Nombre total de pages vues

Affichage des articles dont le libellé est prix Goncourt. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est prix Goncourt. Afficher tous les articles

mardi 4 novembre 2025

Le prix Goncourt à Laurent Mauvignier


N'en déplaise au petit comique qui a créé un faux "compte officiel" Emmanuel Carrère sur Twitter le 30 octobre pour y annoncer son prix une heure avant la proclamation officielle ce 4 novembre ainsi qu'un autre "compte officiel" au nom du lauréat, c'est Laurent Mauvignier qui reçoit le prix Goncourt 2025 pour "La maison vide" (Minuit, 752 pages, 664 grammes, 1 million de signes), déjà couronné du prix littéraire "Le Monde". De quoi alourdir la hotte du Père Noël, de quoi enrichir les services postaux.
 
L'écrivain et dramaturge né à Tours en 1967 l'a emporté au premier tour du scrutin de cette 123e édition du prix par six voix contre quatre pour "Le bel obscur" de notre Caroline Lamarche nationale (Seuil, lire ici), auteure Minuit pour deux titres par ailleurs. Un vote hommes contre femmes? Elles sont quatre à table chez Drouant. La preuve en tout cas que l'Académie Goncourt n'aime vraiment pas Emmanuel Carrère, qui apparaissait pour la quatrième fois en sélection avec "Kolkhoze" (P.O.L). Nathacha Appanah était, elle, de facto hors-jeu puisqu'elle a reçu hier le prix Femina (lire ici). 
 
"La maison vide" est une fresque familiale, retraçant le destin de trois générations de femmes ayant vécu dans une maison. Une maison restée fermée longtemps et dont la réouverture donne l'occasion à Laurent Mauvignier de convoquer aussi bien son histoire familiale que la grande Histoire.
 
Pour lire en ligne le début de "La maison vide", c'est ici.
 
Les académiciens Goncourt: Christine Angot, Pierre Assouline, Tahar Ben Jelloun, Pascal Bruckner, Françoise Chandernagor, Philippe Claudel, Paule Constant, Didier Decoin, Camille Laurens, Eric-Emmanuel Schmidt.




Sur Twitter, 4 novembre, 12h49.    

Sur Twitter encore, 4 novembre, 14h24.

mardi 28 octobre 2025

Caroline Lamarche finaliste du Goncourt 2025


L'Académie Goncourt
vient de communiquer sa troisième et dernière sélection pour son prix qui sera remis le 4 novembre. Comme annoncé, il ne reste plus que quatre titres, sur les quinze titres du début et les huit ensuite (lire ici). La Belge Caroline Lamarche s'y trouve toujours avec "Le bel obscur" (Seuil). Plus que sept fois dormir avant le verdict, mardi prochain juste avant 13 heures. 
 
Le dernier carré affiche deux femmes et deux hommes, les deux poids lourds de la rentrée. Par ordre alphabétique du nom:
 
  • Nathacha Appanah, "La nuit au cœur" (Gallimard)
  • Emmanuel Carrère, "Kolkhoze" (P.O.L)
  • Caroline Lamarche, "Le bel obscur" (Seuil)
  • Laurent Mauvignier, "La maison vide" (Minuit)

Pour lire en ligne le début du livre "Le bel obscur", c'est ici.

 

mardi 7 octobre 2025

La Belge Caroline Lamarche toujours en piste pour le prix Goncourt


L'Académie Goncourt vient de communiquer sa deuxième sélection pour son prix qui sera remis le 4 novembre. Gros écrémage, les quinze titres du début (lire ici) sont passés à huit. La Belge Caroline Lamarche s'y trouve toujours avec "Le bel obscur" (Seuil).
 
Prochaine étape: le 28 octobre pour le troisième sélection de quatre titres.
 
Deuxième sélection (par ordre alphabétique) 
  • Nathacha Appanah, "La nuit au cœur" (Gallimard)
  • Emmanuel Carrère, "Kolkhoze" (P.O.L)
  • Paul Gasnier, "La collision" (Gallimard, premier roman)
  • Yanick Lahens, "Passagères de nuit" (Sabine Wespieser)
  • Caroline Lamarche, "Le bel obscur" (Seuil)
  • Charif Majdalani, "Le nom des rois" (Stock)
  • Laurent Mauvignier, "La maison vide" (Minuit)
  • Alfred de Montesquiou, "Le crépuscule des hommes" (Robert Laffont)

Pour lire en ligne le début de "Le bel obscur", c'est ici

 

 

 

mercredi 3 septembre 2025

Une Belge sélectionnée pour le Goncourt 2025


Divine surprise!
Une Belge, Caroline Lamarche, apparaît dans la première liste des titres sélectionnés pour le prix Goncourt 2025, le 123e, qui sera décerné le 4 novembre. Bien sûr, cette liste de quinze livres sera réduite à huit et puis quatre avant le choix final. Mais c'est aussi elle qui, amputée de David Diop, lauréat 2018, servira au choix du Goncourt des lycéens. Quinze livres dans cette première sélection, écrits par six femmes et neuf hommes, publiés dans treize maisons d'édition. Quinze livres, dont deux premiers romans et les deux poids lourds de la rentrée, Carrère et Mauvignier.
 
La première sélection (par ordre alphabétique)
 
Nathacha Appanah, "La nuit au cœur" (Gallimard)
Emmanuel Carrère, "Kolkhoze" (P.O.L)
David Deneufgermain, "L'adieu au visage" (Marchialy, premier roman)
David Diop, "Où s'adosse le ciel" (Julliard)
Ghislaine Dunant, "Un amour infini" (Albin Michel)
Paul Gasnier, "La collision" (Gallimard, premier roman)
Yanick Lahens, "Passagères de nuit" (Sabine Wespieser)
Caroline Lamarche, "Le bel obscur" (Seuil)
Hélène Laurain, "Tambora" (Verdier)
Charif Majdalani, "Le nom des rois" (Stock)
Laurent Mauvignier, "La maison vide" (Minuit)
Alfred de Montesquiou, "Le crépuscule des hommes" (Robert Laffont)
Guillaume Poix, "Perpétuité" (Verticales)
Maria Pourchet, "Tressaillir" (Stock)
David Thomas, "Un frère" (L'Olivier) 
 
Les académiciens Goncourt 2025
 

Didier Decoin, Françoise Chandernagor, Tahar Ben Jelloun, Paule Constant, Philippe Claudel,
Pierre Assouline, Eric-Emmanuel Schmidt, Camille Laurens, Pascal Bruckner, Christine Angot.
 






 
 
 


lundi 4 novembre 2024

Les favoris primés aux prix Goncourt et Renaudot

(c) Gallimard.

Kamel Daoud. (c) Francesca Mantovani/Gallimard.
Les derniers pronostics établis en France depuis l'attribution du Grand prix du roman de l'Académie française (lire ici) et du prix Décembre (lire ici) ont eu raison. Le plus prestigieux des prix littéraires d'automne, le prix Goncourt a été attribué ce lundi 4 novembre à Kamel Daoud, 54 ans, pour son troisième roman, "Houris" (Gallimard). Un livre interdit en Algérie.
 
Le romancier franco-algérien a été choisi par le jury au premier tour de scrutin, par six voix, contre deux pour Hélène Gaudy ("Archipels", L'Olivier), une pour Gaël Faye ("Jacaranda", Grasset),  et une pour Sandrine Collette ("Madelaine avant l'aube", JC Lattès). Ce qui a dû réjouir Philippe Claudel, le président de l'Académie Goncourt, qui ne souhaitait pas devoir faire usage de sa double voix en cas d'ex-aequo. "L'Académie Goncourt couronne un livre où le lyrisme le dispute au tragique, et qui donne voix aux souffrances liées à une période noire de l'Algérie, celle des femmes en particulier. Ce roman montre combien la littérature, dans sa haute liberté d'auscultation du réel, sa densité émotionnelle, trace aux côtés du récit historique d'un peuple, un autre chemin de mémoire", a-t-il salué.
 
"Ce livre est né parce que je suis en France. C'est un pays qui me donne la liberté d'écrire. Ce n'est pas facile de parler de guerre, il faut du temps, du deuil, de la distance. C'est un livre qui va dans le sens de l'espoir", a réagi Kamel Daoud après avoir un fait un tour de table pour remercier les jurés.
 
Présentation de l'éditeur

"Je suis la véritable trace, le plus solide des indices attestant de tout ce que nous avons vécu en dix ans en Algérie. Je cache l'histoire d'une guerre entière, inscrite sur ma peau depuis que je suis enfant."


Aube est une jeune Algérienne qui doit se souvenir de la guerre d'indépendance, qu'elle n'a pas vécue, et oublier la guerre civile des années 1990, qu'elle a elle-même traversée. Sa tragédie est marquée sur son corps: une cicatrice au cou et des cordes vocales détruites. Muette, elle rêve de retrouver sa voix.
Son histoire, elle ne peut la raconter qu'à la fille qu'elle porte dans son ventre. Mais a-t-elle le droit de garder cette enfant? Peut-on donner la vie quand on vous l'a presque arrachée? Dans un pays qui a voté des lois pour punir quiconque évoque la guerre civile, Aube décide de se rendre dans son village natal, où tout a débuté, et où les morts lui répondront peut-être
Kamel Daoud avait été révélé au public grâce à son premier roman, " Meursault, contre-enquête" (Actes Sud, 2014), qui avait figuré dans les sélections des prix Goncourt et Renaudot, figurant même dans la sélection finale du Goncourt. "Meursault, contre-enquête" a finalement reçu le Goncourt du premier roman 2015 et le prix des Cinq continents de la Francophonie 2014.
Pour lire en ligne le début de "Houris", c'est ici.
 
* *
*
 

Dans la pièce voisine du restaurant Drouant, le jury du prix Renaudot choisissait de récompense   Gaël Faye pour son second roman, "Jacaranda" (Grasset). Un prix annoncé par Jean-Marie Gustave Le Clézio, président du jury cette année, tout juste à la suite de l'annonce Goncourt. Pas de précision sur les votes. C'est "beaucoup de joie, une grande surprise", a réagi le lauréat.
 
Gaël Faye était également en lice pour le prix Goncourt 2024. Il l'avait été en 2016 pour son premier roman "Petit pays" (Grasset) qui obtint finalement le prix Goncourt des lycéens. 

Français par son père, Rwandais du côté de sa mère, Gaël Faye, 42 ans, a un profil atypique dans le paysage littéraire français: entre slam, musique et littérature, il multiplie les talents, dont la plume est aussi alerte que les thèmes sont graves. Actuellement résident au Rwanda, l'artiste a grandi au Burundi avant de fuir la guerre à l'âge de 13 ans et de s'installer en France.
 
Jury: Jean-Marie Gustave Le Clézio, président 2024, Georges-Olivier Châteaureynaud, secrétaire général, Jean-Noël Pancrazi, Franz-Olivier Giesbert, Dominique Bona, Patrick Besson, Frédéric Beigbeder, Cécile Guilbert, Stéphanie Janicot et Mohammed Aïssaoui. 

Présentation de l'éditeur
 
Quels secrets cache l'ombre du jacaranda, l'arbre fétiche de Stella? Il faudra à son ami Milan des années pour le découvrir. Des années pour percer les silences du Rwanda, dévasté après le génocide des Tutsi. En rendant leur parole aux disparus, les jeunes gens échapperont à la solitude. Et trouveront la paix près des rivages magnifiques du lac Kivu.
Sur quatre générations, avec sa douceur unique, Gaël Faye nous raconte l'histoire terrible d'un pays qui s'essaie malgré tout au dialogue et au pardon. Comme un arbre se dresse entre ténèbres et lumière, "Jacaranda" célèbre l'humanité, paradoxale, aimante, vivante.
 
Pour lire en ligne le début de "Jacaranda", c'est ici.



 
 
Prix Renaudot essai 
"Échec et mat au paradis"
Sébastien Lapaque 
Actes Sud
 
La rencontre au Brésil, début 1942, entre l'écrivain autrichien Stefan Zweig, peu avant son suicide, et le romancier français Georges Bernanos.
Pour ligne en ligne le début d'"Echec et mat au paradis", c'est ici.
 

 
Prix Renaudot du livre de poche
"Les années-lumière"
 
Serge Rezvani
Philippe Rey

Une "tentative d'autobiographie romancée" de l'artiste français d'origine iranienne, publiée initialement en 1967, au moment où il est passé de la peinture à l'écriture. L'auteur avait 39 ans, il en a 96 aujourd'hui.


mardi 22 octobre 2024

Dernier galop pour les grands prix d'automne

(c) Image de Freepik.

 
EDIT 07/11: la troisième et dernière sélection du prix Interallié (voir plus bas).
 
EDIT 24/10: la troisième et dernière sélection du prix Renaudot (voir plus bas).

EDIT 23/10: le prix Rossel a publié ses finalistes.
 
  • "Mythologie du.12", de Célestin de Meeûs (Éditions du Sous-sol)
  • "Guerre et pluie", de Velibor Colic (Gallimard)
  • "Eureka dans la nuit", d'Anne-Sophie Kalbfleisch (Rouergue)
  • "Pipeline", de Rachel M. Cholz (Seuil)
  • "La voix des saules", de Nathalie Skowronek (Grasset)
 
Où en sommes-nous dans les grands prix littéraires de l'automne 2024? Dans la dernière ligne droite, l'Académie française ouvrant le bal ce jeudi 24 octobre avec son Grand Prix du roman. Les autres jurys ne se feront guère attendre, dégainant chacun à leur tour dans la semaine du 4 novembre, précédés de peu par le prix Décembre.
 
Où en sommes-nous?
Voici, par date d'apparition, les sélections finales ainsi que les sélections intermédiaires des prix les plus importants.

jeudi 24 octobre
Grand prix du Roman de l'Académie française
(finalistes)
  • "Le Rêve du jaguar", de Miguel Bonnefoy (Rivages)
  • "Les Derniers sur la liste", de Grégory Cingal (Grasset)
  • "Cabane", d'Abel Quentin (L'Observatoire)

mardi 29 octobre
Prix Décembre
(finalistes)
  • "Les derniers jours du parti socialiste", d'Aurélien Bellanger (Seuil)
  • "Ann d'Angleterre", de Julia Deck (Seuil)
  • "Le bastion des larmes", d'Abdellah Taïa (Julliard)

lundi 4 novembre
Prix Goncourt (finalistes)
  • "Madelaine avant l'aube", de Sandrine Collette (JC Lattès)
  • "Houris", de Kamel Daoud (Gallimard)
  • "Jacaranda", de Gaël Faye (Grasset)
  • "Archipels", d'Hélène Gaudy (L'Olivier)

lundi 4 novembre
Prix Renaudot (finalistes)
  • "Les sœurs et autres espèces du vivant", d'Elisabeth Barillé  (Arléa)
  • "La barque de Masao", d'Antoine Choplin (Buchet Chastel)
  • "Houris", de Kamel Daoud (Gallimard)
  • "Jacaranda", de Gaël Faye (Grasset)
  • "Les guerriers de l'hiver", d'Olivier Norek (Michel Lafon)
 
mardi 5 novembre
Prix Femina (finalistes)
  • "Hôtel Roma", de Pierre Adrian (Gallimard)
  • "Le mal joli", d'Emma Becker (Albin Michel)
  • "Un autre m'attend ailleurs", de Christophe Bigot (La Martinière)
  • "Le rêve du jaguar", de Miguel Bonnefoy (Rivages)
  • "La Barque de Masao", d'Antoine Choplin (Buchet Chastel)
  • "Berlin pour elles", de Benjamin de Laforcade (Gallimard)

Prix Femina étranger (finalistes)
  • "Question 7", de Richard Flanagan (Actes Sud, trad. Serge Chauvin)
  • "Maniac," de Benjamín Labatut (Grasset, trad. David Fauquemberg)
  • "Si peu", de Marco Lodoli (P.O.L, trad. Louise Boudonnat)
  • "Sur l'île", d'Elizabeth O'connor (JC Lattès, trad. Claire Desserrey)
  • "Long Island", de Colm Tóibín (Grasset, trad. Anna Gibson)
  • "Propre", d'Alia Trabucco Zerán (Robert Laffont, trad. Anne Plantagenet)
  • "Étreintes", d’Anne Michaels (Sous-Sol, trad. Dominique Fortier)

mercredi 6 novembre
Prix Médicis des romans francophones
(2e sélection)
  • "Le Rêve du jaguar", de Miguel Bonnefoy (Rivages)
  • "Paris, musée du XXIe siècle", de Thomas Clerc (Minuit)
  • "Ann d'Angleterre", de Julia Deck (Seuil)
  • "Aimez Gil", de Shane Haddad (P.O.L.)
  • "Aucun respect", d'Emmanuelle Lambert (Stock)
  • "Le bastion des larmes", d'Abdellah Taïa (Julliard)
  • "La fille verticale", de Félicia Viti (Gallimard)
  • "Plein ciel", de Cécile Wajsbrot (Le Bruit du temps)
  • "Ilaria", de Gabriella Zalapi (Zoé)

Prix Médicis des romans étrangers (2e sélection)
  • "Théodoros", de Mircea Cărtărescu (traduit du roumain par Laure Hinkel, Editions Noir sur blanc)
  • "Le désastre de la maison des notables", d'Amira Ghenim (traduit de l'arabe (Tunisie) par Souad Labbize, Philippe Rey)
  • "Tarentule", d'Eduardo Halfon (traduit de l'espagnol (Guatemala) par David Fauquemberg, Quai Voltaire)
  • "Maniac", de Benjamin Labatut (traduit de l'anglais (Chili) par David Fauquemberg, Grasset)
  • "Si peu", de Marco Lodoli (traduit de l'italien par Louise Boudonnat, P.O.L.)
  • "Propre", d'Alia Trabucco Zerán (traduit de l'espagnol (Chili) par Anne Plantagenet, Robert Laffont)
  • "La bibliothèque du beau et du mal", d'Undinė Radzevičiūtė (traduit du lituanien par Margarita Barakauskaité-Le Borgne,Viviane Hamy)
  • "Histoire d'une domestication", de Camila Sosa Villada (traduit de l'espagnol (Argentine) par Laura Alcoba, Métailié)
  • "Le champ", de Josef Winkler (traduit de l'allemand (Autriche) par Bernard Banoun, Verdier)

jeudi 7 novembre
Prix de Flore
(finalistes)
  • "Nuits", de Pierre Deram (Grasset)
  • "Jessica seule dans une chambre", de Joy Majdalani (Grasset)
  • "Marc", de Benjamin Stock (Rue Fromentin)
  • "Le retour de Saturne", de Daphné Tamage (Stock)
  • "Une trajectoire exemplaire", de Nagui Zinet (Joëlle Losfeld)

lundi 11 novembre
Prix Wepler

  • "Roman de Ronce et d’Épine", de Lucie Baratte (Éditions du Typhon)
  • "Constellucination", de Louise Bentkowski (Verdier)
  • "Pour Britney", de Louise Chennevière (P.O.L.)
  • "Paris musée du XXIe siècle. Le dix-huitième arrondissement", de Thomas Clerc (Éditions de Minuit)
  • "Ann d'Angleterre", de Julia Deck (Seuil)
  • "Amiante", de Sébastien Dulude (La Peuplade)
  • "Mélusine reloaded", de Laure Gauthier (Corti)
  • "Mémoires sauvées de l'eau", de Nina Leger (Gallimard)
  • "Mythologie du .12", de Célestin de Meeûs (Éditions du Sous-sol)
  • "Palais de verre", de Mariette Navarro (Quidam)
  • "La Petite Bonne", de Bérénice Pichat (Les Avrils)
  • "Après ça", de Eliot Ruffel (Éditions de l'Olivier)

mardi 12 novembre
Grand prix de littérature américaine
(finalistes)
  • "Martyr!", de Kaveh Akbar (traduit par Stéphane Roques, Scribes-Gallimard)
  • "Le paradis des fous", de Richard Ford (traduit par Josée Kamoun, L’Olivier)
  • "Bien-être", de Nathan Hill (traduit par Nathalie Bru, Gallimard)
  • "Absolution", d'Alice McDermott (traduit par Cécile Arnaud, La Table Ronde)

mercredi 13 novembre
Prix Interallié
(finalistes)
  • "Badjens", de Delphine Minoui (Seuil)
  • "Cœur", de Thibault de Montaigu (Albin Michel)
  • "Les Guerriers de l'Hiver", d'Olivier Norek (Michel Lafon)
  • "Cabane", d'Abel Quentin (L'Observatoire)
 
mercredi 13 novembre
Prix Rossel
(Belgique)
  • "Mythologie du.12", de Célestin de Meeûs (Éditions du Sous-sol)
  • "Guerre et pluie", de Velibor Colic (Gallimard)
  • "Eureka dans la nuit", d'Anne-Sophie Kalbfleisch (Rouergue)
  • "Pipeline", de Rachel M. Cholz (Seuil)
  • "La voix des saules", de Nathalie Skowronek (Grasset)

jeudi 14 novembre
Prix Jean Giono
(2e sélection)
  • "Le Rêve du jaguar", de Miguel Bonnefoy (Rivages)
  • "Dors ton sommeil de brute", de Carole Martinez (Gallimard)
  • "Cœur", de Thibault de Montaigu (Albin Michel)
  • "Les Guerriers de l'Hiver", d'Olivier Norek (Michel Lafon)
  • "La reine du labyrinthe", de Camille Pascal (Robert Laffont)
  • "La Méduse noire", de Yann Queffélec (Calmann-Lévy)
  • "Cabane", d'Abel Quentin (L'Observatoire)
  • "Ceux du lac", de Corinne Royer (Seuil)
troisième sélection le 7 novembre
 
 
 
 
Et, pour rigoler, mes pronostics basés sur les dernières listes de finalistes. Ou mes envies.
  • Grand prix du Roman de l'Académie française: "Le Rêve du jaguar", de Miguel Bonnefoy (Rivages) gagné 😀
  • Prix Décembre: "Le bastion des larmes", d'Abdellah Taïa (Julliard) gagné 😀
  • Prix Goncourt: "Madelaine avant l'aube", de Sandrine Collette (JC Lattès) raté
  • Prix Renaudot: "Houris", de Kamel Daoud (Gallimard) mauvais aiguillage 😀
  • Prix Femina: "Le mal joli", d'Emma Becker (Albin Michel) raté de peu
  • Prix Médicis: "Ann d'Angleterre", de Julia Deck (Seuil) gagné 😀
  • Prix de Flore: "Jessica seule dans une chambre", de Joy Majdalani (Grasset) 
  • Prix Rossel: "Mythologie du.12", de Célestin de Meeûs (Éditions du Sous-sol)

N'hésitez pas à me faire part des vôtres.
 
 
 
 
 






jeudi 3 novembre 2022

Les prix Goncourt et Renaudot 2022


Ils n'ont pas rigolé ce jeudi matin parisien pluvieux, les jurés du 120e prix Goncourt, le plus prestigieux des prix littéraires français. Dix personnes, sept hommes et trois femmes. Ils avaient choisi leurs quatre finalistes mardi dernier à Beyrouth (lire ici): 
  • Giuliano da Empoli, "Le Mage du Kremlin" (Gallimard)
  • Brigitte Giraud, "Vivre vite" (Flammarion)
  • Cloé Korman, "Les Presque Sœurs" (Seuil)
  • Makenzy Orcel, "Une somme humaine" (Rivages)
Fort bien, sauf qu'en une semaine, différents éléments sont apparus. Giuliano da Empoli a remporté le Grand prix du roman de l'Académie française jeudi dernier (lire ici). Pas qu'un doublé soit interdit mais le fait est assez rare: Jonathan Littell en 2006, Patrick Rambaud en 1997. De son côté, Cloé Korman est empêtrée dans une polémique autour de son livre. Enfin, l'Académie Goncourt récompense presque toujours des hommes.

C'est donc finalement à Brigitte Giraud qu'est attribué le prix Goncourt 2022 pour "Vivre vite" (Flammarion, 208 pages), son quatorzième livre et son dixième roman. Paule Constant a annoncé la décision du jury dans le célèbre escalier du célèbre restaurant Drouant. Mais la romancière de 62 ans ne l'a emporté qu'au 14e et ultime tour, selon le règlement, d'un scrutin très serré face à Giuliano da Empoli, grâce à la voix du président Didier Decoin qui compte alors double. L'Académie Goncourt qui prônait le renouveau a opté pour une romancière de qualité mais peu connue du grand public. La lauréate est la treizième femme a remporter le prix, créé il y a 120 ans.

"Nous récompensons une femme écrivain qui a déjà derrière elle une carrière forte, et un livre qui sous une apparence d'être très simple pose une question très grave, celle du destin", a justifié Didier Decoin. "Je défendais depuis le début le roman de Brigitte Giraud et nous avons eu des discussions vives. Le roman d'Empoli est un excellent roman également, plus immédiat et actuel, mais moins romanesque, moins fascinant. Je suis toutefois extrêmement content qu'il ait eu le prix de l'Académie française, ce livre ne va pas s'arrêter là et va continuer de monter très haut", a-t-il ajouté. 

Pour "Vivre vite", Brigitte Giraud s'est inspirée du drame de sa vie, survenu le 22 juin 1999 à Lyon. Claude, son compagnon, a démarré trop vite à un feu, avec une moto trop puissante qui n'était pas la sienne. Il est tombé et ne s'est jamais relevé. Il avait quarante et un ans. Le couple venait d'acheter une maison où vivre avec leur petit garçon de huit ans. Dans le livre, vingt ans plus tard, elle fait le tour de la maison, avant d'en rendre les clés et pose chaque fois la question "si". Si elle n'avait pas fait ça, si il n'avait pas fait fait, s'ils n'avaient pas fait ça. Une terrible scansion qui rythme le récit et en fait la beauté.

Pour en lire en ligne le début, c'est ici.
Jury: Didier Decoin (président), Eric-Emmanuel Schmitt, Pascal Bruckner, Paule Constant, Patrick Rambaud, Tahar Ben Jelloun, Camille Laurens, Françoise Chandernagor, Philippe Claudel et Pierre Assouline.

Les treize femmes lauréates du Goncourt
2022 Brigitte Giraud, "Vivre vite" (Flammarion)
2016 Leïla Slimani, "Chanson douce" (Gallimard)
2014 Lydie Salvayre, "Pas pleurer" (Seuil)
2009 Marie Ndiaye, "Trois Femmes puissantes" (Gallimard)
1998 Paule Constant, "Confidence pour confidence" (Gallimard)
1996 Pascale Roze, "Le Chasseur Zéro" (Albin Michel)
1984 Marguerite Duras, "L'Amant" (Minuit)
1979 Antonine Maillet, "Pélagie la Charrette" (Grasset)
1966 Edmonde Charles-Roux, "Oublier Palerme" (Grasset)
1962 Anna Langfus, "Les Bagages de sable" (Gallimard)
1954 Simone de Beauvoir, "Les Mandarins" (Gallimard)
1952 Béatrix Beck, "Léon Morin, prêtre" (Gallimard)
1944 Elsa Triolet, "Le premier accroc coûte 200 francs" (Gallimard)




    Le prix Renaudot a été décerné ce même jeudi et au même endroit à Simon Liberati pour "Performance" (Grasset, 252 pages). Un écrivain vieillissant saisit au vol les dernières bribes que la vie lui accorde, un livre à écrire, un amour à vivre.

    Pour en lire le début en ligne, c'est ici.

    Guillaume Durand
    remporte le prix Renaudot essai pour son livre "Déjeunons sur l'herbe" (Bouquins, 256 pages), consacré au peintre Edouard Manet.

    Delphine Horvilleur
    reçoit le prix Renaudot poche pour "Vivre avec nos morts" (Grasset, 2021; Livre de Poche, 2022). Un petit traité de consolation où la femme rabbin témoigne de sa fréquentation assidue des cimetières. 

    Pour en lire le début en ligne, c'est ici.






    Jury: Dominique Bona (présidente), Frédéric Beigbeder, Patrick Besson, Georges-Olivier Châteaureynaud, Franz-Olivier Giesbert, Cécile Guilbert, Stéphanie Janicot, J.M.G. Le Clézio et Jean-Noël Pancrazi. 




    mardi 25 octobre 2022

    Les quatre finalistes du prix Goncourt 2022

    Les quatre jurés Goncourt à Beyrouth.

    C'est à nouveau à Beyrouth, où se tient jusqu'au 30 octobre la première édition du festival Beyrouth Livres, plus précisément depuis la prestigieuse ambassade de France au Liban, et pile dix ans après son premier déplacement au Liban, que le jury du prix Goncourt a révélé sa troisième sélection de romans, la dernière avant l'attribution du prix le jeudi 3 novembre à 13 heures au restaurant parisien Drouant. Les quatre finalistes, deux hommes et deux femmes, sont: 
    • Giuliano da Empoli, "Le Mage du Kremlin" (Gallimard)
    • Brigitte Giraud, "Vivre vite" (Flammarion)
    • Cloé Korman, "Les Presque Sœurs" (Seuil)
    • Makenzy Orcel, "Une somme humaine" (Rivages)
    Avaient fait le voyage depuis la France, le président Didier Decoin, le secrétaire Philippe Claudel, le secrétaire et deux jurées, Camille Laurens et Paule Constant. Soit quatre des dix jurés. Quatre autres, Eric-Emmanuel Schmitt, Pascal Bruckner et Pierre Assouline et Tahar Ben Jelloun, ont préféré ne pas se rendre à Beyrouth cette semaine, "en raison de la situation sécuritaire dans le pays" ou "pour des raisons personnelles". Françoise Chandernagor et Patrick Rambaud avaient également décliné l'invitation du festival. "Mais toute l'Académie est moralement présente ici, le choix s'est fait en visio avec tous", a précisé Philippe Claudel.


    Contrairement à ce que proclame France Inter depuis ce midi, il ne s'agit pas du premier déplacement du jury Goncourt pour annoncer la troisième sélection du prix. Les jurés étaient déjà allés à Beyrouth en 2012, en soutien au peuple libanais, en en 2015, à Tunis en soutien au peuple tunisien après les attentats. Sans oublier les annonces depuis Brive de temps en temps.



    mercredi 5 octobre 2022

    Lancement du choix Goncourt de la Belgique 2022


    Le choix Goncourt de la Belgique, on sait désormais bien de quoi il s'agit. C'est la septième fois que de la Belgique réunira plus de cent cinquante étudiant(e)s en langues et en littérature d'universités et de hautes écoles belges, francophones et néerlandophones afin qu'ils et elles choisissent leur livre préféré dans la deuxième sélection de l'Académie Goncourt, composée de huit titres. Chance, elle a été rendue publique ce mardi 4 octobre. La voici.
    • Grégoire Bouillier, "Le cœur ne cède pas" (Flammarion)
    • Nathan Devers, "Les liens artificiels" (Albin Michel)
    • Giuliano da Empoli, "Le Mage du Kremlin" (Gallimard)
    • Brigitte Giraud, "Vivre vite" (Flammarion)
    • Cloé Korman, "Les Presque Sœurs" (Seuil)
    • Makenzy Orcel, "Une somme humaine" (Rivages)
    • Pascale Robert-Diard, "La petite menteuse" (L'Iconoclaste)
    • Monica Sabolo, "La vie clandestine" (Gallimard)

    Pauline Delabroy-Allard.
    (c) Francesca Mantovani-Gallimard.
    Cette année, le choix Goncourt de la Belgique sera lancé mardi prochain, le 11 octobre, à 20 heures, à Passa Porta (rue Antoine Dansaert 46, 1000 Bruxelles), en présence de Pauline Delabroy-Allard, marraine de cette septième  édition. On se rappellera combien son premier roman "Ça raconte Sarah" (Minuit) avait marqué la rentrée littéraire 2018. Il avait figuré dans les première et deuxième sélections du prix Goncourt et avait failli être le lauréat belge 2018, à une époque où c'était la première sélection qui était proposée aux étudiants (lire ici). Il avait par contre été choix Goncourt de la Pologne, de la Roumanie et de la Suisse.

    La soirée sera l'occasion d'entendre la romancière expliquer ce que change la réception d'un prix littéraire dans la carrière d'une écrivaine, quelle lectrice elle est, étant elle-même autrice (adulte et jeunesse), qui détient le pouvoir de la consécration dans le champ littéraire...  Fine observatrice du monde de la littérature contemporaine, elle s'entretiendra de ses expériences et entrouvrira les portes de sa bibliothèque personnelle.

    Infos et tickets ici.


    Depuis 2016, la Belgique a son Choix Goncourt, auquel participent francophones et néerlandophones étudiant à l'université ou en haute école. L'opération est organisée conjointement depuis sa création par l'Ambassade de France en Belgique, la direction Europe de l'Ouest de l'Agence Universitaire de la Francophonie, l'Alliance française de Bruxelles-Europe et Passa Porta, la maison internationale des littératures à Bruxelles, avec le soutien de l'Académie Goncourt. Le prix a pour but de promouvoir la littérature de langue française et la francophonie en Belgique.

    Le jury composé de représentants des différentes hautes écoles et universités se réunira le 13 décembre à Bruxelles afin de désigner le lauréat. Le résultat des votes sera annoncé en présence d'un membre de l'Académie Goncourt et de l'Ambassadeur de France en Belgique en février 2023. Le/la lauréat(e) sera invité(e) au Passa Porta Festival, qui se tiendra en mars 2023 pour recevoir son prix et rencontrer les étudiants.


    Palmarès
    • 2021 Louis-Philippe Dalembert pour "Milwaukee Blues" (Editions Sabine Wespieser, lire ici)
    • 2020 Hervé Le Tellier pour "L'anomalie" (Gallimard, lire ici)
    • 2019 Santiago Amigorena pour "Le ghetto intérieur" (P.O.L., lire ici)
    • 2018 Adeline Dieudonné pour "La vraie vie" (L'Iconoclaste, lire ici)
    • 2017 Alice Zeniter pour "L'Art de perdre" (Flammarion, lire ici)
    • 2016 Catherine Cusset pour "L'autre qu'on adorait" (Gallimard, lire ici)





    jeudi 10 mars 2022

    Louis-Philippe Dalembert, choix Goncourt belge

    Louis-Philippe Dalembert (c) Marco Castro.


    Pour la sixième fois mais de plus en plus nombreux au fil des années, les étudiants francophones et néerlandophones volontaires, appartenant à dix-sept universités et hautes écoles de Belgique, ont décerné mi-décembre via leurs représentants "leur" prix Goncourt (lire ici). Leur choix, basé sur la deuxième sélection de l'Académie Goncourt (lire ci-dessous), s'est porté au terme de trois heures de débats sur "Milwaukee Blues" de Louis-Philippe Dalembert (Editions Sabine Wespieser). Les étudiants disent avoir notamment été sensibles à la force du roman et à son écho à l'actualité.

    Dans ce livre, l'auteur, né le 8 décembre 1962 à Port-au-Prince (Haïti) et vivant à Paris, s'inspire du meurtre de George Floyd en mai 2020 et de son "I can't breathe" (Je ne peux plus respirer). Il imagine le personnage d'Emmett, jeune noir au destin prometteur qu'un accident de la vie a fait basculer dans la précarité et les petits boulots. Il reviendra éreinté dans sa ville natale et mourra, on le sait, étouffé sous le genou d'un policier blanc, à cause d'une suspicion de faux billet. L'écrivain donne la parole à plusieurs personnes dont le gérant pakistanais de la supérette de Franklin Heights, un quartier au nord de Milwaukee, où a eu lieu le drame. Ceux et celles qui ont connu Emmett de son vivant, par exemple son ancienne institutrice, ses amis d'enfance ou sa fiancée du temps où il était à l'université, dressent le portrait attachant d'un homme qui aurait dû rester ordinaire. 

    Pour lire en ligne le début de "Milwaukee Blues", c'est ici.

    Louis-Philippe Dalembert sera à Bruxelles le jeudi 24 mars pour recevoir le Choix Goncourt de la Belgique et rencontrer les étudiants et les partenaires du prix au cours d'un entretien public qui aura lieu à Passa Porta (rue Antoine Dansaert 46, Bruxelles) à 20 heures.


    Les établissements participants en 2021
    HENALLUX, Université d'Anvers, Université de Liège, Université Saint-Louis, Université catholique de Louvain, Université de Mons, Arteveldehogeschool, VUB, HE Condorcet, KU Leuven, HELMO Sainte-Croix, Université de Gand, ULB, Karel de Grote Hogeschool, Haute Ecole de la ville de Liège, UNamur, Odisee.


    Les neuf  livres en lice en 2021
    • "Le Voyage dans l'Est", de Christine Angot (Flammarion)
    • "La carte postale", d'Anne Berest (Grasset)
    • "Enfant de Salaud", de Sorj Chalandon (Grasset)
    • "Milwaukee Blues", de Louis-Philippe Dalembert (Sabine Wespieser)
    • "L'Éternel fiancé", d'Agnès Desarthe (L'Olivier)
    • "S'adapter", de Clara Dupont-Monod (Stock)
    • "Le voyant d'Étampes", d'Abel Quentin (L'Observatoire)
    • "La plus secrète mémoire des hommes", de Mohamed Mbougar Sarr (Philippe Rey)
    •  "La fille qu'on appelle", de Tanguy Viel (Minuit)

    Palmarès
    • 2020 Hervé Le Tellier pour "L'anomalie" (Gallimard, lire ici)
    • 2019 Santiago Amigorena pour "Le ghetto intérieur" (P.O.L., lire ici)
    • 2018 Adeline Dieudonné pour "La vraie vie" (L'Iconoclaste, lire ici)
    • 2017 Alice Zeniter pour "L'Art de perdre" (Flammarion, lire ici)
    • 2016 Catherine Cusset pour "L'autre qu'on adorait" (Gallimard, lire ici)


    Depuis 2016, la Belgique a son Choix Goncourt, auquel participent francophones et néerlandophones étudiant à l'université ou en haute école. L'opération est organisée conjointement depuis sa création par l'Ambassade de France en Belgique, la direction Europe de l'Ouest de l'Agence Universitaire de la Francophonie, l'Alliance française de Bruxelles-Europe et Passa Porta, la maison internationale des littératures à Bruxelles avec le soutien de l'Académie Goncourt.










    mercredi 3 novembre 2021

    Le prix Goncourt 2021 au Sénégalais Mohamed Mbougar Sarr, le prix Renaudot 2021 à la Belge Amélie Nothomb

    Le lauréat 2021 du prix Goncourt découvre ceux qui l'attendent.
    (c) Pierre Assouline.

    Mohamed Mbougar Sarr.
    (c) Académie Goncourt.
    Après les remous de septembre (polémiques Camille Laurens, cette membre du jury qui a un compagnon dont le livre est présent en première sélection (lire ici) et n'hésite pas à dézinguer dans "Le Monde" un autre titre en sélection, celui d'Anne Berest), après les changements de règlement (fini les livres des proches), après l'avis d'écarter les livres déjà primés (alors que le livre de Christine Angot, prix Médicis, est maintenu dans les quatre titres finalistes (lire ici), le jury de l'Académie Goncourt a rendu son verdict ce mercredi 3 novembre par la voix de son secrétaire Philippe Claudel. Le prix Goncourt 2021 a été attribué au premier tour de scrutin par six voix au Sénégalais Mohamed Mbougar Sarr, 31 ans, pour "La plus secrète mémoire des hommes" (Editions Philippe Rey, en coédition avec Jimsaan, Sénégal, 448 pages). Une annonce précédée d'un invraisemblable mic-mac sur Twitter, le lauréat y ayant annoncé lui-même ses lauriers bien avant l'annonce officielle de 12h45. Un faux compte dont l'annonce a été largement suivie. "L'espoir est si fort,", écrivait un commentateur, "l'enthousiasme débordant. Précipité. Espérons qu’il soit prémonitoire ! (Sourire)." 

    Voilà donc un jeune écrivain choisi par la plus prestigieuse des récompenses littéraires en France. Un choix audacieux car Mohamed Mbougar Sarr n'a encore que quatre romans à son actif, les deux derniers étant publiés dans la petite maison indépendante de Philippe Rey. On notera que le Sénégalais qui vit en France remporte le prix pile cent ans après le Martiniquais René Maran qui fut le premier écrivain noir à avoir reçu cette distinction pour "Batouala" (Albin Michel). On remarquera aussi que la malédiction d'être multisélectionné et jamais primé n'a pas fonctionné pour lui. Heureusement.

    "La plus secrète mémoire des hommes" est un roman virtuose, à la fois magistral roman d'apprentissage et saisissante enquête sur les traces d'un mystérieux auteur. L'éditeur le présente ainsi: "En 2018, Diégane Latyr Faye, jeune écrivain sénégalais, découvre à Paris un livre mythique, paru en 1938: "Le labyrinthe de l'inhumain". On a perdu la trace de son auteur, qualifié en son temps de "Rimbaud nègre", depuis le scandale que déclencha la parution de son texte. Diégane s'engage alors, fasciné, sur la piste du mystérieux T.C. Elimane, se confrontant aux grandes tragédies que sont le colonialisme ou la Shoah. Du Sénégal à la France en passant par l'Argentine, quelle vérité l'attend au centre de ce labyrinthe?
    Sans jamais perdre le fil de cette quête qui l'accapare, Diégane, à Paris,  fréquente un groupe de jeunes auteurs africains: tous s'observent, discutent, boivent, font beaucoup l'amour, et s'interrogent sur la nécessité de la création à partir de l'exil. Il va surtout s'attacher à deux femmes: la sulfureuse Siga, détentrice de secrets, et la fugace photojournaliste Aïda…
    D'une perpétuelle inventivité, "La plus secrète mémoire des hommes" est un roman étourdissant, dominé par l'exigence du choix entre l'écriture et la vie, ou encore par le désir de dépasser la question du face-à-face entre Afrique et Occident. Il est surtout un chant d’amour à la littérature et
    à son pouvoir intemporel."

    Mohamed Mbougar Sarr s'expliquait ainsi au moment de la parution de son roman. Il semble avoir été compris.
    "J'ai mis mon obsession de la littérature, ma fascination pour l'écriture au cœur d'une histoire romanesque et incarnée, celle d'un écrivain mythique dont le destin a traversé le terrible XXe siècle, T.C. Elimane. Il est imaginaire, mais ressemble à plusieurs écrivains africains du siècle dernier et même d'aujourd’hui. Il symbolise le sort littéraire et existentiel de nombre d'auteurs africains établis en Occident, et dont la réception des œuvres, leur perception dans le champ littéraire européen, sont souvent ambiguës ou fondées sur des malentendus. Comment et pourquoi lit-on les écrivains africains vivant et publiant en France?
    J'ai inscrit ces questionnements philosophiques ou sociologiques à l'intérieur d'une véritable fiction. Elle prend la forme d'une quête et d'une enquête, d'un polar littéraire, d'un jeu de piste. J'ai écrit mon livre le plus personnel, même s'il n'a rien d'une autofiction. Après trois romans, je souhaitais m'éloigner des sujets traditionnels de la littérature dite africaine. Le personnage qui cherche, Diégane Latyr Faye, pourrait être mon double. Il cherche le grand écrivain disparu. Il cherche la valeur de son propre engagement littéraire. Il cherche sa génération littéraire ou l'enterre. Il cherche évidemment l'amour. Mais il se pourrait que l'objet véritable de sa quête se situe ailleurs, un ailleurs mystérieux et qui se trouve, peut-être, dans la plus secrète mémoire des hommes."

    Jury: Didier Decoin (président), Eric-Emmanuel Schmitt, Pascal Bruckner, Paule Constant, Patrick Rambaud, Tahar Ben Jelloun, Camille Laurens, Françoise Chandernagor, Philippe Claudel (secrétaire) et Pierre Assouline.





    Champagne! Le prix Renaudot 2021 a, lui, couronné la Belge de Paris Amélie Nothomb, ce même mercredi 3 novembre, pour son roman "Premier sang" (Albin Michel), au deuxième tour de scrutin par six voix contre deux à Anne Berest ("La carte postale", Grasset) et une à Abel Quentin ("Le Voyant d'Etampes", L'Observatoire). Un livre magnifique où elle rend hommage à son père à sa façon, en se glissant dans sa peau (lire ici).





    Le Renaudot essai va à Anthony Palou pour "Dans ma rue y avait trois boutiques" (Presses de la Cité). Un témoignage sur la disparition des petits commerces locaux. 

    Le Renaudot poche va à Olivier Rony pour sa biographie du comédien "Louis Jouvet" (Gallimard, Folio). 
     
    Jury: Christian Giudicelli, Frédéric Beigbeder, Dominique Bona, Patrick Besson, Georges-Olivier Châteaureynaud, Franz-Olivier Giesbert, J.M.G. Le Clézio, Stéphanie Janicot, Cécile Guilbert et Jean-Noël Pancrazi.


    mardi 26 octobre 2021

    Le prix Médicis 2021 pour Christine Angot


    Dernière sélection pour le prix Goncourt et attribution des prix Médicis
    ce mardi 26 octobre.

    Le prix Médicis 2021 est attribué à Christine Angot pour "Le voyage dans l'Est" (Flammarion).
    Le traumatisme de l'inceste par le père creusé de plus en plus finement.

    Pour lire le début en ligne, c'est ici.


    Le prix Médicis étranger va à Jonas Hassen Khemiri pour "La clause paternelle" (traduit du suédois par Marianne Ségol-Samoy, Actes Sud). Le portrait intime d'une famille chaotique et parfaitement ordinaire, profondément blessée par la mort d'un enfant et la disparition d'un père.

    Pour lire le début en ligne, c'est ici.


    Le prix Médicis essai récompense Jakuta Alikavazovic pour "Comme un ciel en nous" (Stock, collection "Ma nuit au musée"). Un livre personnel qui scrute la relation d'une fille et son père au prétexte d'une nuit passée au Louvre.

    Pour lire le début en ligne, c'est ici.





    Jury: Marianne Alphant, Michel Braudeau, Marie Darrieussecq, Dominique Fernandez, Anne Garreta, Patrick Grainville, Andreï Makine Frédéric Mitterrand, Pascale Roze et Alain Veinstein.
     

    De leur côté, les académiciens Goncourt ont enfin dévoilé leur troisième liste.

    Les livres finalistes sont

    • "Le Voyage dans l'Est", de Christine Angot (Flammarion)
    • "Enfant de Salaud", de Sorj Chalandon (Grasset)
    • "Milwaukee Blues", de Louis-Philippe Dalembert (Sabine Wespieser)
    • "La plus secrète mémoire des hommes", de Mohamed Mbougar Sarr (Philippe Rey)

    On remarque la disparition de Clara Dupont-Monod, qui a reçu hier le prix Femina (lire ici), le maintien de Christine Angot, tout nouveau prix Médicis, et, comme toujours, la présence en dernière sélection de Sorj Chalandon.
    Verdict le 3 novembre à 12h45.


    Attributions

    Prix Envoyé par la poste (26 août)
    • Julie Ruocco pour son premier roman "Furies" (Actes Sud)

    Prix du Roman Fnac (6 septembre)
    • Jean-Baptiste del Amo pour "Le fils de l'homme" (Gallimard)

    Prix Blù Jean-Marc Roberts (15 septembre)
    • Mathieu Palain pour "Ne t'arrête pas de courir" (L'Iconoclaste).

    Prix Senghor (17 septembre)
    • Annie Lulu pour son premier roman, "La mer Noire dans les grands lacs" (Julliard)

    Prix François Billetdoux (24 septembre)
    • Robert Bober pour "Par instants, la vie n'est pas sûre" (P.O.L.)

    Prix Nobel de littérature (7 octobre)
    • Abdulrazak Gurnah, écrivain tanzanien dont trois livres ont été traduits en français mais sont actuellement indisponibles

    Prix de la Fondation Prince Pierre de Monaco (12 octobre)
    • Annie Ernaux, pour l'ensemble de son œuvre (Gallimard principalement)
    • Abigail Assor, bourse de la Découverte pour "Aussi riche que le roi" (Gallimard)

    Prix du Premier roman (18 octobre)
    • Maud Ventura pour "Mon mari" (L'Iconoclaste) en littérature française 
    • Daniel Loedel pour "Hadès, Argentine" ((traduit de l'anglais par David Fauquemberg, La Croisée) en littérature étrangère 
    • Mention spéciale à Gisèle Berkman pour "Madame" (Arléa)

    Prix de la langue française (20 octobre)
    • Pierre Bergounioux, "dont l'oeuvre contribue de façon importante à illustrer la qualité et la beauté de la langue française."

    Prix Guez de Balzac (21 octobre)
    • Michel Deguy

    Prix Femina (25 octobre)

    Romans français
    • Clara Dupont-Monod pour "S'adapter" (Stock)
    Romans étrangers
    • Ahmet Altan pour "Madame Hayat" (traduit du turc par Julien Lapeyre de Cabane, Actes Sud)
    Essais
    • Annie Cohen-Solal pour "Un étranger nommé Picasso" (Fayard),

    Sélections


    Prix Médicis (26 octobre)

    Romans francophones
    • "Le premier exil", de Santiago Amigorena (P.O.L.)
    • "Le Voyage dans l'Est", de Christine Angot (Flammarion)
    • "Journal sexuel d'un garçon d'aujourd'hui", d'Arthur Dreyfus (P.O.L)
    • "La France goy", de Christophe Donner (Grasset)
    • "Tu aimeras ce que tu as tué", de Kevin Lambert (Le Nouvel Attila)
    • "Plasmas", de Céline Minard (Rivages)
    • "Ce que c'est qu'une existence", de Christine Montalbetti (P.O.L.)
    • "Mon mari", de Maud Ventura (L'Iconoclaste)

    Romans étrangers
    • "Madame Hayat", d'Ahmet Altan, traduit du turc par Julien Lapeyre de Cabanes (Actes Sud)
    • "Les aventures de China Iron", de Gabriela Cabezon Camara, traduit de l'espagnol (Argentine) par Guillaume Contré (L'Ogre)
    • "Les lanceurs de feu", de Jan Carson, traduit de l'anglais (Irlande du Nord) par Dominique Goy-Blanquet (Sabine Wespieser)
    • "Les occasions manquées", de Lucy Fricke, traduit de l'allemand par Isabelle Liber (Le Quartanier)
    • "Les enfants de la Volga", de Gouzel Iakhina, traduit du russe par Maud Mabillard (Noir sur Blanc)
    • "Les Prophètes", de Robert Jones, Jr., traduit de l'anglais (États-Unis) par David Fauquemberg (Grasset)
    • "La clause paternelle", de Jonas Hassen Khemiri, traduit du suédois par Marianne Ségol-Samoy (Actes Sud)
    • "Poussière dans le vent", de Leonardo Padura, traduit de l'espagnol (Cuba) par René Solis (Métailié)
    • "Memorial Drive", de Natasha Trethewey, traduit de l'anglais (États-Unis) par Céline Leroy (L'Olivier)

    Essais
    • "Comme un ciel en nous", de Jakuta Alikavazovic (Stock)
    • "Saint Phalle", de Gwenaëlle Aubry (Stock)
    • "La Vie derrière soi", d'Antoine Compagnon (Equateurs)
    • "Théories de théories", de Charles Dantzig (Grasset)
    • "Tous ceux qui tombent. Visages du massacre de la Saint-Barthelémy", de Jérémie Foa (La Découverte)
    • "Dans leur nuit", de Perrine Lamy-Quique (Seuil)
    • "Dans la maison rêvée", de Carmen Maria Machado, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Hélène Cohen (Christian Bourgois)
    • "Ce qui est arrivé à Wounded Knee", de Laurent Olivier (Flammarion)
    • "Reconnaissances", de Catherine Safonoff (Zoé)
    • "Le tacite, l'humain", de Catherine Perret (Seuil)
    • "Warda s'en va, Carnets du Caire", de Pierrine Poget (La Baconnière)
    • "Lettre à mon père", de Leïla Sebbar (Bleu autour)

    Prix Victor Rossel (27 octobre)
    • "Debout dans l'eau", de Zoé Derleyn (Rouergue)
    • "Le cercle", de Thomas Lavachery (Esperluète)
    • "Un corps tropical", de Philippe Marczewski (Inculte)
    • "L'été sans retour", de Giuseppe Santoliquido (Gallimard)
    • "Mahmoud ou la montée des eaux", d'Antoine Wauters (Verdier)

    Grand prix du roman de l'Académie française (28 octobre)
    • "Mon maître et mon vainqueur", de François-Henri Désérable (Gallimard)
    • "Le Dernier Tribun", de Gilles Martin-Chauffier (Grasset)
    • "La Plus Secrète Mémoire des hommes", de Mohamed Mbougar Sarr (Philippe Rey)

    Prix Décembre (29 octobre)
    • "Le poulailler métaphysique", de Xavier Galmiche (Le Pommier)
    • "Wonder Landes", d'Alexandre Labruffe, (Verticales, lire ici)
    • "La semaine perpétuelle", de Laura Vasquez  (Sous-sol)

    Prix Goncourt (3 novembre)

    2e sélection (3e le 26 octobre)
    • "Le Voyage dans l'Est", de Christine Angot (Flammarion)
    • "La carte postale", d'Anne Berest (Grasset)
    • "Enfant de Salaud", de Sorj Chalandon (Grasset)
    • "Milwaukee Blues", de Louis-Philippe Dalembert (Sabine Wespieser)
    • "L'Éternel fiancé", d'Agnès Desarthe (L'Olivier)
    • "S'adapter", de Clara Dupont-Monod (Stock)
    • "Le voyant d'Étampes", d'Abel Quentin (L'Observatoire)
    • "La plus secrète mémoire des hommes", de Mohamed Mbougar Sarr (Philippe Rey)
    •  "La fille qu'on appelle", de Tanguy Viel (Minuit)

    Prix Renaudot (3 novembre)

    Romans
    • "La Carte postale", d'Anne Berest (Grasset)
    • "Murnau des ténèbres", de Nicolas Chemla (Cherche-Midi)
    • "La Définition du bonheur", de Catherine Cusset (Gallimard)
    • "La France goy", de Christophe Donner (Grasset)
    • "Les Envolés", d'Étienne Kern (Gallimard)
    • "Premier sang", d'Amélie Nothomb (Albin Michel, lire ici)
    • "Feu", de Maria Pourchet (Fayard)
    • "Le Voyant d'Etampes", d'Abel Quentin (L'Observatoire)
    • "La Plus Secrète Mémoire des hommes", de Mohamed Mbougar Sarr (Philippe Rey)

    Essais
    • "Comme un ciel en nous", de Jakuta Alikavazovic (Stock)
    • "Saint Phalle", de Gwenaëlle Aubry (Stock)
    • "La Honte est un sentiment révolutionnaire", de Frédéric Gros (Albin Michel)
    • "Dans ma rue y avait trois boutiques", d'Anthony Palou (Presses de la Cité)
    • "La Dame couchée", de Sandra Vanbremeersch (Seuil)

    Prix de Flore (4 novembre)
    • "Grande couronne", de Salomé Kiner (Christian Bourgois)
    • "Wonder Landes", d'Alexandre Labruffe (Verticales, lire ici)
    • "Mobylette", de Frédéric Ploussard (Héloïse d'Ormesson)
    • "Feu", de Maria Pourchet (Fayard)
    • "Le voyant d'Etampes", d'Abel Quentin (L'Observatoire)
    • "Mon mari", de Maud Ventura (L'Iconoclaste)

    Grand prix de littérature américaine (8 novembre)
    • "Les Prophètes", de Robert Jones Jr, traduit par David Fauquemberg (Grasset)
    • "Où vivaient les gens heureux", de Joyce Maynard, traduit par Florence Lévy-Paolini (Philippe Rey)
    • "Olive", d'Elizabeth Strout, traduit par Pierre Brévignon (Fayard)

    Prix Wepler (8 novembre)

    Contrairement à de nombreuses distinctions littéraires, le Prix Wepler-Fondation La Poste ne dévoilera pas de seconde liste des ouvrages en lice. Il a en effet été créé dans le but de soutenir une sélection de livres dans sa diversité, et de donner un élan, de la visibilité et un destin à tous les écrivains désignés par le jury 2021.

    • "Si maintenant j'oublie mon île", de Serge Airoldi (L'Antilope)
    • "Comme un ciel en nous", de Jakuta Alikavazovic (Stock)
    • "Le Roman de Jim", de Pierric Bailly (P.O.L)
    • "Petites Cendres ou la capture", de Marie-Claire Blais (Seuil)
    • "Mort aux girafes", de Pierre Demarty (Le Tripode)
    • "Rivage au rapport", de Quentin Leclerc (L'Ogre)
    • "Un corps tropical", de Philippe Marczewski (Inculte)
    • "Ultramarins", de Mariette Navarro (Quidam)
    • "Hors gel", d'Emmanuelle Salasc (P.O.L)
    • "La Plus Secrète Mémoire des hommes", de Mohamed Mbougar Sarr (Philippe Rey)
    • "La Semaine perpétuelle", de Laura Vazquez (Sous-Sol)
    • "Mahmoud ou la montée des eaux", d'Antoine Wauters (Verdier)

    Prix Interallié (10 novembre)
    • "Feu", de Maria Pourchet (Fayard)
    • "Ne t'arrête pas de courir", de Mathieu Palain (L'Iconoclaste) 
    • "Châteaux de sable", de Louis-Henri de La Rochefoucauld (Robert Laffont)
    • "Soleil amer", de Lilia Hassaine (Gallimard) 
    • "On ne parle plus d'amour", de Stéphane Hoffmann (Albin Michel)
    • "S'adapter", de Clara Dupont-Monod (Stock)
    • "Là où la caravane passe", de Céline Laurens (Albin Michel) 
    • "Mon maître et mon vainqueur", de François-Henri Désérable (Gallimard) 
    • "Bellissima", de Simonetta Greggio (Stock)
    • "A un détail près", de François Cérésa (Ecriture)
    • "La fille qu'on appelle", de Tanguy Viel (Minuit)
    • "La France goy", de Christophe Donner (Grasset)

    Prix Albert-Londres du Livre (15 novembre)
    • "Flic, un journaliste a infiltré la police", de Valentin Gendrot (Editions Goutte d'or)
    • "Les Serpents viendront pour toi", d'Emilienne Malfatto (Les Arènes Reporters)
    • "La Honte de l'Occident", d'Antoine Mariotti (Tallandier)
    • "Toxique", de Sébastien Philippe et Tomas Statius (Puf - Disclose)

    Prix des 5 continents de la francophonie (16 décembre)
    • "Ceux qui sont restés là-bas", de Jeanne Truong (Gallimard)
    • "Dans le ventre du Congo", de Blaise Ndala (Mémoire d'encrier )
    • "Héritage", de Miguel Bonnefoy (Rivages)
    • "Le Jardin du Lagerkommandant", d'Anton Stoltz (Maurice Nadeau)
    • "Les Lumières d'Oujda", de Marc Alexandre Oho Bambe (Calmann-Lévy)
    • "Les Orphelins", de Bessora (JC Lattès)
    • "Le Palais des deux collines", de Karim Kattan (Elyzad 
    • "Pas même le bruit d'un fleuve", d'Hélène Dorion (Alto)
    • "Soleil à coudre", de Jean d'Amérique (Actes Sud)
    • "Les villages de Dieu", d'Emmelie Prophète (Mémoire d'encrier)

    Prix Jean Giono (décembre)
    • "Le fils de l'homme", de Jean-Baptiste Del Amo  (Gallimard)
    • "Les bourgeois de Calais", de Michel Bernard (La Table Ronde)
    • "Milwaukee blues", de Louis-Philippe Dalembert (Sabine Wespieser)
    • "S'adapter", de Clara Dupont-Monod (Stock)
    • "Mohican", d'Éric Fottorino (Gallimard)
    • "Le voyant d'Etampes", d'Abel Quentin (L'Observatoire)
    • "Pleine terre", de Corinne Royer (Actes Sud)
    • "La Plus Secrète Mémoire des hommes", de Mohamed Mbougar Sarr (Philippe Rey)
    • "Sur les toits", de Frédéric Verger (Gallimard)

    Et aussi

    Prix Mémorable
    • "André-la-poisse", d'Andreï Siniavski (Typhon, lire ici)
    • "Ardinghera", de Régis Messac (La Grange Batelière)
    • "Confession d'un rebelle irlandais", de Brendan Behan, traduit de l'anglais par Mélusine de Haulleville (L'Échappée)
    • "Chant des plaines", de Wright Morris, traduit de l'anglais par Brice Matthieussent (Christian Bourgois)
    • "Hemlock", de Gabrielle Wittkop (Quidam)
    • "La vie seule", de Stella Benson, traduit de l'anglais (Angleterre) par Leslie de Bont (Cambourakis)
    • "Les Jardiniers du bitume et La Grande Descente", de Roger Riffard (Bouclard)
    • "Les ratés de l'aventure", de Titaÿna (Marchialy)
    • "Tea rooms", de Luisa Carnés, traduit de l'espagnol par Michelle Ortuno (La Contre Allée)
    • "Romance in Marseille", de Claude McKay, traduit de l'anglais par Françoise Bordarier & Geneviève Knibiehler (Héliotropismes)