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samedi 31 décembre 2016

Vœux illustrés de bonne année 2017

Que nous ont concocté nos auteurs-illustrateurs jeunesse en vœux pour 2017? Plein de belles choses, glanées sur Facebook.
En fin de note, une dernière rasade avec les derniers arrivés.

(c) Snoopy.

(c) Peter Sis.

(c) Martine Delerm.

(c) Louis Joos.

Nerfs optiques. (c) Benjamin Chaud.

Projet de carte 1. (c) Benjamin Chaud.
Projet de carte 2. (c) B. Chaud.



















(c) Marilena Pasini.

Ennui dans le train. (c) Roland Garrigue.


(c) Sandra Poirot Cherif.

(c) Olivier Deprez.


(c) Gilles Bachelet.


"Belle et..." (c) Benjamin Chaud.

(c) Antonin Louchard.

(c) Emmanuelle Zicot.

(c) Oliver Jeffers.

(c) Oz Cirik.

(c) Pauline Kalioujny.

(c) Pierre Cornuel.


(c) Nathalie Lété.

(c) Gilles Bonotaux.

(c) Joanna Concejo.

(c) Tom Tirabosco.

(c) Anthony Browne.

(c) Els Wilk.

(c) Philippe de Kemmeter.

(c) Charles Dutertre.

(c) Clothilde Delacroix.

(c) Dorothée de Monfreid.

(c) Etienne Delessert.

(c) Jean-Luc Englebert.

(c) Sébastien Touache.

(c) Nathalie Sacré.


(c) Anaïs Vaugelade.

(c) Emilie Vast.

(c) Françoize Boucher.

(c) Gerda Dendooven.

(c) Mickaël El Fathi.

(c) François Place.
Soutien à la Petite Bibliothèque ronde de Clamart. (c) Claude Ponti.


mercredi 2 juillet 2014

LA dore le rififi chez les crayons de Duncan

La quatrième de couverture, explicite. (c) Kaléidoscope.

Qui aurait cru qu'il puisse y avoir du rififi dans une boîte de crayons de couleurs?
C'est pourtant ce qui arrive à Duncan, héros de l'album trop rigolo  "Rébellion chez les crayons" de Drew Daywalt, illustré par Oliver Jeffers (traduit de l'anglais par Elisabeth Duval, Kaléidoscope, 40 pages).
Il s'agit ici en réalité de crayons de cire et non de crayons à bois.

Un jour qu'il veut prendre ses crayons, Duncan trouve sur leur boîte un paquet de lettres à lui adressées! Bigre. Qui pourrait bien lui avoir écrit? Réponse dans l'ensemble des doubles pages suivantes.

Ce sont les crayons, tout simplement, qui, chacun au nom de sa couleur, va se plaindre de son traitement par leur utilisateur commun.
Le rouge est surmené entre les camions de pompiers, les pommes, les fraises, les Père Noël et les cœurs de Saint-Valentin.
Le violet méticuleux ne supporte pas les coloriages qui dépassent les lignes.
Le beige et le blanc souffrent de méconnaissance.
Le gris se dit épuisé entre les baleines à bosse et les éléphants, tous tellement grands.
Le noir râle aussi.
Et ainsi de suite jusqu'à la fin de cet album enlevé, diantrement rigolo dans ses observations des centres d'intérêt de l'enfance.

La lettre du Crayon vert. (c) Kaléidoscope.

Tant les illustrations d'Oliver Jeffers que le texte de Drew Daywalt sont épatants tout simplement! Ils n'ont pas tort, ces crayons de cire, mais les écoute-t-on parfois?

Que va faire Duncan devant ce rififi, lui qui ne demande que le bonheur de ses crayons? Il nous dévoile son idée en finale de cet excellent album pour rire, à partager sans modération.


Et excellent anniversaire aux Editions Kaléidoscope qui fêtent leurs 25 ans cette année avec 400 albums au compteur!

vendredi 31 août 2012

LM beaucoup sourire, rire et rêver

Et l'album "Coincé", d'Oliver Jeffers (traduit de l'anglais par Elisabeth Duval, Kaléidoscope) pourrait bien être un des plus rigolos de l'année.
Non seulement, on s'y amuse, mais en plus on y poétise et on y exerce solidement son imagination.
On pourrait dire que c'est l'histoire d'un cerf-volant coincé dans un arbre. Sauf que le petit garçon propriétaire du jouet veut absolument le récupérer. Une persévérance qui va tourner au plus joyeux des délires.



Qui n'a jamais entendu un parent dire: il ne faut PAS s’exercer au cerf-volant sous un arbre de crainte de voir le jouet se prendre dans les branches.
C’est pourtant exactement la mésaventure qui survient à Floyd, le héros de l’album.
Que fait le petit garçon? Il commence par tirer sur la ficelle. Impossible de décrocher le cerf-volant.


Que fait-il alors ? Assez naturellement, il lance sa chaussure gauche, sa préférée, pour le décoincer.


Mais de là-haut, elle le nargue...


Il envoie alors son autre chaussure, histoire de "récupérer sa chaussure préférée". Dingue! Elle reste également accrochée...

 

Mais Floyd n’a pas dit son dernier mot.
Mitch le chat passe-t-il par là? Il se retrouve aussi en haut de l’arbre.
Reste la solution de l’échelle, qui devrait "régler le problème une fois pour toutes".
Mouais. Floyd la jette en l’air et interroge le lecteur, tracassé : "Je suis sûr que vous devinez ce qui arriva." Eh oui !
Le petit est bien embêté car il faudrait qu’il rende l’échelle avant que le voisin s’aperçoive de l’emprunt. Il ne peut plus abandonner.

L'auteur-illustrateur, Oliver Jeffers, va nous régaler. Né en Australie, il a grandi en Irlande et se partage aujourd’hui entre ses ateliers de Belfast et New York. "Coincé" est un trésor d’imagination et de drôlerie. Difficile de ne pas éclater de rire en tournant les pages.

Car le persévérant Floyd va balancer une quantité incroyable de choses ou d’êtres vivants dans l’arbre, toujours dans l’idée, rappelons-le, de récupérer son cerf-volant. Pot de peinture, canard, chaise, bicyclette, évier de cuisine, porte d’entrée, voiture des parents. Même le laitier qui demande aux autres : "Etes-vous arrivé là par le même moyen ?"

Pas une fois, on ne devine ce que le héros costaud va expédier dans l’arbre qui se garnit mieux qu’un sapin de Noël. Il semble n’y avoir aucune limite à la fantaisie délirante du petit garçon. Et c’est bien pour cela que l’album fonctionne aussi bien.


On s’y amuse à toutes les images, simplissimes et expressives. On ne peut jamais prévoir ce qui se déroulera en page suivante. Même les pompiers se retrouvent entre les branches!

Floyd a alors une nouvelle idée: chercher une scie. Il en ramène une, la positionne "le mieux possible", la lance…
Son cerf-volant se décoince.
Floyd est totalement ravi et passe toute sa journée à redécouvrir le plaisir qu’il a à y jouer. Ce n’est que le soir, quand il se couche épuisé, juste avant de s’endormir, que "la certitude d’avoir oublié quelque chose se mit à le tarabuster". Réponse dans l'images.

Ce formidable album entièrement raconté au passé rappelle que si le rire est le propre de l’homme, il est aussi celui de l’enfance. Pour peu qu’on l’encourage.