Quel dommage!
Le nom de l'auteure-illustratrice belge
Anne Brouillard
n'apparaît pas dans la liste des 277 candidats sélectionnés pour le
prix Astrid Lindgren (Astrid
Lindgren Memorial Award, ALMA) 2027. Il y a pourtant figuré chaque année
depuis 2020. Soit sept fois! Quel dommage car l'artiste n'a rien perdu de
son talent. Six candidats belges sont néanmoins sélectionnés pour la
prochaine édition du prix, un de moins que l'an dernier (lire
ici) qui en affichait déjà un de moins que l'année précédente. Rien que des
habitués:
Anne Herbauts et
Thomas Lavachery du
côté francophone, et, du côté néerlandophone, les mêmes que pour le prix
2026, soit l'artiste
Gerda Dendooven,
l'écrivain Jef Aerts,
l'auteur-illustrateur
Leo Timmers et la
merveilleuse association
Iedereen leest (tout
le monde lit).
Les 277 candidats au prix Astrid Lindgren 2027 (14 de plus qu'en 2026) sont
originaires de 80 pays, et 85 d'entre eux sont nouveaux. On remarque la
présence de nombreux candidats de pays souffrant de guerre, 2 du Liban, 7 de
Palestine, 3 d'Ukraine.
La liste des candidats au prix (complète ici), proposés par les organisations agréées par l'ALMA ou les anciens
lauréats du prix (liste
ici) comprend des auteurs et des illustrateurs, ainsi que des conteurs et 58
organisations qui promeuvent la lecture, un record. Le, la ou les lauréats
seront dévoilés le mardi 6 avril 2027, durant la Foire du livre pour enfants
de Bologne.
De nouveaux noms, d'autres inconnus sous nos cieux francophones, se
découvrent dans ces 277 candidatures, mais aussi des patronymes qu'il est
plaisant de retrouver ou de découvrir. Par exemple:
les Allemands Nikolaus Heidelbach, Axel Scheffler et Nadia Budde, sans
oublier la Bibliothèque jeunesse internationale de Münich
(Internationale Jugendbibliothek München),
les Britanniques Julia Donaldson, Nicolas Davies, Michael Rosen et
Quentin Blake,
la Coréenne Suzy Lee (prix Andersen 2022, lire
ici et
ici),
les Canadiens Elise Gravel, Isabelle Arsenault et Sydney Smith (prix
Andersen 2024, lire
ici et
ici),
l'Espagnole Carme Solé Vendrell,
la Finlandaise Linda Bondestam,
la Française de Côte d'Ivoire Véronique Tadjo,
le Français du Cameroun Christian Kingue Epanya,
les autres Français Anne-Laure Bondoux, Flore Vesco, Ilya Green, Lucie
Félix, Timothée de Fombelle et Vincent Villeminot, ainsi que plusieurs
organisations de promotion de la lecture,
la Hollandaise Marit Törnqvist,
les Italiens Beatrice Alemagna, Chiara Carminati, Davide Morosinotto,
Felicita Sala et l'organisation Hamelin,
Le prix Astrid Lindgren a été
créé en 2002, l'année du décès d’Astrid Lindgren, par le gouvernement
suédois afin de promouvoir le droit de chaque enfant à de belles histoires.
Ce prix international est décerné chaque année à une personne ou à une
organisation pour sa contribution exceptionnelle à la littérature pour
enfants et adolescents. Doté de cinq millions de couronnes suédoises, il
s'agit de la récompense la plus importante du genre.
"Si je constate que je suis bloqué — surtout dans l'écriture —, je devrais généralement enlever quelque chose. Quelque chose que je croyais nécessaire au moment où je l'avais planifié." Jon Klassen, prix ALMA 2026.
L'artiste canadien Jon Klassen est le neuvième créateur d'albums pour enfants à
recevoir le prix commémoratif Astrid Lindgren, l'ALMA (Astrid Lindgren
Memorial Award). Ce dernier a été créé en 2002 par le gouvernement suédois
afin de promouvoir le droit de chaque enfant à de belles histoires. Il est
décerné chaque année depuis 2003 à une personne, auteur ou illustrateur, ou une
organisation pour sa contribution exceptionnelle à la littérature de jeunesse.
Doté de cinq millions de couronnes suédoises (464.000 euros actuellement), il
s'agit du plus important prix de ce type.
En vingt-cinq éditions, il a été décerné neuf fois à un.e illustrateur.trice, indique le site dédié au prix qui rappelle brièvement ces lauréat.e.s. L'occasion pour moi d'une devinette. Regardez l'image ci-dessous. Reconnaissez-vous ces graphismes? A qui appartiennent-ils? Réponse plus bas.
Les lauréats ALMA
2026 Jon Klassen (lire
ici) 2025 Marion Brunet (lire
ici) 2024 L'organisation australienne "Indigenous Literacy Foundation"
(lire
ici) 2023 Laurie Halse Anderson (lire
ici) 2022 Eva Lindström (lire
ici) 2021 Jean-Claude Mourlevat (lire
ici) 2020 Baek Hee-na (lire
ici) 2019 Bart Moeyaert (lire
ici) 2018 Jacqueline Woodson (lire
ici) 2017 Wolf Erlbruch (lire
ici) 2016 Meg Rosoff
(lire ici) 2015 Praesa (lire ici) 2014 Barbro Lindgren (lire ici) 2013 Isol 2012 Guus Kuijer
(lire
ici) 2011 Shaun Tan 2010 Kitty Crowther 2009 Tamer Institute 2008 Sonya Hartnett 2007 Banco del Libro 2006 Katherine Paterson 2005 Philip Pullman et Ryôji Arai 2004 Lydia Bojunga 2003 Maurice Sendak et Christine Nöstlinger
À la foire de Bologne, il faut de bonne chaussures car on marche des kilomètres dans les différents pavillons vitrés qui abritent les centaines d’exposants, les nombreuses expositions et les lieux de rencontres et de discussions. Un parapluie n’est pas superflu cet année pour rejoindre la Foire et passer d’un pavillon à un autre. Pour une fois, il pleut durant cette gigantesque manifestation dédiée à la littérature de jeunesse de À à Z, de l’auteur et/ou illustrateur, en passant par l’éditeur, l’agent, le traducteur et l’imprimeur. À ses produits dérivés aussi, de plus en plus nombreux, que ce soient des dessins animés, des applications, des jeux en trois dimensions. Même si le message général de la foire demeure le soutien à la création et à l’imagination, on sent bien qu’il faut vendre. Et que certains réinventent tout pour vendre.
Samy Ramos.
Bien sûr, il y a des moments de grâce, comme la découverte de Samy Ramos, lauréate d’un des Bologna Ragazzi Awards (lire ici) en train de signer tout sourire.
Ou la découverte des BRAW Outstanding Books virevoltant au bout de leurs ficelles.
Ou la rencontre inopinée avec Rita Marshall de l’excellente maison américaine The Creative Company, revenue à Bologne après douze ans et qui craint ne pas y revenir avant douze ans. Pendant quelques minutes, l’âme de son défunt mari, le merveilleux auteur-illustrateur Étienne Delessert (lire ici) a plané sur nous.
Cette année, des protections auditives n’étaient pas inutiles tant l’annonce de certains prix étaient sonores. À croire que Kevin De Bruyne avait marqué un goal en finale de la Coupe du monde de foot. Tout comme les lunettes solaires tant certains stands brillent de mille feux. Comme toujours, le pire côtoie le meilleur, parfois côte à côte. Côté odorat, on est davantage gâté avec les arômes de café qui flottent ici et là. Ou de pizzas. Ou même de plats asiatiques quand on se promène dans le coins des imprimeurs chinois.
Du monde devant les stands italiens.
Dans les allées de stands italiens, c’est la grande foule. Et il devient difficile d’apercevoir les livres sur les tables. Non seulement des auteurs et des illustrateurs dédicacent leurs livres, mais là, et pour ceci comme partout ailleurs dans la foire, les illustrateurs viennent présenter leur travail. Carton de dessins sous le bras ou tablette en main. Ils font la queue un peu partout, rappelant le Bologne du tournant du siècle. Et, au fil des ans, la Foire de Bologne leur alloue de plus en plus de place. Bien sûr, il y a la traditionnelle exposition des illustrateurs (lire ici) mais aussi des rencontres, des master classes données par des maîtres du genre, des murs à envahir… Sans oublier les écoles dédiées à l’illustration qui occupent de nombreux stands.
Suspense avant la proclamation du prix Astrid Lindgren.
Le deuxième jour de la Foire du livre pour enfants de Bologne est aussi celui où est décerné le prix Astrid Lindgren, récompense annuelle qui va à un auteur, un illustrateur ou un outil de promotion de la lecture. Il a été créé en 2002 à la mort de la merveilleuse écrivaine suédoise et est généreusement doté : 5 millions de couronnes suédoises, soit 464.000 euros.
Le lauréat 2026 est le Canadien Jon Klassen.
L’excellent choix des jurés 2026 s’est porté sur l’artiste canadien Jon Klassen, l’homme aux différents chapeaux lors de ses débuts, l’homme aux crânes plus récemment. Il a été choisi entre 263 candidats provenant de 74 pays. Il perpétue en effet merveilleusement l’esprit d’Astrid Lindgren, qui a toujours encouragé et célébré l’imagination, le courage et l’empathie.
La motivation du jury:
« À travers sa narration subtile et évocatrice en mots et en images, Jon Klassen ouvre de nouvelles perspectives sur notre place dans l'univers. Que se passe-t-il lorsqu'un rocher tombe du ciel, lorsque les chapeaux disparaissent ou qu'un crâne commence à vivre sa propre vie? Avec précision, émotion et esprit inventif, les défis de l'incertitude et de l'espoir de la vie sont dépeints dans une interaction de couleur et de forme. Les contes brillants de Jon Klassen se démarquent par leur élégance sans effort et leur profondeur ambiguë, où le lecteur devient un co-créateur. »
Jon Klassen est né en 1981 à Winnipeg, au Canada. Son premier album, « I Want My Hat Back » (2011), révèle déjà son talent, l’excellence de son rapport texte-images et sa complicité avec l’enfant lecteur. Il inaugure une trilogie qui s’est poursuivie avec « This Is Not My Hat » (2012) et « We Found a Hat » (2016). Ces trois titres ont été publiés en français chez Milan: « Je veux mon chapeau », « Ce nest pas mon chapeau » et « On a trouvé un chapeau » (2020, 2021 et 2024).
Depuis l’album « The rock from the Sky » (« Le rocher tombé du ciel ») en 2022, il est traduit en français chez Pastel, imprint belge de l’école des loisirs. Trois cartonnés pour les plus jeunes y ont suivi en 2025, le trio « Your Forest », « Your Farm » et « Your Island », devenus « Ta forêt », « Ta ferme », « Ton île ». Juste avant, en 2024, on y avait eu le très drôle et intriguant « Le crâne ».
Jon Klassen est aussi l'illustrateur de la série « Pax » de Sara Pennypacker, en français chez Gallimard Jeunesse. Et il a publié toute une série de livres pour enfants renommés avec Mac Barnett, y compris une trilogie sur les formes géométriques.
Jon Klassen a le talent de traiter les questions existentielles avec astuce et humour, bousculant gentiment ses lecteurs. Je reviendrai à ses livres plus en détail.
Ils sont sept candidats belges à être sélectionnés pour le prix Astrid
Lindgren 2026, l'Astrid Lindgren Memorial Award (ALMA), un de moins que l'an dernier (lire
ici). On retrouve avec joie le nom de l'auteure-illustratrice Anne Brouillard, candidate de la section belge
francophone de l'IBBY, sélectionnée chaque année depuis 2020. On découvre avec plaisir les noms de l'auteure-illustratrice Anne
Herbauts et de l'auteur et poète Carl Norac, déjà sélectionné l'an
dernier. Voilà pour le côté francophone. Du côté néerlandophone apparaissent les noms de l'artiste Gerda Dendooven, une habituée, de l'écrivain Jef Aerts, de l'auteur-illustrateur Leo Timmers et de la merveilleuse association Iedereen leest (tout le monde lit).
Pas mal de changements par rapport à l'an dernier, les noms de Marie Wabbes, Thomas Lavachery, Carll Cneut, Ingrid Godon et Tom Schamp disparaissant de la liste. Pourquoi? On ne sait pas. Les candidats sont présentés par des organisations et des institutions du monde entier Leur liste apparaît sur le site (ici). En ce qui concerne la Belgique:
En tout, ce sont 263 candidats de 74 pays et régions, dont 78 nouveaux
noms, qui sont sélectionnés pour le prix Astrid Lindgren 2026.
Une liste impressionnante qu'on peut consulter
ici. On y dénombre 154 auteurs, 101 illustrateur, 56 organismes de promotion de la lecture et 12 conteurs. Patience maintenant, le
prix sera annoncé le mardi 14 avril 2026.
Un bon tiers de nouveaux noms dans ces 263 candidatures, mais aussi des patronymes qu'il est plaisant de retrouver, tout en notant pas mal de changements par rapport à l'an dernier:
les Allemands Axel Scheffler et Nikolaus Heidelbach,
l'Australien Oliver Jeffers,
le Brésilien Roger Mello,
les Britanniques David Almond, Julia Donaldson, Michael Rosen et Quentin Blake,
les Canadiens Elise Gravel, Isabelle Arsenault, Jon Klassen et Sydney Smith (prix Andersen 2024, lire ici et ici),
la Coréenne Suzy Lee (prix Andersen 2022, lire ici),
l'Espagnole Carme Solé Vendrell,
l'Estonienne Piret Raud,
la Finlandaise Linda Bondestam,
les Françaises de Côte d'Ivoire Marguerite Abouet et Véronique Tadjo,
les autres Français Flore Vesco, Lucie Félix, Marie Desplechin et Timothée de Fombelle, ainsi que plusieurs organisations de promotion de la lecture,
la Hollandaise Marit Törnqvist,
l'Irlandais Chris Haughton,
l'Italienne Beatrice Alemagna et l'organisation Silent books Lampedusa,
la Norvégienne Mari Kanstad Johnsen,
les Polonaises Iwona Chmielewska et Maria Dek,
les Suédois Pija Lindenbaum et Sara Lundberg,
la Suisse Catherine Louis, Franz Hohler, Vera Eggerman.
Le prix Astrid Lindgren a été créé en 2002, l'année du décès d’Astrid Lindgren, par le gouvernement suédois afin de promouvoir le droit de chaque enfant à de belles histoires. Ce prix international est décerné chaque année à une personne ou à une organisation pour sa contribution exceptionnelle à la littérature pour enfants et adolescents. Doté de cinq millions de couronnes suédoises, il s'agit de la récompense la plus importante du genre.
"Je veux écrire pour un lectorat capable de créer des miracles.
Les enfants créent des miracles lorsqu’ils lisent."
Les fondamentaux rappelés par le prix Astrid Lindgren.
La 62e édition de la
Foire du livre pour enfants de Bologne, partiellement présentée hier (lire
ici) a-t-elle été celle de tous les anniversaires? Le total des années fêtées, du
moins celles dont nous avons eu connaissance, donne le vertige: 435! Et on
pourrait y ajouter les 90 ans de l'auteure-illustratrice belge Marie Wabbes qui
participa aux toutes premières expositions des illustrateurs et mes 40 ans de
visites bolognaises...
Quelques anniversaires
Les 25 ans de Babalibri avec "La Regina dei baci"
(La reine des bisous) de Kristien Aertssen
devant Francesca Archinto.
Babalibri, l'imprint italien de
l'école des loisirs, a été créé en 1999 avec Rosellina Archinto d'abord, avec
sa fille Francesca Archinto ensuite, laquelle est toujours à la barre
aujourd'hui.
Les 50 ans de Pimpa d'Altan.
Francesco Tullio Altan. C'est le
13 juillet 1975 que Pimpa est apparu pour la première fois dans les pages du
"Corriere dei Piccoli". Cinquante ans plus tard, le mythique chien d'Altan est
l'objet d'une exposition à la bibliothèque de Bologne et de plusieurs
initiatives éditoriales. Pimpa est disponible depuis peu en français sur
tablette mais Altan est surtout connu chez nous pour ses "Petits points
rouges" (l'école des loisirs).
Les 60 ans des BRAW.
Les 60 ans des BRAW (Bologna Ragazzi Awards). Les prix de la Foire de Bologne sont dévoilés en amont de la Foire (lire
ici).
Les visiteurs ont eu l'agréable surprise de découvrir un épais livre
cartonné et toilé en format de poche,
"60 Years of Wonder, The legacy of the BolognaRagazzi Award"
(478 pages), reprenant les palmarès des 60 années écoulées. Une mine d'or!
On peut aussi le télécharger
ici.
Les 60 ans de la BIB.
La BIB (Biennale d'Illustrations
de Bratislava), institution dans le monde de la littérature de jeunesse,
célèbre son 60e anniversaire avec une sélection de 29 illustrations
récompensées par le Grand Prix entre 1967 et 2023. L'exposition présente aussi
des affiches, des photos historiques, les couvertures de l'Annuel des
Illustrateurs de l'Exposition des Illustrateurs (un an sur deux). Un
magnifique chemin terni ces derniers mois par une main-mise de la politique
d'extrême-droite slovaque excluant notamment tout ce qui a trait au thème
LGBPTQ+.
Les 80 ans de Susie Morgenstern fêtés à la Foire de Bologne.
Susie Morgenstern, rose toute. Elue "Grande Ourse" par le Salon du livre et de la presse jeunesse de
Montreuil à la fin de l'année dernière (lire
ici), Susie Morgenstern a fêté ses 80 ans
à quelques jours près - elle est née le 18 mars 1945 - à Bologne. Rencontres
avec des enfants des écoles et un échange en public à la Foire. Une rencontre
en français où l'écrivaine aux 160 livres a notamment expliqué la raison de
ses célèbres lunettes:
"Je porte des lunettes roses depuis l'âge de 14 ans car je suis myope. Un
jour, j'en ai trouvé en forme de cœurs, il me les fallait. Cela m'aide à
regarder la vie en rose."
Susie Morgenstern.
Susie Morgenstern a expliqué de son ton chantant ce qui la fait se
lever tous les matins, très tôt:
"Ecrire, écrire, écrire. Ma vie est très disciplinée. Je suis à Nice et
j'écris. Maintenant que j'ai 80 ans, je me dis: tu peux te reposer, rester
une heure de plus au lit. Et le lendemain, je me lève et j'écris!"
Elle écrit, en commençant par le poème quotidien qu'elle échange avec celui
que Bernard Friot écrit de son côté, sur base d'un mot qu'ils choisissent
alternativement. Et cela, depuis plus de vingt ans. Elle a oublié d'ajouter
combien de temps elle lit chaque jour aussi, à d'autres moments de la journée,
avec le même appétit.
"Ici, à Bologne, je vis un rêve. Le prix à Montreuil, revenir ici, c'est
mon monde, ma communauté des livres jeunesse. Cela vibre pour moi. Je ne
sais pas envisager la vie sans humour. Je suis Américaine, j'écris en
français. L'humour est ma seule raison d'être. J'émerveille les enfants avec
l'humour. Pas les ados qui ont du mal avec l'humour. Trop proche de
l'amour?"
L'équipe de Babalibri.
Susie parle et regarde le public qui boit ses paroles. Dont une jeune femme
italienne. "Je veux les mêmes cheveux roses", s'écrie-t-elle. On
découvrira peu après que la jeune femme en question fait partie de l'équipe de
Babalibri qui publie Susie Morgenstern en italien.
Pour mieux la connaître, son autobiographie "Mes 18 exils" (lire
ici).
Fifi Brindacier a 80 ans.
Fifi Brindacier, adorée des jeunes
lecteurs, la création la plus célèbre d'Astrid Lindgren, fête ses 80 ans. D'où
vient la traduction française du suédois original
Pippi Långstrump (longues chaussettes)? Nom qui a été repris dans
d'autres traductions: Pippi Longstocking, en anglais, Pippi Langstrumpf
en allemand, Pippi Calzaslargas en espagnol, Pippi Calzelunghe en italien,
Pippi Langkous en néerlandais, Pippi Langstrømpe en danois, Peppi
Pitkätossu en finnois, Pippi Pończoszanka en polonais...
Evoquer Fifi Brindacier me ramène à la rencontre avec Susie Morgenstern:
"Fifi Brindacier et moi sommes très proches. J'ai une collection d'objets
Fifi Brindacier. J'ai été élevée dans une famille non conformiste. Ma mère
ne connaissait pas Fifi Brindacier mais elle était Fifi Brindacier!"
Les 80 ans des Mumins.
Adorables créatures de Tove Jansson, les
Mumins (suédois d'origine) fêtent
aussi leurs 80 ans. Ils ont conquis le monde, mais la douce sonorité de leur
nom a été peu modifiée en traduction: Moumine en français, Moomin en
anglais, Muumi en finnois, Mumin en allemand, italien et espagnol.
Quelques prix
Le prix Astrid Lindgren
L'ALMA (Astrid Lindgren Memorial Award) a été remis à l'écrivaine française
Marion Brunet (lire
ici). Elle est la 25e lauréate de ce prix, considéré comme le Nobel de la
littérature de jeunesse. Deux lauréats peuvent en effet être proclamés la même
année. La récompense est décernée chaque année depuis 2003 lors d'une
cérémonie organisée en direct à la foire (ou en ligne) depuis la Suède.
Suspense.
450.000 euros.
De 2003 à 2024.
Le prix Hans Christian Andersen de l'IBBY
Incontournable de la Foire de Bologne et décerné par l'IBBY, ce prix biannuel
sera remis l'an prochain en catégories "auteur" et "illustrateur" mais les
noms des candidat.e.s pour l'édition 2026 ont été annoncés (lire
ici).
Le prix Fundación SM
Cette année, le prix a été décerné à Maria Haiduk (lire
ici), jeune artiste dont nous avions remarqué le travail aux cimaises de l'exposition des
illustrateurs.
La romancière française
Marion Brunet
est la lauréate du
prix Astrid Lindgren 2025, l'ALMA! Selon le jury:
"Dans ses romans, écrits dans une prose scintillante et cristalline, Brunet
met en lumière des problèmes sociaux brûlants et dresse des portraits
perspicaces de groupes vulnérables et de jeunes en révolte."
Marion Brunet est née en 1976 et réside à Marseille. Ses parents sont
éducateurs spécialisés. Après des études de lettres, elle travaille pendant
plusieurs années comme éducatrice spécialisée en foyer d'accueil pour enfants
avant d'exercer en hôpital de jour pour les adolescents. Son premier roman
pour la jeunesse, "Frangine", traite de la PMA et de l'homophobie et a été
publié en 2013 chez Sarbacane. Les suivants décrivent aussi sans tabou des
adolescents confrontés à des problématiques sociales. Elle a publié chez le
même éditeur "La gueule du loup" en 2014,"Dans le désordre" en 2016. On lui
doit aussi "Plein gris" chez PKJ en 2021, "Rires de hyènes" chez Faction en
2022, et tout récemment, la trilogie dystopique "Ilos" chez Pocket en 2024.
Réaction de l'intéressée sur les réseaux sociaux:
"Depuis ce matin, c'est un vent fou et joyeux qui me transporte et me fait
rire bêtement. Je suis lauréate du prix ASTRID LINDREN. J'ai pas vraiment
les mots pour dire ma joie mais j'ai envie de la partager, ça c'est sûr.
»
Allons Marion, Astrid LindGren. Mais ce doit être l'émotion.
Parallèlement à son œuvre pour la jeunesse, depuis 2018, Marion Brunet écrit
aussi pour les adultes, des polars, chez Albin Michel.
La vidéo de l'appel téléphonique annonçant la nouvelle à la lauréate peut se
voir sur le site de l'ALMA:
ici.
Avec Marion Brunet, c'est la seconde fois que le prix Astrid Lindgren (Astrid
Lindgren Memorial Award) est décerné à la France, après Jean-Claude Mourlevat
qui l'avait obtenu en 2021.
Le prix Astrid Lindgren s'élève à 5 millions de couronnes suédoises (environ
450 000 euros). Ce qui en fait le plus grand prix international de littérature
pour enfants et jeunes adultes au monde. La cérémonie de remise des prix aura
lieu le 9 juin 2025, au Concert Hall de Stockholm.
Les lauréats ALMA précédents
2024 L'organisation australienne "Indigenous Literacy Foundation"
(lire
ici) 2023 Laurie Halse Anderson (lire
ici) 2022 Eva Lindström (lire
ici) 2021 Jean-Claude Mourlevat (lire
ici) 2020 Baek Hee-na (lire
ici) 2019 Bart Moeyaert
(lire
ici) 2018 Jacqueline Woodson (lire
ici) 2017 Wolf Erlbruch
(lire
ici) 2016 Meg Rosoff
(lire ici) 2015 Praesa (lire ici) 2014 Barbro Lindgren (lire ici) 2013 Isol 2012 Guus Kuijer
(lire
ici) 2011 Shaun Tan 2010 Kitty Crowther 2009 Tamer Institute 2008 Sonya Hartnett 2007 Banco del Libro 2006 Katherine Paterson 2005 Philip Pullman et Ryôji Arai 2004 Lydia Bojunga 2003 Maurice Sendak et Christine Nöstlinger
Ils étaient sept candidats belges à être sélectionnés en 2023 pour le prix Astrid Lindgren 2024 (lire ici). Ils sont huit pour le prix qui sera remis le 1er avril 2025. On retrouve les habitués: Anne Brouillard, candidate de la section francophone de l'IBBY Belgique, sélectionnée chaque année depuis 2020, Carll Cneut, Gerda Dendooven et Ingrid Godon du côté néerlandophone. Cette fois reviennent en piste notre illustratrice historique Marie Wabbes et l'auteur Thomas Lavachery côté francophone, l'illustrateur Tom Schamp côté néerlandophone. Un nouveau, l'écrivain et poète Carl Norac.
Candidats pour le prix 2025.
Candidats pour le prix 2024.
En tout, ce sont 265 candidats de 72 pays et régions qui ont été sélectionnés pour le prix 2025, dont 81 nouveaux. La liste comprend près de 200 auteurs et illustrateurs, ainsi que des conteurs (14) et des promoteurs de la lecture de plus en plus nombreux (62). Rappelons que la Belgique a déjà remporté deux fois la plus importante récompense actuelle en littérature de jeunesse: Kitty Crowther l'a obtenue en 2010 et Bart Moeyart en 2019.
Beaucoup de nouveaux noms dans ces 265 candidatures, preuve que le temps passe, mais aussi des patronymes qu'il est plaisant de retrouver:
le Brésilien Roger Mello,
le Camerounais Christian Epanya,
les Canadiens Isabelle Arsenault, Stéphane Poulin et Jon Klassen,
les Françaises de Côte d'Ivoire Marguerite et Véronique Tadjo,
les autres Français (bien moins nombreux que précédemment, que des auteurs sauf un) Flore Vesco, Grégoire Solotareff, Marie Desplechin, Marion Brunet et Timothée de Fombelle,
l'Estonienne Piret Raud,
les Allemands Jutta Bauer et Nikolaus Heidelbach,
les Britanniques Axel Scheffler, David Almond, Emily Gravett, Julia Donaldson, Michael Rosen et Quentin Blake,
l'Italienne Beatrice Alemagna et l'organisation Silent books Lampedusa,
les Hollandais Catharina Valckx, Thé Tjong-Khing et Marit Törnqvist,
les Norvégiens Mari Kanstad Johnsen et Øyvind Torseter,
les Polonais Józef Wilkon et Iwona Chmielewska,le Portugais Bernardo P. Carvalho,
les Suédois Anna-Clara & Thomas Tidholm, Anna Höglund, Jakob Wegelius, Sara Lundberg et Sven Nordqvist,
la Suisse Catherine Louis.
Pour se mettre dans l'ambiance, une vidéo sur le Astrid Lindgren Memorial Award (ici).
En bonus, le dessin que vient de réaliser Gerda Dendooven pour fêter sa sélection.
Événement gigantesque, la Foire du livre pour enfants de Bologne (lire ici) remet ses propres distinctions, les BRAW, les BolognaRagazzi Awards (lire ici), un peu avant son ouverture. Elle en accueille d'autres pendant son déroulé sur sa scène principale. Notamment, le prix Andersen de l'IBBY un an sur deux en ouverture le lundi, le prix Astrid Lindgren chaque année le mardi. Et aussi celui de la Fondacion SM.
Les prix Andersen 2024
Lundi 8 avril, Liz Page, la présidente du jury du prix IBBY, a annoncé les deux lauréats du prix Hans Christian Andersen 2024 choisis parmi les douze finalistes (lire ici). Il s'agit de l'écrivain autrichien Heinz Janisch et de l'auteur-illustrateur canadien Sydney Smith. Ce dernier était déjà finaliste en 2022 (lire ici).
Très connu en Autriche comme auteur de livres pour enfants, Heinz Janisch, 64 ans, par ailleurs journaliste radio et écrivain, est moins célèbre en terres francophones. On le connaît principalement pour trois albums, un peu anciens, "Le Roi et la mer. 21 petites histoires", illustré par Wolf Erlbruch (La joie de lire, 2009), "L'Arche de Noé", illustré par Lisbeth Zwerger (Minédition, 2008) et "Une maison au bord de la mer", illustré par Helga Bansch (Belin, 2010).
Ce qu'en dit le jury:
"Heinz Janisch affirme que "rien n’est trop petit pour la littérature". Il est né en 1960 dans le Burgenland, non loin de la frontière hongroise et vit aujourd'hui à Vienne. Janisch est un maître du récit court qui laisse place à l'imagination des lecteurs. Bien que beaucoup de ses œuvres soient humoristiques, voire parfois absurdes, il y a un élément philosophique dans son écriture qui rend souvent ses livres profonds. Ses textes simples sont significatifs, et le dicton "moins c'est plus" peut s'appliquer à l'auteur lauréat 2024. Son écriture est universelle et séduit les enfants et les jeunes du monde entier. De plus, sa contribution à la littérature est énorme, non seulement à travers ses écrits, mais aussi par ses nombreuses lectures, ateliers d'écriture littéraire et créative pour enfants et adultes, y compris des ateliers de création pour jeunes artistes handicapés. L'écriture de Janisch est nuancée par de nombreuses couches, ce qui la rend universelle et édifiante."
"Le jardin de Baba", illustré par Sydney Smith. (c) Didier Jeunesse.
Le nom de Sydney Smith est plus familier aux francophones. L'auteur-illustrateur canadien a sept albums et un roman publiés ici depuis 2015. Un d'eux, "Le jardin de Baba", a reçu le prix Sorcières Carrément beau maxi 2024 le mois dernier (lire ici). Amateur de dessin enfant, Sydney Smith en a fait le sujet de ses études à Halifax. Affichiste à Toronto, il s'est orienté vers la littérature de jeunesse en 2010 en rejoignant un atelier d'artistes. Il utilise diverses techniques, le plus souvent l'encre et le pinceau. Aujourd'hui, il est retourné dans sa Nouvelle-Écosse natale où il continue de rechercher et de capturer "des moments sublimes trouvés dans des endroits banals".
"Tu te rappelles" (traduit de l'anglais par Rose-Marie Vassallo, Kaléidoscope, 2024) égrène les souvenirs d'une mère et de son fils.
"Le jardin de Baba" (texte se Jordan Scott, traduit de l'anglais par Michèle Moreau, Didier Jeunesse, 2023) évoque les sons et les odeurs que ressent un enfant chez sa grand-mère adorée, Baba, particulièrement dans son jardin. Avant que les rôles ne s'inversent.
"Splash" (roman de Kenneth Oppel, traduit de l'anglais par Eric Betsch, PKJ, 2023) est le nom de la petite goutte d'encre qui s'anime une nuit et devient l'amie de la famille en résolvant ses problèmes de mots.
"Je parle comme une rivière" (texte de Jordan Scott, traduit de l'anglais par Shaïne Cassim, Didier Jeunesse, 2021), la promenade au bord de la rivière d'un enfant qui bégaie et son papa qui l'aide à trouver sa voix.
"Perdu dans la ville" (traduit de l'anglais par Rosalind Elland-Goldsmith, Kaléidoscope, 2020) inquiète le lecteur au début, avec ce mini-héros qui déambule seul en ville mais la fin se fera rassurante.
"D'ici, je vois la mer" (texte de Joanne Schwartz, traduit de l'anglais par Michèle Moreau, Didier Jeunesse, 2019) est un dialogue dans les années 50 entre un jeune garçon au bord de la mer et son père qui y travaille.
"Le chat blanc et le moine" (texte de Jo-Ellen Bogart, traduit de l'anglais par Elisabeth Duval, Kaléidoscope, 2017) dit la complicité entre un savant et un chat dans la quiétude d'un monastère.
"Les fleurs de la ville" (Jon Arno Lawson, Sarbacane, 2015), un album sans paroles où une petite fille en rouge apprécie les couleurs de sa ville grise et les partage.
Ce qu'en dit le jury:
"Dans une interview avec le professeur Deirdre Baker en avril 2022, Sydney Smith a déclaré que "l'écoute… correspond davantage à la façon dont j'aborde les histoires" lorsqu'il illustre les textes des autres et qu'il illustre ses propres histoires. Smith est né en 1980 dans une région rurale de la Nouvelle-Écosse et est maintenant revenu dans la province avec sa famille après avoir vécu plusieurs années à Toronto. Le travail de Smith s'apparente à un récit visuel ou à un court souvenir musical, ce qui fait écho à sa déclaration selon laquelle l'écoute est la manière dont il aborde les histoires. Il utilise des techniques apparemment simples pour raconter l'histoire – en réalité le résultat d'une pratique intense. Ses personnages modestes mais authentiques sont à la fois sympathiques et doux. Il utilise la couleur pour introduire la nature, les odeurs et le drame dans chaque livre. Le dicton "moins c'est plus" peut également s'appliquer à chacune de ses œuvres puisqu'il élimine le superflu pour exprimer des émotions. Smith est un artiste véritablement universel."
Le prix IBBY-Asahi Reading Promotion Award 2024 va à l'association ATD Quart Monde (ATD Fourth World, All Together in Dignity), une série de soixante bibliothèques de rue offrant des espaces de lecture aux enfants pauvres.
Les lauréates du prix IBBY-iRead Outstanding Reading Promoter Award 2024 sont Basarat Kazim, du Pakistan, et Irene Vasco de Colombie.
La cérémonie d'annonce peut être revue sur Youtube ici.
Palmarès du prix Andersen
Auteur (depuis 1956)
2022 Marie-Aude Murail (France)
2020 Jacqueline Woodson (USA)
2018 Eiko Kadono (Japon) 2016 Cao Wenxuan (Chine) 2014 Nahoko Uehashi (Japon) 2012 Maria Teresa Andruetto (Argentine) 2010 David Almond (Grande-Bretagne) 2008 Jürg Schubiger (Suisse) 2006 Margaret Mahy (Nouvelle-Zélande) 2004 Martin Waddell (Irlande) 2002 Aidan Chambers (Grande-Bretagne) 2000 Ana Maria Machado (Brésil) 1998 Katherine Paterson (USA) 1996 Uri Orlev (Israël) 1994 Michio Mado (Japon) 1992 Virginia Hamilton (USA) 1990 Tormod Haugen (Norvège) 1988 Annie M. G. Schmidt (Pays-Bas) 1986 Patricia Wrightson (Australie) 1984 Christine Nöstlinger (Autriche) 1982 Lygia Bojunga Nunes (Brésil) 1980 Bohumil Riha (Tchécoslovaquie) 1978 Paula Fox (USA) 1976 Cecil Bødker (Danemark) 1974 Maria Gripe (Suède) 1972 Scott O'Dell (USA) 1970 Gianni Rodari (Italie) 1968 James Krüss (Allemagne) José Maria
Sanchez-Silva (Espagne) 1966 Tove Jansson (Finlande) 1964 René Guillot (France) 1962 Meindert DeJong (USA) 1960 Erich Kästner (Allemagne) 1958 Astrid Lindgren (Suède) 1956 Eleanor Farjeon (Grande-Bretagne)
Illustrateur (depuis 1966)
2022 Susy Lee (Corée du sud)
2020 Albertine (Suisse)
2018 Igor Oleynikov (Russie) 2016 Rotraut Susanne Berner (Allemagne) 2014 Roger Mello (Brésil) 2012 Peter Sís (République tchèque) 2010 Jutta Bauer (Allemagne) 2008 Roberto Innocenti (Italie) 2006 Wolf Erlbruch (Allemagne) 2004 Max Velthuijs (Pays-Bas) 2002 Quentin Blake (Grande-Bretagne) 2000 Anthony Browne (Grande-Bretagne) 1998 Tomi Ungerer (France) 1996 Klaus Ensikat (Allemagne) 1994 Jörg Müller (Suisse) 1992 Kveta Pacovská (République tchèque) 1990 Lisbeth Zwerger (Autriche) 1988 Dusan Kállay (Tchécoslovaquie) 1986 Robert Ingpen (Australie) 1984 Mitsumasa Anno (Japon) 1982 Zbigniew Rychlicki (Pologne) 1980 Suekichi Akaba (Japon) 1978 Svend Otto S. (Danemark) 1976 Tatjana Mawrina (URSS) 1974 Farshid Mesghali (Iran) 1972 Ib Spang Olsen (Danemark) 1970 Maurice Sendak (USA) 1968 Jirí Trnka (Tchécoslovaquie) 1966 Alois Carigiet (Suisse)
Pour ne pas s'embrouiller entre les différents prix Andersen, c'est ici.
Le prix Astrid Lindgren
Le prix Astrid Lindgren 2024 a été attribué le mardi 9 avril à l'organisation australienne "Indigenous Literacy Foundation", fondée en 2011.
Le coup de téléphone au lauréat.
L'Indigenous Literacy Foundation (ILF) a été créée pour encourager la lecture et promouvoir l'alphabétisation en garantissant l'accès à de la bonne littérature aux enfants des Premières Nations d'Australie. Le travail de promotion de la lecture de l'ILF repose sur la collaboration et l'engagement des communautés locales. À travers divers programmes, elle propose des packs de livres aux enfants et aux familles des communautés des Premières Nations en Australie et sur les îles du détroit de Torres, elle traduit des livres, organise des activités de lecture à haute voix et soutient la publication de livres pour enfants créés dans les communautés. Aujourd'hui, l'ILF travaille dans 427 communautés des Premières Nations sur tout le continent australien.
Ce qu'en dit le jury:
"Avec curiosité et respect, l'Indigenous Literacy Foundation travaille dans le domaine de la lecture et du conte chez les enfants des Premières Nations d'Australie. En étroite collaboration avec les communautés, elle met en valeur la valeur des langues et des histoires de chacun. En diffusant des livres et en stimulant la lecture, le conte et la créativité, la Fondation pour l'alphabétisation autochtone suscite le désir de lire et favorise la fierté, la confiance en soi et le sentiment d'appartenance. Chaque enfant a droit à sa langue et à ses histoires."
(c) Indigenous Literacy Foundation.
Les lauréats ALMA précédents
2023 Laurie Halse Anderson (lire ici) 2022 Eva Lindström (lire
ici) 2021 Jean-Claude Mourlevat (lire
ici) 2020 Baek Hee-na (lire
ici) 2019 Bart Moeyaert (lire
ici) 2018 Jacqueline
Woodson (lire
ici) 2017 Wolf Erlbruch (lire
ici) 2016 Meg Rosoff (lire ici) 2015 Praesa (lire ici) 2014 Barbro Lindgren (lire ici) 2013 Isol 2012 Guus Kuijer (lire
ici) 2011 Shaun Tan 2010 Kitty Crowther 2009 Tamer Institute 2008 Sonya Hartnett 2007 Banco del Libro 2006 Katherine Paterson 2005 Philip Pullman et Ryôji Arai 2004 Lydia Bojunga 2003 Maurice Sendak et Christine Nöstlinger
Le prix international de l'illustration Fundación SM
Le prix Fundación SM 2024 va à l'illustrateur brésilien Henrique Moreira, âgé de 25 ans. Diplômé en design graphique, le lauréat se dit très intéressé à explorer la façon de communiquer des histoires avec des illustrations, en particulier en travaillant avec des livres muets.
Jury: Philip Giordano (illustrateur), Ayami Moriizumi Cometti (Itabashi Art Museum), Sara Rioja Gutiérrez (Designer SM Madrid).
Créé en 2009, le Prix international de l'illustration Foire du livre jeunesse de Bologne - Fundación SM est réservé aux artistes de moins de 35 ans qui ont déjà été sélectionnés pour l'Exposition des Illustrateurs. Il est doté d'un chèque de 15.000 € afin de donner au lauréat es ressources nécessaires pendant un an pour développer un livre d'images qui sera publié et commercialisé sur le marché mondial par les Espagnols. Les illustrations originales du livre seront présentées à la prochaine édition du Salon du livre jeunesse de Bologne pour une exposition personnelle dédiée au lauréat.