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jeudi 27 janvier 2022

Maurice Carême et vous: appel aux souvenirs

La maison de Maurice Carême, devenue son musée.

C'est une maison blanche
Adossée à une rouge
On y est venu à pied
On l'a frappée
On l'a vandalisée...

Cette jolie maison blanche aux fenêtres à croisillons, aux boiseries vertes, avec ses deux loggias au rez et ses quatre lucarnes-pignons sur le toit, cet ilot de poésie posé dans un jardin avec pommier, est la maison de Maurice Carême (1899-1978). Le poète belge la fait construire en 1933 à Anderlecht, une commune bruxelloise. Il la baptise illico "la maison blanche". Il y travaille, il y crée, il y vit. A son décès, elle devient une des rarissimes maisons d'écrivain visitables du royaume. Elle se mue en musée Maurice Carême, mais demeure telle qu'il l'a habitée, comme en témoigne la visite virtuelle du lieu (ici). Depuis 1978, ses murs abritent la fondation éponyme, à laquelle s'est totalement dédiée Jeanine Burny, la compagne et la muse du poète, qui y vécut jusqu'à son décès le 10 novembre 2020, à l'âge de 95 ans.

Le bureau de Maurice Carême.

Située à Anderlecht, la coquette habitation a fait récemment les frais de plusieurs actes de vandalisme. Par qui? Pourquoi? Mystère. Elle est avant tout un lieu de poésie. Il n'y a rien à y voler. Ce qui semble avoir échappé aux malandrins qui s'y sont attaqués deux fois en décembre et une fois en janvier. "Je n'en reviens pas", témoigne François-Xavier Lavenne, le directeur de la Fondation Maurice Carême. "Pourquoi cet acharnement? On y cherche quoi? Il n'y a ici que l'âme d'un poète." Ces intrusions répétées ont eu lieu malgré les systèmes de protection existants. "La police nous a demandé de ne pas communiquer avant que nous ayons encore renforcé les systèmes de sécurité, ce qui est aujourd'hui fait", poursuit notre interlocuteur qui déplore les dégâts causés durant ces intrusions. "Rien n'a ici de valeur marchande. La maison a été fouillée de fond en comble, le contenu des armoires renversé et tout a été mis sens dessus dessous. La petite équipe de la fondation tente de remettre les pièces en ordre et jusqu'à présent, je ne déplore aucun vol, sauf peut-être deux ou trois objets sans valeur que je ne retrouve pas. Mais peut-être sont-ils cachés dans le fouillis non encore trié."

Par contre, ce qui est plus grave, ce sont les actes de vandalisme. Lors de l'intrusion de janvier, une descente d'eau a notamment été arrachée, causant l'inondation de la salle d'archives souterraine. "Heureusement, tout pourra être restauré", rassure François-Xavier Lavenne qui se demande toujours pourquoi ces actes ont eu lieu et la raison de leur répétition. "C'est la première fois que cela arrive en 44 ans que le musée Maurice Carême existe. Outre les trois effractions, nous déplorons aussi des intrusions répétées dans le jardin, qui ont heureusement été repoussées par le système d'alarme." Plainte conte X a bien sûr été déposée. 

L'inquiétude de la Fondation porte plutôt sur le coût de la restauration puisque c'est la phase qui est maintenant entamée avec l'objectif de rouvrir le musée, fermé depuis décembre, au printemps. "Les dépenses s'annoncent colossales pour une petite structure comme la nôtre", déplore le directeur. Pour se remonter le moral,  l'équipe appelle à lui faire parvenir des témoignages personnels relatifs au poète, à ses textes et/ou au musée installé dans sa maison depuis plus de quarante ans. "Recevoir ces textes remontera le moral de la petite équipe qui affronte le défi de cette restauration. Tous ces témoignages seront réunis dans un livre d'or qui sera exposé lorsque la maison sera rendue à la poésie", explique François-Xavier Lavenne.

Il est aussi choquant qu'incompréhensible qu'on s'attaque à un lieu dédié à la poésie et je ne peux que saluer et soutenir cette initiative positive dans l'attente de la réouverture du lieu au public.

Un souvenir? un témoignage? une photo? un dessin? tout fera plaisir à ceux qui luttent en ce moment pour restaurer le lieu à l'identique.

Pour les faire parvenir


par courrier à 
Fondation Maurice Carême
Avenue Nellie Melba 14
1070 Bruxelles
Belgique

sur la page Facebook de la Fondation (ici)

La "Maison blanche" et son pommier.


Il y aussi bien entendu aussi moyen de soutenir la Fondation en devenant membre de l'asbl Les amis de Maurice Carême (à partir de 25 euros de cotisation par an). Infos complémentaires ici.



jeudi 10 septembre 2020

Voleur honnête v. voleur malhonnête

Yves Frémion. (c) Maëster.

Quand on prononce le nom d'Yves Frémion, on pense bien sûr bande dessinée, dessin de presse, humour, rédaction en chef de divers magazines et écologie. On peut encore l'associer, entre diverses autres choses, des beaux livres notamment, à quelques livres pour la jeunesse. Dont ce tout nouveau roman pour les ados, l'excellent "Pierre le voleur" (Le Muscadier, collection "Rester vivant", 98 pages) paru il y a quelques jours. Court, enlevé, bien vu et  bien raconté, il frappe et enchante par son vocabulaire recherché autant que par sa bienveillance.

"La collection "Rester vivant" est constituée de nouvelles et de romans qui parlent du monde d'aujourd'hui", explique l'éditeur sur son site, "en abordant sans détour les questions écologiques, sociales et éthiques qui émergent au sein de la société dans laquelle nous évoluons. Elle s'adresse en priorité aux pré-ados, aux ados… et plus généralement à tous les lecteurs qui résistent encore à l'asservissement des esprits, quel que soit leur âge. Ces livres ont pour ambition, en plus d'attiser l'imaginaire du lecteur, d'éveiller son sens critique et de poser un regard incisif sur nos comportements individuels et collectifs."

Il ne faut pas être devin pour connaître le thème du roman "Pierre le voleur" qui se déroule dans la campagne cévenole. Là où les locaux sont tranquilles, sauf quand débarquent dans leurs résidences secondaires les vacanciers de la ville. Pierre est donc un voleur, mais un voleur plutôt sympathique, qui reconnaît sans hésiter ses larcins et les restitue sans aucune opposition. A moins que les victimes ne viennent elles-mêmes récupérer leurs biens chez Pierre. Le vieux transistor du vieil Antonin, les chemises de nuit du mari de Mariette, les outils du cordonnier, les planches du menuisier... Le village fonctionne ainsi. Quand un bien disparaît, personne ne s'en fait. Les propriétaires ou les gendarmes aux patronymes qui riment, Martinez, Fernandez, Sanchez, Lopez, vont voir chez Pierre. Et l'objet dérobé retrouve son propriétaire. C'est comme ça. Pierre est cleptomane et cela donne lieu à quelques scènes cocasses. Personne ne s'en offusque vraiment. Sauf le nouveau gendarme arrivé sur place, Dubois, qui pense que la loi est la loi.

Les choses se corsent quand un vol de bijoux a lieu. Pierre est bien entendu accusé. Il nie cette fois. Et n'est pas cru. Mais si Pierre est voleur, il n'est pas menteur. Et s'il est innocenté grâce à une petite fille du village, Rosy-Rosette, pour lui, la vengeance est un plat qui se mange froid. Le vrai voleur va l'apprendre à ses dépens. Mais Pierre ne cafte pas non plus. Cela, ce sont cette fois les gendarmes qui vont l'apprendre à leurs dépens...

Et parce qu'on ne peut pas voler toute sa vie, Pierre va devenir un maillon très important et utile à la vie du village. Un roman sur la bienveillance et la confiance à avoir en ceux qui la méritent, fort bien mené avec ses surprises et ses rebondissements et raconté avec un vocabulaire étendu, rare dans cette branche de la littérature. Un must, en quelque sorte.











samedi 29 mars 2014

LE pas contente du tout

Elle vient de découvrir ce message illustré sur la page Facebook de Gilles Bachelet.




Petite bouteille à la mer…
Entre 150 et 200 illustrations originales m’ont été volées récemment sans effraction à mon domicile. La plupart de ces illustrations viennent de mes albums récents mais d’autres sont beaucoup plus anciennes et certaines sont inédites. La valeur commerciale de ces dessins est très relative mais le préjudice est énorme pour moi. Si par hasard vous apprenez qu’une ou plusieurs illustrations de moi ont été mises en vente sur internet, en salle de ventes ou sur un quelconque vide-grenier, merci de me faire signe… Elles ne peuvent provenir que de ce vol, je ne les mets jamais en vente moi-même.