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vendredi 1 décembre 2023

La vie comme un roman de Simone Guillissen-Hoa

EDIT 20-11-2024 
Le livre vient de remporter le Prix du livre d'Architecture 202, décerné par l'Académie d'architecture à Paris.

Louvain-la-Neuve, en partie bâtie selon les plans de Simone Guillissen-Hoa.
(c) Jean-Dominique Burton/Prisme.
 
Louvain-la-Neuve. Tout le monde connaît ce projet fou des années 1970 de construire une ville nouvelle au milieu des champs. Qui sait toutefois qu'une de ses plus anciennes parties fut établie selon les plans de Simone Guillissen-Hoa? Une architecte belge! Une des premières femmes architectes belges même! Une architecte moderniste belge, du second modernisme exactement, dont le nom n'a guère percé, contrairement à celui de ses homologues masculins, Henry Van de Velde ou Constantin Brodzki pour ne citer qu'eux.

Le nom de Simone Guillissen-Hoa va pouvoir sortir de l'ombre grâce à la formidable biographie illustrée que lui consacre Caroline Mierop, l'ancienne directrice de l'ENSAAV La Cambre - entre autres fonctions. Tout simplement intitulée "Simone Guillissen-Hoa Architecte 1916-1996" (Prisme éditions, 232 pages), elle se lit comme un roman grâce à une écriture précise mais virevoltante. Le texte marie avec justesse et élégance éléments de vie, témoignages, écrits, engagements et réflexions. Il est ponctué de sept "portraits-souvenirs" signés Jean-Pierre Hoa, le fils de l'architecte devenu également architecte dont on découvre l'origine du prénom.

1916-1996. Ces deux dates balisent une vie qui fut extraordinaire à tous points de vue. Simone naît en effet d'un père chinois et d'une mère juive polonaise qui se sont rencontrés à Paris et se sont installés en Chine. La famille qui s'est agrandie voyage entre l'Asie et l'Europe. Après Paris et l'Angleterre, Simone viendra faire ses études d'architecture à La Cambre. Une école où étudier et établir de solides amitiés. On suit la jeune femme dans tous ses chemins, amitiés, amours, architecture, famille, engagements politique et civil, féminisme et maternité en solo. Résistante pendant la guerre, elle connaîtra un camp de concentration dont elle reviendra mais ne dira rien. En parallèle, devenue Simone Guillissen-Hoa par mariage, elle travaille, assistant un architecte ici, créant là ses propres maisons ou des bâtiments publics. Avec en constante la recherche de la lumière naturelle. Les six chapitres du livre sur l'architecte permettent de bien suivre l'évolution de ses recherches et leur aboutissement. Des éléments les plus importants à d'attachantes anecdotes.

Une des premières doubles pages. (c) Prisme éditions.

En parallèle à son sujet principal, Caroline Mierop conte cette Belgique créatrice et innovante. Que ce soit à l'école avec la fréquentation de l'école Hamaïde ou lors de rencontres amicales ou de plans conçus pour des amis, ici ou ailleurs, on perçoit l'énergie de cette jeune femme qui semblait ne jamais devoir vieillir. Les noms égrenés au fil des pages raviront les habitants du sud de Bruxelles, pour peu qu'ils aient un certain âge. C'est en effet là que sont nés plusieurs maisons ou immeubles de Simone Guillissen-Hoa, dont celui qu'elle s'est fait pour elle-même rue Langeveld à Uccle et qui existe toujours.

Les innombrables photos ponctuent les différents épisodes de cette vie incroyable, habilement mis en page et dont les textes sont présentés dans un caractère au noir affirmé qui correspond parfaitement au style moderniste de l'architecte. D'avoir rencontré Simone Guillissen-Hoa dans ces pages splendides, on se sent grandi. 
 
L'appartement de l'architecte dans l'immeuble de la rue Langeveld.
(c) ArchitectenWoning/Prisme éditions.

vendredi 24 novembre 2023

Ressusciter un sol pour créer un jardin potager

Dix photos argentiques de Lucia Radochonska apparaissent dans "En jardinant" (CFC éditions).

Né dans une famille travaillant dans l'horticulture décorative - les plantes vendues sur la Grand-Place de Bruxelles, c'est elle - Jean-Louis Van Malder a décidé, sa retraite venue, de totalement se reconvertir. La parcelle de terrain qui donnait les fleurs destinées au commerce en un jardin potager aurait désormais pour mission de nourrir à l'année toute sa famille, soit six adultes et trois enfants. Il conte quatre années de cette aventure entamée en janvier 2017 dans le passionnant récit-essai "En jardinant", complété de dix photos argentiques de Lucia Radochonska (CFC-Editions, 288 pages).

Disons-le tout de suite, si le texte est hautement accessible à tous, il ne fera réellement vibrer que ceux et celles qui savent ce que jardiner, cultiver, récolter,.. veut dire et qui manient le vocabulaire du jardin, tant à propos des plantes et de leurs visiteurs que des outils - un glossaire en fin d'ouvrage explique les termes techniques et scientifiques.

Ces précautions posées, on embarque pour un périple de quatre ans, décliné avec précision de mois en mois. Une reconversion issue d'une volonté farouche. Gestes à faire ou à découvrir, problèmes à régler dont celui des limaces, expériences réussies, ratages, tout ce qui fait la vie quotidienne dans un jardin est minutieusement présenté, dans un style agréable qui n'a rien à voir avec un ouvrage technique. Les chroniques quotidiennes se complètent des réflexions de celui qui tient la bêche, nées de ses expériences.

D'abord cet effroi par rapport à ce que nous avons fait du sol, notre terre, piétinée, écrasée par des machines, tuée par mille produits mais qui a la capacité inouïe de se régénérer, de ressusciter pour peu qu'on la laisse faire et qu'on l'aide à se retrouver. Ensuite par rapport aux changements climatiques en général. Enfin, on apprécie la sortie de l'auteur contre la permaculture adoubée aujourd'hui. "Je ne supporterais pas de voir des adventices prendre le pas sur mes cultures", glisse Jean-Louis Van Malder avant d'avouer qu'il éprouve un véritable plaisir à "désherber". Ce qui ne l'empêche pas de prôner toutes les méthodes bio possibles pour son jardin.

On suit aussi les évolutions du jardinier devenu jardinant. S'il ne change pas d'avis sur la nécessité que la terre soit vivante, il le fait notamment à propos des limaces. Semis, plantations, tailles, récoltes sont présentés avec un sens du détail qui témoigne de l'amour de l'artisan pour son travail. Bien entendu, tous les autres visiteurs du jardin sont aussi évoqués, des pucerons aux poules en passant par les papillons et autres oiseaux. Chronique d'une résurrection, "En jardinant" se complète des souvenirs de douze jardins dont l'auteur a assuré l'entretien.


mardi 14 mars 2023

Escapade bolognaise en 60 photos

L'entrée.

Après deux éditions en ligne en 2020 et 2021, pour cause de confinement et de covid, une année light en 2022 vu les restrictions sanitaires coupant les ailes aux voyageurs éloignés, la Foire du livre pour enfants de Bologne s'est tenue en majesté du 6 au 9 mars. Une soixantième édition qui a confirmé le côté rock de la Bologna Children's Book Fair. "Still rocking at 60!" était le slogan répété à juste titre ci et là. On ne mégotera pas sur le fait qu'une soixantième édition ne signifie pas avoir 60 ans. Cela, ce sera l'an prochain.

Une foule d'artistes invités ont été conviés, dont Albertine Zullo, Beatrice Alemagna, Rotraut Susanne Berner, Marc Boutavant, Rébecca Dautremer, Laura Carlin, Suzy Lee, Nicholas Jubber, Katsumi Komagata, David Levithan, Manuel Marsol, Sarah Mazzetti, Hasan Mousavi, Fabian Negrin, Elena Odriozola, Martin Salisbury, Alessandro Sanna, Axel Scheffler, Susanna Tamaro et Klaas Verplancke. Mais on a vu aussi au hasard des stands Katsumi Komagata, Sven Nordqvist, Kitty Crowther, Olivier Tallec, Ingrid Godon, Kristien Aertssen, Bart Moeyaert, Sergio Ruzzier...

1964-2023, 60e édition.

Exposition "Landscapes and Portraits of BCBF" (Paysages et portraits de la BCBF)
où différents artistes sélectionnés au cours des dix dernières années pour
l'Exposition des illustrateurs étaient invités à créer un lieu ou un visage
symbolisant pour eux Bologne ou la Foire du livre.

Si, classiquement, l'édition 2023 avait un pays invité d'honneur, la Grèce en l'occurrence, et proposait de nombreuses expositions dont celle des illustrateurs, les rencontres au Café des mêmes et aussi ailleurs, leur mur, l'espace pour les agents littéraires et une attention spéciale à l'Ukraine, elle ouvrait aussi des pistes vers l'édition adulte avec BookPlus et le marché des produits dérivés sans oublier l'attention portée aux traducteurs.

Annonce de l'exposition ukrainienne.


Au stand grec.


La librairie de la Foire.

Autres nouveautés, l'apparition d'une librairie avec les ouvrages primés et la présence de nombreux auteur.e.s/illustrateur.trice.s de tous pays dédicaçant à tour de bras leurs livres sur le stand de leurs éditeurs italiens, vu l'ouverture de la Foire au public local. Curieux dans une foire professionnelle mais pourquoi pas?

La Belge Kristien Aertssen au stand Babalibri.

Changements dans la ville de Bologne aussi, aux si belles couleurs d'ocre orangé, investie par de nombreux vélos et quelques trottinettes: l'éclosion de multiples ateliers de réparation de vélos, la restauration de beaucoup d'édifices anciens et, hélas, la disparition d'une série de vieux magasins et bars traditionnels au profit des chaînes du commerce mondialisé. Heureusement pas partout. Si on s'éloigne un rien du centre, on trouve toujours le café à 1,20 € et le cappuccino à 1,50. Avec son verre d'eau.


Cette couleur de murs...
Bus, piétons, cyclistes.


















Quelques chiffres
Avancée d'un mois par rapport à l'habitude, pas encore de fraises mais les magnolias et les clématites en fleurs, la Foire 2023 a accueilli 1.456 exposants en provenance de 90 pays. Elle a comptabilisé 28.894 visiteurs professionnels (+35% par rapport à 2022, confirmant le chiffre de 2019, dernière année avant la pandémie). Parmi eux, 750 journalistes, dont 35% venus de l'étranger, de 33 pays, actifs en culture mais aussi dans d'autres secteurs.
En augmentation aussi de  25% par rapport à 2019, les 325 événements organisés à la Foire, à majorer des 260 événements organisés par les exposants sur le salon et en ville.


Les stands belges
"Lisez-vous le belge", le stand collectif belge de WBI (Wallonie-Bruxelles International) accueille cinq maisons d'édition, Cotcotcot éditions, A pas de loups, Esperluète éditions, Kate'Art Éditions et Versant Sud Jeunesse, dont toutes les éditrices se sont dites enchantées des contacts pris durant la Foire. Pastel s'est logiquement installé sur le stand de l'école des loisirs et satellites. Alice Jeunesse et Mijade ont préféré avoir un stand chacun au milieu des éditeurs américains.
Les éditeurs flamands sont bien entendus présents aussi, ils le sont depuis longtemps.

Le stand Wallonie-Bruxelles International. (c) WBI.


L'album primé aux BRAW (BolognaRagazzi Awards), en catégorie Opera Prima (Première œuvre), "Mariedl", de Laura Simonati (Versant Sud Jeunesse, lire ici).







Les autres stands
Curieuse balade dans les allées d'une foire professionnelle où les stands les plus tape-à-l'œil de maisons d'édition, je ne parle même pas de ceux de Disney, Hasbro ou Barbie, côtoient les plus sobres. Ceux dont on reconnaît la bannière de loin, pour l'avoir déjà vue plus de trente ou quarante fois. Ainsi en est-il par exemple des britanniques Andersen Press ("Elmer") et Walker Books. Quelques affiches, des tables, des chaises et des livres. 
Comment regarde-t-on les albums, les centaines d'albums, les milliers d'albums proposés au fil des allées quand le regard a déjà été émoussé par des décos au design criard? Gare à l'indigestion de couleurs.

Andersen Press.

Le petit ours de Walker Books.


Quelques stands collectifs.

Taïwan.

Croatie.

France.

Hong Kong.

Ukraine.

Moins d'éditeurs africains que d'habitude.


Ailleurs, des stands plus chamarrés.

Mur de fausses briques.

La force des chiffres.

Jaune, yellow, giallo.

Plantes en plastique.

Découpages.


Les BOB
The Old Lion Publishing House
(Ukraine).
Les gagnants de l'édition 2023 des meilleurs éditeurs de l'année, répartis géographiquement, sont:
  • Afrique: Trinta Zero Nove (Mozambique)
  • Asie: Wonder House Books (Inde)
  • Europe: The Old Lion Publishing House (Ukraine)
  • Amérique du  Nord: La Courte Échelle (Canada)
  • Amérique du Sud et centrale et Caraïbes: Editorial Amanuta (Chili)
  • Océanie: Magabala Books (Australie)



Les hommages
Chaque matin a débuté au Café des illustrateurs par un hommage réalisé grâce au passionnant Fonds Sergio Silva (ici), du nom d'un juré du Prix graphique de la Foire du livre pour enfants de Bologne entre 1973 et 1983, ayant rassemblé et conservé 900 albums de cette époque dont les couvertures sont en ligne (ici). Une mine d'or pour le patrimoine littéraire jeunesse.

Sergio Ruzzier à propos de "Rosie" de Maurice Sendak
et son interprète. 

Première traduction
française en 1980.
Successivement ont été présentés Mitsumasa Anno, Tomi Ungerer - auquel a été dédié un mur de dessins complété d'heure en heure - par sa fille Aria, l'album "Rosie" de Maurice Sendak ("The Sign on Rosie's Door", 1960, traduit de l'anglais par Adolphe Chagot, l'école des loisirs, 1980; "Le secret de Rosie", traduit de l'anglais par Françoise Morvan, MeMo, 2018), par l'auteur-illustrateur italien créant en anglais Sergio Ruzzier, récipiendaire d'une bourse Sendak en 2011 et lauréat du prix de l'album drôle des récents prix IBBY Belgique francophone (lire ici). 



Le mur #rememberingtomi.


Et aussi, à d'autres moments, des hommages à Pierre Marchand (1939-2002), fondateur de Gallimard Jeunesse, ou à Květa Pacovská (1928-2023, lire ici). Cette dernière, dans une vidéo projetée, rappellait que "les enfants comprennent ce que j'ai voulu dire. Ils ne me demandent jamais pourquoi j'ai fait ceci ou cela. Je veux montrer la beauté aux enfants."

Hommage à Květa Pacovská.


Les expositions à la Foire

A l'Exposition des Illustrateurs,
Jeanne Macaigne, Jess Mahy...
et Marc Majewski, les élus de France.

















Exposition Suzy Lee, prix Andersen 2022
et auteure de la couverture du catalogue des illustrateurs.


Emotion de découvrir un dessin de Yan Nascimbene
(1949-2013) à l'exposition des illustrations anciennes
d'Italo Calvino, complétées par des artistes plus jeunes,
"Italian Excellence, Illustrations for Italo Calvino).


Le credo d'Italo Calvino.


"Volver a mirar" (Regarde encore) d'Andrés López,
illustrateur mexicain.


Artistes d'Ukraine.


Illustrer Gianni Rodari.


Le concours "Silent Book" (livre sans texte) qui n'était
absolument pas silencieux quand je suis passée,
jouxtant un espace de rencontres.


Juste à côté des "Silent Books", l'auteur de "Tous ensemble", figurant
dans l'incroyable bibliothèque BRAW (lire ici), Ximo Abadía,
explique son travail au public. Avec un micro.




Les expositions en ville










Magnifique et importante exposition de Beatrice Alemagna
proposant les originaux, de nombreux dessins inédits
et des surprises liées à ses albums.









Impressionnant travail de Rébecca Dautremer dans l'exposition
"Formidable", accrochée aux cimaises d'un palais ancien.


Deux anniversaires





La conférence IBBY

Partout des affiches pour le congrès qui fut passionnant.

"Finding a safe home in books", formidable titre qui se traduit mal en français, trouver un foyer sûr dans les livres, a donné lieu à la troisième conférence régionale organisée par IBBY Europe, questionnant les notions d'identité et de sécurité.

Chaque enfant a droit à un foyer sûr. Pourtant, partout dans le monde, les enfants sont souvent confrontés à des moments de doute, d'insécurité, de peur, de perte ou de menace. C'est là qu'intervient le pouvoir des histoires, car les livres peuvent offrir un abri, donner de l'espoir et créer une prise de conscience. Les histoires ont le potentiel de vous montrer que vous n'êtes pas seul et que d'autres sont dans la même situation. Les livres peuvent offrir des idées et des scénarios qui dépassent notre propre imagination, nous montrant un monde différent et, peut-être, meilleur.

Parce qu'IBBY s'engage pour le droit de chaque enfant à devenir lecteur, cette troisième conférence régionale européenne a envoyé un signal d'espoir en ces temps difficiles. La conférencière principale, la pédopsychiatre belge Winny Ang, a souligné l'importance des histoires pour le développement et le bonheur personnel d'un enfant. Ensuite ont été présentés des projets projets réussis en France (Bibliothèques du Centre d'Hébergement d'Urgence pour Migrants d'Ivry-surSeine), en Allemagne ("Parfois, je peins une maison pour nous", exposition menée par LesArt présentant le livre éponyme d'Alea Horst et Mehrdad Zaeri), en Irlande (La maison est là où se trouve le cœur. Livres d'images 3D expérimentaux de l'artiste 3D Irlandaise Margaret Anne Suggs en forme de nichoirs) et en Slovénie (Festival littéraire d'écriture engagée monté avec des jeunes et pour les jeunes). Différents auteurs en littérature jeunesse ont partagé leurs expériences, les Ukrainiens Andriy Lesiv et Romana Romanyshin, le romancier hollandais Edward van de Vendel et le romancier italien Fabio Geda, ces deux derniers ayant notamment publié des livres retraçant l'itinéraire de demandeurs d'asile afghans. 

Les organisateurs et les intervenants de la conférence IBBY.


Surprise et étrangetés 2023

Le formidable travail de l'association culturelle Hamelin de Bologne qui, outre son travail de sélection et de promotion de livres jeunesse de qualité, a organisé le festival Boom!, soit les expositions ayant lieu en ville pendant et après la Foire, "Le cose preziose. L'ostinata ricerca di Beatrice Alemagna" (Choses précieuses. La poursuite acharnée de Beatrice Alemagna), "FORMIDABLE. Rébecca Dautremer e il viaggio di Jacominus" (FORMIDABLE. Rébecca Dautremer et le voyage de Jacominus), "Tana libera tutti!" (Tanière libre tout le monde!) de Camille Jourdy et Lola Séchan, "Passeggiata con Sven" (Promenade avec Sven Nordqvist),  l'installation "Alice au pays des merveilles" de Suzy Lee, entre autres.


Croisé au hasard d'une allée, le stand dPictus (lire ici)
dont les murs s'illustrent de dessins de Kitty Crowther.





Une éditrice au travail.



















Nouveauté Harry Potter chez Bloomsbury.

"Oh!" l'album de Josse Goffin primé
à Bologne en 1992 en italien.

2024
La 61e édition de la Foire du livre pour enfants de Bologne se déroulera du 8 au 11 avril 2024 et mettra en vedette la Slovénie en tant que pays invité d'honneur.