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mercredi 5 novembre 2025

Le prix Médicis à Emmanuel Carrère

Emmanuel Carrère. (c) Hélène Bamberger/P.O.L.

On pouvait s'en douter après son échec au prix Goncourt hier (lire ici). Emmanuel Carrère a reçu ce mercredi 5 novembre le prix Médicis pour "Kolkhoze" (P.O.L., 560 pages, 538 grammes), l'autre poids lourd de la rentrée littéraire. Un prix de consolation? Il été choisi au premier tour de scrutin, par cinq voix contre deux à Laura Vazquez ("Les Forces", éditions du Sous-Sol), déjà lauréate du prix Décembre (lire ici) et une pour Kevin Orr ("Laure", Seuil). Les autres finalistes étaient Laurent Mauvignier ("La Maison vide", Minuit), Goncourt 2025 (lire ici), Marie Richeux ("Officier radio", Sabine Wespieser), Anne Serre ("Vertu et Rosalinde", Mercure de France) et Julia Sintzen ("Sporen" Corti).

Avec "Kolkhoze", Emmanuel Carrère signe un livre hommage à sa mère Hélène Carrère d'Encausse, décédée le 5 août 2023 et brasse l'Histoire sur quatre générations.
 
Présentation de l'éditeur: "Au lendemain de la Deuxième guerre mondiale, un jeune bourgeois bordelais rencontre une jeune fille pauvre, apatride, fille d'une aristocrate germano-russe ruinée et d'un Géorgien bipolaire, disparu et certainement fusillé à la Libération. Il devine, en l'épousant, qu'il s'engage dans tout autre chose que l'union paisible avec la jeune bourgeoise bordelaise à laquelle il était promis. Mais il n'imagine pas à quel point, ni quel destin romanesque et quelle somme d'épreuves l'attendent au cours des soixante-et-onze ans de son mariage avec Hélène Zourabichvili, qui deviendra sous son nom à lui, Carrère d'Encausse, spécialiste internationalement reconnue de la Russie (mais aussi de l'épizootie du mouton en Ouzbékistan), familière du Kremlin et de ses maîtres successifs, secrétaire perpétuelle de l'Académie française, ni qu'avant de mourir lui-même - "147 jours après elle et, à mon avis, de chagrin", écrit Emmanuel Carrère - il assistera, dans la cour des Invalides, à ses funérailles nationales.

"Kolkhoze" est le roman vrai d'une famille sur quatre générations, qui couvre plus d'un siècle d'histoire, russe et française, jusqu'à la guerre en Ukraine. Emmanuel Carrère s'en empare personnellement, avec un art consommé de la narration qui parvient à faire de leur histoire notre histoire. Tout en plongeant dans les archives de son père, passionné par la généalogie familiale. On traverse la révolution bolchévique, l'exil en Europe des Russes blancs, deux guerres mondiales, l'effondrement du bloc soviétique, la Russie impériale de Poutine et ses guerres, tout en pénétrant dans une saga familiale à la fois follement romanesque, tragique, aux destins prestigieux ou plus modestes, parfois sombres et tourmentés. Ce grand récit familial et historique, qui mêle souvenirs poignants, rebondissements, secrets de famille, anecdotes inattendues et géopolitique, est aussi un texte intime sur la vie et la mort des siens, et sur l'amour filial. Jusqu'à cet aveu: "Vient un moment, toujours, où on ne sait plus qui on a devant soi – et je ne le sais pas moi-même. Ou plutôt si, je le sais, je le sais très bien: je suis le visage de ma mère qui se détourne sans appel, je suis la détresse sans fond de mon père.""
 
C'est la Britannique Nina Allan qui reçoit le prix Médicis étranger pour "Les Bons Voisins" (traduit de l'anglais (UK) par Bernard Sigaud, Tristram). Un roman noir d'investigation où l'on suit l'enquête menée par Shirley pour éclairer, dans l'île de Bute, l'assassinat, vingt ans auparavant de son amie Susan Craigie et de sa famille.
 
 
Un prix spécial du jury  a été attribué au Hongrois Péter Nádas pour "Ce qui luit dans les ténèbres, Souvenirs de la vie d’un narrateur" (traduit du hongrois par Sophie Aude, Noir sur Blanc, 1178 pages, 1.245 grammes). Un livre autobiographique.


Quant au prix Médicis essai, il va à Fabrice Gabriel pour "Au cinéma Central" (Mercure de France, 160 pages). 
Présentation par l'auteur: "Le centre du monde s'appelle le Central: c'est à cette place que je m'installe, une place en corbeille, au deuxième rang derrière la petite rambarde de fer forgé marquant la frontière avec le parquet, dans cette salle aujourd'hui disparue. J'y ai vécu, et continue peut-être d'y vivre, l'imagination n'en étant pas morte, les moments les plus heureux de mon enfance, de mon adolescence aussi."



Jury: Marianne Alphant, Michel Braudeau, Marie Darrieusecq, Dominique Fernandez, Anne Garreta, Patrick Grainville, Andreï Makine, Pascale Roze et Alain Veinstein.

mercredi 6 novembre 2024

Le prix Médicis à Julia Deck

Premier prix littéraire de l'automne attribué à une femme, le prix Médicis a été remis décerné ce mercredi 6 novembre à Julia Deck, 50 ans, pour le roman autobiographique que, fille unique, elle a consacré à sa mère, "Ann d'Angleterre" (Seuil, 256 pages). Elle l'a emporté au troisième tour par cinq voix contre quatre à Thomas Clerc ("Paris, musée du XXIe siècle", Minuit).
 
Présentation de l'éditeur.
En avril 2022, la mère de Julia Deck est victime d’un accident cérébral. Selon les médecins, ses chances de survie sont infimes. Mais la patiente déjoue les diagnostics. Commence alors un long cheminement, dans l'espoir d'une convalescence, à travers le dédale des établissements de soins. En parallèle, Julia Deck raconte, sur un rythme vif et non dénué d’humour british, la vie de cette femme issue d'une famille ouvrière anglaise, passionnée de littérature, qui s'est élevée socialement, est venue habiter en France, tout en continuant d'entretenir un rapport complexe avec sa famille d'Angleterre. Car au milieu de son histoire, Julia décèle une étrangeté, peut-être un secret – un point aveugle dans le récit de sa filiation. Mais à cette interrogation, seule sa mère, précisément, pourrait répondre. Ce texte splendide, qui questionne les liens entre l’écriture et la vie, est aussi un geste d’amour bouleversant d'une fille envers sa mère.
 
 Pour lire en ligne le début d'"Ann d'Angleterre", c'est ici.
 
 
Le prix Médicis du roman étranger est allé au Guatémaltèque Eduardo Halfon, pour "Tarentule" (traduit de l'espagnol (Guatemala) par David Fauquemberg, Quai Voltaire, 208 pages), au huitième tour par quatre voix contre deux à l'Autrichien Josef Winkler ("Le champ", traduit de l'allemand (Autriche) par Bernard Banoun, Verdier).
 
Présentation de l'éditeur.
 En 1984, deux jeunes frères exilés aux États-Unis retournent au Guatemala, au cœur de la forêt de l'Altiplano, participer à un camp de survie pour enfants juifs où les envoient leurs parents afin qu'ils n’oublient pas leurs racines. Mais un matin, les enfants, réveillés par des cris, découvrent que le camp s'est transformé en une chose bien plus sombre.
Les raisons et les ramifications de cet épisode de l'enfance du narrateur ne commenceront à s'éclaircir que des années plus tard au fil de rencontres fortuites – à Paris avec une lectrice de Salinger devenue avocate, ou à Berlin avec un ancien instructeur en chef du camp, aux yeux d'un bleu changeant, qui se promenait avec un serpent dans la poche et une énorme tarentule sur le bras.
Entrelaçant passé et présent, réalité et fiction, Eduardo Halfon tisse un récit foisonnant de symboles pour toucher du doigt les fondements de son identité: le cadre strict et rigoureux de la religion juive et le giron enveloppant et maternel du Guatemala.


Le prix Médicis de l'essai a été attribué au premier tour par six voix à l'Allemand Reiner Stach pour le troisième tome de sa biographie de Franz Kafka, "Les années de jeunesse" (traduit de l'allemand par Régis Quatresous, Editions du Cherche Midi, 800 pages).
 
Présentation de l'éditeur.
Le dernier tome de la monumentale biographie de Reiner Stach: les années de jeunesse et de formation, ou comment Franz devient Kafka.
Conclusion de la vaste enquête biographique de Reiner Stach, ce troisième tome est consacré aux années 1883 à 1911, de la naissance de Kafka à la veille de sa grande percée créatrice. Années d'enfance et de silence, années de balbutiements, de premières tentatives littéraires et de lente maturation.
 
Autant qu'un récit de formation, ce volume est le portrait d'une ville et d'une époque. La ville: Prague, avec son conflit historique de plus en plus brûlant entre Allemands et Tchèques, qui place les Juifs entre le marteau et l’enclume. L'époque: le tournant du XXe siècle, où la montée des conflits sociaux, des idéologies et de l'antisémitisme, les bouleversements intellectuels, scientifiques et technologiques font peu à peu tomber les structures sociales anciennes.
 
C'est au milieu de ces ruptures que naît et grandit Franz Kafka, enfant isolé pris entre le conflit avec son père et la pression de l'autorité scolaire. Il trouve bientôt dans l'écriture une échappatoire qui, à terme, le ramènera au monde et lui permettra de dénuder la vérité de son époque et de la nôtre. De son premier projet de roman à l'ouverture décisive de son journal, on voit ici, au fil d'une narration virtuose, Franz devenir Kafka.
 
 
Jury:  Anne F. Garréta (présidente), Marianne Alphant, Michel Braudeau, Marie Darrieussecq, Patrick Grainville, Dominique Fernandez, Andreï Makine, Pascale Roze et Alain Veinstein.

mardi 22 octobre 2024

Dernier galop pour les grands prix d'automne

(c) Image de Freepik.

 
EDIT 07/11: la troisième et dernière sélection du prix Interallié (voir plus bas).
 
EDIT 24/10: la troisième et dernière sélection du prix Renaudot (voir plus bas).

EDIT 23/10: le prix Rossel a publié ses finalistes.
 
  • "Mythologie du.12", de Célestin de Meeûs (Éditions du Sous-sol)
  • "Guerre et pluie", de Velibor Colic (Gallimard)
  • "Eureka dans la nuit", d'Anne-Sophie Kalbfleisch (Rouergue)
  • "Pipeline", de Rachel M. Cholz (Seuil)
  • "La voix des saules", de Nathalie Skowronek (Grasset)
 
Où en sommes-nous dans les grands prix littéraires de l'automne 2024? Dans la dernière ligne droite, l'Académie française ouvrant le bal ce jeudi 24 octobre avec son Grand Prix du roman. Les autres jurys ne se feront guère attendre, dégainant chacun à leur tour dans la semaine du 4 novembre, précédés de peu par le prix Décembre.
 
Où en sommes-nous?
Voici, par date d'apparition, les sélections finales ainsi que les sélections intermédiaires des prix les plus importants.

jeudi 24 octobre
Grand prix du Roman de l'Académie française
(finalistes)
  • "Le Rêve du jaguar", de Miguel Bonnefoy (Rivages)
  • "Les Derniers sur la liste", de Grégory Cingal (Grasset)
  • "Cabane", d'Abel Quentin (L'Observatoire)

mardi 29 octobre
Prix Décembre
(finalistes)
  • "Les derniers jours du parti socialiste", d'Aurélien Bellanger (Seuil)
  • "Ann d'Angleterre", de Julia Deck (Seuil)
  • "Le bastion des larmes", d'Abdellah Taïa (Julliard)

lundi 4 novembre
Prix Goncourt (finalistes)
  • "Madelaine avant l'aube", de Sandrine Collette (JC Lattès)
  • "Houris", de Kamel Daoud (Gallimard)
  • "Jacaranda", de Gaël Faye (Grasset)
  • "Archipels", d'Hélène Gaudy (L'Olivier)

lundi 4 novembre
Prix Renaudot (finalistes)
  • "Les sœurs et autres espèces du vivant", d'Elisabeth Barillé  (Arléa)
  • "La barque de Masao", d'Antoine Choplin (Buchet Chastel)
  • "Houris", de Kamel Daoud (Gallimard)
  • "Jacaranda", de Gaël Faye (Grasset)
  • "Les guerriers de l'hiver", d'Olivier Norek (Michel Lafon)
 
mardi 5 novembre
Prix Femina (finalistes)
  • "Hôtel Roma", de Pierre Adrian (Gallimard)
  • "Le mal joli", d'Emma Becker (Albin Michel)
  • "Un autre m'attend ailleurs", de Christophe Bigot (La Martinière)
  • "Le rêve du jaguar", de Miguel Bonnefoy (Rivages)
  • "La Barque de Masao", d'Antoine Choplin (Buchet Chastel)
  • "Berlin pour elles", de Benjamin de Laforcade (Gallimard)

Prix Femina étranger (finalistes)
  • "Question 7", de Richard Flanagan (Actes Sud, trad. Serge Chauvin)
  • "Maniac," de Benjamín Labatut (Grasset, trad. David Fauquemberg)
  • "Si peu", de Marco Lodoli (P.O.L, trad. Louise Boudonnat)
  • "Sur l'île", d'Elizabeth O'connor (JC Lattès, trad. Claire Desserrey)
  • "Long Island", de Colm Tóibín (Grasset, trad. Anna Gibson)
  • "Propre", d'Alia Trabucco Zerán (Robert Laffont, trad. Anne Plantagenet)
  • "Étreintes", d’Anne Michaels (Sous-Sol, trad. Dominique Fortier)

mercredi 6 novembre
Prix Médicis des romans francophones
(2e sélection)
  • "Le Rêve du jaguar", de Miguel Bonnefoy (Rivages)
  • "Paris, musée du XXIe siècle", de Thomas Clerc (Minuit)
  • "Ann d'Angleterre", de Julia Deck (Seuil)
  • "Aimez Gil", de Shane Haddad (P.O.L.)
  • "Aucun respect", d'Emmanuelle Lambert (Stock)
  • "Le bastion des larmes", d'Abdellah Taïa (Julliard)
  • "La fille verticale", de Félicia Viti (Gallimard)
  • "Plein ciel", de Cécile Wajsbrot (Le Bruit du temps)
  • "Ilaria", de Gabriella Zalapi (Zoé)

Prix Médicis des romans étrangers (2e sélection)
  • "Théodoros", de Mircea Cărtărescu (traduit du roumain par Laure Hinkel, Editions Noir sur blanc)
  • "Le désastre de la maison des notables", d'Amira Ghenim (traduit de l'arabe (Tunisie) par Souad Labbize, Philippe Rey)
  • "Tarentule", d'Eduardo Halfon (traduit de l'espagnol (Guatemala) par David Fauquemberg, Quai Voltaire)
  • "Maniac", de Benjamin Labatut (traduit de l'anglais (Chili) par David Fauquemberg, Grasset)
  • "Si peu", de Marco Lodoli (traduit de l'italien par Louise Boudonnat, P.O.L.)
  • "Propre", d'Alia Trabucco Zerán (traduit de l'espagnol (Chili) par Anne Plantagenet, Robert Laffont)
  • "La bibliothèque du beau et du mal", d'Undinė Radzevičiūtė (traduit du lituanien par Margarita Barakauskaité-Le Borgne,Viviane Hamy)
  • "Histoire d'une domestication", de Camila Sosa Villada (traduit de l'espagnol (Argentine) par Laura Alcoba, Métailié)
  • "Le champ", de Josef Winkler (traduit de l'allemand (Autriche) par Bernard Banoun, Verdier)

jeudi 7 novembre
Prix de Flore
(finalistes)
  • "Nuits", de Pierre Deram (Grasset)
  • "Jessica seule dans une chambre", de Joy Majdalani (Grasset)
  • "Marc", de Benjamin Stock (Rue Fromentin)
  • "Le retour de Saturne", de Daphné Tamage (Stock)
  • "Une trajectoire exemplaire", de Nagui Zinet (Joëlle Losfeld)

lundi 11 novembre
Prix Wepler

  • "Roman de Ronce et d’Épine", de Lucie Baratte (Éditions du Typhon)
  • "Constellucination", de Louise Bentkowski (Verdier)
  • "Pour Britney", de Louise Chennevière (P.O.L.)
  • "Paris musée du XXIe siècle. Le dix-huitième arrondissement", de Thomas Clerc (Éditions de Minuit)
  • "Ann d'Angleterre", de Julia Deck (Seuil)
  • "Amiante", de Sébastien Dulude (La Peuplade)
  • "Mélusine reloaded", de Laure Gauthier (Corti)
  • "Mémoires sauvées de l'eau", de Nina Leger (Gallimard)
  • "Mythologie du .12", de Célestin de Meeûs (Éditions du Sous-sol)
  • "Palais de verre", de Mariette Navarro (Quidam)
  • "La Petite Bonne", de Bérénice Pichat (Les Avrils)
  • "Après ça", de Eliot Ruffel (Éditions de l'Olivier)

mardi 12 novembre
Grand prix de littérature américaine
(finalistes)
  • "Martyr!", de Kaveh Akbar (traduit par Stéphane Roques, Scribes-Gallimard)
  • "Le paradis des fous", de Richard Ford (traduit par Josée Kamoun, L’Olivier)
  • "Bien-être", de Nathan Hill (traduit par Nathalie Bru, Gallimard)
  • "Absolution", d'Alice McDermott (traduit par Cécile Arnaud, La Table Ronde)

mercredi 13 novembre
Prix Interallié
(finalistes)
  • "Badjens", de Delphine Minoui (Seuil)
  • "Cœur", de Thibault de Montaigu (Albin Michel)
  • "Les Guerriers de l'Hiver", d'Olivier Norek (Michel Lafon)
  • "Cabane", d'Abel Quentin (L'Observatoire)
 
mercredi 13 novembre
Prix Rossel
(Belgique)
  • "Mythologie du.12", de Célestin de Meeûs (Éditions du Sous-sol)
  • "Guerre et pluie", de Velibor Colic (Gallimard)
  • "Eureka dans la nuit", d'Anne-Sophie Kalbfleisch (Rouergue)
  • "Pipeline", de Rachel M. Cholz (Seuil)
  • "La voix des saules", de Nathalie Skowronek (Grasset)

jeudi 14 novembre
Prix Jean Giono
(2e sélection)
  • "Le Rêve du jaguar", de Miguel Bonnefoy (Rivages)
  • "Dors ton sommeil de brute", de Carole Martinez (Gallimard)
  • "Cœur", de Thibault de Montaigu (Albin Michel)
  • "Les Guerriers de l'Hiver", d'Olivier Norek (Michel Lafon)
  • "La reine du labyrinthe", de Camille Pascal (Robert Laffont)
  • "La Méduse noire", de Yann Queffélec (Calmann-Lévy)
  • "Cabane", d'Abel Quentin (L'Observatoire)
  • "Ceux du lac", de Corinne Royer (Seuil)
troisième sélection le 7 novembre
 
 
 
 
Et, pour rigoler, mes pronostics basés sur les dernières listes de finalistes. Ou mes envies.
  • Grand prix du Roman de l'Académie française: "Le Rêve du jaguar", de Miguel Bonnefoy (Rivages) gagné 😀
  • Prix Décembre: "Le bastion des larmes", d'Abdellah Taïa (Julliard) gagné 😀
  • Prix Goncourt: "Madelaine avant l'aube", de Sandrine Collette (JC Lattès) raté
  • Prix Renaudot: "Houris", de Kamel Daoud (Gallimard) mauvais aiguillage 😀
  • Prix Femina: "Le mal joli", d'Emma Becker (Albin Michel) raté de peu
  • Prix Médicis: "Ann d'Angleterre", de Julia Deck (Seuil) gagné 😀
  • Prix de Flore: "Jessica seule dans une chambre", de Joy Majdalani (Grasset) 
  • Prix Rossel: "Mythologie du.12", de Célestin de Meeûs (Éditions du Sous-sol)

N'hésitez pas à me faire part des vôtres.
 
 
 
 
 






mardi 8 novembre 2022

Le prix Médicis à Emmanuelle Bayamack-Tam




Le prix Médicis 2022 a été attribué ce mardi 8 novembre, au restaurant La Méditerranée, à Emmanuelle Bayamack-Tam, 56 ans, pour "La Treizième Heure" (P.O.L.). Son treizième roman paru chez cet éditeur sous son nom, elle en a aussi publié trois sous le nom de Rebecca Lighieri. On y retrouve la jeune Farah, découverte dans "Arcadie" (P.O.L., 2018).

Présentation de l'éditeur.

Farah, adolescente, a toujours connu L'Église de la Treizième Heure pour la bonne raison que Lenny, son père, en est le fondateur. Elle vit en communauté dans cette Église millénariste un peu spéciale: féministe, queer, animaliste. On y récite Nerval ou Rimbaud. Lenny rassemble ses ouailles autour de messes poétiques et d'ateliers de déparasitage psychique. La Treizième Heure, c’est aussi l'heure de la révélation, du triomphe des pauvres, des dominés, des humiliés. Les membres de la communauté l'espèrent, angoissés devant les menaces qui pèsent sur la planète: épidémies, guerres, réchauffement climatique… Lenny élève seul sa fille Farah. Hind, son grand amour, l''ayant abandonné à la naissance du bébé.

Le roman se divise en trois parties, racontées par chacun des membres de cette famille à la fois déglinguée et très contemporaine. Farah, née intersexuée, est acquise à la cause délirante de son père, et devient plus critique en grandissant: son père lui a menti sur sa filiation. En menant l'enquête, elle comprend qu'elle n'avait pas une mère mais deux! Hind et Sophie. Comment est-ce possible? Lenny prend la parole ensuite. Il raconte deux coups de foudre successifs: la poésie d'abord, Hind ensuite. Mais on s’aperçoit que les deux ne font qu'une: Hind est une chimère, une illumination, une fée baudelairienne. Lenny fondera l'Église de la Treizième Heure après le départ de son amour. La troisième partie est donc celle de Hind. Femme trans d'origine algérienne, elle avoue l'histoire violente de son parcours pour gagner sa liberté sexuelle et individuelle. Elle a aimé Lenny et voulu un enfant de lui, mais quittera Lenny et Farah pour vivre une passion amoureuse vouée à l'échec.

Pour en lire en ligne le début, c'est ici.




Le prix Médicis roman étranger va à Andreï Kourkov pour "Les abeilles grises" (traduit du russe (Ukraine) par Paul Lequesne, Editions Liana Levi, 400 pages).

Présentation de l'éditeur.
Dans un petit village abandonné de la "zone grise", coincé entre armée ukrainienne et séparatistes prorusses, vivent deux laissés-pour-compte: Sergueïtch et Pachka. Désormais seuls habitants de ce no man's land, ces ennemis d'enfance sont obligés de coopérer pour ne pas sombrer, et cela malgré des points de vue divergents vis-à-vis du conflit. Aux conditions de vie rudimentaires s'ajoute la monotonie des journées d'hiver, animées, pour Sergueïtch, de rêves visionnaires et de souvenirs. Apiculteur dévoué, il croit au pouvoir bénéfique de ses abeilles qui autrefois attirait des clients venus de loin pour dormir sur ses ruches lors de séances d'"apithérapie". Le printemps venu, Sergueïtch décide de leur chercher un endroit plus calme. Ayant chargé ses six ruches sur la remorque de sa vieille Tchetviorka, le voilà qui part à l'aventure. Mais même au milieu des douces prairies fleuries de l'Ukraine de l'ouest et du silence des montagnes de Crimée, l'œil de Moscou reste grand ouvert…


Pour en lire en ligne le début, c'est ici.

Le prix Médicis de l'essai couronne Georges Didi-Uberman pour "Le Témoin jusqu'au bout" (Minuit).

Présentation de l'éditeur.
Être témoin: être sensible. En quel sens faut-il l'entendre?
Dans un procès, on ne demande au témoin que d'être précis, puisque ce sont des faits qu'il s'agit de rendre compte. Mais celui qui décide de témoigner contre vents et marées, sans que personne ne lui ait rien demandé, se tient dans une position différente: il porte aussi en lui l'exigence d'un partage de la sensibilité. Il considère implicitement que ses émotions constituent en elles-mêmes des faits d'histoire, voire des gestes politiques.

C'est ce que montre une lecture du "Journal" de Victor Klemperer tenu clandestinement entre 1933 et 1945 depuis la ville de Dresde où il aura subi, comme Juif, tout l'enchaînement de l'oppression nazie. Témoignage extraordinaire par sa précision, en particulier dans l'analyse qu'y mena Klemperer — qui était philologue — du fonctionnement totalitaire de la langue. Mais aussi par sa sensibilité. Par son ouverture littéraire à la complexité des affects, avec la position éthique — celle du partage — que cette sensibilité supposait.
Entre la langue totalitaire, qui ne se prive jamais d'en appeler aux émotions sans partage, et l'écriture de ce "Journal", ce sont donc deux positions que l'on voit ici s'affronter autour des faits d’affects. Combat politique lisible dans chaque repli, dans chaque inflexion de ce chef-d'œuvre d'écriture et de témoignage.

Pour en feuilleter en ligne le début, c'est ici.

Jury: Marianne Alphant, Michel Braudeau, Marie Darrieussecq, Dominique Fernandez, Anne Garreta, Patrick Grainville, Andreï Makine, Frédéric Mitterrand, Pascale Roze et Alain Veinstein.


 

mardi 26 octobre 2021

Le prix Médicis 2021 pour Christine Angot


Dernière sélection pour le prix Goncourt et attribution des prix Médicis
ce mardi 26 octobre.

Le prix Médicis 2021 est attribué à Christine Angot pour "Le voyage dans l'Est" (Flammarion).
Le traumatisme de l'inceste par le père creusé de plus en plus finement.

Pour lire le début en ligne, c'est ici.


Le prix Médicis étranger va à Jonas Hassen Khemiri pour "La clause paternelle" (traduit du suédois par Marianne Ségol-Samoy, Actes Sud). Le portrait intime d'une famille chaotique et parfaitement ordinaire, profondément blessée par la mort d'un enfant et la disparition d'un père.

Pour lire le début en ligne, c'est ici.


Le prix Médicis essai récompense Jakuta Alikavazovic pour "Comme un ciel en nous" (Stock, collection "Ma nuit au musée"). Un livre personnel qui scrute la relation d'une fille et son père au prétexte d'une nuit passée au Louvre.

Pour lire le début en ligne, c'est ici.





Jury: Marianne Alphant, Michel Braudeau, Marie Darrieussecq, Dominique Fernandez, Anne Garreta, Patrick Grainville, Andreï Makine Frédéric Mitterrand, Pascale Roze et Alain Veinstein.
 

De leur côté, les académiciens Goncourt ont enfin dévoilé leur troisième liste.

Les livres finalistes sont

  • "Le Voyage dans l'Est", de Christine Angot (Flammarion)
  • "Enfant de Salaud", de Sorj Chalandon (Grasset)
  • "Milwaukee Blues", de Louis-Philippe Dalembert (Sabine Wespieser)
  • "La plus secrète mémoire des hommes", de Mohamed Mbougar Sarr (Philippe Rey)

On remarque la disparition de Clara Dupont-Monod, qui a reçu hier le prix Femina (lire ici), le maintien de Christine Angot, tout nouveau prix Médicis, et, comme toujours, la présence en dernière sélection de Sorj Chalandon.
Verdict le 3 novembre à 12h45.


Attributions

Prix Envoyé par la poste (26 août)
  • Julie Ruocco pour son premier roman "Furies" (Actes Sud)

Prix du Roman Fnac (6 septembre)
  • Jean-Baptiste del Amo pour "Le fils de l'homme" (Gallimard)

Prix Blù Jean-Marc Roberts (15 septembre)
  • Mathieu Palain pour "Ne t'arrête pas de courir" (L'Iconoclaste).

Prix Senghor (17 septembre)
  • Annie Lulu pour son premier roman, "La mer Noire dans les grands lacs" (Julliard)

Prix François Billetdoux (24 septembre)
  • Robert Bober pour "Par instants, la vie n'est pas sûre" (P.O.L.)

Prix Nobel de littérature (7 octobre)
  • Abdulrazak Gurnah, écrivain tanzanien dont trois livres ont été traduits en français mais sont actuellement indisponibles

Prix de la Fondation Prince Pierre de Monaco (12 octobre)
  • Annie Ernaux, pour l'ensemble de son œuvre (Gallimard principalement)
  • Abigail Assor, bourse de la Découverte pour "Aussi riche que le roi" (Gallimard)

Prix du Premier roman (18 octobre)
  • Maud Ventura pour "Mon mari" (L'Iconoclaste) en littérature française 
  • Daniel Loedel pour "Hadès, Argentine" ((traduit de l'anglais par David Fauquemberg, La Croisée) en littérature étrangère 
  • Mention spéciale à Gisèle Berkman pour "Madame" (Arléa)

Prix de la langue française (20 octobre)
  • Pierre Bergounioux, "dont l'oeuvre contribue de façon importante à illustrer la qualité et la beauté de la langue française."

Prix Guez de Balzac (21 octobre)
  • Michel Deguy

Prix Femina (25 octobre)

Romans français
  • Clara Dupont-Monod pour "S'adapter" (Stock)
Romans étrangers
  • Ahmet Altan pour "Madame Hayat" (traduit du turc par Julien Lapeyre de Cabane, Actes Sud)
Essais
  • Annie Cohen-Solal pour "Un étranger nommé Picasso" (Fayard),

Sélections


Prix Médicis (26 octobre)

Romans francophones
  • "Le premier exil", de Santiago Amigorena (P.O.L.)
  • "Le Voyage dans l'Est", de Christine Angot (Flammarion)
  • "Journal sexuel d'un garçon d'aujourd'hui", d'Arthur Dreyfus (P.O.L)
  • "La France goy", de Christophe Donner (Grasset)
  • "Tu aimeras ce que tu as tué", de Kevin Lambert (Le Nouvel Attila)
  • "Plasmas", de Céline Minard (Rivages)
  • "Ce que c'est qu'une existence", de Christine Montalbetti (P.O.L.)
  • "Mon mari", de Maud Ventura (L'Iconoclaste)

Romans étrangers
  • "Madame Hayat", d'Ahmet Altan, traduit du turc par Julien Lapeyre de Cabanes (Actes Sud)
  • "Les aventures de China Iron", de Gabriela Cabezon Camara, traduit de l'espagnol (Argentine) par Guillaume Contré (L'Ogre)
  • "Les lanceurs de feu", de Jan Carson, traduit de l'anglais (Irlande du Nord) par Dominique Goy-Blanquet (Sabine Wespieser)
  • "Les occasions manquées", de Lucy Fricke, traduit de l'allemand par Isabelle Liber (Le Quartanier)
  • "Les enfants de la Volga", de Gouzel Iakhina, traduit du russe par Maud Mabillard (Noir sur Blanc)
  • "Les Prophètes", de Robert Jones, Jr., traduit de l'anglais (États-Unis) par David Fauquemberg (Grasset)
  • "La clause paternelle", de Jonas Hassen Khemiri, traduit du suédois par Marianne Ségol-Samoy (Actes Sud)
  • "Poussière dans le vent", de Leonardo Padura, traduit de l'espagnol (Cuba) par René Solis (Métailié)
  • "Memorial Drive", de Natasha Trethewey, traduit de l'anglais (États-Unis) par Céline Leroy (L'Olivier)

Essais
  • "Comme un ciel en nous", de Jakuta Alikavazovic (Stock)
  • "Saint Phalle", de Gwenaëlle Aubry (Stock)
  • "La Vie derrière soi", d'Antoine Compagnon (Equateurs)
  • "Théories de théories", de Charles Dantzig (Grasset)
  • "Tous ceux qui tombent. Visages du massacre de la Saint-Barthelémy", de Jérémie Foa (La Découverte)
  • "Dans leur nuit", de Perrine Lamy-Quique (Seuil)
  • "Dans la maison rêvée", de Carmen Maria Machado, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Hélène Cohen (Christian Bourgois)
  • "Ce qui est arrivé à Wounded Knee", de Laurent Olivier (Flammarion)
  • "Reconnaissances", de Catherine Safonoff (Zoé)
  • "Le tacite, l'humain", de Catherine Perret (Seuil)
  • "Warda s'en va, Carnets du Caire", de Pierrine Poget (La Baconnière)
  • "Lettre à mon père", de Leïla Sebbar (Bleu autour)

Prix Victor Rossel (27 octobre)
  • "Debout dans l'eau", de Zoé Derleyn (Rouergue)
  • "Le cercle", de Thomas Lavachery (Esperluète)
  • "Un corps tropical", de Philippe Marczewski (Inculte)
  • "L'été sans retour", de Giuseppe Santoliquido (Gallimard)
  • "Mahmoud ou la montée des eaux", d'Antoine Wauters (Verdier)

Grand prix du roman de l'Académie française (28 octobre)
  • "Mon maître et mon vainqueur", de François-Henri Désérable (Gallimard)
  • "Le Dernier Tribun", de Gilles Martin-Chauffier (Grasset)
  • "La Plus Secrète Mémoire des hommes", de Mohamed Mbougar Sarr (Philippe Rey)

Prix Décembre (29 octobre)
  • "Le poulailler métaphysique", de Xavier Galmiche (Le Pommier)
  • "Wonder Landes", d'Alexandre Labruffe, (Verticales, lire ici)
  • "La semaine perpétuelle", de Laura Vasquez  (Sous-sol)

Prix Goncourt (3 novembre)

2e sélection (3e le 26 octobre)
  • "Le Voyage dans l'Est", de Christine Angot (Flammarion)
  • "La carte postale", d'Anne Berest (Grasset)
  • "Enfant de Salaud", de Sorj Chalandon (Grasset)
  • "Milwaukee Blues", de Louis-Philippe Dalembert (Sabine Wespieser)
  • "L'Éternel fiancé", d'Agnès Desarthe (L'Olivier)
  • "S'adapter", de Clara Dupont-Monod (Stock)
  • "Le voyant d'Étampes", d'Abel Quentin (L'Observatoire)
  • "La plus secrète mémoire des hommes", de Mohamed Mbougar Sarr (Philippe Rey)
  •  "La fille qu'on appelle", de Tanguy Viel (Minuit)

Prix Renaudot (3 novembre)

Romans
  • "La Carte postale", d'Anne Berest (Grasset)
  • "Murnau des ténèbres", de Nicolas Chemla (Cherche-Midi)
  • "La Définition du bonheur", de Catherine Cusset (Gallimard)
  • "La France goy", de Christophe Donner (Grasset)
  • "Les Envolés", d'Étienne Kern (Gallimard)
  • "Premier sang", d'Amélie Nothomb (Albin Michel, lire ici)
  • "Feu", de Maria Pourchet (Fayard)
  • "Le Voyant d'Etampes", d'Abel Quentin (L'Observatoire)
  • "La Plus Secrète Mémoire des hommes", de Mohamed Mbougar Sarr (Philippe Rey)

Essais
  • "Comme un ciel en nous", de Jakuta Alikavazovic (Stock)
  • "Saint Phalle", de Gwenaëlle Aubry (Stock)
  • "La Honte est un sentiment révolutionnaire", de Frédéric Gros (Albin Michel)
  • "Dans ma rue y avait trois boutiques", d'Anthony Palou (Presses de la Cité)
  • "La Dame couchée", de Sandra Vanbremeersch (Seuil)

Prix de Flore (4 novembre)
  • "Grande couronne", de Salomé Kiner (Christian Bourgois)
  • "Wonder Landes", d'Alexandre Labruffe (Verticales, lire ici)
  • "Mobylette", de Frédéric Ploussard (Héloïse d'Ormesson)
  • "Feu", de Maria Pourchet (Fayard)
  • "Le voyant d'Etampes", d'Abel Quentin (L'Observatoire)
  • "Mon mari", de Maud Ventura (L'Iconoclaste)

Grand prix de littérature américaine (8 novembre)
  • "Les Prophètes", de Robert Jones Jr, traduit par David Fauquemberg (Grasset)
  • "Où vivaient les gens heureux", de Joyce Maynard, traduit par Florence Lévy-Paolini (Philippe Rey)
  • "Olive", d'Elizabeth Strout, traduit par Pierre Brévignon (Fayard)

Prix Wepler (8 novembre)

Contrairement à de nombreuses distinctions littéraires, le Prix Wepler-Fondation La Poste ne dévoilera pas de seconde liste des ouvrages en lice. Il a en effet été créé dans le but de soutenir une sélection de livres dans sa diversité, et de donner un élan, de la visibilité et un destin à tous les écrivains désignés par le jury 2021.

  • "Si maintenant j'oublie mon île", de Serge Airoldi (L'Antilope)
  • "Comme un ciel en nous", de Jakuta Alikavazovic (Stock)
  • "Le Roman de Jim", de Pierric Bailly (P.O.L)
  • "Petites Cendres ou la capture", de Marie-Claire Blais (Seuil)
  • "Mort aux girafes", de Pierre Demarty (Le Tripode)
  • "Rivage au rapport", de Quentin Leclerc (L'Ogre)
  • "Un corps tropical", de Philippe Marczewski (Inculte)
  • "Ultramarins", de Mariette Navarro (Quidam)
  • "Hors gel", d'Emmanuelle Salasc (P.O.L)
  • "La Plus Secrète Mémoire des hommes", de Mohamed Mbougar Sarr (Philippe Rey)
  • "La Semaine perpétuelle", de Laura Vazquez (Sous-Sol)
  • "Mahmoud ou la montée des eaux", d'Antoine Wauters (Verdier)

Prix Interallié (10 novembre)
  • "Feu", de Maria Pourchet (Fayard)
  • "Ne t'arrête pas de courir", de Mathieu Palain (L'Iconoclaste) 
  • "Châteaux de sable", de Louis-Henri de La Rochefoucauld (Robert Laffont)
  • "Soleil amer", de Lilia Hassaine (Gallimard) 
  • "On ne parle plus d'amour", de Stéphane Hoffmann (Albin Michel)
  • "S'adapter", de Clara Dupont-Monod (Stock)
  • "Là où la caravane passe", de Céline Laurens (Albin Michel) 
  • "Mon maître et mon vainqueur", de François-Henri Désérable (Gallimard) 
  • "Bellissima", de Simonetta Greggio (Stock)
  • "A un détail près", de François Cérésa (Ecriture)
  • "La fille qu'on appelle", de Tanguy Viel (Minuit)
  • "La France goy", de Christophe Donner (Grasset)

Prix Albert-Londres du Livre (15 novembre)
  • "Flic, un journaliste a infiltré la police", de Valentin Gendrot (Editions Goutte d'or)
  • "Les Serpents viendront pour toi", d'Emilienne Malfatto (Les Arènes Reporters)
  • "La Honte de l'Occident", d'Antoine Mariotti (Tallandier)
  • "Toxique", de Sébastien Philippe et Tomas Statius (Puf - Disclose)

Prix des 5 continents de la francophonie (16 décembre)
  • "Ceux qui sont restés là-bas", de Jeanne Truong (Gallimard)
  • "Dans le ventre du Congo", de Blaise Ndala (Mémoire d'encrier )
  • "Héritage", de Miguel Bonnefoy (Rivages)
  • "Le Jardin du Lagerkommandant", d'Anton Stoltz (Maurice Nadeau)
  • "Les Lumières d'Oujda", de Marc Alexandre Oho Bambe (Calmann-Lévy)
  • "Les Orphelins", de Bessora (JC Lattès)
  • "Le Palais des deux collines", de Karim Kattan (Elyzad 
  • "Pas même le bruit d'un fleuve", d'Hélène Dorion (Alto)
  • "Soleil à coudre", de Jean d'Amérique (Actes Sud)
  • "Les villages de Dieu", d'Emmelie Prophète (Mémoire d'encrier)

Prix Jean Giono (décembre)
  • "Le fils de l'homme", de Jean-Baptiste Del Amo  (Gallimard)
  • "Les bourgeois de Calais", de Michel Bernard (La Table Ronde)
  • "Milwaukee blues", de Louis-Philippe Dalembert (Sabine Wespieser)
  • "S'adapter", de Clara Dupont-Monod (Stock)
  • "Mohican", d'Éric Fottorino (Gallimard)
  • "Le voyant d'Etampes", d'Abel Quentin (L'Observatoire)
  • "Pleine terre", de Corinne Royer (Actes Sud)
  • "La Plus Secrète Mémoire des hommes", de Mohamed Mbougar Sarr (Philippe Rey)
  • "Sur les toits", de Frédéric Verger (Gallimard)

Et aussi

Prix Mémorable
  • "André-la-poisse", d'Andreï Siniavski (Typhon, lire ici)
  • "Ardinghera", de Régis Messac (La Grange Batelière)
  • "Confession d'un rebelle irlandais", de Brendan Behan, traduit de l'anglais par Mélusine de Haulleville (L'Échappée)
  • "Chant des plaines", de Wright Morris, traduit de l'anglais par Brice Matthieussent (Christian Bourgois)
  • "Hemlock", de Gabrielle Wittkop (Quidam)
  • "La vie seule", de Stella Benson, traduit de l'anglais (Angleterre) par Leslie de Bont (Cambourakis)
  • "Les Jardiniers du bitume et La Grande Descente", de Roger Riffard (Bouclard)
  • "Les ratés de l'aventure", de Titaÿna (Marchialy)
  • "Tea rooms", de Luisa Carnés, traduit de l'espagnol par Michelle Ortuno (La Contre Allée)
  • "Romance in Marseille", de Claude McKay, traduit de l'anglais par Françoise Bordarier & Geneviève Knibiehler (Héliotropismes)


jeudi 5 novembre 2020

Troisième sélection du prix Renaudot et récapitulatif des prix d'automne



#tousenlibrairie

Où en sommes-nous dans les prix? Proclamations reportées, maintenues ou avancées, on s'embrouillerait à moins. Info du jour: la troisième sélection du prix Renaudot, le pendant en agenda du Goncourt, qui attend aussi la réouverture des librairies en France (pour rappel, en Belgique, elles ne ferment pas durant le deuxième confinement) pour fixer une date de remise de ses prix.

Prix Renaudot (prévu le 10 novembre et reporté)


Romans
  • "Ce qui plaisait à Blanche" de Jean-Paul Enthoven (Grasset)
  • "Un crime sans importance" d'Irène Frain (Seuil)
  • "Histoire du fils" de Marie-Hélène Lafon (Buchet-Chastel, lire ici)
  • "L'Anomalie" d'Hervé Le Tellier (Gallimard)
  • "La Grande épreuve" d'Etienne de Montety (Stock)
  • "La Faucille d'or" de Anthony Palou (Rocher)

  • "Une piscine dans le désert" de Diane Mazloum (JC Lattès)
  • "Amrita" de Patricia Reznikov (Flammarion)
  • "Les démons" de Simon Liberati (Stock)
  • "Le Pont de Bezons" de Jean Rolin (P.O.L.)
  • "Le Métier de mourir" de Jean-René Van Der Plaetsen (Grasset)
  • "Les funambules" de Mohammed Aissaoui (Gallimard)
  • "Les Métamorphoses" de Camille Brunel (Alma)
  • "Nature humaine" de Serge Joncour (Flammarion)
  • "Les Evasions particulières" de Véronique Olmi (Albin Michel)

Essais

  • "Les Villes de papier" de Dominique Fortier (Grasset)
  • "L'autre Rimbaud" de David Le Bailly (L'Iconoclaste)
  • "Avec Pessoa" de Frédéric Pajak (Noir et blanc)

  • "La vie comme un livre" d'Olivier Betourné (Fayard)
  • "Les Disparus du Joola" d'Adrien Absolu (J-C Lattès)
  • "Roue libre" de Cécile Guilbert (Flammarion)

Jury

Frédéric Beigbeder, Patrick Besson, Dominique Bona, Georges-Olivier Châteaureynaud, Louis Gardel, Franz-Olivier Giesbert, Christian Giudicelli, J.M.G. Le Clézio et Jean-Noël Pancrazi.


Récapitulatif (selon le calendrier initial)

Le prix Femina a été décerné (lire ici).


Grand prix du roman de l'Académie française (prévu le 29 octobre et reporté)

  • "Héritage" de Miguel Bonnefoy (Rivages)
  • "La Grande Epreuve" d'Etienne de Montety (Stock)
  • "L'Historiographe du royaume" de Maël Renouard (Grasset)

  • "Saturne" de Sarah Chiche (Seuil)
  • "Ce qui plaisait à Blanche" de Jean-Paul Enthoven (Grasset)
  • "L'Intimité" d'Alice Ferney (Actes Sud)
  • "Un crime sans importance" d'Irène Frain (Seuil)
  • "Liv Maria" de Julia Kerninon (L'Iconoclaste)
  • "Les Evasions particulières" de Véronique Olmi (Albin Michel)
  • "Le Métier de mourir" de Jean-René Van der Plaetsen (Stock)


Prix Wepler (prévu le 2 novembre et reporté)


  • "La Demoiselle à cœur ouvert", de Lise Charles (P.O.L, lire ici)
  • "Alger, rue des Bananiers", de Béatrice Commengé (Verdier)
  • "Le Lièvre d'Amérique", de Mireille Gagné (La Peuplade)
  • "Le Bon, La Brute et le Renard", de Christian Garcin (Actes Sud)
  • "Le Fumoir", de Marius Jauffret (Anne Carrière)
  • "Liv Maria", de Julia Kerninon (L'Iconoclaste)
  • "De parcourir le monde et d'y rôder", de Grégory Le Floch (Christian Bourgois)
  • "L'Anomalie", de Hervé Le Tellier (Gallimard)
  • "La Danse du Vilain", de Fiston Mwanza Mujila (Métailié)
  • "Affranchissements", de Muriel Pic (Seuil)
  • "Le Pont de Bezons", de Jean Rolin (P.O.L)
  • "Une bête aux aguets", de Florence Seyvos (L'Olivier, lire ici)

Prix Décembre (prévu le 5 novembre et reporté)


  • "Le pont de Bezons" de Jean Rolin (P.O.L.)
  • "De parcourir le monde et d'y rôder" de Grégory Le Floch (Christian Bourgois)
  • "Le jeu des ombres" de Valère Novarina (P.O.L.)

  • "Les corps insurgés" de Boris Bergmann (Calmann Lévy)
  • "Thésée, sa vie nouvelle" de Camille de Toledo (Verdier)
  • "Le bonheur, sa dent douce à la mort" de Barbara Cassin (Fayard)
  • "La Tannerie" de Célia Levi (Tristram)
  • "L'Anomalie" d'Hervé Le Tellier (Gallimard)
  • "Pacifique" de Stéphanie Hochet (Rivages)
  • "Histoires de la nuit" de Laurent Mauvignier (Minuit)
  • "Chavirer" de Lola Lafon (Actes Sud)
Jury
Cécile Guilbert, Laure Adler, Michel Crépu, Charles Dantzig, Arnaud Vivian, Patricia Martin, Amélie Nothomb, Chloé Delaume et Oriane Jeancourt Galignani.


Prix de Flore (prévu le 5 novembre et reporté)


  • "Cinq dans tes yeux", de Hadrien Bels (L'Iconoclaste)
  • "Un hiver à Wuhan", de Alexandre Labruffe (Verticales )
  • "La grâce", de Thibault de Montaigu (Plon )-
  • "Sept gingembres", de Christophe Perruchas (Rouergue)
  • "La trajectoire des confettis", de Marie-Eve Thuot (Sous-Sol)

  • "Le petit polémiste", de Ilan Duran Cohen (Actes Sud)
  • "Le fumoir", de Marius Jauffret (Anne Carrière)
  • "Liv Maria", de Julia Kerninon (L'Iconoclaste )
  • "Chavirer", de Lola Lafon (Actes Sud )
  • "Notre dernière sauvagerie", de Eloïse Lièvre (Fayard)
Jury
Frédéric Beigbeder, Jacques Braunstein, Manuel Carcassonne, Carole Chrétiennot, Michèle Fitoussi, Jean-René Van Der Plaetsen, François Reynaert, Jean-Pierre Saccani, Bertrand de Saint-Vincent, Christophe Tison, Philippe Vandel, Arnaud Viviant.


Prix Médicis (6 novembre, maintenu)


Romans français et francophones
  • "Le Cœur synthétique" de Chloé Delaume, (Seuil)
  • "Le Grand vertige" de Pierre Ducrozet (Actes Sud)
  • "La fille du père" de Laure Gouraige (P.O.L)
  • "L'Anomalie" de Hervé Le Tellier (Gallimard)
  • "La Tannerie" de Celia Levi (Tristram)
  • "Mes fous" de Jean-Pierre Martin (L'Olivier)
  • "Une piscine dans le désert" de Diane Mazloum (JC Lattès)
  • "Histoires de la nuit" de Laurent Mauvignier (Minuit)
  • "Comédies françaises" d'Eric Reinhardt (Gallimard)
  • "Thésée, sa vie nouvelle" de Camille de Toledo (Verdier)

  • "Yoga" d'Emmanuel Carrère (P.O.L)
  • "La Trajectoire des confettis," de Marie-Eve Thuot (Editions du Sous-Sol)
  • "La Demoiselle à cœur ouvert" de Lise Charles (P.O.L, lire ici)
  • "Saturne" de Sarah Chiche (Seuil)"Les Démons" de Simon Liberati (Stock)

Romans étrangers
  • "Permafrost" d'Eva Baltasar (traduit de l'espagnol par Annie Bats, Verdier)
  • "L'Autre moitié de soi" de Brit Bennett (traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Karine Lalechère (Autrement)
  • "Apeirogon" de Colum McCann (traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Clément Baude, Belfond)
  • "Un promeneur solitaire dans la foule" d'Antonio Muñoz Molina (traduit de l'espagnol par Isabelle Gugnon, Seuil)
  • "Les garçons de l'amour" de Ghazi Rabihavi (traduit du persan par Christophe Balaÿ, Serge Safran)
  • "Lumière d'été, puis vient la nuit" de Jon Kalman Stefansson (traduit de l'islandais par Eric Boury, Grasset)
  • "Chinatown intérieur" de Charles Yu (traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Aurélie Thiria-Meulemans, Aux Forges de Vulcain)

  • "American dirt" de Jeanine Cummins (traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Françoise Adelstain et Christine Auché, Philippe Rey)
  • "Les lionnes" de Lucy Ellmann (traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Claro, Seuil)
  • "La Fenêtre au sud" de Gyrdir Eliasson (traduit de l'islandais par Catherine Eyjolfsson, La Peuplade)
  • "Sublime royaume" de Yaa Gyasi (traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Anne Damour (Calmann-Lévy)
  • "Aria" de Nazanine Hozar (traduit de l'anglais (Canada) par Marc Amfreville, Stock)
  • "Ce que je ne veux pas savoir" et "Le coût de la vie" de Deborah Levy (traduits de l'anglais (Royaume-Uni) par Céline Leroy, Editions du Sous-Sol)
Essais
  • "La vie comme un livre" d'Olivier Betourné (Philippe Rey)
  • "Chaudun, la montagne blessée" de Luc Bronner (Seuil)
  • "Libres d'obéir: Le management, du nazisme à aujourd'hui" de Johann Chapoutot Gallimard)
  • "Eparses" de Georges Didi Huberman (Editions de Minuit)
  • "Wuhan, ville close" de Fang Fang (Stock)
  • "Joseph Kabris ou les possibilités d’une vie" de Christophe Granger (Anamosa)
  • "Fin de combat" de Karl Ove Knausgaard (Denoël)
  • "Raviver les braises du vivant" de Baptiste Morizot (Actes Sud)
  • "Suivant l'azur", Nathalie Léger (P.O.L.)
  • "Personne ne sort les fusils" de Sandra Lucbert (Seuil)
  • "Sandor Ferenczi" de Benoît Peeters (Flammarion)
  • "Affranchissements" de Muriel Pic (Seuil)
  • "La Réponse à Lord Chandos" et "L'homme aux trois lettres" de Pascal Quignard (Galilée et Grasset)

Jury
Marianne Alphant, Michel Braudeau, Marie Darrieussecq, Dominique Fernandez, Anne F. Garreta, Patrick Grainville, Andreï Makine, Frédéric Mitterrand, Pascale Roze et Alain Veinstein.


Grand prix de littérature américaine (8 novembre)


  • "Des vies à découvert" de Barbara Kingsolver (traduit par Martine Aubert, Rivages)
  • "Ohio" de Stephen Markley (traduit par Charles Recoursé, Albin Michel)
  • "Glory" d’Elizabeth Wetmore (traduit par Emmanuelle Aronson, Escales)

  • "Les autres Américains" de Laila Lalami (traduit par Aurélie Tronchet, Christian Bourgois)
  • "American Dirt" de Jeanine Cummins (traduit par Françoise Adelstain et Christine Auché, Philippe Rey)
  • "Villa Chagrin" de Gail Godwin (traduit par Marie-Hélène Dumas, Joëlle Losfeld)
  • "Sublime royaume" de Yaa Gyasi (traduit par Anne Damour, Calmann-Lévy)
  • "Delicious Foods" de James Hannaham (traduit par Cécile Deniard, Globe)
Jury
Oriane Jeancourt-Galignani , Philippe Chevilley et Nicolas Carreau; Sylvie Loriquer, Géraldine Mausservey, Pascal Thuot et Jean-Christophe  Millois; Alice Déon, Emmanuelle Heurtebize et Francis Geffard.

Prix Goncourt (prévu le 10 novembre et reporté)

  • "Les impatientes" de Djaïli Amadou Amal (Emmanuelle Collas, lire ici)
  • "L'Anomalie" de Hervé Le Tellier (Gallimard)
  • "L'historiographe du royaume" de Maël Renouard (Grasset)
  • "Thésée, sa vie nouvelle" de Camille de Toledo (Verdier)

  • "Les funambules" de Mohammed Aissaoui (Gallimard)
  • "Un crime sans importance" d'Irène Frain (Seuil)
  • "Mes fous" de Jean-Pierre Martin (L'Olivier)
  • "Héritage" de Miguel Bonnefoy (Rivages)
  • "L'Enfant céleste" de Maud Simonnot (L'Observatoire)
  • "Yoga" d'Emmanuel Carrère (P.O.L.)
  • "Saturne" de Sarah Chiche (Seuil)
  • "Chavirer" de Lola Lafon (Actes Sud)
  • "Les roses fauves" de Carole Martinez (Gallimard)
  • "La société des belles personnes" de Tobie Nathan (Stock)
  • "La chambre des dupes" de Camille Pascal (Plon)

Jury
Didier Decoin, Françoise Chandernagor, Tahar Ben Jelloun, Patrick Rambaud, Philippe Claudel, Pierre Assouline, Paule Constant, Éric-Emmanuel Schmitt, Pascal Bruckner, Camille Laurens.

Prix Jean Giono (17 novembre)


  • "Une rose seule" de Muriel Barbery (Actes Sud)
  • "Buveurs de vent" de Franck Bouysse (Albin Michel)
  • "Histoire du fils" de Marie-Hélène Lafon (Buchet/Chastel, lire ici)
  • "Le palais des orties" de Marie Nimier (Gallimard)
  • "L'historiographe du royaume" de Maël Renouard (Grasset)
  • "L'enfant céleste" de Maud Simonnot (L'Observatoire)
  • "Le dit du mistral, d'Olivier Mak-Bouchard (Le Tripode)
  • "La société des belles personnes" de Tobie Nathan (Stock)
  • "Sabre" d'Emmanuel Ruben (Stock)
  • "L'amour égorgé" de Patrice Trigano (Nadeau)
  • "Le grand vertige" de Pierre Ducrozet (Actes Sud)

Jury
Paule Constant, Metin Arditi, Tahar Ben Jelloun, David Foenkinos, Franz-Olivier Giesbert, Sylvie Giono, Robert Kopp, Vera Michalski, Marianne Payot et Etienne de Montety.


Prix Interallié (18 novembre si les librairies ouvertes)


  • "Les Funambules" de Mohammed Aïssaoui (Gallimard)
  • "Buveurs de vent" de Franck Bouysse (Albin Michel)
  • "Ce qui plaisait à Blanche" de Jean-Paul Enthoven (Grasset)
  • "Un crime sans importance" d'Irène Frain (Seuil)
  • "La grâce" de Thibault de Montaigu (Plon)
  • "La Grande épreuve" d'Étienne de Montety (Stock)
  • "Les évasions particulières" de Véronique Olmi (Albin Michel)
  • "Comédies françaises" d'Eric Reinhardt (Gallimard)

Jury
Gilles Martin-Chauffier, Stéphane Denis, Jacques Duquesne, Serge Lentz, Eric Neuhoff, Christophe Ono-dit-Biot, Jean-Marie Rouart, Jean-Christophe Rufin, Philippe Tesson et Florian Zeller.



jeudi 15 octobre 2020

Deuxième tour quasi complet pour les sélections en vue des prix littéraires

EDIT 29-10-2020
L'Académie française annonce l'annulation, au vu des dernières mesures sanitaires annoncées, de la proclamation du Grand Prix du roman qui était prévue ce jeudi après-midi.

Le Bureau de l'Académie française (Sir Michael Edwards, Directeur, M. Dany Laferrière, Chancelier, Mme Hélène Carrère d'Encausse, Secrétaire perpétuel) a rédigé un communiqué.
"Communiqué de l'Académie française sur la proclamation du Grand Prix du roman

Tenant compte du confinement et de l'incertitude pesant sur la réouverture des librairies, l'Académie française a décidé de reporter la proclamation du Grand Prix du roman au jour où elles seront autorisées à reprendre leurs activités."




En ce jeudi 15 octobre, l'Académie française
a élu l'écrivain et avocat François Sureau, 63 ans, au fauteuil 24 de l'historien Max Gallo, et ce, au premier tour par 19 voix sur 27, sans aucun bulletin blanc ni croix. Elle a par ailleurs fait connaître ses choix, resserrés à trois, en vue de l'attribution du Grand prix du roman. Ses trois choix ont aussi été repérés par d'autres jurys. Miguel Bonnefoy au Femina et au Goncourt, Etienne de Montety au Renaudot et à l'Interallié (première sélection seulement actuellement), Maël Renouard au Goncourt lui aussi.


Récapitulatif des sélections à la date du 15 octobre

Grand prix du roman de l'Académie française (29 octobre)

  • "Héritage" de Miguel Bonnefoy (Rivages)
  • "La Grande Epreuve" d'Etienne de Montety (Stock)
  • "L'Historiographe du royaume" de Maël Renouard (Grasset)
  • "Saturne" de Sarah Chiche (Seuil)
  • "Ce qui plaisait à Blanche" de Jean-Paul Enthoven (Grasset)
  • "L'Intimité" d'Alice Ferney (Actes Sud)
  • "Un crime sans importance" d'Irène Frain (Seuil)
  • "Liv Maria" de Julia Kerninon (L'Iconoclaste)
  • "Les Evasions particulières" de Véronique Olmi (Albin Michel)
  • "Le Métier de mourir" de Jean-René Van der Plaetsen (Stock)


Prix Wepler (2 novembre)

  • "La Demoiselle à cœur ouvert", de Lise Charles (P.O.L, lire ici)
  • "Alger, rue des Bananiers", de Béatrice Commengé (Verdier)
  • "Le Lièvre d'Amérique", de Mireille Gagné (La Peuplade)
  • "Le Bon, La Brute et le Renard", de Christian Garcin (Actes Sud)
  • "Le Fumoir", de Marius Jauffret (Anne Carrière)
  • "Liv Maria", de Julia Kerninon (L'Iconoclaste)
  • "De parcourir le monde et d'y rôder", de Grégory Le Floch (Christian Bourgois)
  • "L'Anomalie", de Hervé Le Tellier (Gallimard)
  • "La Danse du Vilain", de Fiston Mwanza Mujila (Métailié)
  • "Affranchissements", de Muriel Pic (Seuil)
  • "Le Pont de Bezons", de Jean Rolin (P.O.L)
  • "Une bête aux aguets", de Florence Seyvos (L'Olivier, lire ici)


Prix Femina (3 novembre)


Romans français
  • "Héritage" de Miguel Bonnefoy (Rivages)
  • "Barocco Bordello" de Thierry Clermont (Seuil)
  • "Le tailleur de Relizane" d'Olivia Elkaïm (Stock)
  • "La femme-écrevisse" d'Oriane Jeancourt-Galignani (Grasset)
  • "Nature humaine" de Serge Joncour (Flammarion)
  • "Chavirer" de Lola Lafon (Actes Sud)
  • "Histoire du fils" de Marie-Hélène Lafon (Buchet-Chastel, lire ici)
  • "Un jour ce sera vide" de Hugo Lindenberg (Bourgois)
  • "Une piscine dans le désert" de Dianne Mazloum (JC Lattès)
  • "Ce qu'il faut de nuit" de Laurent Petitmangin (La manufacture de livres, lire ici)
  • "Amrita" de Patricia Reznikov (Flammarion)
  • "Une bête aux aguets" de Florence Seyvos (L'Olivier, lire ici)
  • "Vladisvostok circus" d'Elisa Shua Dusapin (Zoé)
  • "La belle lumière" d'Angélique Villeneuve (Le Passage)
  • "Carnet d'adresses de quelques personnages fictifs de la littérature" de Didier Blonde (Gallimard, "l'Arbalète")
  • "Saturne" de Sarah Chiche (Seuil)
  • "Quitter Madrid" de Sarah Manigne (Mercure de France)
  • "Sous le ciel des hommes" de Diane Meur (Sabine Wespieser)


Romans étrangers
  • "Eliete, la vie normale" de Dulce Maria Cardoso (traduit du portugais par Elodie Dupeau, Chandeigne)
  • "American dirt" de Jeanine Cummins (traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Françoise Adelstain et Christine Auché, Philippe Rey)
  • "Sublime royaume" de Yaa Gyasi (traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Anne Damour, Calmann-Lévy)
  • "Les graciées" de Kiran Millwood Hargrave (traduit de l'anglais (Royaume-Uni) par Sarah Tardy, Robert Laffont)
  • "Aria" de Nazanine Hozar (traduit de l'anglais (Canada) par Marc Amfreville, Stock)
  • "Ce que je ne veux pas savoir" et "Le coût de la vie" de Deborah Levy (traduits de l'anglais (Royaume-Uni) par Céline Leroy, Editions du Sous-Sol)
  • "Apeirogon" de Colum McCann (traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Clément Baude, Belfond)
  • "Betty" de Tiffany McDaniel (traduit de l'anglais (Etats-Unis) par François Happe, Gallmeister)
  • "Le dernier interview" de Eskhol Nevo (traduit de l'hébreu par Jean-Luc Allouche, Gallimard)
  • "Retour à Martha's Vineyard" de Richard Russo (traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Jean Esch, Quai Voltaire)
  • "Patagonie Route 203" d'Eduardo Fernando Varela (traduit de l'espagnol (Argentine) par François Gaudry, Métailié)
  • "Nickel Boys" de Colson Whitehead (traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Charles Recoursé, Albin Michel)
  • "Les lionnes" de Lucy Ellmann (traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Claro, Seuil)
  • "Poison florilegium" de Annalena McAfee (traduit de l'anglais (Royaume-Uni) par Sarah Tardy, Belfond)

Essais
  • "Ethnologie du bureau" de Pascal Dibie (Métailié)
  • "Ci-gît l'amer" de Cynthia Fleury (Gallimard)
  • "Les villes de papier" de Dominique Fortier (Grasset)
  • "Génération offensée" de Caroline Fourest (Grasset)
  • "Armen: l'exil et l'écriture" d'Hélène Gestern (Arléa)
  • "Joseph Kabris ou les possibilités d'une vie" de Christophe Granger (Anamosa)
  • "Beyrouth 2020: journal d'un effondrement" de Charif Majdalani (Actes Sud)
  • "Kaspar l'obscur ou l'enfant de la nuit" d'Hervé Mazurel (La Decouverte)
  • "Le musée, une histoire mondiale" (vol.1) de Krzysztof Pomian (Gallimard)
  • "Histoire de la fatigue" de Georges Vigarello (Seuil)
  • "J'ai tant vu le soleil" d'Emmanuel Waresquiel (Gallimard)
  • "209 rue Saint Maur, Paris XIe" de Ruth Zylberman (Seuil)

Jury
Evelyne Bloch-Dano, Claire Gallois, Anne-Marie Garat, Paula Jacques, Christine Jordis, Mona Ozouf, Josyane Savigneau et Chantal Thomas. Le secrétariat est assuré par Anne de Caumont.


Prix Décembre (5 novembre)

  • "Le pont de Bezons" de Jean Rolin (P.O.L.)
  • "De parcourir le monde et d'y rôder" de Grégory Le Floch (Christian Bourgois)
  • "Le jeu des ombres" de Valère Novarina (P.O.L.)
  • "Les corps insurgés" de Boris Bergmann (Calmann Lévy)
  • "Thésée, sa vie nouvelle" de Camille de Toledo (Verdier)
  • "Le bonheur, sa dent douce à la mort" de Barbara Cassin (Fayard)
  • "La Tannerie" de Célia Levi (Tristram)
  • "L'Anomalie" d'Hervé Le Tellier (Gallimard)
  • "Pacifique" de Stéphanie Hochet (Rivages)
  • "Histoires de la nuit" de Laurent Mauvignier (Minuit)
  • "Chavirer" de Lola Lafon (Actes Sud)
Jury
Cécile Guilbert, Laure Adler, Michel Crépu, Charles Dantzig, Arnaud Vivian, Patricia Martin, Amélie Nothomb, Chloé Delaume et Oriane Jeancourt Galignani.


Prix de Flore (5 novembre)

  • "Cinq dans tes yeux", de Hadrien Bels (L'Iconoclaste)
  • "Un hiver à Wuhan", de Alexandre Labruffe (Verticales )
  • "La grâce", de Thibault de Montaigu (Plon )
  • "Sept gingembres", de Christophe Perruchas (Rouergue)
  • "La trajectoire des confettis", de Marie-Eve Thuot (Sous-Sol)
  • "Le petit polémiste", de Ilan Duran Cohen (Actes Sud)
  • "Le fumoir", de Marius Jauffret (Anne Carrière)
  • "Liv Maria", de Julia Kerninon (L'Iconoclaste )
  • "Chavirer", de Lola Lafon (Actes Sud )
  • "Notre dernière sauvagerie", de Eloïse Lièvre (Fayard)
Jury
Frédéric Beigbeder, Jacques Braunstein, Manuel Carcassonne, Carole Chrétiennot, Michèle Fitoussi, Jean-René Van Der Plaetsen, François Reynaert, Jean-Pierre Saccani, Bertrand de Saint-Vincent, Christophe Tison, Philippe Vandel, Arnaud Viviant.


Prix Médicis (6 novembre)


Romans français et francophones
  • "Le Cœur synthétique" de Chloé Delaume, (Seuil)
  • "Le Grand vertige" de Pierre Ducrozet (Actes Sud)
  • "La fille du père" de Laure Gouraige (P.O.L)
  • "L'Anomalie" de Hervé Le Tellier (Gallimard)
  • "La Tannerie" de Celia Levi (Tristram)
  • "Mes fous" de Jean-Pierre Martin (L'Olivier)
  • "Une piscine dans le désert" de Diane Mazloum (JC Lattès)
  • "Histoires de la nuit" de Laurent Mauvignier (Minuit)
  • "Comédies françaises" d'Eric Reinhardt (Gallimard)
  • "Thésée, sa vie nouvelle" de Camille de Toledo (Verdier)
  • "Yoga" d'Emmanuel Carrère (P.O.L)
  • "La Trajectoire des confettis," de Marie-Eve Thuot (Editions du Sous-Sol)
  • "La Demoiselle à cœur ouvert" de Lise Charles (P.O.L, lire ici)
  • "Saturne" de Sarah Chiche (Seuil)"Les Démons" de Simon Liberati (Stock)

Romans étrangers
  • "Permafrost" d'Eva Baltasar (traduit de l'espagnol par Annie Bats, Verdier)
  • "L'Autre moitié de soi" de Brit Bennett (traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Karine Lalechère (Autrement)
  • "Apeirogon" de Colum McCann (traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Clément Baude, Belfond)
  • "Un promeneur solitaire dans la foule" d'Antonio Muñoz Molina (traduit de l'espagnol par Isabelle Gugnon, Seuil)
  • "Les garçons de l'amour" de Ghazi Rabihavi (traduit du persan par Christophe Balaÿ, Serge Safran)
  • "Lumière d'été, puis vient la nuit" de Jon Kalman Stefansson (traduit de l'islandais par Eric Boury, Grasset)
  • "Chinatown intérieur" de Charles Yu (traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Aurélie Thiria-Meulemans, Aux Forges de Vulcain)
  • "American dirt" de Jeanine Cummins (traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Françoise Adelstain et Christine Auché, Philippe Rey)
  • "Les lionnes" de Lucy Ellmann (traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Claro, Seuil)
  • "La Fenêtre au sud" de Gyrdir Eliasson (traduit de l'islandais par Catherine Eyjolfsson, La Peuplade)
  • "Sublime royaume" de Yaa Gyasi (traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Anne Damour (Calmann-Lévy)
  • "Aria" de Nazanine Hozar (traduit de l'anglais (Canada) par Marc Amfreville, Stock)
  • "Ce que je ne veux pas savoir" et "Le coût de la vie" de Deborah Levy (traduits de l'anglais (Royaume-Uni) par Céline Leroy, Editions du Sous-Sol)
Essais
  • "La vie comme un livre" d'Olivier Betourné (Philippe Rey)
  • "Chaudun, la montagne blessée" de Luc Bronner (Seuil)
  • "Libres d'obéir: Le management, du nazisme à aujourd'hui" de Johann Chapoutot Gallimard)
  • "Eparses" de Georges Didi Huberman (Editions de Minuit)
  • "Wuhan, ville close" de Fang Fang (Stock)
  • "Joseph Kabris ou les possibilités d’une vie" de Christophe Granger (Anamosa)
  • "Fin de combat" de Karl Ove Knausgaard (Denoël)
  • "Raviver les braises du vivant" de Baptiste Morizot (Actes Sud)
  • "Suivant l'azur", Nathalie Léger (P.O.L.)
  • "Personne ne sort les fusils" de Sandra Lucbert (Seuil)
  • "Sandor Ferenczi" de Benoît Peeters (Flammarion)
  • "Affranchissements" de Muriel Pic (Seuil)
  • "La Réponse à Lord Chandos" et "L'homme aux trois lettres" de Pascal Quignard (Galilée et Grasset)

Jury
Marianne Alphant, Michel Braudeau, Marie Darrieussecq, Dominique Fernandez, Anne F. Garreta, Patrick Grainville, Andreï Makine, Frédéric Mitterrand, Pascale Roze et Alain Veinstein.


Prix Goncourt (10 novembre)

  • "Les funambules" de Mohammed Aissaoui (Gallimard)
  • "Les impatientes" de Djaïli Amadou Amal (Emmanuelle Collas, lire ici)
  • "Un crime sans importance" d'Irène Frain (Seuil)
  • "L'Anomalie" de Hervé Le Tellier (Gallimard)
  • "Mes fous" de Jean-Pierre Martin (L'Olivier)
  • "L'historiographe du royaume" de Maël Renouard (Grasset)
  • "Thésée, sa vie nouvelle" de Camille de Toledo (Verdier)
  • "Héritage" de Miguel Bonnefoy (Rivages)
  • "L'Enfant céleste" de Maud Simonnot (L'Observatoire)
  • "Yoga" d'Emmanuel Carrère (P.O.L.)
  • "Saturne" de Sarah Chiche (Seuil)
  • "Chavirer" de Lola Lafon (Actes Sud)
  • "Les roses fauves" de Carole Martinez (Gallimard)
  • "La société des belles personnes" de Tobie Nathan (Stock)
  • "La chambre des dupes" de Camille Pascal (Plon)

Jury
Didier Decoin, Françoise Chandernagor, Tahar Ben Jelloun, Patrick Rambaud, Philippe Claudel, Pierre Assouline, Paule Constant, Éric-Emmanuel Schmitt, Pascal Bruckner, Camille Laurens.


Prix Renaudot (10 novembre)


Romans
  • "Ce qui plaisait à Blanche" de Jean-Paul Enthoven (Grasset)
  • "Un crime sans importance" d'Irène Frain (Seuil)
  • "Histoire du fils" de Marie-Hélène Lafon (Buchet-Chastel, lire ici)
  • "L'Anomalie" d'Hervé Le Tellier (Gallimard)
  • "Une piscine dans le désert" de Diane Mazloum (JC Lattès)
  • "La Grande épreuve" d'Etienne de Montety (Stock)
  • "La Faucille d'or" de Anthony Palou (Rocher)
  • "Amrita" de Patricia Reznikov (Flammarion)
  • "Les démons" de Simon Liberati (Stock)
  • "Le Pont de Bezons" de Jean Rolin (P.O.L.)
  • "Le Métier de mourir" de Jean-René Van Der Plaetsen (Grasset)
  • "Les funambules" de Mohammed Aissaoui (Gallimard)
  • "Les Métamorphoses" de Camille Brunel (Alma)
  • "Nature humaine" de Serge Joncour (Flammarion)
  • "Les Evasions particulières" de Véronique Olmi (Albin Michel)

Essais

  • "La vie comme un livre" d'Olivier Betourné (Fayard)
  • "Les Villes de papier" de Dominique Fortier (Grasset)
  • "L'autre Rimbaud" de David Le Bailly (L'Iconoclaste)
  • "Avec Pessoa" de Frédéric Pajak (Noir et blanc)
  • "Les Disparus du Joola" d'Adrien Absolu (J-C Lattès)
  • "Roue libre" de Cécile Guilbert (Flammarion)

Jury

Frédéric Beigbeder, Patrick Besson, Dominique Bona, Georges-Olivier Châteaureynaud, Louis Gardel, Franz-Olivier Giesbert, Christian Giudicelli, J.M.G. Le Clézio et Jean-Noël Pancrazi.


Prix Jean Giono (17 novembre)

  • "Une rose seule" de Muriel Barbery (Actes Sud)
  • "Buveurs de vent" de Franck Bouysse (Albin Michel)
  • "Histoire du fils" de Marie-Hélène Lafon (Buchet/Chastel, lire ici)
  • "Le palais des orties" de Marie Nimier (Gallimard)
  • "L'historiographe du royaume" de Maël Renouard (Grasset)
  • "L'enfant céleste" de Maud Simonnot (L'Observatoire)
  • "Le dit du mistral, d'Olivier Mak-Bouchard (Le Tripode)
  • "La société des belles personnes" de Tobie Nathan (Stock)
  • "Sabre" d'Emmanuel Ruben (Stock)
  • "L'amour égorgé" de Patrice Trigano (Nadeau)
  • "Le grand vertige" de Pierre Ducrozet (Actes Sud)

Jury
Paule Constant, Metin Arditi, Tahar Ben Jelloun, David Foenkinos, Franz-Olivier Giesbert, Sylvie Giono, Robert Kopp, Vera Michalski, Marianne Payot et Etienne de Montety.


Prix Interallié (18 novembre)

  • "Les Funambules" de Mohammed Aïssaoui (Gallimard)
  • "Buveurs de vent" de Franck Bouysse (Albin Michel)
  • "Ce qui plaisait à Blanche" de Jean-Paul Enthoven (Grasset)
  • "Un crime sans importance" d'Irène Frain (Seuil)
  • "La grâce" de Thibault de Montaigu (Plon)
  • "La Grande épreuve" d'Étienne de Montety (Stock)
  • "Les évasions particulières" de Véronique Olmi (Albin Michel)
  • "Comédies françaises" d'Eric Reinhardt (Gallimard)

Jury
Gilles Martin-Chauffier, Stéphane Denis, Jacques Duquesne, Serge Lentz, Eric Neuhoff, Christophe Ono-dit-Biot, Jean-Marie Rouart, Jean-Christophe Rufin, Philippe Tesson et Florian Zeller.


Grand prix de littérature américaine 

  • "American Dirt" de Jeanine Cummins (traduit par Françoise Adelstain et Christine Auché, Philippe Rey)
  • "Villa Chagrin" de Gail Godwin (traduit par Marie-Hélène Dumas, Joëlle Losfeld)
  • "Sublime royaume" de Yaa Gyasi (traduit par Anne Damour, Calmann-Lévy)
  • "Delicious Foods" de James Hannaham (traduit par Cécile Deniard, Globe)
  • "Des vies à découvert" de Barbara Kingsolver (traduit par Martine Aubert, Rivages)
  • "Les autres Américains" de Laila Lalami (traduit par Aurélie Tronchet, Christian Bourgois)
  • "Ohio" de Stephen Markley (traduit par Charles Recoursé, Albin Michel)
  • "Glory" d’Elizabeth Wetmore (traduit par Emmanuelle Aronson, Escales)

Jury
Oriane Jeancourt-Galignani , Philippe Chevilley et Nicolas Carreau; Sylvie Loriquer, Géraldine Mausservey, Pascal Thuot et Jean-Christophe  Millois; Alice Déon, Emmanuelle Heurtebize et Francis Geffard.