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mardi 3 novembre 2026

Goncourt ET Renaudot pour le groupe Madrigall


On savait que le lauréat du prix Goncourt 2026 serait un auteur du groupe Madrigall (Gallimard, Flammarion et de nombreux satellites, lire ici), les quatre finalistes l'étant. On ignorait que le lauréat du Renaudot viendrait de la même écurie. La moisson du jour présente des livres de bonne épaisseur, contrairement à hier.
 
L'écrivain Philippe Jaenada a remporté le prix Goncourt ce mardi 3 novembre pour son roman "L'Inconnue du quai de Javel" (Flammarion, 528 pages). Le prix lui a été attribué au premier tour de scrutin, par six voix contre trois à Sylvain Prudhomme.

Présentation de l'éditeur:
 
"Le 6 septembre 1949, une jeune femme est retrouvée morte quai de Javel, à Paris, sans sac ni chaussures, manifestement rhabillée à la hâte puis déposée là par son assassin. Elle est identifiée le lendemain: c'est Louise Cansot, le modèle le plus demandé par les peintres de Montparnasse. Rapidement, quatre suspects se détachent, évidents, presque des archétypes. On dirait le début d'un roman de Simenon, mais l'inspecteur-chef Ferrière n'a pas le talent de Maigret, et doit se résoudre à classer l'affaire au bout de six mois, sans avoir arrêté personne.
Soixante-quinze ans plus tard, Philippe Jaenada reprend l'enquête à partir du dossier retrouvé puis, comme à son habitude, sollicite ses contacts aux archives, exhume tous les documents, arpente tous les lieux – remonte le temps. Pour ce livre, il a lu les soixante-quinze enquêtes de Maigret, s'inspirant humblement et fidèlement des méthodes du commissaire fictif. Et il va résoudre ce meurtre bien réel, laissant le lecteur fasciné par cette jeune femme à laquelle il redonne un visage et une histoire."
 
Pour lire le début de "L'Inconnue du quai de Javel", c'est ici. 
 
Les autres finalistes étaient:
  • Yannick Haenel, "La solitude des professeurs est infinie" (Gallimard)
  • Clémentine Mélois, "Choses que je croyais perdues" (L'Arbalète/Gallimard),
  • Sylvain Prudhomme, "De l'autre côté du lac" (Minuit)
 
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François-Henri Désérable
a reçu un peu plus tard le prix Renaudot dont c'est la centième édition pour "Le Palais" (Gallimard, 416 pages). Au premier tour et par six voix contre quatre.

Présentation de l'éditeur:
 
"Arun Kumar est doté d’un palais absolu — une mémoire des arômes si infaillible qu’elle confine au prodige. Ce don extraordinaire, il entend bien en faire l’instrument de sa revanche. Reste à découvrir comment. Et contre qui.
Des bidonvilles de Delhi aux caves de Bourgogne, des îles Marquises aux tours de Manhattan, François-Henri Désérable signe avec Le Palais un grand roman d’aventures sur le vin, portrait d’un génie hors la loi dont les crimes se dégustent."
 
 Pour lire en ligne le début de "Le Palais", c'est ici.  
 
 
 
 

Dans la catégorie essai, le jury a couronné ex-æquo Jean-Paul Enthoven pour "Dictionnaire amoureux du bonheur" (Plon, 576 pages), un livre controversé pour des emprunts non attribués, et Christophe Ono-dit-Biot pour "L'odyssée de l'Odyssée" (Grasset, 368 pages).  
 
Pour lire un extrait de "L'odyssée de l'Odyssée", c'est ici. 
 

 
Jean-Christophe Buisson est récompensé, lui, dans la catégorie poche pour "Complètement à l'Est!" (Perrin/Tempus).
 


 
 
 
 
 
Les livres finalistes étaient
Romans
  • François-Henri Désérable, "Le Palais (Gallimard, lauréat)
  • David Djaïz, "La méthode" (Stock)
  • Patrice Jean, "Stay free" (Le Cherche Midi)
  • Osvalde Lewat, "Un corps indocile" (Philippe Rey)
  • Anne Percin, "Eugénie sous les bombes" (Buchet Chastel)
  • Marie Petitcuénot, "Heures sauvages" (Héloïse d'Ormesson)

Essais
  • Jean-Paul Enthoven, "Dictionnaire amoureux du bonheur" (Plon, lauréat)
  • Christophe Ono-dit-Biot, "L'odyssée de l'Odyssée" (Grasset, lauréat)
  • Olivier Rolin, "La Guerre éternelle" (Gallimard)
  • Joy Sorman, "La vie brute" (Flammarion)


lundi 2 novembre 2026

Les quatre prix Médicis décernés ce lundi

Un des tableaux de Gala Barbisan, cofondatrice du prix en 1958,
 utilisé pour le site du prix Médicis.

Les jurés du prix Médicis ont dévoilé leur palmarès 2026 ce lundi 2 novembre. Des livres qui vont en France et au-delà, en Espagne deux fois et au Portugal.


Roman
 
 
 
Philippe Vasset, pour "Dans les grandes lignes" (Flammarion, 192 pages).
 
Présentation de l'éditeur:
"Si l'on oublie qu'elles transportent de l'électricité, les lignes à haute tension dessinent sur le paysage une interminable dentelle de figures et de formes. Pour Philippe Vasset, elles ont ouvert des routes: l'auteur s'est mis en tête de suivre, à pied et à travers la France, leur tracé, cheminant pendant de long mois sous les câbles qui nervurent la géographie et coupent à travers le bâti, le réel et l'esprit de celui qui les suit. Ce périple électrifié l'a amené à découvrir les panoramas invisibles de l'électricité, à percuter, en ligne droite, toutes sortes de personnages et de situations, et l'a même entraîné au-delà des frontières, dans le grand désordre des échangeurs mondiaux d'énergie."
 
Pour lire en ligne le début de "Dans les grandes lignes", c'est ici. 


Roman étranger


Eva Baltasar
, pour "Déclin et fascination" (traduit traduit du catalan par Annie Bats, Verdier, 128 pages).
 
Présentation de l'éditeur: 
 
"La ville est sanguinaire: elle fabrique des solitaires et les force à cohabiter.
Violemment chassée de l'appartement qu'elle occupait à Barcelone, une femme sans nom est contrainte de faire des ménages pour tenter d'échapper à la rue. Happée dans une spirale infernale, éprouvant les lois du capitalisme le plus cru, elle trouve refuge dans une modeste maison isolée, où, vivant en colocation, elle finit par faire le vide autour d'elle pour jouir seule de la présence de Maria, une propriétaire puissante et fascinante, venue mystérieusement jusqu'à elle. Le roman bascule alors dans un conte macabre, mêlant folie et dévotion, entraînant le lecteur au bord du gouffre."
 
Pour lire en ligne le début de "Déclin et fascination", c'est ici.

Essai


Jean-Baptiste Del Amo
, pour "Une éclaircie" (Stock, collection "Ma nuit au musée", 192 pages).
 
Présentation de l'éditeur:
"En 2023, Jean-Baptiste Del Amo se rend au musée du Prado, à Madrid, pour revoir les "Peintures noires" de Francisco de Goya. Il passe ensuite une nuit à l'ermitage San Antonio de la Florida dont la coupole a été décorée par le peintre et où se trouve sa sépulture.
À travers le récit d'une journée et d'une nuit, en miroir de l'œuvre de Goya, il revisite l'expérience de la maladie et explore la manière dont elle a bouleversé son rapport au corps, au temps, à l'écriture et à la réalité."
 
Pour lire en ligne le début de "Une éclaircie", c'est ici.

Prix spécial du jury


Richard Zenith
, pour "Pessoa, l'œuvre-vie" (traduit de l'anglais (USA) par Nicolas Richard, Seuil, 1280 pages).
 
Présentation de l'éditeur:
"Richard Zenith livre la foisonnante et passionnante biographie tant attendue de Fernando Pessoa. Vie et œuvre y forment un écheveau dont l'auteur tire les fils, par chronologie et extrapolations. Tout un voyage immobile."
 
Pour lire en ligne le début de "Pessoa, l'œuvre-vie", c'est ici. 
 
 
Les livres finalistes étaient:
Romans français
  • Lucie Bérard, "Décolorer sa fille" (Les Intranquilles)
  • Anne Godard, "Nous aussi" (Actes Sud, prix Décembre, lire ici)
  • Emma Marsantes, "N'efface pas mes cercles "(Verdier)
  • Daria Marx, "Tuer le vieux" (Flammarion)
  • Lucie Rico, "Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer?" (P.O.L)
  • Sarah Tadlaoui, "Croire au code" (Héloïse d'Ormesson)
  • Philippe Vasset, "Dans les grandes lignes" (Flammarion)
 
Romans étrangers
  • Eva Baltasar, "Déclin et fascination" (traduit du catalan par Annie Bats, Verdier, lauréate)
  • Lavinia Braniște, "Camping" ( traduit du roumain par Sylvain Audet-Găinar, Éditions des Syrtes)
  • Laura Kasischke, "Baignade surveillée" (traduit de l'anglais (États-Unis) par Céline Leroy, Gallimard)
  • Masashi Matsuie, "La maison d'été" (traduit du japonais par Déborah Pierret-Watanabe, Éditions du Sous-Sol)
  • Hanna Nordenhök, "Caesaria" (traduit du suédois par Marina Heide, Cambourakis)
  • Alcide Pierantozzi, "L'inéquilibre" (traduit de l'italien par Lise Chapuis, Gallimard)
  • Michele Ruol, "Inventaire de ce qu'il reste après que la forêt a brûlé" (traduit de l'italien par Paolo Bellomo, avec le concours de Cécile Raulet, Le Tripode)
  • Robert Seethaler, "La rue" (traduit de l'allemand (Autriche) par Élisabeth Landes, Sabine Wespieser)
  • Juan Gabriel Vásquez, "Les noms de Feliza" (traduit de l'espagnol (Colombie) par Isabelle Gugnon, Seuil)

Essais
  • Jean-Baptiste Del Amo, "Une éclaircie" (Stock, lauréat)
  • Yann Diener," Comment le langage vint aux machines. Enquête sur Ada Lovelace, Grace Hopper et Jean Bartik" (Climats)
  • Colette Fellous, "Via Veneto" (Gallimard)
  • Caroline Knecht, "Ainsi la Cour décide" (La Découverte)
  • Johanna Lehr, "Auschwitz, une histoire de femmes: les Françaises du bloc 10" (Gallimard)
  • Barbara Métais-Chastanier, "Elles ne mouraient pas toutes" (La Découverte)
  • Souleymane Bachir Diagne, "L'Hospitalité. Affirmer l'humanité" (Autrement)
  • Anne Plantagenet, "En l'absence de corps" (Julliard)
  • Olivier Rolin, "La guerre éternelle" (Gallimard)
  • Johanna Siméant-Germanos, "Youssef ou la fidélité à soi" (Anamosa)
  • Richard Zenith, "Pessoa, l'œuvre-vie" (traduit de l'anglais (États-Unis) par Nicolas Richard, Seuil, lauréat)
  • Jérôme Schmidt, "Une prière pour John Coltrane" (Noir sur Blanc)