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dimanche 19 février 2012

LA dore la nouvelle série de Lionel Koechlin

(c) Despatin & Gobeli.


Après quarante ans de bons et loyaux services en littérature de jeunesse, à un an près, c'est vrai,  Lionel Koechlin a encore plein de choses à nous dire et à nous dessiner.

Pas de sport ou de poèmes cette fois, mais des animaux domestiques aussi sympathiques que croquignolets.











La série de quatre titres cartonnés, plus craquants les uns que les autres, est destinée aux plus jeunes, aux tout-petits même. Elle porte fort bien son titre de "Dialogues de bêtes" (Gallimard Jeunesse/Giboulées).
On y fait la connaissance d'Isidore le hamster, de Napoléon le chien, de Nautilus le poisson rouge et de Moustache le chat, des héros animaux du quotidien. De quoi voir avec un autre œil ces animaux domestiques par excellence.



Ces quatre récits se révèlent  bien menés, aventureux, pleins d’allant, de fantaisie et d’imagination.
Chacun est écrit à la première personne: l’animal considère son environnement avec les yeux d’un tout petit enfant. Mais les mots utilisés sont ceux des grands, heureusement.
Les décors servent autant que le texte à faire avancer les histoires.
Les dessins de Lionel Koechlin sont toujours aussi élégants, frais, audacieux et réjouissants.

Dans "Un hamster gourmand", Isidore s’aventure hors de sa cage mal fermée. Il s’en va à la découverte de territoires inconnus dont ce qu'il prend pour une montagne bleue et qui est en réalité le veston du père de famille posé sur le dossier d’une chaise. Ce qui lui permettra de découvrir les caramels.

"Un poisson amical" relate une histoire vraie, vécue dans la famille de l'auteur-illustrateur : la solitude de Nautilus dans son aquarium, malgré les diverses tentatives d’un enfant de dérider le poisson rouge qu’on voit pleurer dans son eau. Jusqu’à ce que surgisse l’idée parfaite permettant à Nautilus d'être heureux comme un poisson dans l’eau !

"Un chat capricieux" affiche tout de suite la couleur. Le matou semble souffrir de l’absence d’humains dans l’appartement : "les heures passent bien lentement" , commente-t-il. Mais quand sa "grande amie", comprenez la petite fille humaine, rentre de l’école et l’appelle, Moustache se cache. Un chat aussi blagueur que capricieux…

On rigole beaucoup dans "Un chien vantard" où Napoléon, le bien nommé, croit promener son maître dans la grande ville. Et le perd. Pas de chance, la pluie commence à tomber. Lionel Koechlin rappelle au passage que les renards sont aussi devenus des animaux des villes, attirés par leurs poubelles. Napoléon et son maître se retrouveront évidemment, chacun étant persuadé qu’il a remis la main, ou la patte, sur l’autre.


Et en complément de choix: l'image qui apparaît à l'ouverture du site de Lionel Koechlin.
Elle évoque merveilleusement son immense talent, sa fantaisie sans fin, son humour souvent surprenant, sa tendresse et son imagination.



(c) Lionel Koechlin.

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