Décerné depuis 2016 par les étudiants universitaires francophones et néerlandophones de Belgique (lire ici et ici), le choix Goncourt de la Belgique 2020 avait été attribué le 15 décembre 2020 à Hervé Le Tellier pour "L'Anomalie" (Gallimard), prix Goncourt 2020 (lire ici).
Le jury, composé de seize représentants de seize universités et hautes écoles francophones et néerlandophones, avait délibéré lors d'une réunion virtuelle le 15 décembre 2020. Ils s'étaient ainsi fait les porte-voix des 200 étudiants qui participent chaque année à ce prix.
Les étudiants disent avoir apprécié:
le caractère hybride du roman, à la croisée de nombreuses formes littéraires,
la réflexion philosophique et le regard critique portés sur la vie humaine dans un ouvrage très original et très référencé et malgré tout accessible,
l'humour de l'auteur, mis au service d'une intrigue prenante et efficace.
La remise du choix Goncourt de la Belgique s'est tenue ce mardi 16 mars à la Résidence de France, en présence de l'Ambassadrice de France en Belgique, Hélène Farnaud-Defromont, de Pierre Assouline, membre de l'Académie Goncourt et parrain du choix Goncourt de la Belgique, et de Caroline Lamarche, prix Goncourt de la Nouvelle en 2019 et marraine belge du choix Goncourt de la Belgique.
"Le Choix Goncourt de la Belgique est une initiative de grande qualité qui fête cette année sa cinquième édition", a déclaré l'ambassadrice. "Il accorde une place centrale aux jeunes générations qui sont au cœur de la relation entre la France et la Belgique. Par sa mise en commun du plaisir de la lecture et de la culture du débat, ce prix littéraire est une très belle illustration du rôle fédérateur et inclusif de la culture".
Hervé Le Tellier a eu ces mots:
"Beaucoup de fierté, et le regret de ne pas avoir fait d'un de mes personnages, Lucie Bogaert, au nom flamand, une véritable Belge."
Une rencontre avec Hervé Le Tellier sera diffusée gratuitement en ligne le 23 mars à 18h30 dans le cadre du Festival Passa Porta, et sera accessible jusqu'au 6 avril.
Le choix Goncourt de la Belgique est organisé par l'Ambassade de France en Belgique en partenariat avec l'Agence universitaire de la Francophonie Europe de l'Ouest, l'Alliance française de Bruxelles-Europe et Passa Porta, la maison internationale des littératures à Bruxelles.
Enfin, afin d’accompagner le réseau des librairies belges, l’Ambassade de France mettra à leur disposition des outils de communication « Choix Goncourt de la Belgique ».
Si on adhère à l'idée qu'un roman est une bonne histoire excellemment
racontée, alors "Liv Maria" de
Julia Kerninon
(L'Iconoclaste, 224 pages) se classe en toute bonne position. A se demander
pourquoi le livre est sorti des sélections des prix Femina, de Flore et Wepler
qui l'avaient repéré. "Liv Maria" est même une des histoires les plus fortes de la
rentrée littéraire. La rencontre avec l'héroïne qui donne son nom
au roman ne s'oublie pas. Quel destin que celui de cette petite fille qui est
née de la rencontre improbable entre Mado, sa mère qui tenait un café sur une île de
Bretagne, et Thure, son père, un marin norvégien qui y fit une escale devenue par la
magie du coup de foudre définitive! On va la suivre de sa conception, lors
d'une nuit d'amour, jusqu'à sa dernière fuite, adulte et mère, par amour
encore.
Car s'il y a bien un sentiment qui apparaît dans ce formidable roman, c'est
l'amour. Celui dans lequel grandit Liv Maria Christensen. Celui qu'elle va rencontrer en 1987 à
Berlin, chez sa tante paternelle, où elle est envoyée à 17 ans pour échapper à un prédateur local.
Celui que, devenue orpheline trop tôt, elle va chercher en Amérique latine.
Celui qu'elle a trouvé avant de revenir, mariée, en Europe, en Irlande
précisément, si terriblement lancinant. Désormais, pour elle, amour
se conjuguera avec secret. Jusqu'où parviendra-t-elle à se taire? L'amour est
aussi celui que Liv Maria, bien ancrée dans la vie, se porte à elle-même, qui
peut aussi porter le nom de liberté, son moteur tout au long de son existence.
"D'emblée", explique Julia Kerninon, "il y avait cette idée d'une femme avec
un secret, une femme qui échappe au jugement des autres par le silence,
l'idée d’entrelacer la tragédie grecque au prosaïsme de la réalité. Je
voulais parler du quotidien, de la vie matérielle, de l'amour, de la
façon dont on change à la fois sans arrêt et jamais, mais aussi de la
grande rébellion qui se cache presque toujours derrière l'image de
la mère. Je voulais faire le portrait d'une femme telle que je les
connais, telle que je les sais vivre autour de moi – libres,
incontrôlables, fières."
Ce qui est magnifique dans ce roman qui célèbre aussi les livres, la lecture et la littérature, c'est qu'on suit Liv Maria de l'extérieur et non à la première personne. Délice aussi de découvrir son itinéraire à l'imparfait, la langue des histoires. Plaisir de voir se construire l'intrigue autour de cette année blanche à Berlin, ce secret jamais partagé, joie de suivre cette jeune femme libre dans ses pérégrinations, de la voir vieillir, mûrir et en même temps, rester elle-même, construite notamment par l'amour et l'attention que lui ont portés ses parents. Julia Kerninon a le sens des images et des formules. Elle nous offre sa lumineuse solitaire et son destin peu commun d'une plume sensible. Un roman fascinant, une merveille oubliée.
A trente-trois ans, Julia Kerninon affiche déjà une belle bibliographie riche de
cinq romans adultes et deux romans ados (lire
ici). Surtout, elle confirme qu'elle est une des voix qui comptent dans la
littérature contemporaine.
On aurait voulu nous embrouiller avec les prix littéraires 2020 qu'on n'aurait pas fait mieux. Annoncés, reportés, proclamés selon le calendrier initial. Ou pas. Mais voilà le palmarès est complet maintenant. A temps pour que le père Noël y puise car il présente de beaux titres, même si des pépites ont été oubliées.
Récapitulatif (par date de proclamation)
Prix du Premier roman (20 octobre)
Français "On ne touche pas" de Ketty Rouf (Albin Michel)
Etranger "Adios Cow Boy" d'Olja Savicevic (traduit du croate par Chloé Billon, JC Lattès)
Prix Femina (2 novembre)
Roman français "Nature humaine" de Serge Joncour (Flammarion)
Roman étranger "Ce que je ne veux pas savoir" et "Le coût de la vie" de Deborah Levy (traduits de l'anglais (Royaume-Uni) par Céline Leroy, Editions du Sous-Sol)
Essai "Joseph Kabris ou les possibilités d'une vie" de Christophe Granger (Anamosa)
Prix Médicis (6 novembre)
Roman français "Le Cœur synthétique" de Chloé Delaume (Seuil)
Roman étranger "Un promeneur solitaire dans la foule" d'Antonio Muñoz Molina (traduit de l'espagnol par Isabelle Gugnon, Seuil)
Essai "Fin de combat" de Karl Ove Knausgaard (traduit du norvégien par Christine Berlioz, Laila Flink Thullesen et Jean-Baptiste Coursaud, Denoël)
Grand prix de littérature américaine (8 novembre)
"Ohio" de Stephen Markley (traduit par Charles Recoursé, Albin Michel)
Prix Wepler (23 novembre)
Prix "De parcourir le monde et d'y rôder" de Grégory Le Floch (Christian Bourgois)
Mention"Affranchissements" de Muriel Pic (Seuil)
Prix de Flore (25 novembre)
"La grâce"de Thibault de Montaigu (Plon )
Grand prix du roman de l'Académie française(26 novembre)
"La Grande Epreuve" d'Etienne de Montety (Stock)
Prix du meilleur livre étranger (26 novembre)
Roman"Apeirogon" de Colum McCann (traduit de l'irlandais par Clément Baude, Belfond)
Essai"Trois Anneaux" de Daniel Mendelsohn (traduit de l'américain par Isabelle D. Taudière, Flammarion)
Prix Goncourt (30 novembre)
"L'Anomalie" de Hervé Le Tellier (Gallimard)
Prix Renaudot (30 novembre)
Roman "Histoire du fils" de Marie-Hélène Lafon (Buchet-Chastel, lire ici)
Essai "Les Villes de papier" de Dominique Fortier (Grasset)
Prix Décembre (1er décembre)
"De parcourir le monde et d'y rôder" de Grégory Le Floch (Christian Bourgois)
Prix Vendredi (littérature ado, 1er décembre)
Prix "Les Derniers des Branleurs" de Vincent Mondiot (Actes Sud junior)
Mentions "Sans armure" de Cathy Ytak (Éditions Talents Hauts) et "Tenir debout dans la nuit" d'Eric Pessan (l'école des loisirs)
Prix Goncourt des lycéens (2 décembre)
"Les impatientes" de Djaïli Amadou Amal (Editions Emmanuelle Collas, lire ici)
Prix Interallié (3 décembre)
"Un crime sans importance" d'Irène Frain (Seuil)
Prix Renaudot des lycéens (3 décembre)
"Le métier de mourir" de Jean-René Van der Plaetsen (Grasset)
Prix Jean Giono (4 décembre)
"Buveurs de vent" de Franck Bouysse (Albin Michel, lire ici)
Prix Femina des lycéens (4 décembre)
"Ce qu'il faut de nuit" de Laurent Petitmangin (La Manufacture de livres, lire ici)
.
Prix du livre européen (9 décembre)
Prix "C'est arrivé un premier septembre" de Pavol Rankov (traduit du slovaque par Michel Chasteau, Gaïa, 2019)
Mention "Lisière" de Kapka Kassabova (traduit de l'anglais (Écosse) par Morgane Saysana, Marchialy)
Prix Jan Michalski (9 décembre)
"Les sables de l'empereur" de Mia Couto (traduit du portugais par Elisabeth Monteiro Rodrigues, Métailié, 2020)
Prix Victor Rossel (10 décembre)
"La confiture des morts" de Catherine Barreau (Weyrich)
J'en étais sûre! Après avoir été une des quatre finalistes du prix Goncourt attribué lundi à Hervé Le Tellier (lire ici), Djaïli Amadou Ama vient de remporter le prix Goncourt des lycéens pour son roman "Les impatientes" (Editions Emmanuelle Collas). Libérant la parole des sans-voix au Sahel, son livre a été plébiscité par les lycéens selon les organisateurs. "C'est un vrai coup de cœur des lycéens. Un coup de cœur qui porte à la fois sur le thème, l'engagement de l'écrivaine et sa plume."
Ici, la chronique que j'avais consacrée à ce magnifique roman qui a marqué mon été.
La romancière camerounaise a été préférée par les jeunes lecteurs aux cinq autres finalistes de l'épreuve:
Miguel Bonnefoy, "Héritage" (Rivages)
Lola Lafon, "Chavirer" (Actes Sud)
Hervé Le Tellier, "L'anomalie" (Gallimard-
Maud Simonnot, "L'enfant céleste" (Editions de l'Observatoire)
Camille de Toledo, "Thésée, sa vie nouvelle" (Verdier)
On le sait depuis ce lundi 30 novembre à la mi-journée, le
prix Goncourt 2020 a été attribué,
en visioconférence, à
Hervé Le Tellier, pour
son huitième roman "L'anomalie" (Gallimard,
336 pages). Conformément aux vœux des jurés, les librairies de France avaient
bien rouvert. Et conformément aux pronostics, c'est l'écrivain oulipien qui l'a
emporté. Haut la main même, par huit voix sur dix; deux votes sont allés à Maël
Renouard ("L'historiographe du royaume", Grasset), aucune à Djaïli Amadou Amal
("Les impatientes", Emmanuelle Collas, lire
ici) et Camille de Toledo ("Thésée, sa vie nouvelle", Verdier).
Ni agitation ni foule au restaurant Drouant, comme de coutume depuis un siècle
mais une séance de proclamation sur zoom. Après avoir annoncé le nom du lauréat, Didier
Decoin, président de l'Académie Goncourt, a salué un ouvrage
"à l'écriture recherchée, transparente et structurée [...] un livre qui
rend heureux, un véritable plaisir de lecture". Hervé Le Tellier est
alors apparu sur l'écran, accompagné de son éditeur Antoine Gallimard, et a
répondu aux questions des différents jurés, tous derrière la caméra de leur
écran. L'occasion de découvrir quelques intérieurs.
L'écrivain lauréat s'est dit "surpris de recevoir ce prix symbolique. On ne s'attend jamais à un prix comme le Goncourt. D'abord on n'écrit pas pour l'avoir, et puis on ne peut pas s'imaginer l'avoir. Ce n'était pas du tout dans mes projets".
Oulipien un jour, Oulipien toujours: "J'ai voulu confronter l'idée de la duplication et de
la confrontation à soi. J'ai travaillé sur les personnages et les genres en associant un style à
chaque personnalité, en ce sens c'est un travail oulipien, un travail de
genre."
Roman virtuose où la logique rencontre le magique, "L'anomalie" raconte les suites d'un événement étrange, à savoir qu'un vol Paris-New York se reproduit deux fois, avec les mêmes passagers, à quelques mois d'intervalle, en mars 2021 et en juin 2021. Le récit, haletant, convoque tous les genres littéraires, roman noir, récit littéraire classique, procès-verbaux d'interrogatoire, en une ronde tourbillonnante qui enchante.
Pour lire en ligne le début de
"L'anomalie", c'est
ici.
Rappelons que l'académie Goncourt, présidée par Didier Decoin, se compose d'Eric-Emmanuel Schmitt, Pascal Bruckner, Paule Constant, Patrick Rambaud, Tahar Ben Jelloun, Camille Laurens, Françoise Chandernagor, Philippe Claudel et Pierre Assouline.
Quelques minutes plus tard, c'était au tour du prix Renaudot de révéler son palmarès 2020, sur les comptes Facebook et Instagram de "Livres Hebdo". Le jury a récompensé, pour sa part, au premier tour à la majorité absolue, Marie-Hélène Lafon pour son roman "Histoire du fils" (Buchet-Chastel, 171 pages, lire ici). "C'est le choix d'une grande écrivaine contemporaine française. Une voix forte, une voix enracinée dans les territoires, une voix fidèle à son univers, aux siens. Avec un travail sur les mots exceptionnels. Avec Marie-Hélène Lafon, on écoute une belle histoire, avec des mots qui semblent gagner sur le silence", a déclaré le jury du Renaudot.
"C'est une histoire de fidélité avec mon éditrice, avec mon éditeur et les libraires. Et la fidélité ça n'a pas de prix. C'est une joie à partager", a déclaré la lauréate qui a jouté: "C'est une question de nécessité et de désir qui préside dans le travail d'écriture que je conduis où il est question d'histoires infimes."
"Quelle joie! Quelle fierté! Marie-Hélène Lafon reçoit le Prix Renaudot 2020 pour son roman "Histoire du fils". Quelle histoire!
Entre Figeac, dans le Lot, Chanterelle ou Aurillac, dans le Cantal, et Paris, "Histoire du fils" sonde le cœur d’une famille, ses bonheurs ordinaires et ses vertiges les plus profonds, ceux qui creusent des galeries dans les vies, sous les silences.
Avec ce nouveau roman, Marie-Hélène Lafon confirme la place si particulière qu'elle occupe aujourd'hui dans le paysage littéraire français."
Dominique Fortier a reçu le Renaudot essai pour "Les villes de papier, Une vie d'Emily Dickinson" (Grasset) et Eric Roussel le Renaudot poche pour "Charles de Gaulle" (Perrin, collection "Tempus").
Le jury du prix Renaudot, présidé cette année par Georges-Olivier Châteaureynaud, se compose de Frédéric Beigbeder, Dominique Bona, Patrick Besson, Christian Giudicelli, Franz-Olivier Giesbert, Louis Gardel, J.M.G. Le Clézio et Jean-Noël Pancrazi.
Impossible de ne pas signaler deux enquêtes sur ce jury dont un membre, proche de Gabriel Matzneff fait tache, parues hier dans "Le Monde" (ici) et avant-hier dans le "New York Times" (ici).
Dans la riche rentrée littéraire qui nous a été proposée en cette fin d'été, il y a un roman qui s'est distingué entre tous les autres. Il s'agit de "Apeirogon", le nouveau roman de l'Irlandais installé à New York Colum McCann (traduit de l'anglais (Irlande) par Clément Baude, Belfond, 512 pages). Son titre est le nom d'une figure géométrique au nombre infini de côtés. Un bouquin extraordinaire qui mérite amplement le Prix du meilleur livre étranger qu'il a reçu hier en France. Sur la vidéo ci-dessous, l'auteur remercie le jury et ses lecteurs francophones. Un éclair de lumière dans un quotidien que les actualités successives assombrissent terriblement.
"Apeirogon" plonge dans le conflit israélo-palestinien, en s'attachant à deux pères de famille réels, Rami Elhanan, l'Israélien, fils d'un rescapé de la Shoah, ancien soldat de la guerre du Kippour, et Bassam Aramin, le Palestinien qui n'a connu que la dépossession, la prison, les humiliations. Ennemis selon la politique, ils ont en commun d'avoir chacun perdu une fille dans le conflit. Smadar Elhanan avait treize ans, Abir Aramin en avait dix. Colum McCann les a longuement rencontrés. Son roman raconte comment après le choc, la douleur, les souvenirs, le deuil, ces deux pères ont eu envie de sauver des vies. Ils ont rejoint le Cercle des Parents, association qui réunit des parents endeuillés, Juifs et Arabes de Cisjordanie.
Ce roman extraordinaire n'est toutefois pas un roman de plus sur le conflit israélo-palestinien. C'est un texte à la forme complètement inédite, deux séries de 500 textes de longueur très variables, numérotés de 1 à 500 et de 500 à 1, qui aboutissent à la notice 1001, centrale. 1001 chapitres comme les 1001 facettes de cet inextricable conflit. 1001 chapitres comme les 1001 nuits de Shéhérazade. Irlandais, le romancier sait ce que sont les conflits fratricides. Il nous fait percevoir le drame de ces deux pères désenfantés d'une façon tellement particulière que l'on en est ébloui et terriblement reconnaissant. Ses fragments sont à la fois personnels, historiques, politiques, philosophiques, religieux, poétiques, cinématographiques. Une liberté d'écrire et de raconter qui restitue de façon stupéfiante cette tragédie qui endeuille le Moyen-Orient et célèbre cette amitié née de deuils. Un livre musical qui interroge la justice et donne malgré tout espoir.
"Apeirogon" est un chef d'œuvre autant sur le fond que sur le forme. Eblouissant, ce livre de mémoire nous permet de rêver à la paix dans cette partie du monde. L'émotion selon Colum McCann est celle qui ne se dit pas mais se perçoit entre les lignes. Son écriture une exigence qui nous porte.
Pour lire en ligne un extrait de "Apeirogon", c'est ici.
Le jeudi 29 octobre, l'Académie française décidait de reporter la proclamation du Grand Prix du roman, prévue à cette date, au jour où les librairies seraient autorisées à reprendre leurs activités.
Le 16 novembre, l'Académie française annonçait qu'elle diffuserait "par voie de presse l'annonce de l'attribution de son Grand Prix du roman le jeudi 26 novembre 2020, en espérant précéder de peu la date de réouverture des librairies."
Bien vu, l'Académie française! Les librairies rouvrent le samedi 28 en France. Et le Grand Prix du roman de l'Académie française (10.000 euros) vient d'être divulgué. Il est attribué à Etienne de Montety pour "La grande épreuve" (Stock, 306 pages). Le lauréat l'a emporté haut la main sur les deux autres finalistes, par treize voix contre deux à Miguel Bonnefoy ("Héritage" chez Rivages) et deux à Maël Renouard ("L'Historiographe du royaume" chez Grasset). Ce qui ne fait jamais que dix-sept votes alors que l'Académie compte aujourd'hui trente-quatre membres actifs (sur quarante), soit la moitié des suffrages possibles.
"La grande épreuve" est un roman foisonnant, librement inspiré de l'assassinat du père Hamel, le 26 juillet 2016, dans son église de Saint-Etienne du Rouvray. Il retrace cinq itinéraires principaux, quatre hommes et une femme, qui se rejoindront dans une mer de sang, le sang versé lorsque la religion devient folle, lorsque ses adeptes sont devenus intégristes. Un roman qui ne juge pas, qui ne condamne pas mais cherche à comprendre. Né en 1965, Etienne de Montety dirige depuis 2006 "Le Figaro littéraire", entre autres occupations.
Où en sommes-nous dans les prix? Proclamations reportées, maintenues ou avancées, on s'embrouillerait à moins. Info du jour: la troisième sélection du prix Renaudot, le pendant en agenda du Goncourt, qui attend aussi la réouverture des librairies en France (pour rappel, en Belgique, elles ne ferment pas durant le deuxième confinement) pour fixer une date de remise de ses prix.
Prix Renaudot (prévu le 10 novembre et reporté)
Romans
"Ce qui plaisait à Blanche" de Jean-Paul Enthoven (Grasset)
"Un crime sans importance" d'Irène Frain (Seuil)
"Histoire du fils" de Marie-Hélène Lafon (Buchet-Chastel, lire ici)
"L'Anomalie" d'Hervé Le Tellier (Gallimard)
"La Grande épreuve" d'Etienne de Montety (Stock)
"La Faucille d'or" de Anthony Palou (Rocher)
"Une piscine dans le désert" de Diane Mazloum (JC Lattès)
"Amrita" de Patricia Reznikov (Flammarion)
"Les démons" de Simon Liberati (Stock)
"Le Pont de Bezons" de Jean Rolin (P.O.L.)
"Le Métier de mourir" de Jean-René Van Der Plaetsen (Grasset)
"Les funambules" de Mohammed Aissaoui (Gallimard)
"Les Métamorphoses" de Camille Brunel (Alma)
"Nature humaine" de Serge Joncour (Flammarion)
"Les Evasions particulières" de Véronique Olmi (Albin Michel)
Essais
"Les Villes de papier" de Dominique Fortier (Grasset)
"L'autre Rimbaud" de David Le Bailly (L'Iconoclaste)
"Avec Pessoa" de Frédéric Pajak (Noir et blanc)
"La vie comme un livre" d'Olivier Betourné (Fayard)
"Les Disparus du Joola" d'Adrien Absolu (J-C Lattès)
"Roue libre" de Cécile Guilbert (Flammarion)
Jury
Frédéric Beigbeder, Patrick Besson, Dominique Bona, Georges-Olivier Châteaureynaud, Louis Gardel, Franz-Olivier Giesbert, Christian Giudicelli, J.M.G. Le Clézio et Jean-Noël Pancrazi.
Grand prix du roman de l'Académie française (prévu le 29 octobre et reporté)
"Héritage" de Miguel Bonnefoy (Rivages)
"La Grande Epreuve" d'Etienne de Montety (Stock)
"L'Historiographe du royaume" de Maël Renouard (Grasset)
"Saturne" de Sarah Chiche (Seuil)
"Ce qui plaisait à Blanche" de Jean-Paul Enthoven (Grasset)
"L'Intimité" d'Alice Ferney (Actes Sud)
"Un crime sans importance" d'Irène Frain (Seuil)
"Liv Maria" de Julia Kerninon (L'Iconoclaste)
"Les Evasions particulières" de Véronique Olmi (Albin Michel)
"Le Métier de mourir" de Jean-René Van der Plaetsen (Stock)
Prix Wepler (prévu le 2 novembre et reporté)
"La Demoiselle à cœur ouvert", de Lise Charles (P.O.L, lire ici)
"Alger, rue des Bananiers", de Béatrice Commengé (Verdier)
"Le Lièvre d'Amérique", de Mireille Gagné (La Peuplade)
"Le Bon, La Brute et le Renard", de Christian Garcin (Actes Sud)
"Le Fumoir", de Marius Jauffret (Anne Carrière)
"Liv Maria", de Julia Kerninon (L'Iconoclaste)
"De parcourir le monde et d'y rôder", de Grégory Le Floch (Christian Bourgois)
"L'Anomalie", de Hervé Le Tellier (Gallimard)
"La Danse du Vilain", de Fiston Mwanza Mujila (Métailié)
"Affranchissements", de Muriel Pic (Seuil)
"Le Pont de Bezons", de Jean Rolin (P.O.L)
"Une bête aux aguets", de Florence Seyvos (L'Olivier, lire ici)
Prix Décembre (prévu le 5 novembre et reporté)
"Le pont de Bezons" de Jean Rolin (P.O.L.)
"De parcourir le monde et d'y rôder" de Grégory Le Floch (Christian Bourgois)
"Le jeu des ombres" de Valère Novarina (P.O.L.)
"Les corps insurgés" de Boris Bergmann (Calmann Lévy)
"Thésée, sa vie nouvelle" de Camille de Toledo (Verdier)
"Le bonheur, sa dent douce à la mort" de Barbara Cassin (Fayard)
"La Tannerie" de Célia Levi (Tristram)
"L'Anomalie" d'Hervé Le Tellier (Gallimard)
"Pacifique" de Stéphanie Hochet (Rivages)
"Histoires de la nuit" de Laurent Mauvignier (Minuit)
"Chavirer" de Lola Lafon (Actes Sud)
Jury
Cécile Guilbert, Laure Adler, Michel Crépu, Charles Dantzig, Arnaud Vivian, Patricia Martin, Amélie Nothomb, Chloé Delaume et Oriane Jeancourt Galignani.
Prix de Flore (prévu le 5 novembre et reporté)
"Cinq dans tes yeux", de Hadrien Bels (L'Iconoclaste)
"Un hiver à Wuhan", de Alexandre Labruffe (Verticales )
"La grâce", de Thibault de Montaigu (Plon )-
"Sept gingembres", de Christophe Perruchas (Rouergue)
"La trajectoire des confettis", de Marie-Eve Thuot (Sous-Sol)
"Le petit polémiste", de Ilan Duran Cohen (Actes Sud)
"Le fumoir", de Marius Jauffret (Anne Carrière)
"Liv Maria", de Julia Kerninon (L'Iconoclaste )
"Chavirer", de Lola Lafon (Actes Sud )
"Notre dernière sauvagerie", de Eloïse Lièvre (Fayard)
Jury
Frédéric Beigbeder, Jacques Braunstein, Manuel Carcassonne, Carole Chrétiennot, Michèle Fitoussi, Jean-René Van Der Plaetsen, François Reynaert, Jean-Pierre Saccani, Bertrand de Saint-Vincent, Christophe Tison, Philippe Vandel, Arnaud Viviant.
Prix Médicis (6 novembre, maintenu)
Romans français et francophones
"Le Cœur synthétique" de Chloé Delaume, (Seuil)
"Le Grand vertige" de Pierre Ducrozet (Actes Sud)
"La fille du père" de Laure Gouraige (P.O.L)
"L'Anomalie" de Hervé Le Tellier (Gallimard)
"La Tannerie" de Celia Levi (Tristram)
"Mes fous" de Jean-Pierre Martin (L'Olivier)
"Une piscine dans le désert" de Diane Mazloum (JC Lattès)
"Histoires de la nuit" de Laurent Mauvignier (Minuit)
"Thésée, sa vie nouvelle" de Camille de Toledo (Verdier)
"Yoga" d'Emmanuel Carrère (P.O.L)
"La Trajectoire des confettis," de Marie-Eve Thuot (Editions du Sous-Sol)
"La Demoiselle à cœur ouvert" de Lise Charles (P.O.L, lire ici)
"Saturne" de Sarah Chiche (Seuil)"Les Démons" de Simon Liberati (Stock)
Romans étrangers
"Permafrost" d'Eva Baltasar (traduit de l'espagnol par Annie Bats, Verdier)
"L'Autre moitié de soi" de Brit Bennett (traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Karine Lalechère (Autrement)
"Apeirogon" de Colum McCann (traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Clément Baude, Belfond)
"Un promeneur solitaire dans la foule" d'Antonio Muñoz Molina (traduit de l'espagnol par Isabelle Gugnon, Seuil)
"Les garçons de l'amour" de Ghazi Rabihavi (traduit du persan par Christophe Balaÿ, Serge Safran)
"Lumière d'été, puis vient la nuit" de Jon Kalman Stefansson (traduit de l'islandais par Eric Boury, Grasset)
"Chinatown intérieur" de Charles Yu (traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Aurélie Thiria-Meulemans, Aux Forges de Vulcain)
"American dirt" de Jeanine Cummins (traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Françoise Adelstain et Christine Auché, Philippe Rey)
"Les lionnes" de Lucy Ellmann (traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Claro, Seuil)
"La Fenêtre au sud" de Gyrdir Eliasson (traduit de l'islandais par Catherine Eyjolfsson, La Peuplade)
"Sublime royaume" de Yaa Gyasi (traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Anne Damour (Calmann-Lévy)
"Aria" de Nazanine Hozar (traduit de l'anglais (Canada) par Marc Amfreville, Stock)
"Ce que je ne veux pas savoir" et "Le coût de la vie" de Deborah Levy (traduits de l'anglais (Royaume-Uni) par Céline Leroy, Editions du Sous-Sol)
Essais
"La vie comme un livre" d'Olivier Betourné (Philippe Rey)
"Chaudun, la montagne blessée" de Luc Bronner (Seuil)
"Libres d'obéir: Le management, du nazisme à aujourd'hui" de Johann Chapoutot Gallimard)
"Eparses" de Georges Didi Huberman (Editions de Minuit)
"Wuhan, ville close" de Fang Fang (Stock)
"Joseph Kabris ou les possibilités d’une vie" de Christophe Granger (Anamosa)
"Fin de combat" de Karl Ove Knausgaard (Denoël)
"Raviver les braises du vivant" de Baptiste Morizot (Actes Sud)
"Suivant l'azur", Nathalie Léger (P.O.L.)
"Personne ne sort les fusils" de Sandra Lucbert (Seuil)
"Sandor Ferenczi" de Benoît Peeters (Flammarion)
"Affranchissements" de Muriel Pic (Seuil)
"La Réponse à Lord Chandos" et "L'homme aux trois lettres" de Pascal Quignard (Galilée et Grasset)
Jury
Marianne Alphant, Michel Braudeau, Marie Darrieussecq, Dominique Fernandez, Anne F. Garreta, Patrick Grainville, Andreï Makine, Frédéric Mitterrand, Pascale Roze et Alain Veinstein.
Grand prix de littérature américaine (8 novembre)
"Des vies à découvert" de Barbara Kingsolver (traduit par Martine Aubert, Rivages)
"Ohio" de Stephen Markley (traduit par Charles Recoursé, Albin Michel)
"Glory" d’Elizabeth Wetmore (traduit par Emmanuelle Aronson, Escales)
"Les autres Américains" de Laila Lalami (traduit par Aurélie Tronchet, Christian Bourgois)
"American Dirt" de Jeanine Cummins (traduit par Françoise Adelstain et Christine Auché, Philippe Rey)
"Villa Chagrin" de Gail Godwin (traduit par Marie-Hélène Dumas, Joëlle Losfeld)
"Sublime royaume" de Yaa Gyasi (traduit par Anne Damour, Calmann-Lévy)
"Delicious Foods" de James Hannaham (traduit par Cécile Deniard, Globe)
Jury
Oriane Jeancourt-Galignani , Philippe Chevilley et Nicolas Carreau; Sylvie Loriquer, Géraldine Mausservey, Pascal Thuot et Jean-Christophe Millois; Alice Déon, Emmanuelle Heurtebize et Francis Geffard.
Prix Goncourt (prévu le 10 novembre et reporté)
"Les impatientes" de Djaïli Amadou Amal (Emmanuelle Collas, lire ici)
"L'Anomalie" de Hervé Le Tellier (Gallimard)
"L'historiographe du royaume" de Maël Renouard (Grasset)
"Thésée, sa vie nouvelle" de Camille de Toledo (Verdier)
"Les funambules" de Mohammed Aissaoui (Gallimard)
"Un crime sans importance" d'Irène Frain (Seuil)
"Mes fous" de Jean-Pierre Martin (L'Olivier)
"Héritage" de Miguel Bonnefoy (Rivages)
"L'Enfant céleste" de Maud Simonnot (L'Observatoire)
"Yoga" d'Emmanuel Carrère (P.O.L.)
"Saturne" de Sarah Chiche (Seuil)
"Chavirer" de Lola Lafon (Actes Sud)
"Les roses fauves" de Carole Martinez (Gallimard)
"La société des belles personnes" de Tobie Nathan (Stock)
"La chambre des dupes" de Camille Pascal (Plon)
Jury
Didier Decoin, Françoise Chandernagor, Tahar Ben Jelloun, Patrick Rambaud, Philippe Claudel, Pierre Assouline, Paule Constant, Éric-Emmanuel Schmitt, Pascal Bruckner, Camille Laurens.
Prix Jean Giono (17 novembre)
"Une rose seule" de Muriel Barbery (Actes Sud)
"Buveurs de vent" de Franck Bouysse (Albin Michel)
"Histoire du fils" de Marie-Hélène Lafon (Buchet/Chastel, lire ici)
"Le palais des orties" de Marie Nimier (Gallimard)
"L'historiographe du royaume" de Maël Renouard (Grasset)
"L'enfant céleste" de Maud Simonnot (L'Observatoire)
"Le dit du mistral, d'Olivier Mak-Bouchard (Le Tripode)
"La société des belles personnes" de Tobie Nathan (Stock)
"Sabre" d'Emmanuel Ruben (Stock)
"L'amour égorgé" de Patrice Trigano (Nadeau)
"Le grand vertige" de Pierre Ducrozet (Actes Sud)
Jury
Paule Constant, Metin Arditi, Tahar Ben Jelloun, David Foenkinos, Franz-Olivier Giesbert, Sylvie Giono, Robert Kopp, Vera Michalski, Marianne Payot et Etienne de Montety.
Prix Interallié (18 novembre si les librairies ouvertes)
"Les Funambules" de Mohammed Aïssaoui (Gallimard)
"Buveurs de vent" de Franck Bouysse (Albin Michel)
"Ce qui plaisait à Blanche" de Jean-Paul Enthoven (Grasset)
"Un crime sans importance" d'Irène Frain (Seuil)
"La grâce" de Thibault de Montaigu (Plon)
"La Grande épreuve" d'Étienne de Montety (Stock)
"Les évasions particulières" de Véronique Olmi (Albin Michel)
Gilles Martin-Chauffier, Stéphane Denis, Jacques Duquesne, Serge Lentz, Eric Neuhoff, Christophe Ono-dit-Biot, Jean-Marie Rouart, Jean-Christophe Rufin, Philippe Tesson et Florian Zeller.
Les dames du prix Femina avaient fait savoir la semaine dernière que, contrairement à la majorité des prix littéraires français, elles maintenaient leur proclamation, estimant ainsi soutenir la librairie. Même plus, elles l'avançaient du mardi 3 novembre au lundi 2. Peut-être avaient-elles compris que le jour des élections américaines n'étaient pas le meilleur choix pour faire parler de littérature.
Leur verdict vient de tomber, communiqué par Livres-Hebdo que je relaie ici.
Le prix Femina 2020 couronne Serge Joncour pour "Nature humaine" (Flammarion). "Nous suivons Serge Joncour depuis longtemps", a réagi par téléphone la romancière Anne-Marie Garat, présidente du jury. "Ce qui frappe chez lui c'est à quel point en tant que romancier et narrateur il arrive à nous transporter dans ce monde de la ruralité, son roman est d'une actualité absolue et cela n'a rien d'un retour à la nature, Serge Joncour a une connaissance profonde de son sujet. Son livre et la qualité qui l'accompagne ne peuvent que rencontrer le grand public."
Le prix Femina étranger récompense l'autobiographie en deux volets de Deborah Levy, "Ce que je ne veux pas savoir" et "Le coût de la vie" (traduit de l'anglais par Céline Leroy, Editions du Sous-sol. L'autrice revient sur son enfance, évoque l'apartheid en Afrique du Sud, pays qu'elle a quitté, son père, militant de l'ANC emprisonné, ou encore l'Angleterre, son pays d'adoption. A travers son parcours, elle aborde les thèmes de la féminité, de la dépression et de l'écriture.
Pour Anne-Marie Garat, cette autobiographie "davantage intimiste (par rapport au roman de Serge Joncour) se caractérise par sa sensibilité, qualité qui peut toucher de manière universelle."
Le prix Femina essai distingue Christophe Granger pour "Joseph Kabris ou Les possibilités d'une vie" (Anamosa). A travers la vie de Joseph Kabris, né vers 1780 à Bordeaux, l'historien évoque les choix imposés par la vie. Marin, chef de guerre, professeur de natation ou encore homme de foire, cet aventurier façonne sa propre histoire. De Nuku Hiva, île du Pacifique, où il a vécu durant sept ans à sa vie en Russie, son existence ressemble à une épopée.
Enfin, le jury du Femina a décidé de donner une mention spéciale à Charif Majdalani pour son "Beyrouth 2020: journal d'un effondrement" (Actes Sud). "Un livre là aussi dans l'actualité", note Anne-Marie Garat, "qui rend hommage à un pays martyrisé."
L'Académie Goncourt reportera la proclamation de son prix, en cas de fermeture des librairies.
Dans un communiqué daté du jeudi 29 octobre, au lendemain de la déclaration d'Emmanuel Macron annonçant la fermeture des commerces dits "non essentiels", les académiciens se déclarent "solidaires" des libraires."
"Ils ne peuvent envisager que le prix Goncourt qu'ils devaient annoncer le mardi 10 novembre le soit alors que leurs librairies seraient fermées. En conséquence, si c'était le cas, ils reporteraient la proclamation du prix Goncourt à une date ultérieure qui serait précisée en fonction de l'évolution de la situation sanitaire et des décisions gouvernementales prises."
C'est exceptionnellement par visioconférence, covid oblige, que les
Académiciens Goncourt ont
délibéré et voté ce mardi 27 octobre afin de désigner les quatre
finalistes du
prix Goncourt 2020. On note avec un immense plaisir que
Djaïli Amadou Amal y
figure.
Prix Goncourt (prévu le 10 novembre et reporté)
"Les impatientes" de Djaïli Amadou Amal (Emmanuelle Collas,
lire ici)
"L'Anomalie" de Hervé Le Tellier (Gallimard)
"L'historiographe du royaume" de Maël Renouard (Grasset)
"Thésée, sa vie nouvelle" de Camille de Toledo (Verdier)
"Les funambules" de Mohammed Aissaoui (Gallimard)
"Un crime sans importance" d'Irène Frain (Seuil)
"Mes fous" de Jean-Pierre Martin (L'Olivier)
"Héritage" de Miguel Bonnefoy (Rivages)
"L'Enfant céleste" de Maud Simonnot (L'Observatoire)
"Yoga" d'Emmanuel Carrère (P.O.L.)
"Saturne" de Sarah Chiche (Seuil)
"Chavirer" de Lola Lafon (Actes Sud)
"Les roses fauves" de Carole Martinez (Gallimard)
"La société des belles personnes" de Tobie Nathan (Stock)
"La chambre des dupes" de Camille Pascal (Plon)
Jury
Didier Decoin, Françoise Chandernagor, Tahar Ben Jelloun, Patrick
Rambaud, Philippe Claudel, Pierre Assouline, Paule Constant,
Éric-Emmanuel Schmitt, Pascal Bruckner, Camille Laurens.
Où nous en sommes par rapport aux autres prix. Jeudi, Académie
française, semaine suivante, la première de novembre, prix en
rafales, la deuxième de novembre, cela se calme mais ce sont de
gros poissons.
Récapitulatif
EDIT 29-10-2020
L'Académie française annonce l'annulation, au vu des dernières mesures sanitaires annoncées, de la proclamation du Grand Prix du roman qui était prévue ce jeudi après-midi.
Le Bureau de l'Académie française (Sir Michael Edwards, Directeur, M. Dany Laferrière, Chancelier, Mme Hélène Carrère d'Encausse, Secrétaire perpétuel) a rédigé un communiqué.
"Communiqué de l'Académie française sur la proclamation du Grand Prix du roman
Tenant compte du confinement et de l'incertitude pesant sur la réouverture des librairies, l'Académie française a décidé de reporter la proclamation du Grand Prix du roman au jour où elles seront autorisées à reprendre leurs activités."
Grand prix du roman de l'Académie française (prévu le 29 octobre et reporté)
"Héritage" de Miguel Bonnefoy (Rivages)
"La Grande Epreuve" d'Etienne de Montety (Stock)
"L'Historiographe du royaume" de Maël Renouard (Grasset)
"Saturne" de Sarah Chiche (Seuil)
"Ce qui plaisait à Blanche" de Jean-Paul Enthoven (Grasset)
"L'Intimité" d'Alice Ferney (Actes Sud)
"Un crime sans importance" d'Irène Frain (Seuil)
"Liv Maria" de Julia Kerninon (L'Iconoclaste)
"Les Evasions particulières" de Véronique Olmi (Albin Michel)
"Le Métier de mourir" de Jean-René Van der Plaetsen (Stock)
Prix Wepler (prévu le 2 novembre et reporté)
EDIT 29-10-2020
Le jury est constitué mais il n'y aura pas de proclamation de prix tant que les librairies seront fermées.
"La Demoiselle à cœur ouvert", de Lise Charles (P.O.L,
lire ici)
"Alger, rue des Bananiers", de Béatrice Commengé (Verdier)
"Le Lièvre d'Amérique", de Mireille Gagné (La Peuplade)
"Le Bon, La Brute et le Renard", de Christian Garcin (Actes
Sud)
"Le Fumoir", de Marius Jauffret (Anne Carrière)
"Liv Maria", de Julia Kerninon (L'Iconoclaste)
"De parcourir le monde et d'y rôder", de Grégory Le Floch
(Christian Bourgois)
"L'Anomalie", de Hervé Le Tellier (Gallimard)
"La Danse du Vilain", de Fiston Mwanza Mujila (Métailié)
"Affranchissements", de Muriel Pic (Seuil)
"Le Pont de Bezons", de Jean Rolin (P.O.L)
"Une bête aux aguets", de Florence Seyvos (L'Olivier,
lire ici)
Prix Femina (prévu le 3 novembre, avancé)
EDIT 29-10-2020
La proclamation est avancée au 2 novembre!
Romans français
"Barocco Bordello" de Thierry Clermont (Seuil)
"Le tailleur de Relizane" d'Olivia Elkaïm (Stock)
"Nature humaine" de Serge Joncour (Flammarion)
"Histoire du fils" de Marie-Hélène Lafon (Buchet-Chastel,
lire ici)
"Une piscine dans le désert" de Dianne Mazloum (JC Lattès)
"Ce qu'il faut de nuit" de Laurent Petitmangin
"Un jour ce sera vide" de Hugo Lindenberg
(Bourgois)
"Chavirer" de Lola Lafon (Actes Sud)
aurent Petitmangin
"La femme-écrevisse" d'Oriane Jeancourt-Galignani
(Grasset)
"Une bête aux aguets" de Florence Seyvos (L'Olivier,
lire ici)
"Vladisvostok circus" d'Elisa Shua Dusapin (Zoé)
"La belle lumière" d'Angélique Villeneuve (Le
Passage)
"Carnet d'adresses de quelques personnages fictifs de la
littérature" de Didier Blonde (Gallimard,
"l'Arbalète")
"Saturne" de Sarah Chiche (Seuil)
"Quitter Madrid" de Sarah Manigne (Mercure de
France)
"Sous le ciel des hommes" de Diane Meur (Sabine
Wespieser)
Romans étrangers
"Les graciées" de Kiran Millwood Hargrave (traduit de
l'anglais (Royaume-Uni) par Sarah Tardy, Robert Laffont)
"Ce que je ne veux pas savoir" et "Le coût de la vie" de
Deborah Levy (traduits de l'anglais (Royaume-Uni) par Céline
Leroy, Editions du Sous-Sol)
"Betty" de Tiffany McDaniel (traduit de l'anglais (Etats-Unis)
par François Happe, Gallmeister)
"Le dernier interview" de Eskhol Nevo (traduit de l'hébreu par
Jean-Luc Allouche, Gallimard)
"Patagonie Route 203" d'Eduardo Fernando Varela (traduit de
l'espagnol (Argentine) par François Gaudry, Métailié)
"Nickel Boys" de Colson Whitehead (traduit de l'anglais
(Etats-Unis) par Charles Recoursé, Albin Michel)
"Retour à Martha's Vineyard" de Richard Russo
(traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Jean Esch, Quai
Voltaire)
"Apeirogon" de Colum McCann (traduit de l'anglais
(Etats-Unis) par Clément Baude, Belfond)
"Eliete, la vie normale" de Dulce Maria Cardoso (traduit du
portugais par Elodie Dupeau, Chandeigne)
"American dirt" de Jeanine Cummins (traduit de l'anglais
(Etats-Unis) par Françoise Adelstain et Christine
Auché, Philippe Rey)
"Sublime royaume" de Yaa Gyasi (traduit de l'anglais
(Etats-Unis) par Anne Damour, Calmann-Lévy)
"Aria" de Nazanine Hozar (traduit de l'anglais (Canada) par
Marc Amfreville, Stock)
"Les lionnes" de Lucy Ellmann (traduit de l'anglais
(Etats-Unis) par Claro, Seuil)
"Poison florilegium" de Annalena McAfee (traduit de
l'anglais (Royaume-Uni) par Sarah Tardy, Belfond)
Essais
"Les villes de papier" de Dominique Fortier (Grasset)
"Génération offensée" de Caroline Fourest (Grasset)
"Armen: l'exil et l'écriture" d'Hélène Gestern (Arléa)
"Joseph Kabris ou les possibilités d'une vie" de Christophe
Granger (Anamosa)
"Beyrouth 2020: journal d'un effondrement" de Charif Majdalani
(Actes Sud)
"Le musée, une histoire mondiale" (vol.1) de Krzysztof Pomian
(Gallimard)
"Kaspar l'obscur ou l'enfant de la nuit" d'Hervé Mazurel (La
Decouverte)
"Ethnologie du bureau" de Pascal Dibie (Métailié)
"Ci-gît l'amer" de Cynthia Fleury (Gallimard)
"Histoire de la fatigue" de Georges Vigarello (Seuil)
"J'ai tant vu le soleil" d'Emmanuel Waresquiel
(Gallimard)
"209 rue Saint Maur, Paris XIe" de Ruth Zylberman
(Seuil)
Jury
Evelyne Bloch-Dano, Claire Gallois, Anne-Marie Garat, Paula Jacques,
Christine Jordis, Mona Ozouf, Josyane Savigneau et Chantal Thomas.
Le secrétariat est assuré par Anne de Caumont.
Prix Décembre (prévu le 5 novembre et reporté)
EDIT 30-10-2020
"Les membres du Prix Décembre affirmant leur soutien aux libraires, ont décidé de reporter la remise du prix à une date ultérieure en fonction de l’évolution de la situation sanitaire."
Les jurés du Prix Décembre
"Le pont de Bezons" de Jean Rolin (P.O.L.)
"De parcourir le monde et d'y rôder" de Grégory Le Floch
(Christian Bourgois)
"Le jeu des ombres" de Valère Novarina (P.O.L.)
"Les corps insurgés" de Boris Bergmann (Calmann Lévy)
"Thésée, sa vie nouvelle" de Camille de Toledo
(Verdier)
"Le bonheur, sa dent douce à la mort" de Barbara Cassin
(Fayard)
"La Tannerie" de Célia Levi (Tristram)
"L'Anomalie" d'Hervé Le Tellier (Gallimard)
"Pacifique" de Stéphanie Hochet (Rivages)
"Histoires de la nuit" de Laurent Mauvignier (Minuit)
"Chavirer" de Lola Lafon (Actes Sud)
Jury
Cécile Guilbert, Laure Adler, Michel Crépu, Charles Dantzig, Arnaud
Vivian, Patricia Martin, Amélie Nothomb, Chloé Delaume et Oriane
Jeancourt Galignani.
Prix de Flore (5 novembre)
EDIT 30-10-20
Communiqué : "Par solidarité avec la fermeture des librairies, le jury du Prix de Flore a décidé de repousser sine die sa proclamation initialement prévue le 5 novembre."
"Cinq dans tes yeux", de Hadrien Bels
(L'Iconoclaste)
"Un hiver à Wuhan", de Alexandre Labruffe
(Verticales )
-La grâce", de Thibault de Montaigu (Plon )-
"Sept gingembres", de Christophe Perruchas
(Rouergue)
"La trajectoire des confettis", de Marie-Eve Thuot
(Sous-Sol)
"Le petit polémiste", de Ilan Duran Cohen (Actes
Sud)
"Le fumoir", de Marius Jauffret (Anne
Carrière)
"Liv Maria", de Julia Kerninon (L'Iconoclaste
)
"Chavirer", de Lola Lafon (Actes Sud )
"Notre dernière sauvagerie", de Eloïse Lièvre
(Fayard)
Jury
Frédéric Beigbeder, Jacques Braunstein, Manuel Carcassonne, Carole
Chrétiennot, Michèle Fitoussi, Jean-René Van Der Plaetsen, François
Reynaert, Jean-Pierre Saccani, Bertrand de Saint-Vincent, Christophe
Tison, Philippe Vandel, Arnaud Viviant.
Prix Médicis (6 novembre, maintenu)
Romans français et francophones
"Le Cœur synthétique" de Chloé Delaume, (Seuil)
"Le Grand vertige" de Pierre Ducrozet (Actes Sud)
"La fille du père" de Laure Gouraige (P.O.L)
"L'Anomalie" de Hervé Le Tellier (Gallimard)
"La Tannerie" de Celia Levi (Tristram)
"Mes fous" de Jean-Pierre Martin (L'Olivier)
"Une piscine dans le désert" de Diane Mazloum (JC Lattès)
"Histoires de la nuit" de Laurent Mauvignier (Minuit)
"Thésée, sa vie nouvelle" de Camille de Toledo (Verdier)
"Yoga" d'Emmanuel Carrère (P.O.L)
"La Trajectoire des confettis," de Marie-Eve Thuot
(Editions du Sous-Sol)
"La Demoiselle à cœur ouvert" de Lise Charles (P.O.L,
lire ici)
"Saturne" de Sarah Chiche (Seuil)"Les Démons" de Simon Liberati (Stock)
Romans étrangers
"Permafrost" d'Eva Baltasar (traduit de l'espagnol par Annie
Bats, Verdier)
"L'Autre moitié de soi" de Brit Bennett (traduit de l'anglais
(Etats-Unis) par Karine Lalechère (Autrement)
"Apeirogon" de Colum McCann (traduit de l'anglais (Etats-Unis)
par Clément Baude, Belfond)
"Un promeneur solitaire dans la foule" d'Antonio Muñoz Molina
(traduit de l'espagnol par Isabelle Gugnon, Seuil)
"Les garçons de l'amour" de Ghazi Rabihavi (traduit du persan
par Christophe Balaÿ, Serge Safran)
"Lumière d'été, puis vient la nuit" de Jon Kalman Stefansson
(traduit de l'islandais par Eric Boury, Grasset)
"Chinatown intérieur" de Charles Yu (traduit de l'anglais
(Etats-Unis) par Aurélie Thiria-Meulemans, Aux Forges de
Vulcain)
"American dirt" de Jeanine Cummins (traduit de l'anglais
(Etats-Unis) par Françoise Adelstain et Christine
Auché, Philippe Rey)
"Les lionnes" de Lucy Ellmann (traduit de l'anglais
(Etats-Unis) par Claro, Seuil)
"La Fenêtre au sud" de Gyrdir Eliasson (traduit de
l'islandais par Catherine Eyjolfsson, La Peuplade)
"Sublime royaume" de Yaa Gyasi (traduit de l'anglais
(Etats-Unis) par Anne Damour (Calmann-Lévy)
"Aria" de Nazanine Hozar (traduit de l'anglais (Canada) par
Marc Amfreville, Stock)
"Ce que je ne veux pas savoir" et "Le coût de la vie" de
Deborah Levy (traduits de l'anglais (Royaume-Uni) par Céline
Leroy, Editions du Sous-Sol)
Essais
"La vie comme un livre" d'Olivier Betourné (Philippe Rey)
"Chaudun, la montagne blessée" de Luc Bronner (Seuil)
"Libres d'obéir: Le management, du nazisme à aujourd'hui" de
Johann Chapoutot Gallimard)
"Eparses" de Georges Didi Huberman (Editions de Minuit)
"Wuhan, ville close" de Fang Fang (Stock)
"Joseph Kabris ou les possibilités d’une vie" de Christophe
Granger (Anamosa)
"Fin de combat" de Karl Ove Knausgaard (Denoël)
"Raviver les braises du vivant" de Baptiste Morizot (Actes
Sud)
"Suivant l'azur", Nathalie Léger (P.O.L.)
"Personne ne sort les fusils" de Sandra Lucbert (Seuil)
"Sandor Ferenczi" de Benoît Peeters (Flammarion)
"Affranchissements" de Muriel Pic (Seuil)
"La Réponse à Lord Chandos" et "L'homme aux trois lettres" de
Pascal Quignard (Galilée et Grasset)
Jury
Marianne Alphant, Michel Braudeau, Marie Darrieussecq, Dominique
Fernandez, Anne F. Garreta, Patrick Grainville, Andreï Makine,
Frédéric Mitterrand, Pascale Roze et Alain Veinstein.
Grand prix de littérature américaine (8 novembre)
"Des vies à découvert" de Barbara Kingsolver (traduit par Martine Aubert, Rivages)
"Ohio" de Stephen Markley (traduit par Charles Recoursé, Albin Michel)
"Glory" d’Elizabeth Wetmore (traduit par Emmanuelle Aronson, Escales)
"Les autres Américains" de Laila Lalami (traduit par Aurélie Tronchet, Christian Bourgois)
"American Dirt" de Jeanine Cummins (traduit par Françoise Adelstain et Christine Auché, Philippe Rey)
"Villa Chagrin" de Gail Godwin (traduit par Marie-Hélène Dumas, Joëlle Losfeld)
"Sublime royaume" de Yaa Gyasi (traduit par Anne Damour, Calmann-Lévy)
"Delicious Foods" de James Hannaham (traduit par Cécile Deniard, Globe)
Jury
Oriane Jeancourt-Galignani , Philippe Chevilley et Nicolas Carreau; Sylvie Loriquer, Géraldine Mausservey, Pascal Thuot et Jean-Christophe Millois; Alice Déon, Emmanuelle Heurtebize et Francis Geffard.
Prix Renaudot (prévu le 10 novembre et reporté)
EDIT 29-10-2020
Proclamation seulement si les librairies sont rouvertes.
Romans
"Ce qui plaisait à Blanche" de Jean-Paul Enthoven (Grasset)
"Un crime sans importance" d'Irène Frain (Seuil)
"Histoire du fils" de Marie-Hélène Lafon (Buchet-Chastel,
lire ici)
"L'Anomalie" d'Hervé Le Tellier (Gallimard)
"Une piscine dans le désert" de Diane Mazloum (JC Lattès)
"La Grande épreuve" d'Etienne de Montety (Stock)
"La Faucille d'or" de Anthony Palou (Rocher)
"Amrita" de Patricia Reznikov (Flammarion)
"Les démons" de Simon Liberati (Stock)
"Le Pont de Bezons" de Jean Rolin (P.O.L.)
"Le Métier de mourir" de Jean-René Van Der Plaetsen
(Grasset)
"Les funambules" de Mohammed Aissaoui (Gallimard)
"Les Métamorphoses" de Camille Brunel (Alma)
"Nature humaine" de Serge Joncour (Flammarion)
"Les Evasions particulières" de Véronique Olmi (Albin
Michel)
Essais
"La vie comme un livre" d'Olivier Betourné (Fayard)
"Les Villes de papier" de Dominique Fortier (Grasset)
"L'autre Rimbaud" de David Le Bailly (L'Iconoclaste)
"Avec Pessoa" de Frédéric Pajak (Noir et blanc)
"Les Disparus du Joola" d'Adrien Absolu (J-C
Lattès)
"Roue libre" de Cécile Guilbert (Flammarion)
Jury
Frédéric Beigbeder, Patrick Besson, Dominique Bona, Georges-Olivier
Châteaureynaud, Louis Gardel, Franz-Olivier Giesbert, Christian
Giudicelli, J.M.G. Le Clézio et Jean-Noël Pancrazi.
Prix Jean Giono (17 novembre)
"Une rose seule" de Muriel Barbery (Actes Sud)
"Buveurs de vent" de Franck Bouysse (Albin Michel)
"Histoire du fils" de Marie-Hélène Lafon (Buchet/Chastel,
lire ici)
"Le palais des orties" de Marie Nimier (Gallimard)
"L'historiographe du royaume" de Maël Renouard (Grasset)
"L'enfant céleste" de Maud Simonnot (L'Observatoire)
"Le dit du mistral, d'Olivier Mak-Bouchard (Le
Tripode)
"La société des belles personnes" de Tobie Nathan
(Stock)
"Sabre" d'Emmanuel Ruben (Stock)
"L'amour égorgé" de Patrice Trigano (Nadeau)
"Le grand vertige" de Pierre Ducrozet (Actes Sud)
Jury
Paule Constant, Metin Arditi, Tahar Ben Jelloun, David Foenkinos,
Franz-Olivier Giesbert, Sylvie Giono, Robert Kopp, Vera Michalski,
Marianne Payot et Etienne de Montety.
Prix Interallié (18 novembre)
pas de deuxième sélection
EDIT 29-10-2020
Le Prix Interallié établira une sélection de finalistes le 12 novembre, mais ne remettra pas le prix tant que les librairies seront fermées.
"Les Funambules" de Mohammed Aïssaoui (Gallimard)
"Buveurs de vent" de Franck Bouysse (Albin Michel)
"Ce qui plaisait à Blanche" de Jean-Paul Enthoven (Grasset)
"Un crime sans importance" d'Irène Frain (Seuil)
"La grâce" de Thibault de Montaigu (Plon)
"La Grande épreuve" d'Étienne de Montety (Stock)
"Les évasions particulières" de Véronique Olmi (Albin
Michel)
Gilles Martin-Chauffier, Stéphane Denis, Jacques Duquesne, Serge
Lentz, Eric Neuhoff, Christophe Ono-dit-Biot, Jean-Marie Rouart,
Jean-Christophe Rufin, Philippe Tesson et Florian Zeller.