Le jury du prix Femina du roman français 2026 a récompensé ce mercredi 4 novembre Yannick Haenel pour "La solitude des professeurs est infinie" (Gallimard, 320 pages) .
Présentation de l'éditeur:
"Jean Deichel, jeune professeur de français, fait son stage dans un collège de la banlieue parisienne. La nuit, il loge dans un club de tennis à Deuil-la-Barre; le jour, il découvre les difficultés du métier en même temps que ses joies profondes, la violence de l’École en même temps que sa beauté.
Jean est aussi un poète ivre d’aventure, attentif à trouver la lumière de la « vraie vie » au cœur du quotidien le plus gris : dans des jardins réels ou rêvés, au bord d’un lac, lors d’évasions à Pompéi et à Tarquinia, mais surtout dans la grâce fragile d'un cours réussi. Entre réalité politique et mystère existentiel, la vie des profs est un roman."
Pour lire en ligne le début de "La solitude des professeurs est infinie", c'est ici.
Jean est aussi un poète ivre d’aventure, attentif à trouver la lumière de la « vraie vie » au cœur du quotidien le plus gris : dans des jardins réels ou rêvés, au bord d’un lac, lors d’évasions à Pompéi et à Tarquinia, mais surtout dans la grâce fragile d'un cours réussi. Entre réalité politique et mystère existentiel, la vie des profs est un roman."
Pour lire en ligne le début de "La solitude des professeurs est infinie", c'est ici.
Le prix Femina du roman étranger va à Laura Kasischke pour "Baignade surveillée" (traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Céline Leroy, Gallimard, 320 pages).
Présentation de l'éditeur:
"Qui à Mission Hills pourrait oublier le 16 juillet 1969? Le matin, tous les regards étaient médusés par les premières images d'une fusée décollant vers la Lune. L'après-midi, le petit Richie Manning se noyait dans la nouvelle piscine bleu lagon du quartier, bondée en cette journée si chaude. Une maître-nageuse était pourtant présente — une splendide étudiante, aux longs cheveux blonds et aux jambes parfaitement bronzées. Mais derrière ses lunettes de soleil, surveillait-elle vraiment la baignade?
De ce jour tragique qui fait chavirer une famille et toute une communauté, Laura Kasischke scrute chaque recoin, sans relâche, pour en saisir toutes les failles. Elle plonge également dans les destins des témoins clés, qui se trouvent heurtés, par ricochet."
De ce jour tragique qui fait chavirer une famille et toute une communauté, Laura Kasischke scrute chaque recoin, sans relâche, pour en saisir toutes les failles. Elle plonge également dans les destins des témoins clés, qui se trouvent heurtés, par ricochet."
Pour lire en ligne le début de "Baignade surveillée", c'est ici.
Quant au prix Femina de l'essai, il a été décerné à Jennifer Tamas, pour "Barbe Bleue, contre-enquête" (Seuil, 272 pages).
Présentation de l'éditeur:
"L'affaire Barbe Bleue n'est pas une affaire classée.
Que nous raconte l'histoire de Barbe Bleue des ressorts du féminicide, de la violence intime du couple, voire de la tragédie cachée du mariage? Les indices fourmillent sur la scène de crime: un cabinet interdit, des corps de femmes mutilées, une clef qui se teinte de sang, une barbe mystérieusement bleue, des codes galants, des intérêts économiques, des désirs et des peurs, une épouse curieuse, un mari meurtrier dont les secrets sont si terribles qu'il tremble de les voir percés à jour…
En experte de la littérature du XVIIe siècle, Jennifer Tamas mène une enquête haletante sur ce conte cruel de Charles Perrault, qu'elle lit jusque dans ses silences. Pour déchiffrer la figure de l'époux monstrueux, elle croise ses sources avec les récits populaires, les contes écrits par des autrices qu’elle exhume de l'oubli, et remonte la piste du sang jusqu'aux archives judiciaires.
Écrit à la fin du Grand Siècle où le pouvoir des hommes commence à vaciller, La Barbe bleue n'est pas seulement un conte: c'est une « archive de l'imaginaire nuptial » dont nous avons hérité."
Que nous raconte l'histoire de Barbe Bleue des ressorts du féminicide, de la violence intime du couple, voire de la tragédie cachée du mariage? Les indices fourmillent sur la scène de crime: un cabinet interdit, des corps de femmes mutilées, une clef qui se teinte de sang, une barbe mystérieusement bleue, des codes galants, des intérêts économiques, des désirs et des peurs, une épouse curieuse, un mari meurtrier dont les secrets sont si terribles qu'il tremble de les voir percés à jour…
En experte de la littérature du XVIIe siècle, Jennifer Tamas mène une enquête haletante sur ce conte cruel de Charles Perrault, qu'elle lit jusque dans ses silences. Pour déchiffrer la figure de l'époux monstrueux, elle croise ses sources avec les récits populaires, les contes écrits par des autrices qu’elle exhume de l'oubli, et remonte la piste du sang jusqu'aux archives judiciaires.
Écrit à la fin du Grand Siècle où le pouvoir des hommes commence à vaciller, La Barbe bleue n'est pas seulement un conte: c'est une « archive de l'imaginaire nuptial » dont nous avons hérité."
Pour lire en ligne le début de "Barbe Bleue, contre-enquête", c'est ici.
Les livres finalistes étaient:
Romans français
- David Djaïz, "La Méthode" (Stock)
- Yannick Haenel, "La Solitude des professeurs est infinie" (Gallimard, lauréat)
- Élise Lespade, "Paradisi Gloria" (Le Cercle ouvert)
- Emma Marsantes, "N'efface pas mes cercles" (Verdier)
- Lucie Rico, "Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer?" (P.O.L)
Romans étrangers
- Gustavo Faverón Patriau, "Les Lieux souterrains" (traduit de l'espagnol (Pérou) par Robert Amutio, Christian Bourgois)
- Laura Kasischke, "Baignade surveillée (traduit de l'anglais (États-Unis) par Céline Leroy, Gallimard, lauréate)
- Katie Kitamura, "L'Audition" (traduit de l'anglais (États-Unis) par Céline Leroy, Stock)
- Mayra Montero, "Le soir où Bobby n'est pas venu jouer" (traduit de l'espagnol par René Solis, Métailié)
- Paul Murray, "La Piqûre d'abeille" (traduit de l'anglais par Pierre Demarty, Albin Michel)
Essais
- Stéphanie Genand, "Germaine de Staël, le prix de la liberté" (Perrin)
- Judith Lyon-Caen, "Balzac nous appartient" (CNRS Éditions)
- Raphaël Meltz, "Cinq silences" (Bayard)
- Mathieu Roger-Lacan, "Une langue à soi" (Stock)
- Jennifer Tamas, "Barbe Bleue, contre-enquête" (Seuil, lauréate)






Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire