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jeudi 8 décembre 2016

Dingue! Le millionième Harry Potter 8 vendu


Ils sont contents chez Gallimard Jeunesse.
Je les comprends.

L'éditeur annonce avoir vendu aujourd'hui, 8 décembre 2016, le millionième exemplaire du Harry Potter 8, "Harry Potter et l'enfant maudit" (traduit de l'anglais par Jean-François Ménard), pièce de théâtre sortie le 14 octobre dernier (lire ici et ici).

J.K. Rowling doit être contente aussi, pour autant que la romancière britannique parvienne encore à compter les millions d'exemplaires  de ces livres vendus dans le monde.

Un million donc! Impressionnant. Mais je n'arrive pas à comprendre quel boulier compteur permet de repérer le millionième exemplaire écoulé. Je vais peut-être demander à l'Ecole des Sorciers: "Poudlard, m'entends-tu?" Pas de réponse. Je m'en référerai donc au communiqué officiel.





jeudi 27 octobre 2016

Harry Potter parmi 50 romans contemporains

C'est "Livres-Hebdo" qui le rapporte: l'hebdomadaire allemand "Der Spiegel" a recensé les "50 romans de notre temps" qui ont le plus marqué notre époque depuis 1989.

Surprise! "Harry Potter à l'école des sorciers" de J.K. Rowling figure dans cette liste de littérature générale et non jeunesse, voisin de titres signés Rushdie, Coupland, Roth, Oz, etc... ainsi que d'autres éminences de la littérature dont trois auteurs français, trois Prix Goncourt, Michel Houellebecq (trois livres classés, le seul triplé), Patrick Modiano, également prix Nobel de littérature, et Alexis Jenni.

Une lectrice attentive me signale que "Good Bye Berlin" de Wolfgang Herrndorf (2010) appartient aussi à la littérature de jeunesse. Le roman a été traduit en 2012 par Isabelle Henderlein chez Thierry Magnier en gardant son titre original.

A noter qu'un quart des livres sont dus à des femmes, c'est plus que d'habitude.

Ce qui est réjouissant dans cette liste, c'est que nombre des cinquante titres existent en traduction française. Et qu'ils constituent une excellente base de bibliothèque.

Les "50 romans de notre temps" du "Spiegel" par ordre chronologique


  1. "Les versets sataniques" de Salman Rushdie (1988)
  2. "Val pagaille" de Friedrich Dürrenmatt (1989)
  3. "Lust" d'Elfriede Jelinek (1989)
  4. "American Psycho" de Bret Easton Ellis (1991)
  5. "Rue du silence, n° 6" de Monika Maron (1991)
  6. "Génération X" de Douglas Coupland (1991)
  7. "Les émigrants" de W. G. Sebald (1992)
  8. "Vie amoureuse" de Zeruya Shalev (1997)
  9. "Le dieu des petits riens" d'Arundhati Roy (1997)
  10. "Harry Potter à l'école des sorciers" de Joanne K. Rowling (1997)
  11. "Europa" de Tim Parks (1997)
  12. "Les particules élémentaires" de Michel Houellebecq (1998)
  13. "La tache" de Philip Roth (2000)
  14. "Le palais des miroirs" d'Amitav Ghosh (2000)
  15. "Sourires de loup" de Zadie Smith (2000)
  16. "Les correction"s de Jonathan Franzen (2001)
  17. "Fin de party" de Christian Kracht (2001)
  18. "Neige" d'Orhan Pamuk (2002)
  19. "Une histoire d'amour et de ténèbres" d'Amos Oz (2002)
  20. "Les cerfs-volants de Kaboul" de Khaled Hosseini (2003)
  21. "Tout ce que j'aimais" de Siri Hustvedt (2003)
  22. "2666" de Roberto Bolano (2004)
  23. "Murogi wa Kagogo (Wizard of the Crow)" de Ngugi wa Thiong'o (2004)
  24. "Auprès de moi toujours" de Kazuo Ishiguro (2005)
  25. "Samedi" de Ian McEwan (2005)
  26. "Extrêmement fort et incroyablement près" de Jonathan Safran Foer (2005)
  27. "La griffe du chien" de Don Winslow (2005)
  28. "Un pedigree" de Patrick Modiano (2005)
  29. "La route" de Cormac McCarthy (2006)
  30. "L'homme qui tombe" de Don DeLillo (2007)
  31. "La brève et merveilleuse vie d'Oscar Wao" de Junot Díaz (2007)
  32. "La tour" d'Uwe Tellkamp (2008)
  33. "Zones humides" de Charlotte Roche (2008)
  34. "Une femme fuyant l'annonce" de David Grossman (2008)
  35. "La bascule du souffle" d'Herta Müller (2009)
  36. "La mort d'un père" de Karl Ove Knausgård (2009)
  37. "Dans l'ombre des Tudors" d'Hilary Mantel (2009)
  38. "La Chine d'en bas" de Liao Yiwu (2009)
  39. "Good Bye Berlin" de Wolfgang Herrndorf (2010)
  40. "La carte et le territoire" de Michel Houellebecq (2010)
  41. "Open city" de Teju Cole (2011)
  42. "L'art français de la guerre" d'Alexis Jenni (2011)
  43. "Johann Holtrop" de Rainald Goetz (2012)
  44. "La fin de l'homme rouge ou le Temps du désenchantement" de Svetlana Aleksievitch (2013)
  45. "Le ravissement des innocents" de Taiye Selasi (2013)
  46. "Le cercle" de Dave Eggers (2013)
  47. "Americanah" de Chimamanda Ngozi Adichie (2013)
  48. "Planet Magnon" de Leif Randt (2015)
  49. "Glantz und Gloria" d'Henning Ahrens (2015)
  50. "Soumission" de Michel Houellebecq (2015)







vendredi 14 octobre 2016

"Harry Potter et l'enfant maudit" se perd un peu dans le temps avec lequel il joue

Voilààà. Après un entracte nocturne égayé de sang de dragon et de gâteau aux araignées, comme promis hier (lire ici), j'ai repris et achevé la lecture du Harry Potter 8, soit "Harry Potter et l'enfant maudit" ("Harry Potter and the Cursed Child", une pièce de théâtre de Jack Thorne d'après une nouvelle histoire originale de J.K. Rowling, John Tiffany & Jack Thorne, traduite de l'anglais par Jean-François Ménard, Gallimard Jeunesse, 352 pages) qui sortait ce 14 octobre à 00h01.

Autant le savoir. J'opère comme J.K. Rowling. Je table sur le fait que tout le monde se souvient de tous les épisodes de la saga pottérienne. Et donc, je n'explique rien. Tant pis pour les Moldus.

On savait déjà qu'il est dangereux de jouer avec le feu. Dans ce nouvel épisode, sous forme de pièce de théâtre, je le rappelle, Albus et Scorpius, respectivement les fils de Harry Potter et Drago Malefoy, à moins que le second ne soit le fils de Voldemort comme le rapporte avec insistance une rumeur, nous enseignent qu'il est encore plus dangereux de jouer avec le temps. Car depuis que les ados ont eu recours à un Retourneur de temps, appareil totalement interdit et censé introuvable, même s'ils l'ont utilisé pour une bonne cause, ramener Cedric Diggory à la vie, le lecteur ne s'en sort plus. Albus et Scorpius sont retournés dans le passé et ont tenté de le modifier. Les époques se sont mélangées. Passé et présent s'entremêlent en partie et il est très difficile de s'y retrouver. Surtout que les explications se trouvent la plupart du temps dans les données scéniques, peu agréables à lire. Ron et Hermione sont-ils mariés ou pas? Ont-ils une fille dénommée Rose ou pas? Est-on aujourd'hui ou dix-neuf ans plus tôt? Et le temps remonté dont on nous parle ici ou là est-il celui qui a été modifié ou l'original? En répliques de théâtre, c'est assez dur à suivre. Pour les personnages comme pour les lecteurs. On retrouve au présent des héros dont le passé a été rétrospectivement changé. Ces deux mondes se superposent par moments. Vraiment pas simple...

J.K. Rowling a visé haut mais elle n'a peut-être pas utilisé le bon sort. Elle remue dans sa grande casserole des éléments connus, en y ajoutant l'ingrédient de l'enfant maudit, qui ne sera évidemment pas celui qu'on pensait. Fausses pistes, renversements de situations, suspenses, humour parfois, utilisation de sorts figurent dans la recette. Mais au final, le plat passe plutôt mal, se perdant entre des dialogues souvent insipides et sans fin, des scènes pseudo-déchirantes entres pères et fils, des disputes ici et là... L'ensemble est assez décevant. C'est d'autant plus dommage que l'idée de retrouver le petit monde de Poudlard était une promesse de plaisir de lecture. Enfin, s'il fallait faire un film de "Harry Potter et l'enfant maudit", le scénario serait quasiment prêt.





jeudi 13 octobre 2016

Le nouvel Harry Potter sort à minuit

Les sorties à minuit du nouvel Harry Potter, il y en a marre!
Ces ventes à minuit ne sont que du marketing depuis que la sortie du tome 4 en 2000 les a imposées. Cela commence à bien faire. On nous a fait le coup  2000 pour "Harry Potter et la Coupe de feu", en 2003 pour "Harry Potter et l'Ordre du phénix", en 2005 pour "Harry Potter et le Prince de sang-mêlé", en 2007 pour "Harry Potter et les Reliques de la Mort". Ce n'est pas pour cela que j'avais respecté les embargos décrétés, bien au contraire, je n'en avais pas tenu compte et publié chaque compte-rendu avant l'heure.

On se rappellera quand même que les traductions françaises des tomes 1 à 3 avaient paru en Folio Junior à prix raisonnable, "Harry Potter à l'école des sorciers", "Harry Potter et la Chambre des secrets" et "Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban" en 1999, contrairement aux épisodes suivants qui ont eu les faveurs et le prix du grand format pour leur sortie. Après le pli était pris. Et J.K. Rowling, ou son agent, ou son éditeur, n'ont pas changé de manière à la sortie de ses livres pour adulte, écrits parfois sous le pseudonyme de Robert Galbraith. L'embargo, une drogue dure?

Soi-disant, à l'époque d'Harry Potter, qu'il fallait laisser les enfants découvrir les textes les premiers sans que les critiques ne s'en mêlent. Mais à l'époque, il y avait du suspense puisque la saga était en cours de création. Maintenant, même si un nouveau livre s'ajoute, les sept volumes sont disponibles et peuvent être lus sans attente à la suite les uns des autres. Alors pourquoi cette nouvelle sortie à minuit?

Cette nuit sera donc mis en vente le huitième Harry Potter, pas un roman mais une pièce de théâtre, "Harry Potter et l'enfant maudit", une pièce de théâtre de Jack Thorne d'après une histoire originale de J.K. Rowling (traduite de l'anglais par Jean-François Ménard, Gallimard Jeunesse, 352 pages). Le premier tirage du livre est de 600.000 exemplaires, a confié Hedwige Pasquet, la directrice de Gallimard Jeunesse. Et il est toujours loisible de le réimprimer.

Le début du livre est à lire ici (heureusement, tous les éléments juridiques n'apparaissent pas: on pense ouvrir un livre de littérature, on se retrouve face à un contrat).
La suite, je vous en dis ce que j'en pense.
Ma première impression est qu'il faut aimer lire du théâtre, apprécier les dialogues puisqu'il n'y a que cela et accepter les indications techniques de scènes. Ma seconde est qu'il faut bien avoir l'univers de Harry Potter en tête pour suivre l'intrigue car tout est considéré comme connu.

Nous voilà de retour à Poudlard avec les enfants de Harry et Ginny Potter cette fois, James, Albus et Lily, dont les prénoms sont, je suppose, autant d'hommages à des morts (les parents de Harry, 37 ans désormais, et Dumbledore). Sur le quai 9 3/4 de la gare, ils rencontrent Ron (Granger) et Hermione (Weasley) et leur fille Rose. A bord du Poudlard Express, les futurs écoliers vont rencontrer d'autres personnes plus ou moins sympathiques, dont Scorpius Malefoy (oui, le fils de Drago) accompagné d'une rumeur insistante à propos de sa naissance. Il y a déjà du Voldemort dans l'air. Et le souvenir de Cedric Diggory.

On se retrouve en territoire connu: arrivée à l'école, le choixpeau et ses choix de maison parfois surprenants, les personnages du passé (il faut vraiment avoir lu tous les épisodes précédents pour s'en sortir). Par contre, on découvre les réactions des enfants des précédents héros, toutefois bien présents aussi, dont l'opposition d'Albus à son père Harry. Potions et autres magies sont de sortie bien entendu. Ainsi que des objets aussi précieux que des Retourneurs de temps.

Evidemment, c'est fort agréable de retrouver ces personnages avec qui on a déjà passé tant d'heures de lecture, le géant Hagrid, les différents professeurs, les envoyés de Voldemort, la tante Pétunia ou les Moldus. Par contre, la lecture d'une pièce de théâtre est moins passionnante que celle d'un roman. Même en cas de suspense. Explorant toujours la lutte contre les forces du mal et les étendues des ténèbres, le livre revient sur la question du passé de Harry, un héritage qu'il aurait peut-être transmis au second de ses fils. Bon, j'ai déjà lu la moitié de "Harry Potter et l'enfant maudit", je lirai la suite demain. Je dois maintenant aller en librairie attendre les douze coups de minuit.


Toute la saga Harry Potter est publiée par Gallimard Jeunesse.









jeudi 27 septembre 2012

LC dit: Misère il est gros!

Qu'est-ce qui est gros?

Ben, le nouveau livre de J. K. Rowling.

Le premier roman pour adultes de la créatrice d'Harry Potter.


"Une place à prendre" (traduit de l'anglais par Pierre Demarty, Grasset) sera en vente demain (vendredi).





Mais pourquoi attendre demain quand on peut le lire aujourd'hui?

Ou commencer de le lire?









Après tout, ce qui est interdit semble toujours plus digne d'attention. 
Et, en journalisme, ce qui est interdit mérite d'être cherché. Et trouvé.
Surtout quand les maisons d'édition refusent de coopérer avec la presse. Pourquoi ne pas fournir le livre et fixer une date pour la publication de l'article. La faute à l'auteur, à l'éditeur, à son agent?
De toute façon, cet embargo est idiot et ne repose sur rien.

Du temps des Harry Potter (Gallimard Jeunesse), les trois premiers tomes arrivaient même en épreuves, des semaines à l'avance. A partir du tome 4, "Harry Potter et la Coupe de feu", plus rien. Embargo total. Sorties en fanfare. Il allait en être de même pour les trois derniers tomes de la saga.
J.K. Rowling avait trouvé une justification à tous ces mystères en disant qu'elle réservait la primeur de ses livres à son lectorat, les enfants. Elle ne voulait pas de journalistes comme intermédiaires. Soit.
Ce qui ne nous a pas empêchée de nous procurer les tomes 4, 5, 6 et 7 la veille ou l'avant-veille de leur sortie officielle.

Ici, avec "Une place à prendre", elle recommence. Embargo total. Informations distillées au compte-gouttes selon un calendrier bien établi. Mais pourquoi? Elle n'a encore fait ses preuves en rien.
La presse littéraire a l'habitude de recevoir les livres avant leur date de parution pour pouvoir les lire à l'aise et les présenter au mieux quand ils arrivent en librairie.
Ici il nous reste la nuit pour avaler les 680 pages...
Bon une copine qui l'a lu nous assure que c'est un "page turner". Mais quand même. Littérature et marketing n'ont jamais fait bon ménage. 

mercredi 4 juillet 2012

LA vu la couv de Mme Rowling

Voici donc à quoi ressemblera "The Casual Vacancy", de Joanne Kathleen Rowling.
La couverture a été dévoilée hier par l'éditeur Little, Brown and Company.




Un joli air d'Espagne, 512 pages dans la version anglaise, la présentation de son nom analogue à celle de la saga Harry Potter.

La traduction française, due à Pierre Demarty, sera, rappelons-le, éditée chez Grasset sous le titre "Une place à prendre".

Toutes les versions sortent le 27 septembre avec embargo bien entendu! Faut-il créer la demande?

Dans ce premier roman pour adultes, J.K. Rowling s'éloigne de l'univers de son célèbre sorcier, Harry Potter. Elle plante son décor dans la bourgade britannique fictive de Pagford, où la mort soudaine du conseiller Barry Fairweather va semer la discorde. Avec sa place de marché pavée et son abbaye, Pagford pourrait ressembler à un paradis anglais, mais derrière cette jolie façade se cache une ville en guerre... Un roman annoncé comme teinté d'humour noir.

jeudi 28 juin 2012

LA parfois du mal avec les "faux-amis"

Mais elle n'est pas la seule.
Car si les pièges existent entre version française et version anglaise d'un mot ou d'une expression, c'est pareil dans la réciproque, entre anglais et français. Et une traduction littérale peut entraîner le néophyte sur un terrain glissant car signifiant tout autre chose que ce qu'imaginé dans la langue d'atterrissage.

Le dernier exemple en date est celui de  Joanne Kathleen Rowling. Oui, la "mère" de la saga Harry Potter (7 tomes, Gallimard Jeunesse).
Qui ignore encore que la Britannique a momentanément quitté le terrain de la littérature de jeunesse pour s'adresser dans son nouveau roman aux adultes? Carrément!
Elle va publier à la rentrée son "first novel for adults" ou "first novel for grown-ups", selon les interviews.
Il est vrai que les premiers lecteurs de Harry Potter ont bien grandi.
Qui ignore encore que la date de sortie de la version originale de "The Casual Vacancy" est fixée au 27 septembre de cette année? Tout comme les traductions française et allemande.
Embargo, isolement des traducteurs, on est bien parti pour un barnum digne des précédentes sorties  du feuilleton sorcier. Tout bon pour le tiroir-caisse.
Mais ce qui prête à rire est que la romancière insiste lourdement pour que la version française, titrée "Une place à prendre" (Grasset, traduction de Pierre Demarty)  soit accompagnée d'un bandeau, indiquant "roman pour adultes"(traduction littérale d'une expression anglaise tout à fait convenable) mais qui, chez nous, est réservée aux romans au moins érotiques sinon pornographiques.

vendredi 24 février 2012

L5 cline devant le sens de la formule de BibliObs

"J.K. Rowling passe à la grande littérature", peut-on lire en titre de l'info annonçant sur BibliObs, comme dans toute la presse, que la mère de Harry Potter va publier un premier roman pour adultes dans les filiales américaine et britannique de Hachette.

Comme quoi, les préjugés ont toujours la vie dure.

Surtout que ceux qui distinguent la "grande" littérature, comprenez celle pour les adultes, de la "petite", à destination de la jeunesse, n'ont en général pas lu un seul livre appartenant à cette dernière catégorie.

Mais ils savent et ils dégomment.

L'affaire prête d'autant plus à sourire que Joanne Kathleen Rowling n'est sûrement pas le meilleur écrivain jeunesse qui existe. Va-t-elle s'améliorer en changeant de catégorie?
Et dire qu'il y en a eu pour la proposer pour le prix Nobel de littérature!
Il est exact qu'elle a eu une bonne idée au bon moment, qu'elle témoigne de réelles qualités d'invention d'une histoire. Mais strictement littérairement parlant, il est difficile de se pâmer devant les phrases qu'elle aligne. C'est sujet, verbe, complément, et pas toujours très finement choisis. Et pas question d'incriminer le traducteur de la version française, excellent au demeurant.

Cette notion de "grande littérature" signifierait-elle alors qu'on est un "grand écrivain" quand on travaille dans ce domaine? Ben oui, il suffit d'écrire cela pour que surgissent à l'esprit quelques dizaines de noms de "grands écrivains" très peu méritants.

Et a contrario, on peut citer tous ceux, Michel Tournier le premier, qui estiment hautement (grandement?) le fait d'écrire pour les enfants.
Allons, Bibliobs, fais-nous du "grand journalisme" plutôt.