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jeudi 25 novembre 2021

Le Goncourt des lycéens va à Clara Dupont-Monod

Clara Dupont-Monod. (c) Marc Ollivier/Ouest-France.

Prix extrêmement prescripteur et au palmarès magnifique, le Goncourt des lycéens a été attribué ce jeudi 25 novembre à Clara Dupont-Monod pour son roman "S'adapter" (Stock). Au premier tour, par huit voix sur treize. Un livre qui avait déjà remporté le prix Femina (lire ici).
Le jury était composé de 2.000 lycéens issus d'une cinquantaine de classes dans toute la France. Rappelons que les lycéens lisent tous les livres de la première sélection du Goncourt, sauf ceux d'auteurs qu'ils ont déjà récompensés (lire ici).


Autres distinctions.
Le prix Jean Giono a été attribué le 15 décembre au premier tour de scrutin à Frédéric Verger pour "Sur les toits" (Gallimard) par six voix contre quatre à Michel Bernard pour "Les bourgeois de Calais" (Éditions de la Table Ronde) et une voix à Louis-Philippe d'Alembert pour "Milwaukee Blues" (Sabine Wespieser).
A été décerné le 16 décembre le 20e prix des Cinq Continents, attribué à Karim Kattan pour son roman "Le Palais des deux collines" (Editions Elyzad, 272 pages) tandis que Miguel Bonnefoy recevait une mention spéciale pour "Héritage" (Rivages).



Attributions

Prix Envoyé par la poste (26 août)
  • Julie Ruocco pour son premier roman "Furies" (Actes Sud)

Prix du Roman Fnac (6 septembre)
  • Jean-Baptiste del Amo pour "Le fils de l'homme" (Gallimard)

Prix Blù Jean-Marc Roberts (15 septembre)
  • Mathieu Palain pour "Ne t'arrête pas de courir" (L'Iconoclaste).

Prix Senghor (17 septembre)
  • Annie Lulu pour son premier roman, "La mer Noire dans les grands lacs" (Julliard)

Prix François Billetdoux (24 septembre)
  • Robert Bober pour "Par instants, la vie n'est pas sûre" (P.O.L.)

Prix Nobel de littérature (7 octobre)
  • Abdulrazak Gurnah, écrivain tanzanien dont trois livres ont été traduits en français mais sont actuellement indisponibles

Prix de la Fondation Prince Pierre de Monaco (12 octobre)
  • Annie Ernaux, pour l'ensemble de son œuvre (Gallimard principalement)
  • Abigail Assor, bourse de la Découverte pour "Aussi riche que le roi" (Gallimard)

Prix du Premier roman (18 octobre)
  • Maud Ventura pour "Mon mari" (L'Iconoclaste) en littérature française 
  • Daniel Loedel pour "Hadès, Argentine" ((traduit de l'anglais par David Fauquemberg, La Croisée) en littérature étrangère 
  • Mention spéciale à Gisèle Berkman pour "Madame" (Arléa)

Prix de la langue française (20 octobre)
  • Pierre Bergounioux, "dont l'œuvre contribue de façon importante à illustrer la qualité et la beauté de la langue française."

Prix Guez de Balzac (21 octobre)
  • Michel Deguy

Prix Femina (25 octobre)

Romans français
  • Clara Dupont-Monod pour "S'adapter" (Stock)
Romans étrangers
  • Ahmet Altan pour "Madame Hayat" (traduit du turc par Julien Lapeyre de Cabane, Actes Sud)
Essais
  • Annie Cohen-Solal pour "Un étranger nommé Picasso" (Fayard),

Prix Médicis (26 octobre)

Romans francophones
  • Christine Angot pour "Le Voyage dans l'Est" (Flammarion)
Romans étrangers
  • Ahmet Altan pour "Madame Hayat" (traduit du turc par Julien Lapeyre de Cabanes, Actes Sud)
Essais
  • Jakuta Alikavazovic pour "Comme un ciel en nous" (Stock)

Prix Victor Rossel (27 octobre)
  • Philippe Marczewski pour "Un corps tropical" (Inculte)

Grand prix du roman de l'Académie française (28 octobre)
  • François-Henri Désérable pour "Mon maître et mon vainqueur" (Gallimard)

Prix Décembre (29 octobre)
  • Xavier Galmiche pour "Le poulailler métaphysique" (Le Pommier)

Prix Goncourt (3 novembre)
  • Mohamed Mbougar Sarr pour "La plus secrète mémoire des hommes" (Philippe Rey)

Prix Renaudot (3 novembre)

Romans
  • Amélie Nothomb pour "Premier sang" (Albin Michel, lire ici)
Essais
  • Anthony Palou pour "Dans ma rue y avait trois boutiques" (Presses de la Cité)

Prix de Flore (4 novembre)
  • Abel Quentin pour "Le voyant d'Etampes" (L'Observatoire)

Prix Wepler (8 novembre)
  • Antoine Wauters pour "Mahmoud ou la montée des eaux" (Verdier)

Grand prix de littérature américaine (9 novembre)
  • Joyce Maynard pour "Où vivaient les gens heureux" (traduit par Florence Lévy-Paolini, Philippe Rey)

Prix Albert-Londres du Livre (15 novembre)
  • Emilienne Malfatto pour "Les Serpents viendront pour toi" (Les Arènes Reporters)

Prix du livre européen (15 novembre)
  • Christos A. Chomenidis pour "Niki" (traduit du grec par Marie-Cécile Fauvin, Viviane Hamy).

Prix Interallié (17 novembre)
  • Mathieu Palain  pour "Ne t'arrête pas de courir" (L'Iconoclaste) 

Prix du Meilleur livre étranger (24 novembre)
noms des traducteurs ajoutés par mes soins

Fiction
  • Gouzel Iakhina pour "Les enfants de la Volga" (traduit du russe par Maud Mabillard, Noir sur Blanc) 
Non-fiction
  • Kapka Kasabova pour "L'écho du lac" (traduit de l'anglais par Morgane Saysana, Marchialy)

Sélections

Prix Goncourt des lycéens (25 novembre)
  • "Le Voyage dans l'Est", Christine Angot, (Flammarion)
  • "La carte postale", Anne Berest (Grasset)
  • "S'adapter", Clara Dupont-Monod (Stock)
  • "S'il n'en reste qu'une", Patrice Franceschi (Grasset)
  • "Soleil amer", Lilia Hassaine (Gallimard)

Prix des 5 continents de la francophonie (16 décembre)
  • "Ceux qui sont restés là-bas", de Jeanne Truong (Gallimard)
  • "Dans le ventre du Congo", de Blaise Ndala (Mémoire d'encrier )
  • "Héritage", de Miguel Bonnefoy (Rivages)
  • "Le Jardin du Lagerkommandant", d'Anton Stoltz (Maurice Nadeau)
  • "Les Lumières d'Oujda", de Marc Alexandre Oho Bambe (Calmann-Lévy)
  • "Les Orphelins", de Bessora (JC Lattès)
  • "Le Palais des deux collines", de Karim Kattan (Elyzad 
  • "Pas même le bruit d'un fleuve", d'Hélène Dorion (Alto)
  • "Soleil à coudre", de Jean d'Amérique (Actes Sud)
  • "Les villages de Dieu", d'Emmelie Prophète (Mémoire d'encrier)

Prix Jean Giono (15 décembre)
  • "Le fils de l'homme", de Jean-Baptiste Del Amo  (Gallimard)
  • "Les bourgeois de Calais", de Michel Bernard (La Table Ronde)
  • "Milwaukee blues", de Louis-Philippe Dalembert (Sabine Wespieser)
  • "S'adapter", de Clara Dupont-Monod (Stock)
  • "Mohican", d'Éric Fottorino (Gallimard)
  • "Le voyant d'Etampes", d'Abel Quentin (L'Observatoire)
  • "Pleine terre", de Corinne Royer (Actes Sud)
  • "La Plus Secrète Mémoire des hommes", de Mohamed Mbougar Sarr (Philippe Rey)
  • "Sur les toits", de Frédéric Verger (Gallimard)

Prix Mémorable (janvier 2022)
  • "Chant des plaines", de Wright Morris, traduit de l'anglais par Brice Matthieussent (Christian Bourgois)
  • "La vie seule", de Stella Benson, traduit de l'anglais (Angleterre) par Leslie de Bont (Cambourakis)
  • "Tea rooms", de Luisa Carnés, traduit de l'espagnol par Michelle Ortuno (La Contre Allée)

samedi 22 juin 2019

Un grand poète tunisien parmi les 64 écrivains distingués par l'Académie française pour 2019

Tahar Bekri. (c) Sophie Bassouls.

Ce jeudi 20 juin, l'Académie française a communiqué son palmarès pour l'année 2019. Un palmarès fort de 64 distinctions (lire en fin de note), sachant que le Grand Prix du Roman sera, comme de coutume, décerné à l'automne. 64 distinctions, cela fait du monde, et du beau monde. On relève avec plaisir les noms d'Olivia de Lamberterie, Michel Le Bris, Vincent Delerm, Guy Boley,  Hervé Bentégeat dont la pièce "Meilleurs Alliés" a été créée par des acteurs belges, dix ans après son écriture, sans oublier celui du poète tunisien Tahar Bekri, né à Gabès en 1951 mais vivant à Paris depuis 1976 après deux séjours dans la prison de Borj Erroumi et qui participa notamment au "Journal des poètes" publié à Bruxelles.


Les derniers livres parus de Tahar Bekri


Le dernier ouvrage en date de Tahar Bekri est le livre de poésie "Désert au crépuscule" (Editions Al Manar, 2018). Dans la grande tradition poétique arabe qui évoque le désert, ce recueil se soulève contre une réalité mondiale habitée par la volonté de mort. Les quarante chants adressés au désert comme à une personne sont complétés d'un quarante-et-unième, liste de crimes jihadistes. Des invocations qui célèbrent la vie, l'attachement à la beauté des êtres et des lieux mais se heurtent à la réalité. Passé et présent personnels et collectifs, Histoire et actualité s'entremêlent et se dressent contre l'insoutenable.

Extrait.
"XIII
Te revoilà désert
Aux piliers brisés
Dans la litanie des remparts
Les portes ouvertes aux brigands
Il y a le Livre des morts
Remplissant la vallée des Anubis
Il y a les restes âcres de mon acacia
Brûlé au couchant qui décline
Et des échassiers englués
Au dépôt des plumes"


Notons aussi le récent passage en poche de l'ouvrage "Le livre du souvenir - Dans la beauté du monde et sa fureur" (Editions Elyzad, 2007 et 2016). Paris, Copenhague, Kairouan, Montréal, Istanbul, Barcelone, Madagascar, Boston, Fort-de-France, Gabès... Ses voyages d'exilé permettent à Tahar Bekri de parler de mémoire, de la fuite du temps, de la nostalgie du pays natal.
Le poète apporte une réflexion sur la littérature et l'art et réagit aux événements dans le monde (le 11 septembre 2001, le Liban...). Dans son écriture habitée par l'émotion, le souvenir est à la fois pilier contre l'oubli et fenêtre ouverte sur le large.



"Poésie de Palestine" (Editions Al Manar, 2013) est une anthologie rassemblée par Tahar Bekri. Il en dit ceci: "Tous les poètes [rassemblés ici] disent avec humanité leur besoin de justice. Sans haine ni violence. Parfois avec humour. Ou plutôt, avec ironie et dérision. Ils revendiquent une vie simple, presque ordinaire, sans guerre, ni occupation. Avoir le droit de vivre libre, en paix, parmi les siens, sur sa propre terre. Ils ont choisi, malgré le poids de la tragédie et la violence du désespoir, la parole poétique pour dire leur être. Le poème est un acte de civilisation. Leur vérité est universelle, généreuse, fraternelle. Tant de souffrance fait écrire à leur poème le besoin d’amour, de beauté. Ils écrivent l'attention au monde, sa réalité insoutenable, rêvent d'un monde possible, à construire comme une utopie commune, sans arrogance ni mensonge."


"Au souvenir de Yunus Emre" (Editions Elyzad, 2012) a la particularité d'être en édition bilingue français-arabe. Inspiré par son voyage en Turquie sur les traces du grand poète soufi de l'amour Yunus Emre (1238-1320), Tahar Bekri  réaffirme, avec modernité, la liberté humaine.
Loin des visions et des dogmes obscurs, sa poésie, habitée d’interrogation philosophique et de sagesse universelle, célèbre la vie, l’amour, la paix sur la terre, ici-bas.


Dans "Je te nomme Tunisie" (Editions Al Manar, 2011), Tahar Bekri propose des poèmes ne répondant pas à l'urgence, mais la précédant. Il faut se rappeler que les textes ont été écrits au moment de la révolution. Ils disent l'amour de la Tunisie, avec émotion et passion, et reviennent sur le passé douloureux du poète (il fut emprisonné longtemps), le liant au présent d'un peuple qui s'est soulevé pour sa dignité et sa liberté. En Tunisie, à Paris ou en Bretagne, les souvenirs personnels, les paysages, les rythmes et les métaphores s'entremêlent pour célébrer la vie et s'opposer à la volonté de mort.


Extrait
"Je t'aime
Dans les lueurs étincelantes
Dans l’envolée des rayons comme des rubis
Dis au soleil
Libère ta lumière
L’éclipse est sœur des potentats
Suppôts tapis dans les pliures sans relâche
Dis au soleil
La rumeur par-delà les haies
Paraphe nos désirs de pleine lune
Cyprès figuiers de barbarie et alfa
Pour tanner nos visages
Nulle peur ne se terre
Mais la torche neuve et résolue"

Enfin, "Salam Gaza" (Editions Elyzad, Tunis, 2010) est un journal personnel, traversé de poésie, dans lequel s'esquisse une interpellation morale de l'Histoire. Il a été écrit au jour le jour, à partir du 27 décembre 2008, date à laquelle l'armée israélienne a déclaré la guerre à Gaza. Meurtri, le poète note au jour le jour son indignation, échange via Internet avec des intellectuels de toutes origines, dénonce les projets expansionnistes, l'indifférence internationale, ou presque. Qu'en est-il de la conscience universelle? Il ira aussi en mars 2009 à Ramallah, à Naplouse, à Jérusalem-Est et à Bir Zeit pour un cycle de lectures où il sera confronté à la réalité de la vie en Palestine occupée. Il livre aussi ce voyage, ses rencontres, ses impressions où affleurent colère et émotion.

Extrait.

"Salam sur GAZA

Dans les bras de la lumière
Et la beauté du monde

En dépit du plomb durci
A la barbe des sanguinaires

Ces flocons de neige
Pour apaiser la terre

Du feu qui lui brûle les lèvres
Pourquoi aimez-vous tant les cendres

Quand la braise nourrit mon cœur
Tendre dans les cours des rivières

Pourquoi détruisez-vous mon limon
Réduit en poussière

Le soleil vous fait-il peur
De voir votre propre ombre"
Paris 30 décembre 2008

Littératures de Tunisie

Bien entendu, Tahar Bekri n'est pas le seul écrivain à avoir vu le jour en Tunisie. Curieusement, les écrivains tunisiens ne sont pas vraiment répertoriés. La preuve. Qui peut en citer cinq sans réfléchir, alors qu'on le fait sans problème pour de nombreux autres pays? C'est dire si l'épais ouvrage que signent Samia Kassab-Charfi et Adel Kheder, "Un siècle de littérature en Tunisie 1900-2017" (Honoré Champion, 550 pages) est providentiel et bienvenu. On y trouve tout ce que les littératures contemporaines ont produit dans ce pays et ailleurs, car sont repris dans cette gigantesque et passionnante recension aussi bien ceux qui habitent toujours en Tunisie que ceux qui ont choisi de la quitter pour diverses raisons. En plus, sont associés ici aussi bien les écrivains en langue arabe que ceux en langue française. Le reflet de l'association des auteurs qui sont respectivement Professeure de littératures française et francophones à l'Université de Tunis et Professeur de littérature et de civilisation arabe à l'Université de la Manouba (Tunis).

Si l'ouvrage est érudit, il se veut surtout un guide pour celui qui s'intéresse au sujet sans trop connaître l'histoire de la Tunisie. Ainsi le premier chapitre rappelle-t-il les grands chapitres de son histoire. Ensuite place à une traversée littéraire longue d'une centaine d'années, du début du XXe siècle  jusqu'au début du XXIe. En tout, on recense 800 entrées dans l'index des noms, preuve que toutes les parts des littératures tunisiennes ont été explorées, poésie, nouvelle, roman, essai, théâtre, et cela par des plumes tunisiennes ou issues des minorités et des diasporas, d'hier et d'aujourd'hui. C'est passionnant, varié, riche,agréablement structuré, complété d'une anthologie de textes d'auteurs arabes, d'une de textes d'auteurs français, d'un index des personnes et d'un index des lieux.
Alors ces cinq noms? Personnellement, sans réfléchir, je dirais, Tahar Bekri, Hubert Haddad (lire ici), Colette Fellous (lire ici), Fawzia Zouari (lire ici) et Mustapha Tlili (lire ici). Il y en a évidemment quelques centaines d'autres, dont certains noms me reviennent déjà, Abdelwahab Meddeb, Sophie Bessis, Hélé Béji, Gisèle Halimi, Hédi Kaddour....

Formidable boulot que ce "Siècle de littérature en Tunisie" qui donne une immense envie de plonger dans les œuvres de tous ceux et celles qui ont été croisés au fil des pages.












Le palmarès complet de l'année 2019


GRANDS PRIX


Grand Prix de la Francophonie
M. Abdeljalil Lahjomri (Maroc) et M. Petr Král (République tchèque)

Grande Médaille de la Francophonie
M. Jean Pruvost (lexicologue)

Grand Prix de Littérature
M. Régis Debray, pour l'ensemble de son œuvre (divers prédites)

Grand Prix de Littérature Henri Gal
Prix de l'Institut de France
M. Michel Le Bris, pour "Pour l'amour des livres" (Grasset) et l'ensemble de son œuvre

Prix Jacques de Fouchier
M. Claude Martin, pour "La diplomatie n'est pas un dîner de gala. Mémoires d'un ambassadeur" (L'Aube)

Grand Prix Michel Déon
M. Stéphane Hoffmann (Albin Michel)

Prix de l'Académie française Maurice Genevoix
M. Jean-Marie Planes, pour "Une vie de soleil" (Arléa) et l'ensemble de son œuvre

Grand Prix Hervé Deluen
M. Dai Sijie (Chine, Gallimard principalement)

Grand Prix de Poésie
M. Pierre Oster, pour l'ensemble de son œuvre poétique

Grand Prix de Philosophie
M. Jacques Bouveresse, pour l'ensemble de son œuvre

Grand Prix Moron
Mme Barbara Stiegler, pour "Il faut s'adapter" (Gallimard)

Grand Prix Gobert
M. Philippe Joutard, pour "La Révocation de l'édit de Nantes ou les Faiblesses d'un Etat" (Gallimard) et l'ensemble de son œuvre

Prix de la Biographie (littérature)
M. Georges Forestier, pour "Molière" (Gallimard)

Prix de la Biographie (histoire)
M. Olivier Varlan, pour "Caulaincourt" (Nouveau monde Eds)

Prix de la Critique
M. Jean Céard, pour l'ensemble de ses travaux critiques

Prix de l'Essai
Mme Anne de Lacretelle, pour "Tout un monde. Jacques de Lacretelle et ses amis" (Editions de Fallois)

Prix de la Nouvelle
M. Louis-Antoine Prat, pour "Belle encore et autres nouvelles" (Somogy)

Prix d'Académie
Mme Dominique Schnapper, pour "La Citoyenneté à l'épreuve. La démocratie et les juifs" (Gallimard) et l'ensemble de son œuvre
M. Michel Collot, pour son œuvre poétique et critique
M. René Hénane, pour "Aimé Césaire, une poétique" (Orizons)
M. Denis Lalanne, pour "Dieu ramasse les copies" (Atlantica)

Prix du cardinal Grente
P. Jean-Yves Lacoste, pour l'ensemble de son œuvre

Prix du Théâtre
M. Edouard Baer, pour l'ensemble de son œuvre dramatique

Prix du Jeune Théâtre Béatrix Dussane-André Roussin
M. Hervé Bentégeat, pour "Meilleurs Alliés"

Prix du Cinéma René Clair
Mme Valeria Bruni-Tedeschi, pour l'ensemble de son œuvre cinématographique

Grande Médaille de la Chanson française
M. Vincent Delerm, pour l'ensemble de ses chansons

Prix du Rayonnement de la langue et de la littérature françaises
Mme Silvia Baron Supervielle, femme de lettres franco-argentine
Mme Nurith Aviv, cinéaste israélienne
M. Tahar Bekri, poète tunisien
Mme Marie-Noëlle Craissati, d'origine égyptienne, fondatrice des éditions Alexandrines qui publient notamment la collection "Le Paris des écrivains"
M. Gérald Larose, chef de file du syndicalisme québécois, qui a œuvré pour la défense du français dans la société québécoise

PRIX DE FONDATIONS
PRIX DE POÉSIE

Prix Théophile Gautier
M. James Sacré, pour "Figures de silences"

Prix Heredia
M. Denis Rigal, pour "La Joie peut-être"

Prix François Coppée
M. Sébastien Fevry, pour "Solitude Europe"

Prix Paul Verlaine
M. Pascal Riou, pour "D'âge en âge"

Prix Maïse Ploquin-Caunan
M. Gabriel Zimmermann, pour "Depuis la cendre"

PRIX DE LITTÉRATURE ET DE PHILOSOPHIE

Prix Montyon
Mme Olivia de Lamberterie, pour "Avec toutes mes sympathies" (Stock, lire ici)

Prix La Bruyère
M. Martin Rueff, pour "Foudroyante pitié. Aristote avec Rousseau, Bassani avec Céline et Ungaretti" (Mimésis) et pour "À coups redoublés. Anthropologie des passions et doctrine de l'expression chez Jean-Jacques Rousseau" (Mimésis)

Prix Jules Janin
M. Jean-Claude Schneider, pour sa traduction des "Œuvres complètes" d'Ossip Mandelstam (Le Bruit du temps/La Dogana)

Prix Émile Faguet
M. Stéphane Zékian, pour son édition critique des éloges de Ronsard, Michelet, Chénier, Gautier, Fontenelle, Vigny et Taine, proposés par Thibaudet au concours d'éloquence de l'Académie française

Prix Louis Barthou
M. Michel Bernard, pour "Le Bon Cœur" (La Table Ronde)

Prix Anna de Noailles
Mme Paule Du Bouchet, pour "Debout sur le ciel" (Gallimard)

Prix François Mauriac
M. Bruno Pellegrino, pour "Là-bas, août est un mois d'automne" (Zoé)

Prix Georges Dumézil
M. Alain Boureau, pour "Le Feu des manuscrits. Lecteurs et scribes des textes médiévaux" (Les Belles Lettres)

Prix Roland de Jouvenel
M. Florent Couao-Zotti, pour "Western tchoukoutou" (Gallimard)

Prix Biguet
M. Florian Michel, pour "Étienne Gilson. Une biographie intellectuelle et politique" (Vrin)

Prix Jacques Lacroix
M. Baptiste Morizot, pour "Sur la piste animale" (Actes Sud)

PRIX D'HISTOIRE


Prix Guizot
M. Marcel Gauchet, pour "Robespierre, l'homme qui nous divise le plus" (Gallimard)
M. Jean-Pierre Cabestan, pour "Demain la Chine: démocratie ou dictature?" (Gallimard)

Prix Thiers
M. Philippe Apeloig, pour "Enfants de Paris (1939-1945)" (Gallimard)

Prix Eugène Colas
M. François Dosse, pour "La Saga des intellectuels français (1944-1989)" (Gallimard)
M. Gérard Noiriel, pour "Une histoire populaire de la France. De la guerre de Cent Ans à nos jours" (Agone)

Prix Eugène Carrière
Mme Sophie Mouquin, pour "Versailles en ses marbres. Politique royale et marbriers du roi" (Arthena)

Prix du maréchal Foch
M. Jean-Vincent Holeindre, pour "La Ruse et la Force. Une autre histoire de la stratégie" (Perrin)

Prix Louis Castex
MM. Jean-Arnault Dérens et Laurent Geslin, pour "Là où se mêlent les eaux. Des Balkans au Caucase, dans l'Europe des confins" (La Découverte)

Prix Monseigneur Marcel
Mme Catherine Kikuchi, pour "La Venise des livres (1469-1530)" (Champ Vallon)
M. Shinichiro Higashi, pour "Penser les mathématiques au XVIe siècle" (Garnier)

Prix Diane Potier-Boès
Mme Oissila Saaïdia, pour "L'Algérie catholique. Une histoire de l'Église catholique en Algérie" (Payot)

Prix François Millepierres
Mme Claudia Moatti, pour "Res publica". Histoire romaine de la chose publique" (Fayard)

Prix Augustin Thierry
M. Jean-Charles Ducène, pour "L'Europe et les géographes arabes du Moyen Age" (CNRS Editions)


PRIX DE SOUTIEN À LA CRÉATION LITTÉRAIRE


Prix Henri de Régnier
Mme Charlotte Hellman, après "Glissez, mortels" (Philippe Rey)

Prix Amic
Mme Diane Mazloum, après "L'Âge d'or" (JC Lattès)

Prix Mottart
M. Guy Boley, après "Quand Dieu boxait en amateur" (Grasset)

On le voit, Gallimard est l'éditeur qui ramasse le plus de récompenses.