Nombre total de pages vues

jeudi 23 février 2017

Cent auteurs au Passa Porta Festival 2017


L'inconvénient d'un événement bisannuel est qu'on le regrette l'année où il n'a pas lieu. L'avantage d'un événement bisannuel est qu'on se réjouit vraiment de pouvoir y participer l'année où il est organisé.
C'est précisément le cas du Passa Porta Festival, dont la sixième édition se tiendra du 24 au 26 mars à Bruxelles. Plus de cent auteurs feront le déplacement, et pas des moindres. Des stars comme Paul Auster (le vendredi soir en ouverture) et Annie Ernaux (en clôture le dimanche). Des valeurs sûres comme Lionel Shriver, Herman Koch, Maylis de Kerangal, Marcus Malte ou Sofi Oksanen. Des Belges des deux côtés de la frontière linguistique comme Nathalie Skowronek ou Dimitri Verhulst. De nouvelles voix littéraires à découvrir. Et tous ceux qui vous attendent sur le site dédié au Festival. Autant de belles surprises!

Plus de cent rencontres programmées en dix-neuf lieux rempliront le calendrier festivalier, rendant des milliers de lecteurs heureux.

Le rendez-vous incontournable des amoureux de la littérature se situe dans la continuité des précédents pour la qualité des événements programmés. Festival aussi bien international (17 nationalités) que plurilingue (français, néerlandais, anglais, espagnol, norvégien, finnois), bruxellois et lié à l'actualité. Il innove aussi. Principalement, en étendant le traditionnel parcours littéraire à deux jours, le samedi et le dimanche. Egalement en proposant douer duos inédits entre artistes pluridisciplinaires, "Duality" (samedi soir).

Comment organiser les rencontres autours des livres de la centaine d'auteurs invités? En choisissant des fils rouges reliant leurs ouvrages: dépassement des peurs et prise de risques, sortie des sentiers battus, dialogue, auteurs féminins, auteurs européens, poésie, lecture...


En attendant le 24 mars


Le "Prélude" avec Erika Fatland. (c) Passa Porta.

Un "prélude" autour de la formidable auteure norvégienne Erika Fatland se décline en trois temps: hier à Bruxelles (lire en fin de note), ce soir à Anvers et demain soir (24 février) à Liège.

Le label #ppf2017reader a été créé pour repérer différentes activités encadrées par des auteurs belges qui se dérouleront dans plusieurs librairies indépendantes de tout le pays autour de six auteurs du festival, Lionel Shriver, Almudena Grandes, Sofi Oksanen, Negar Djavadi, Patrick Declerck, P.F. Thomése. Dix bibliothèques bruxelloises ont préparé des tables destinées aux livres des auteurs du festival. Ce hashtag permet de rassembler les initiatives en rapport avec le Festival à venir.

Sans oublier ce qui se réalise dans le cadre des Brussels Book Days (lire ici).


Le sixième Passa Porta Festival


Les soirées

Vendredi 24


Paul Auster (c) Lotte Hansen.
Paul Auster évoquera son œuvre et son dernier roman "4 3 2 1", un pavé de plus de 900 pages sorti le 31 janvier aux Etats-Unis et non encore traduit en français. Attendu depuis sept ans, ce roman raconte l'histoire de quatre Archibald Isaac partageant le même ADN mais menant des vies parallèles et totalement différentes.
Flagey, 20h15, interview par Annelies Beck, en anglais.



Samedi 25


Négar Djavadi (c) Matsas-Opale-Levi.
"Duality" ou une soirée placée sous le signe du chiffre 2. Négar Djavadi & Eve Bonfanti, Gerard Herman & Milan Warmoeskerken, Joy (Gioia Kayaga) & Milady Renoir, Dorthe Nors & Randall Casaer, Jeroen Olyslaegers & Scale, Halfdan Pisket & Aura Xilonen, Peter Verhelst & Wide Vercnocke, Dimitri Verhulst & Peter Vandenberghe, Jean-Baptiste Del Amo & Olivier Cornil, entre autres, investiront le bâtiment pour créer: duos d'écrivains, poètes, slameurs et illustrateurs avec d'autres artistes. A partir de 22h30, cap sur la piste de danse, en version littéraire.
Beursschouwburg, 20 heures, en français, néerlandais et anglais.


Et en rentrant, on passe à l'heure d'été (on avance sa montre d'une heure)!


Dimanche 26


Annie Ernaux. (c) C. Hélie-Gallimard.
Annie Ernaux, figure majeure de la littérature française contemporaine, répondra aux questions d'Ysaline Parisis. La rencontre sera précédée d'une lecture de textes de l'auteure par la comédienne belge Virginie Efira.
Bozar, 18 heures, en français.




Connie Palmen. () I. Olhbaum.
Herman Koch. (c) M. Kohn.
En parallèle, les néerlandopho-nes pourront écouter Connie Palmen et Herman Koch, auteurs néerlandais renommés et traduits en français, la première chez Actes Sud, le second chez Belfond, discuter avec Ruth Joos.
KVS, 18 heures, en néerlandais.


Le parcours

Je répète, cette année, le parcours se déroule sur les journées du samedi et du dimanche (avec passage à l'heure d'été entre les deux, soit avancer sa montre d'une heure).

A chacun de picorer selon ses envies, tout est clair sur le site (www.passafestival.be), organisé par lieux, catégories et auteurs. De se faire son parcours, en choisissant entre conférence, débat, lecture, installation, joute de traduction, club de lecture en présence ou non de l'auteur, dédicace, installation, poésie (dont la Rimbaudmobile), illustration, musique, promenade, visite guidée, petit déjeuner, sans oublier le programme Kids. Les infos pratiques et les réservations en ligne se font sur le même site.

Plus près de l'événement, je me ferai mon petit parcours, que je vous communiquerai.



📚 Dans l'intervalle


Avant tout cela, je me réjouis de lire "Soviétistan, un voyage en Asie centrale" d'Erika Fatland (traduit du norvégien par Alex Fouillet, Gaïa, 512 pages, février 2016). La rencontre de la romancière avec des hommes et des femmes du ­Turkménistan, du Kazakhstan, du Tadjikistan, ­du Kirghizistan et de l'Ouzbékistan.
Le début du livre peut se lire ici.
Et début avril, on aura la traduction française de son roman pour enfants, "La guerre des enfants" (Gaïa), qu'elle a mis six ans à écrire.


Erika Fatland. (c) Reineord.

Erika Fatland a réjoui mercredi soir le public bruxellois lors du "Prélude" au Passa Festival 2017! Mince alors! A 33 ans à peine, la Norvégienne peut exhiber un passeport de vieux baroudeur. Anciennes républiques soviétiques, Corée du Nord, Chine, du lourd par rapport à son voyage post études universitaires au Guatemala. Partout, elle a voulu rencontrer les gens, communiquer avec eux. Et elle a fait de ces rencontres, consignées dans les pages d'un journal quotidien, des livres très travaillés. C'est que l'anthropologue de formation, se considère davantage comme un écrivain. Et quel écrivain que celle qui a suivi son rêve d'enfant!

Lu en norvégien, avec projection simultanée des traductions en français, néerlandais et anglais, son formidable discours d'ouverture du festival, "Les confessions d'une écrivain voyageuse", était un régal d'humour et de réflexions sur le monde, sa pratique d'auteur, ses rencontres... Un semblant de zig-zag autour du fil rouge des frontières visibles et invisibles pour mieux embrasser tous les sujets qui touchent ou fâchent. Faire sourire le public par une anecdote avec un garde-frontière tout en le conscientisant par une autre au monde d'hier, d'aujourd'hui et de demain.

Pour le moment, Erika Fatland écrit de la "non fiction" comme on dit en anglais, ce qui implique pour elle que tout ce qu'elle écrit doit être vrai. Seule concession, elle modifie les noms des intervenants pour les protéger des régimes autoritaires de leurs pays. Mais elle rêve d'écrire un roman.

Elle a publiés deux livres sur le terrorisme, non traduits, l'un sur l'attaque terroriste qui ­frappa une école de Beslan (Nord-Caucase) en 2004, où elle s'est rendue plusieurs fois plusieurs années après les faits afin d'interroger les témoins de cette tragédie. L'autre sur les attaques terroristes de 2011 en Norvège, dont la tuerie d'Utoya. Et ce "Soviétistan" qu'il me tarde de découvrir. Autant de sujets difficiles dont la qualification la fait sourire.

En attendant le texte complet de son discours d'ouverture, en voici le début (traduction française d'Alex Fouillet).

"L'organisatrice a eu l'amabilité de me faire parvenir une liste des auteurs qui m'ont précédée pour ce discours d'ouverture, et comme si ça ne suffisait pas, elle m'a aussi envoyé une copie de leurs allocutions. C'est donc en proie à des sentiments mêlés que je m'adresse à vous aujourd'hui. En premier lieu parce que je devine les silhouettes des géants qui ont eu cette responsabilité avant moi. Oui, l'année dernière, il s'agissait d'un lauréat du Prix Nobel, ai-je appris. En second lieu, parce que je ressens le poids des années. Mon mari, écrivain lui aussi, est nettement plus âgé que moi. Quand nous avons fait connaissance, il y a un peu plus de dix ans, il venait d'entrer dans l'âge où on commence à être sollicité pour des ouvertures - festivals musicaux, expositions artistiques, ce genre de choses. Rien n'indique plus certainement qu'on a intégré pour de bon les rangs des adultes, oui, qu'on approche imperceptiblement de ceux des gens entre deux âges, que la jeunesse est sans conteste une époque révolue, que d'être invitée à ouvrir - par exemple - un festival de littérature en Belgique!

Les gens ont des pieds, pas des racines. Cette affirmation figure sur la première page d'une introduction à l'anthropologie sociale. C'est l'un des éléments les plus importants de cette matière - et de l'histoire de l'humanité. Il y a environ 80.000 ans, des gens ont traversé la mer Rouge, depuis l'Afrique et jusqu'au Yémen actuel. Ils ont poursuivi vers l’Asie centrale et l’Himalaya, avant de peupler l'Europe il y a à peu près 40.000 ans. Pendant cette période, leur culture et leur langue se sont modifiées à de nombreuses reprises.
Depuis, nous avons poursuivi, élargi et amélioré nos irrépressibles déplacements.
Aujourd'hui, nous n'allons plus à pied, nous nous glissons dans un siège étroit pour nous laisser porter dans les airs, à dix mille mètres du sol, enfermés dans de minces tubes d'aluminium. En Europe du Nord, nous voyageons tant et si souvent que nos cartes bancaires attrapent des ampoules, et si l'on fait abstraction  du bilan carbone, qui peut nous le reprocher? Ce n'est pas un hasard si 90 % des touristes qui viennent à Oslo le font en été. (...)"

Le texte complet peut être lu ici.































lundi 20 février 2017

Les dix finalistes du Prix Prem1ère 2017


Depuis 2006, le Prix Prem1ère distingue chaque année un premier roman francophone, publié entre les rentrées littéraires de septembre et février. Le livre est choisi par un jury de dix lecteurs parmi une sélection de dix premiers romans proposés par un comité de présélection, constitué de libraires et de journalistes.

Il faut bien reconnaître que si le lauréat, la plupart du temps excellent, déboule dans le public, les autres neuf finalistes en demeurent souvent inconnus. Normal, ce sont des premiers romans. Mais ce ne sera plus le cas cette année! Les dix finalistes 2017 seront présentés par le président du jury du Prix Prem1ère, Laurent Dehossay, du 20 février au 3 mars, en radio (10h50 dans "Entrez sans frapper"), en télévision (20h25, La Trois ) et sur RTBF Auvio (réécoute).

Le Prix Premi1ère 2017 (5.000 €) sera remis par Jean-Paul Philippot, administrateur général de la RTBF, le jeudi 9 mars 2017 à 12h30, à la Foire du Livre de Bruxelles. Il sera annoncé en radio le même jour à 13h30, dans une émission spéciale présentée par Laurent Dehossay.

Les dix romans finalistes

"Désorientale"
Négar Djavadi
Liana Levi

Une quête d’identité dans l'Iran des années septante et la France d'aujourd'hui. Un portrait de famille flamboyant entre la force des traditions et une saine émancipation.

Diffusion le lundi 20/2.


"Monsieur Origami"
Jean-Marc Ceci
Gallimard
lire ici

Un voyage au cœur de l'essentiel. Fragilité et profondeur des choses. Un vieux sage aux allures d'ermite nous emmène dans un rêve éveillé aux sons que fait l'art de plier les papiers.

Diffusion le mardi 21/2.


"Petit Pays"
Gaël Faye
Grasset

Le quotidien d'un gamin de dix ans au cœur d'un Burundi plongé dans la violence de la guerre. Entre les 400 coups de l'enfance et la peur qui s'installe dans les ventres avant l'exil.

Diffusion le mercredi 22/2.


"Je vais m'y mettre"
Florent Oiseau
Allary Editions

Un anti-héros plongé dans une humanité qui se décompose en fanfaronnant. Entre chômage et désert sentimental, les aventures d'un pied nickelé cynique mais pas désespéré.

Diffusion le jeudi 23/2.


"Le Garçon, 
scènes de la vie provinciale"
Olivia Resenterra
Serge Safran Editeur

L'intrusion d'un jeune étranger et c'est toute la relation exclusive entre une mère et sa fille qui se décompose. Les petits riens de la vie créent le mystère de ce huis-clos oppressant avec le naufrage de la vieillesse pour toile de fond.

Diffusion le vendredi 21/2.



"La Correction" 
Elodie Llorca
Rivages

Une seule lettre change et tout est déréglé. Le narrateur l'apprend à ses dépens et tente de recoller les morceaux de sa vie. Une fable sur les curieux chemins de l'inconscient et les pièges du langage.

Diffusion le lundi 27/2.


"Rapatriés"
Néhémy Pierre-Dahomey
Seuil

Subtile et vive exploration de l'exil. Extérieur et intérieur. Hommage lumineux à la force des femmes à travers le portrait d'une Haïtienne et de ses filles. Entre la puissance de l'amour et l'énergie du désespoir.

Diffusion le mardi 28/2.


"Les contes défaits"
Oscar Lalo
Belfond
lire ici

La vie d'une colonie de vacances où des enfants sont confrontés à la cruauté des adules. Un petit garçon abusé va tenter de se reconstruire et tenter de traverser le silence avant la résilience.

Diffusion le mercredi 1/3.


"Celui-là est mon frère"
Marie Barthelet
Buchet-Chastel

Un conte qui nous plonge dans un pays imaginaire au moment des retrouvailles de deux frères devenus ennemis. Ils vont se jouer la comédie du pouvoir au risque de provoquer le chaos. Les liens du souvenir et du sang parviendront-ils à vaincre la haine?

Diffusion le jeudi 2/3.


"Kurt"
Laurent-David Samama
Plon

Exofiction d'une icône grunge. Portrait sensible et désordonné du leader de Nirvana: Kurt Cobain. Entre autodestruction contrôlée et regard lucide sur une Amérique gonflée d'orgueil, le héros filme sa fin programmée.

Diffusion le vendredi 3/3.


Verdict le 9 mars.




samedi 18 février 2017

Deux romancières du XIXe à Bruxelles...

Une des dix cartes postales proposées par les Brussels Book Days.

En écho à une des dix cartes postales créées à l'occasion des premiers "Brussels Book Days" (lire ici), où on peut lire "Au 19e siècle, deux célèbres romancières anglaises sont venues apprendre le français dans une institution pour jeunes filles située rue Baron Horta. De qui s'agit-il?", je propose de lire ou de relire l'excellent roman de Sheila Kohler, "Quand j'étais Jane Eyre" (traduit de l'anglais par Michèle Hechter, Quai Voltaire/La Table Ronde, 2012, 10/18, 2013). Lire ici.
.

vendredi 17 février 2017

"Brussels Book Days", clap 1


Prenons le calendrier du mois de mars 2017.
Qu'y voit-on annoncé?
Du 9 au 13 mars, la Foire du Livre.
Du 24 au 26 mars, le Passa Porta Festival.
Et entre les deux?
Entre les deux, il n'y avait rien jusqu'à ce que surgisse l'idée des "Brussels Book Days", dont la première édition aura lieu du 6 au 26 mars, à l'initiative de Passa Porta et de la Foire du Livre, avec le soutien de la Promotion de Bruxelles (FWB). Une manière originale de relier les deux événements littéraires initiaux. Le slogan? "Bruxelles, là où il fait bon lire", décliné aussi en néerlandais et en anglais.



L'idée est de rassembler pendant un mois un maximum d'acteurs de la vie littéraire bruxelloise afin de révéler la carte de visite littéraire de Bruxelles.
Durant l'opération, du 6 au 26 mars donc, au moins une activité littéraire sera proposée chaque jour à Bruxelles.
Les rendez-vous (rencontres, ateliers, lectures, expositions…) tout au long de ce mois figurent dans la rubrique "agenda" du site www.brusselsbookdays.be.

Sur la même plateforme, la rubrique "intra muros" répertorie quelque 80 lieux littéraires de Bruxelles et sa région (librairies, bibliothèques, musées, associations, etc.).

A signaler encore, les dix cartes postales placées en dix lieux (Passa Porta bookshop, Foire du livre de Bruxelles, Centre belge de la bande dessinée, librairie Filigranes, La Maison du livre, Les Midis de la poésie, bibliothèque Muntpunt, librairie Piola Libri, librairie Tropismes, Le Wolf) qui racontent dix points de l'histoire littéraire de la ville. Chaque carte présente un quartier et une question sur un écrivain vivant ou ayant séjourné à Bruxelles (réponse au verso). Une façon ludique de tester ses connaissances.

Une des cartes postales.


Enfin, un plan littéraire de Bruxelles a été imprimé, situant 40 lieux représentatifs de la diversité littéraire bruxelloise. Il est disponible dans de nombreux lieux touristiques et littéraires de Bruxelles.


Le plan littéraire.



"Partir" de Damas et Vielle à la Maison Autrique

Lampedusa. (c) Geneviève Damas.

Ceux qui étaient aux Midis de la poésie le 15 mars dernier n'ont pas oublié la remarquable lecture "Partir", présentée par les comédiennes et écrivaines Geneviève Damas et Laurence Vielle, accompagnées à l'accordéon par Didier Laloy (lire ici).

Ceux qui étaient aux Midis de la poésie le 15 mars dernier ont tous souhaité que "Partir" ne soit pas une représentation unique (lire ici).

Ceux qui n'étaient pas aux Midis de la poésie le 15 mars dernier, et ceux qui souhaitent le revoir, ont l'occasion d'assister à une nouvelle représentation de l'interpellant "Partir" le lundi 20 février  à 20h15 à la Maison Autrique, dans le cycle des soirées littéraires "Portées-Portraits".


Laurence Vielle.
Geneviève Damas.
"Partir" fait entendre dans une variation à deux voix, l'une rapide et rauque, l'autre plus douce et constante, celles de migrants rencontrés dans la vraie vie, en France, en Italie et en Belgique. Des hommes et des femmes qui ont quitté un pays de souffrance dans l'espoir d'une vie meilleure. Photos, poésie, textes, chansons, autant de situations difficiles qu'adoucissent les notes musicales de Didier Laloy..

En pratique: verre offert à l'issue de la lecture, rencontre avec les deux auteures dès 19 heures à la Maison Autrique (chaussée de Haecht, 266, 1030 Bruxelles), 8 euros la place (avec visite de toute la maison), renseignements et réservation: 02/245.51.87 ou albertineasbl@gmail.com.