui-même, somnole quand il est tiré d'un super rêve par Oiseau qui le ramène à la réalité. Il va donc se promener mais est tout de suite confronté à un embranchement: aller à gauche ou à droite? En illustrations minimales mais drôlement expressives et grâce à un dialogue proche de l'enfance, l'auteure-illustratrice du superbe album muet "Le voleur de poules" (né chez Autrement en 2008 et réédité chez Casterman huit ans plus tard) aborde d'autres thèmes philosophiques comme la différence, la peur, le choix de dire non et même l'arrière les étoiles! Le tout avec tendresse, poésie et humour. Dès 6 ans.


"La philosophie Koala 2". (c) Casterman.

Pour feuilleter en ligne le début de "La philosophie Koala", c'est ici.

Pour feuilleter en ligne le début de "La philosophie Koala, Les pieds sur terre", c'est ici.