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mercredi 15 avril 2026

Foire de Bologne, jour 3, avec un prix espagnol

Les murs où les jeunes illustrateurs tentent de se faire connaître.

La ville de Bologne est aussi magnifique que pleine de travaux. Qu’il s’agisse de restaurer palais anciens, églises ou autres merveilles historiques ou d’y installer un tram jugé indispensable mais dont les travaux transforment la ville en gruyère. Le capitale de l’Emilie-Romagne s’arpente facilement à pied, sur d’agréables trottoirs sous colonnades parfois illustrées de fresques. Il y a aussi un impressionnant système de transpors en commun par bus. Certaines lignes ont des fréquences de machine, d’autres, dont le fameux bus 28, l’unique qui mène à la Foire du livre pour enfants, en extérieur de ville, depuis le centre et le quartier universitaire, beaucoup moins. Le pratiquant depuis plusieurs années, je peux en témoigner. Il n’est pas rare de l’attendre 20 minutes, de le voir arriver et snober l’arrêt parce que bondé. On imaginerait un renforcement des fréquences en période de Fiera del libro per ragazzi, mais non. Ce mercredi, troisième jour de foire, c’est le pompon, 50 minutes d’attente à l’aller, 30 au retour. Pour voyager serrés comme des sardines. La veille, le bus était tombé en panne, heureusement pas loin de l’entrée de la Foire, mais il pleuvait. C’est dire s’il est difficile de suivre un agenda en Italie.

L’exposition des illustrateurs.

Ce troisième jour de foire se révèle toujours très animé. Des centaines d’illustrateurs et d’illustratrices parcourent les cimaises, dessinent sur les murs dédiés, laissent leurs coordonnées avec l’espoir un peu fou d’être remarqués. Qui a envie d’examiner les milliers de papiers collés en quelques heures? Les réseaux sociaux servent souvent maintenant de meilleures cartes de visite.

Par contre, l’exposition des illustrateurs (lire ici), largement déployée et fort bien scénographiée cette année, est toujours très visitée par les professionnels comme par les étudiants et les artistes. Née en 1967, elle célèbre sa soixantième édition et donne toujours lieu à un très beau catalogue. Il est illustré en alternance par le lauréat du prix Andersen illustration - ce sera Cai Gao en 2027 (lire ici), et le lauréat du Grand Prix de la Biennale d'illustration de Bratislava (BIB Bienále ilustrácií Bratislava ). En l’occurrence, la lauréate de la BIB 2025, l'artiste iranienne Noushin Sadeghian. Annoncée en Italie, elle n’a finalement pas pu quitter son pays pour la rencontre à laquelle elle devait participer.

L’annonce de l’absence de Noushin Sadeghian. (c) Claude Combet.

C’est aussi dans cette exposition que se trouve le ou la lauréate du prix Fundacion SM. Une récompense qui existe depuis 2010 et a déjà boosté quinze jeunes illustrateurs de trois continents. En effet, le prix espagnol offre la publication d’un livre et une exposition à la Foire de Bologne suivante. La seizième édition du prix Fundacion SM va cette année à l’Italienne Margaux Romano.



La Foire de Bologne, ce sont aussi d’autres expositions dont je rendrai compte à mon retour.




mardi 14 avril 2026

Foire de Bologne, jour 2, avec le prix Lindgren

La bibliothèque BRAW.

À la foire de Bologne, il faut de bonne chaussures car on marche des kilomètres dans les différents pavillons vitrés qui abritent les centaines d’exposants, les nombreuses expositions et les lieux de rencontres et de discussions. Un parapluie n’est pas superflu cet année pour rejoindre la Foire et passer d’un pavillon à un autre. Pour une fois, il pleut durant cette gigantesque manifestation dédiée à la littérature de jeunesse de À à Z, de l’auteur et/ou illustrateur, en passant par l’éditeur, l’agent, le traducteur et l’imprimeur. À ses produits dérivés aussi, de plus en plus nombreux, que ce soient des dessins animés, des applications, des jeux en trois dimensions. Même si le message général de la foire demeure le soutien à la création et à l’imagination, on sent bien qu’il faut vendre. Et que certains réinventent tout pour vendre.

Samy Ramos.
Bien sûr, il y a des moments de grâce, comme la découverte de Samy Ramos, lauréate d’un des Bologna Ragazzi Awards (lire ici) en train de signer tout sourire.
Ou la découverte des BRAW Outstanding Books virevoltant au bout de leurs ficelles.

Ou la rencontre inopinée avec Rita Marshall de l’excellente maison américaine The Creative Company, revenue à Bologne après douze ans et qui craint ne pas y revenir avant douze ans. Pendant quelques minutes, l’âme de son défunt mari, le merveilleux auteur-illustrateur Étienne Delessert (lire ici) a plané sur nous.


Cette année, des protections auditives n’étaient pas inutiles tant l’annonce de certains prix étaient sonores. À croire que Kevin De Bruyne avait marqué un goal en finale de la Coupe du monde de foot. Tout comme les lunettes solaires tant certains stands brillent de mille feux. Comme toujours, le pire côtoie le meilleur, parfois côte à côte. Côté odorat, on est davantage gâté avec les arômes de café qui flottent ici et là. Ou de pizzas. Ou même de plats asiatiques quand on se promène dans le coins des imprimeurs chinois.

Du monde devant les stands italiens.

Dans les allées de stands italiens, c’est la grande foule. Et il devient difficile d’apercevoir les livres sur les tables. Non seulement des auteurs et des illustrateurs dédicacent leurs livres, mais là, et pour ceci comme partout ailleurs dans la foire, les illustrateurs viennent présenter leur travail. Carton de dessins sous le bras ou tablette en main. Ils font la queue un peu partout, rappelant le Bologne du tournant du siècle. Et, au fil des ans, la Foire de Bologne leur alloue de plus en plus de place. Bien sûr, il y a la traditionnelle exposition des illustrateurs (lire ici) mais aussi des rencontres, des master classes données par des maîtres du genre, des murs à envahir… Sans oublier les écoles dédiées à l’illustration qui occupent de nombreux stands.

Suspense avant la proclamation du prix Astrid Lindgren.

Le deuxième jour de la Foire du livre pour enfants de Bologne est aussi celui où est décerné le prix Astrid Lindgren, récompense annuelle qui va à un auteur, un illustrateur ou un outil de promotion de la lecture. Il a été créé en 2002 à la mort de la merveilleuse écrivaine suédoise et est généreusement doté : 5 millions de couronnes suédoises, soit 464.000 euros.

Le lauréat 2026 est le Canadien Jon Klassen.

L’excellent choix des jurés 2026 s’est porté sur l’artiste canadien Jon Klassen, l’homme aux différents chapeaux lors de ses débuts, l’homme aux crânes plus récemment. Il a été choisi entre 263 candidats provenant de 74 pays. Il perpétue en effet merveilleusement l’esprit d’Astrid Lindgren, qui a toujours encouragé et célébré l’imagination, le courage et l’empathie.

La motivation du jury:
« À travers sa narration subtile et évocatrice en mots et en images, Jon Klassen ouvre de nouvelles perspectives sur notre place dans l'univers. Que se passe-t-il lorsqu'un rocher tombe du ciel, lorsque les chapeaux disparaissent ou qu'un crâne commence à vivre sa propre vie? Avec précision, émotion et esprit inventif, les défis de l'incertitude et de l'espoir de la vie sont dépeints dans une interaction de couleur et de forme. Les contes brillants de Jon Klassen se démarquent par leur élégance sans effort et leur profondeur ambiguë, où le lecteur devient un co-créateur. »
 Jon Klassen est né en 1981 à Winnipeg, au Canada. Son premier album, « I Want My Hat Back » (2011), révèle déjà son talent, l’excellence de son rapport texte-images et sa complicité avec l’enfant lecteur.  Il inaugure une trilogie qui s’est poursuivie avec « This Is Not My Hat » (2012) et « We Found a Hat » (2016). Ces trois titres ont été publiés en français chez Milan: « Je veux mon chapeau », « Ce nest pas mon chapeau » et « On a trouvé un chapeau » (2020, 2021 et 2024).


Depuis l’album « The rock from the Sky » (« Le rocher tombé du ciel ») en 2022, il est traduit en français chez Pastel, imprint belge de l’école des loisirs. Trois cartonnés pour les plus jeunes y ont suivi en 2025, le trio « Your Forest », « Your Farm » et « Your Island », devenus « Ta forêt », « Ta ferme », « Ton île ». Juste avant, en 2024, on y avait eu le très drôle et intriguant « Le crâne ».


Jon Klassen est aussi l'illustrateur de la série « Pax » de Sara Pennypacker, en français chez Gallimard Jeunesse. Et il a publié toute une série de livres pour enfants renommés avec Mac Barnett, y compris une trilogie sur les formes géométriques.

Jon Klassen a le talent de traiter les questions existentielles avec astuce et humour, bousculant gentiment ses lecteurs. Je reviendrai à ses livres plus en détail.

lundi 13 avril 2026

Foire de Bologne, jour 1, avec les prix Andersen

« Together we are better ».

Première heure du premier jour de la Foire du livre pour enfants de Bologne, tout le monde s’embrasse, tout le monde s’enlace, tout le monde se saute dans les bras. Les retrouvailles à la Bologna Children’s Bookfair sont un incontournable de la littérature de jeunesse. Même si les éditeurs du monde entier sont en contact par téléphone et par internet tout au long de l’année.

Annoncée à 10h30, la cérémonie d’ouverture commence à 10h56, sous la présidence chaleureuse d’Elena Pasoli, la directrice de l’événement annuel, qui en est à sa 63e édition et s’avère de plus en plus  internationale depuis la fin de la pandémie de Covid. Environ 1500 éditeurs de quasi cent pays, 20 expositions importantes, 500 événements en trois jours. Il faut des jambes et de la résistance pour parcourir les immenses halls, patrouillés discrètement par la Polizia et des agents de sécurité privée.

Chacun des intervenants a salué la pouvoir de l’imagination, surtout en ces moments de tensions internationales, a rappelé l’importance du respect des droits humains, de la solidarité, de la paix et de l’engagement. Le slogan de l’année est « Together we are better ». Certains ajoutent « Together we are stronger ».

À 11h48, la Foire de Bologne est officiellement déclarée ouverte. Rappelons que la Norvège en est le pays invité d’honneur.

L’après-midi a lieu la traditionnelle conférence de l’IBBY, rappelant les événements de l’année et ponctuée par l’annonce des lauréats des prix Hans Christian Andersen. Choisis depuis janvier, ils n’ont souffert d’aucune fuite. On connaissait les finalistes et le composition du jury, uniquement féminin pour cette édition (lire ici), voici les lauréats.

En catégorie auteur, c’est le Britannique Michael Rosen qui a été choisi. Peu traduit en français alors qu’il a deux cents livres à son actif (lire ici). L’écrivain était annoncé en Italie, comme invité de la Foire, mais il n’y est pas arrivé, arrêté à son départ d’un aéroport britannique et refoulé car son passeport n’avait plus une validité de six mois. Encore un coup du Brexit! En catégorie illustrateur, c’est l’artiste chinoise Cai Gao qui est lauréate. On ne connaît hélas pas en français son travail où elle intègre l’illustration chinoise classique dans une version contemporaine. Bravo à eux! Et des détails au retour de la foire.






vendredi 23 janvier 2026

Les 75 artistes de l'Exposition des illustrateurs de la Foire de Bologne 2026


Cela crépitait sur les réseaux sociaux ces derniers jours. Six artistes belges de la littérature de jeunesse et leurs maisons d'édition se réjouissaient de leur sélection en finale de la prochaine Exposition des illustrateurs de la Foire du livre pour enfants de Bologne (13-16 avril). On comprend leur joie. Créée en 1967, la manifestation a un poids très important dans le milieu. Hélas, le jury 2026 n'a ensuite retenu aucun Belge dans ses 75 lauréats qui viennent d'être révélés et bénéficieront d'une exposition à Bologne d'abord, ailleurs ensuite. Par contre, l'Asie s'y taille la part du lion: neuf artistes de Corée du Sud, sept du Japon, six de Taiwan, cinq de Chine et un de Hong Kong. Soit 37 % du total. On trouve aussi six primés venus d'Italie, quatre du Brésil et quatre de France.

Reprenons. Le jury avait choisi 317 finalistes dont six Belges sur les 4.158 illustrateurs qui avaient soumis un total de 20.790 œuvres provenant de 94 pays et régions pour l'édition 2026. Leurs travaux peuvent se voir ici. Le jury a ensuite désigné 75 lauréats (voir ici, continent par continent), issus de 31 pays et régions du monde.
 
Les Belges finalistes étaient
 
Mathias Baijot (lire ici)

 
 
le duo Jacques et Lise, déjà finaliste de l'exposition en 2023 (lire ici)
 
 
 
Nina Neuray (lire ici), déjà finaliste de l'exposition en 2023 (lire ici
 

 
Tihon Orsolya

 
 
Marina Philippart (lire ici


 
Astrid Verplancke

 

 
Les 75 lauréats

Abdollahi Mitra - Iran 
Arce Fernando - Pérou 
Babilaite Ieva - Lituanie 
Banci Elena - Italie 
Brönner Nele - Allemagne 
Castano Samuel - Colombie 
Cavalcante Felipe - Brésil 
Chen Yi Chin - Taiwan
Choi Sunnu (Rebecca) - Canada 
Collette Charline - France 
Mélisse de Crowton - États-Unis 
Cuny Cécile - France 
Drobova Yuliya - Ouzbékistan 
Elizagaray Estrada María - Argentine 
Fink Svea - Allemagne 
Fonseca Armando - Mexique 
Gledhill Carly - Royaume-Uni 
Gomes Catarina - Portugal 
Gubellini Matteo - Italie 
Gurrutxaga Otamendi Maite - Espagne 
Maruoka Hisano - Japon 
Hofer Roberto - Chili 
Hong Sohee - Corée du Sud 
Hsu Chia-yu - Taiwan 
Huang Yi - Taiwan
Iwata Machiko - Japon 
Jheng Yuan-cin - Taiwan
Ji Mi Ran - Corée du Sud 
Kim Hyojin - Corée du Sud 
Ko Minjoo - Corée du Sud 
Kuan Meng-hsuan - Taiwan 
Kuchmezova Aziza - Chypre 
Lam Kin Choi - Hong Kong - Chine 
Lee Seonjoo - Corée du Sud 
Lee Youngchae - Corée du Sud 
Lopez Anabella - Argentine 
Lučanská Lucie - République Tchèque 
Mahmoudi Moghadam Maryam - Iran 
Majewski Marc - France (comme l'an dernier)
Máray Mariann - Hongrie 
Marty Eveliina - Suisse 
Montero Vicén Marina - Espagne 
Moreira Henrique - Brésil (lauréat du prix Fundación SM 2024, lire ici)
Neacsu Veronica - Roumanie 
Neri Camilla - Italie 
Olivadoti Luigi - Liechtenstein 
Onodera Miho - Japon 
Paris Ophélie - France 
Park Sona - Corée du Sud 
Penaud Lucie - France
Piaggio Alice - Italie 
Rizak Mariia - Ukraine 
Rocha Vitor - Brésil 
Enric Rodriguez - Espagne 
Romano Margaux - Italie 
Runde Aleksandra - Lettonie 
Saunders Lauren - Australie 
Shimada Mai - Japon 
Shin Ami - Corée du Sud 
Shiotani Shinri - Japon 
Shurpakova Marta - Biélorussie 
Umeda Yoshino - Japon
Terasawa Chieko - Japon 
Tuzi Gui - Chine 
Valdivia Paloma - Chili 
Viegas Oliveira Inês - Portugal 
Völker Sven - Allemagne
Ximenes Bruna - Brésil 
Sio Maan Yang - Macao 
Yang Hyoju - Corée du Sud 
Yang Tingfang - Taiwan
Zhang Siqi - Chine 
Zhang Yilun - Chine 
Zhou Yuxuan - Chine 
Zocca Bruno - Italie

Jury 2026 
  • l'auteur-illustrateur coréen Sunkyung Cho
  • l'auteure-illustratrice et éditrice finlandaise Jenni Erkintalo
  • l'éditrice lettonne Alīse Nīgale
  • l'illustratrice slovaque Daniela Olejníková
  • l'artiste italien résidant à New York Riccardo Vecchio

mardi 8 avril 2025

Choses vues à la Foire de Bologne 2025 (1/3)

L'identité visuelle de l'édition 2025, signée Bruno de Almeida. (c) BCBF.

A quinze scans près, la Foire du livre pour enfants de Bologne aurait comptabilisé 33.333 visiteurs lors de son édition 2025. Ce sont en effet 33.318 personnes qui ont été dénombrées entre le 31 mars et le 3 avril, en hausse de 5 % par rapport à 2024 (lire ici). Quatre journées intenses que cette 62e édition de la Bologna Children's Book Fair (BCBF) qui avait choisi l'Estonie comme pays invité d'honneur. Quatre journées méritées après avoir triomphé de l'horrible bus Tper BO28 toujours trop rare et trop rempli en ces périodes d'affluence - une plainte partagée et annuelle. Quatre journées qui auront mené au printemps après une météo hivernale les premiers jours.
 
Des débuts peu printaniers.

Estonie, invitée d'honneur 2025.

Chiffres 2025
  • 33.318 visiteurs professionnels
  • 1.577 exposants en provenance de 95 pays et régions du monde, avec de nouvelles participations: Albanie, Azerbaïdjan, Équateur, Géorgie, Guatemala, Islande, Madagascar, Malte, Macédoine du Nord, Pérou, Arabie Saoudite, Sri Lanka, Thaïlande.
  • 500 événements organisés par la BCBF et ses exposants
  • plus de 100 événements "off" organisés à la foire et dans la ville de Bologne.
 
Quatre journées à arpenter les allées, à soupeser - pour la quarantième année - l'état de la littérature de jeunesse en tant que marché mondial. A constater l'augmentation du nombre d'agences de droits littéraires et la très forte présence d'imprimeurs venus principalement d'Asie - pourquoi ne pas regrouper ces derniers dans un hall dédié? A tenter de circuler entre les maisons d'édition italiennes où, depuis que cette foire professionnelle est ouverte au public, se pressent à certaines heures les amateurs de dédicaces, ces appréciées "firmacopie" qui créent de longue files d'attente. Parfois plus longues que celles des étudiants en écoles d'art qui veulent présenter leur travail.
 
Les illustrateurs de demain.

Auteurs prêts à dédicacer.

 
Quatre journées à découvrir des initiatives intéressantes comme la toute nouvelle collection IBBY-UNESCO de "livres remarquables pour jeunes lecteurs en langues autochtones et menacées" qui lance un appel mondial à découvrir et partager des livres écrits pour jeunes lecteurs en langues autochtones et menacées. Éditeurs et institutions œuvrant à la promotion du livre et de la lecture pour enfants sont invités à soumettre à son jury, jusqu'au 15 décembre 2025, des titres pour jeunes lecteurs publiés au cours des trois dernières années dans des langues autochtones et menacées (ibby-unesco.collection@ibby.org). Infos complémentaires ici.
 
Wall of illustrators. (c) BCBF.
Quatre journées à parcourir les très nombreuses expositions de grande qualité (détails ultérieurement), les allées de stands qui révèlent que le pire du mass-market côtoie toujours le meilleur de la création, à s'attarder sur certains stands étrangers où on aime tout, les créations et les traductions, Orecchio Acerbo pour n'en citer qu'un, à s'étonner du décor tellement artificiel de certains stands alors que la foire est professionnelle. A assister à une rencontre ici, à une présentation là (quasi toutes en anglais depuis plusieurs années). A s'étonner du nombre de candidats à l'illustration jeunesse et à se demander qui s'y retrouve dans le "Wall of illustrators" où des milliers d'artistes ont punaisé leur coordonnées. Mais à se réjouir que l'album pour enfants poursuive son chemin en offrant le trésor qu'il est à ses lecteurs.


Andersen Press, là où est né Elmer, l'éléphant bariolé.
 
Grimm Press, un des premiers éditeurs coréens à être venu à Bologne.

La très créative américaine Creative Company.

L'Allemand Neugebauer cherche de nouveaux talents.
 
On travaille dur chez Penguin.

The Old Lion vient d'Ukraine.

Pandas en origami au stand de Hong Kong.

La Corée, toujours très présente.
 
Sam et Julia en vrai.

Stand collectifs de petits éditeurs, liste ici.

La Bulgarie en force.
 
Le stand Orecchio Acerbo.
 

Ambiance mer à L'ippocampo.

 Le fameux Pettson de Sven Nordqvist.

Wonder House.
 
Mo Willems, en affiche et en vrai.
Aller à la Foire de Bologne, c'est croiser par hasard Marie-Aude Murail et Constance Robert, Ole Könnecke et Nikolaus Heidelbach, Steven Guernaccia, Joëlle Jolivet, Mo Willems (le "pigeon"), Sydney Smith ou Hannah Arnesen.
 
C'est aussi arriver à louper Beatrice Alemagna, Paul Cox, Florian Pigé, Frédérique Bertrand, mais à retrouver leurs livres et ceux d'autres sur les tables ou en affiches. 





Hannah Arnesen.

Eva Lindström, traduite chez Cambourakis.

Goele Dewanckel.
 
C'est encore tomber sur un Poetry Corner bien animé, apprécier la taille agrandie du stand dPictus dont les cimaises se sont décorées de jour en jour au fur et à mesure que passaient des illustrateurs. Se réjouir que l'on se souvienne de Leo Lionni et de Katsumi Kogamata. Découvrir la bibliothèque Gianni Rodari. Et réaliser que nos belges Schtroumpfs ont définitivement perdu leur identité francophone.
 
The Poetry Corner.
Chez dPictus.
Chez dPictus.
Chez dPictus.

Que sont devenus les Schtroumpfs? Les Smurfs!

 


A suivre...