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mercredi 10 juin 2015

... et ceux du Prix Forum de la Ligue des Familles


Ce prix créé en 2014 par la Ligue des Familles récompense aussi des livres pour enfants, albums ou romans, mais est décerné par un jury d'adultes. Les dix livres qui sont proposés au Prix Forum se distinguent par le fait qu'ils développent l'esprit citoyen.
"Avec ce prix, la Ligue des familles entend encourager, par l'implication des adultes, une démarche de lecture partagée, le traitement de thèmes citoyens ainsi que l'ouverture au débat. Le Prix Forum a pour objectif d'inciter toutes les familles à une lecture critique de notre société, ce que la Ligue des familles fait d'autre part au travers de son action politique et de ses activités en éducation permanente."

Les résultats sont connus en même temps que ceux du Prix Bernard Versele (lire ici).


Comme c'est amusant, 2015 consacre le superbe album "Le petit Guili" du regretté Mario Ramos (l'école des loisirs/Pastel, 2013, lire ici) à la fois chez les enfants du Prix Bernard Versele et chez les adultes du Prix Forum.
Un album qui scrute les limites du pouvoir autoritaire et pose une autre question, plus difficile: comment et pourquoi apparaît la cruauté?

L'autre livre lauréat est "Chacun sa cabane" de Mathis (Editions Thierry Magnier, "Petite poche", 2013).
Un bref roman qui reflète la vie de Clément, dont les parents ont divorcé et qui se sent écartelé entre eux et, surtout, qui plaide pour que soit aussi entendue la parole de l'enfant.










Les lauréats du Prix Bernard Versele 2015 sont...


Quelle joie! Le nombre d'enfants participants au Prix Bernard Versele organisé par la Ligue des familles augmente de nouveau petit à petit. Ils étaient 47.426 au cours de cette année scolaire, de 3 à 14 ans, à  avoir déposé leur bulletin de vote dans l'urne ou à avoir voté en ligne, contre 42.338 l'an dernier.

Une belle augmentation qui réjouit tous ceux et celles qui défendent et soutiennent ce prix unique en son genre. Ce sont des enfants qui votent pour les livres qu'ils préfèrent parmi les titres présélectionnés en cinq catégories d'âge établies, sans obligation de s'y conformer. En bref, un grand de 12 ans peut voter en catégorie "2 chouettes" (à partir  de 5 ans) ou même en "1 chouette" (à partir de 3 ans) s'il s'y sent plus à l'aise. Et inversement, un gourmand de livres peut voter dans une catégorie plus haute que la sienne, "3 chouettes" concernant les enfants à partir de 7 ans, "4 chouettes" ceux à partir de 9 ans et "5 chouettes" ceux à partir de 11 ans.

Encore une fois, à découvrir les résultats, on constate que les jeunes lecteurs ont fait des choix épatants. Quel beau palmarès! Et si cette édition est belle, elle prend encore plus toute sa valeur et sa nécessité quand on sait qu'était écrit au dos d'un bulletin papier donnant une voix au très beau roman "Mauvais garçon" de Michael Morpurgo (Gallimard Jeunesse, lire ici) ces quelques mots: "C'est mon histoire!"
Après cela, plus besoin de plaider pour la lecture. Tout est dit.

Palmarès du Prix Bernard Versele 2015

1 chouette

Lauréat
"2 yeux?"
Lucie Félix
Les Grandes Personnes



Label
"Bouh!"
François Soutif
Kaléidoscope







2 chouettes

Lauréat
"Le voisin lit un livre"
Koen Van Biesen
traduit du néerlandais par Midigiri
Alice Jeunesse

Label
"Simon sur les rails"
Adrien Albert
l'école des loisirs, Lutin poche
lire ici






3 chouettes

Lauréat
"3 contes cruels"
Matthieu Sylvander et Perceval Barrier
l'école des loisirs



Label
"Le petit Guili"
Mario Ramos
l'école des loisirs/Pastel
lire ici






4 chouettes

Lauréat
"Mauvais garçon"
Michaël Morpurgo et Michae"l Foreman
traduit de l'anglais par Diane Ménard
Gallimard Jeunesse
lire ici






Label
"L'attrape-fantôme"
Alex Cousseau
Rouergue
"dacodac"







5 chouettes

Lauréat
"L'amour ? C'est mathématique"
Davide Cali
Sarbacane



Label
"43, rue du vieux-cimetière.
Trépassez votre chemin"
M. Kate Klise et Sarah Klise
traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Mickey Gaboriaud
Albin Michel Jeunesse
"Witty"



Ici, les résultats des 35 Prix Bernard Versele précédents.

Et pour 2016?

Les livres ont déjà été choisis.
Les voici, présélectionnés par catégorie d'âge.
Les votes seront clôturés le 30 avril 2016.
Renseignements: Ligue des Familles - Prix Bernard Versele – Avenue Emile de Béco,109 - 1050
Bruxelles - Tél. : 02/507.72.11
E-mail : prixversele@liguedesfamilles.be
Internet : www.liguedesfamilles.be

1 chouette
"Un peu perdu"
Chris Haughton
traduit de l'anglais
Editions Thierry Magnier

"Tranquille comme Fossile"
Natacha Andriamirado et Delphine Reno
Hélium

"Réveillés les premiers!"
Komako Sakaï
traduit du japonais par Corinne Atlan
l'école des loisirs

"Dans sa maison, un grand cerf"
Jutta Bauer
traduit de l'allemand
l'école des loisirs, lutin poche

"Le 1er c'est canard"
Olivier Douzou
Rouergue

2 chouettes
"M. Tigre se déchaîne"
Peter Brown
traduit de l'anglais par Julie Guinard 
Circonflexe

"Chut! On a un plan"
Chris Haughton
traduit de l'anglais par Anaïs Bérud
Editions Thierry Magnier

"Le lion et l'oiseau"
Marianne Dubuc
La Pastèque, Pamplemousse

"Cache-cachette"
Ezra Jack Keats
adaptation de l'américain par Catherine Bonhomme
Le Genévrier

"Anton et les rabat-joie"
Ole Könnecke
traduit de l'allemand par Florence Seyvos 
l'école des loisirs, lutin poche

3 chouettes
"L'incroyable histoire de Jemmy Button
Le garçon que Darwin ramena chez lui..."
Jennifer Uman et Valerio Vidali
traduit de l'anglais par Christine Mignot
Circonflexe

"Un ami très cool"
Toni Buzzeo et David Small
adaptation de l'américain par Gaël Renan
Le Genévrier

"L'invitation faite au loup"
Christian Oster et Anaïs Vaugelade
l'école des loisirs, Mouche

"Les trois pires histoires de pirates"
Thomas Bretonneau et Perceval Barrier
l'école des loisirs

"L'ombre de chacun"
Mélanie Rutten
MeMo

4 chouettes
"Le chant des Génies"
Nacer Khémir et Emre Orhun
Actes Sud Junior, Encore une fois…

"Le Pirate et le Gardien de phare"
Simon Gauthier et Olivier Desvaux
Didier Jeunesse

"Le petit pêcheur et le squelette"
Chen Jiang Hong
l'école des loisirs

"Tout d'un Loup"
Géraldine Elschner et Antoine Guilloppé
L'élan vert

"Elle est où la ligne? Où notre héros comprend que dans la vie on traverse parfois les lignes sans le savoir"
Davide Cali et Joëlle Jolivet
Oskar éditeur

5 chouettes
"Le ciel d'Anna"
Stian Hole
traduit du norvégien par Jean-Baptiste Coursaud
Albin Michel Jeunesse

"La mécanique du diable"
Philip Pullman et Peter Bailey
traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par Agnès Piganiol
Flammarion Jeunesse

"Temps de chien pour les requins"
Morris Gleitzman
traduit de l'anglais par Valérie Le Plouhinec
Les Grandes Personnes

"Mon Papa Pirate"
Davide Cali et Maurizio A.C. Quarello
adaptation de Davide Cali, Didier Zanon, Emmanuelle Beulque
Sarbacane

"Le Baron bleu"
Gilles Baum et Thierry Dedieu
Seuil Jeunesse


A vos livres!


mardi 9 juin 2015

Sous l'ourlet des jolies robes d'Albertine

L'exposition "Les Belges, une histoire de mode inattendue" se tient jusqu'au 13 septembre à Bozar à Bruxelles (renseignements ici).
On a appris hier le décès de Madame Carven, 105 ans, doyenne de la haute couture française.
Et, en Belgique, on se bagarre sur la longueur des jupes des filles qui vont à l'école.

Mode, vêtements, qu'y a-t-il de neuf en littérature de jeunesse à ce sujet - exception faite des livres pour s'habiller?
J'ai trouvé deux titres récents.

Un formidable documentaire historique, précis et rigolo, "La grande saga de la mode et du costume", de Jana Sedlackova, Tomski & Pokinski, Jan Vajda et Stepan Lenk
(traduit de l'anglais par Valentine Palfrey, Casterman, 80 pages),

et un superbe album de fiction grand format, tout autant dans le sujet, "Les  Robes"  d'Albertine et Germano Zullo (La joie de lire, 48 pages).






L'album "Les Robes" présente vingt de ces tenues. Mais Germano Zullo aux textes et Albertine aux illustrations nous racontent les vingt femmes qui habitent ces robes aussi surprenantes que leurs propriétaires.
 
Chaque fois la double page affiche à droite la robe en grand, folle, pleine d'idées, difficile à trouver en magasin ou même chez une couturière, décalée mais logique dans son idée. A gauche, en regard, un texte résume la tenue en une ou deux lignes, dans le vocabulaire du monde textile, à la façon des défilés de mode.

En dessous de ce qui est appelé simplement "Première robe", "Deuxième robe", "Troisième robe", etc., vient le portrait sensible et délicat de la femme en question, une mère la plupart du temps, identifiée par le prénom de son enfant dont apparaissent quelques traits de caractère. Ces lignes aux jolies lettrines sont posées sur un fond assorti à la tenue (ce qui rend la lecture parfois difficile quand la lumière est faible et la teinte foncée).

Tous les dessins (c) La joie de lire.











Les dessins extravagants, heureusement, nous montrent des robes immenses, portées par ses femmes aux petites  têtes, aux bras et aux jambes tout fins. L'union heureuse de l'intérieur et de l'extérieur des personnes.

On fait successivement la connaissance de vingt femmes, la maman de Morgane, postière, celle de Marc-Henry, exubérante, la tante de Mélina, maraîchère, la maman de Malick, au chômage... De portrait en portrait, c'est toute une société qui se met en place, en suscitant questions et réflexions. Un très beau travail, tout en pudeur qui explore l'intime au-delà de l'artifice.

A noter que le livre a accompagné une exposition d’Albertine à la galerie parisienne L’Art à la page en novembre 2014 (à voir ici), intitulée "Robes, mises en scène et artifices".


* * 
*

L'autre livre est un documentaire à l'excellente idée: comment s'est-on habillé dans le monde d'hier, et même avant-hier, à aujourd'hui? Que fallait-il porter pour être in? "La grande saga de la mode et du costume" répond à ces questions de façon documentée mais drôle.

La première double page sur la Préhistoire, en version originale. (c) B4U Pub.

Un parcours chronologique nous est ici présenté, de la Préhistoire à aujourd'hui, chaque fois par série de deux doubles pages thématiques. Les auteurs de cet ouvrage né en anglais sont tchèques, c'est suffisamment étrange pour le noter. Le lecteur est plongé dans chaque période de temps et confronté aux questions qui se posaient aux hommes et aux femmes d'alors. Se vêtir de peaux de bêtes, oui, mais encore faut-il attraper les dites bêtes. Chaque sujet fourmille d'infos et d'anecdotes, de "flashs-infos" aussi comme cette "Formule familiale: 1 mammouth = 25 vêtements". Mais on apprend mille choses en parcourant les chapitres, la fabrication d'ombre à paupières comme la momification, le drapage du chiton en Grèce, l'arrivée des pantalons, la longueur des cheveux....

Les années 90, en version originale anglaise. (c) B4U Publishing.

Les tenues ne sont pas oubliées et on les voit défiler d'époque en époque, plus longues, plus courtes, plus drapées, plus rondes, plus fluides. Le XXe siècle vaut à lui seul le détour: "Belle Epoque", années 20, années 40, années 50, années 60, années 70, années 80, années 90. De dix ans en dix ans, que de changements vestimentaires. L'aspect "mode" apparaît aussi, sous la silhouette de créateurs célèbres qu'on reconnaît en souriant.

Les années 40, en version originale. (c) B4U Publishing.

Voici un ouvrage bien conçu et extrêmement fourni, réunissant en 24 chapitres complétés de pages thématiques (ligne du temps, icônes, chapeaux, robes de mariée, sacs, chaussures...) les looks des femmes, des hommes et des enfants au fil du temps.













mercredi 3 juin 2015

"Là où nous lisons", expo anniversaire


Anniversaire, anniversaire? De qui, combien de bougies, où, quand?
Les Parisiens sont un tout petit peu avantagés - mais est-ce un indice ou un embrouillement?
Je reprends.

Pour Anne Leloup qui fête les vingt ans des super éditions Esperluète qu'elle a créées, hip hip hourra bien entendu!
Le joli nom d'Esperluète se pose sur le beau signe graphique qu'est le &, encore appelé "et commercial". A cette dénomination un peu plate, préférons l'idée du lien, du trait d'union, de la rencontre entre un écrivain et un plasticien, de l'association entre le livre et son lecteur... Les missions qu'Anne Leloup s'est attribuées et mène à la perfection.

Aux éditions Esperluète, on trouve des livres bien entendu. Ils ont la particularité d'être soignés, chouchoutés, portés. Esthétiques, exigeants et accessibles. Chacun d'eux est considéré pour lui-même et met aussi bien en scène son ou ses auteurs que son ou ses dessinateurs.

Gâteaux, bougies? On verra. Ce qui est sûr, c'est qu'une exposition est organisée pour fêter les vingt ans de la maison d'édition. "Là où nous lisons" se tient du 5 juin au 5 septembre au CLA - Bibliothèque de Watermael-Boitsfort, au troisième étage de l'Espace Paul Delvaux (renseignements pratiques ici).

Dessin d'Anne Herbauts pour l'expo. (c) Esperluète.
L'exposition est à la fois itinérante, évolutive et collective. Destinée à bouger au fil du temps.
Elle se compose actuellement de 54 affiches en format A3 (grand), réalisées par les auteurs, les illustrateurs, les graveurs et les amis de la maison d'édition. Texte, extrait, citation, réflexion, dessin, photo, gravure ou de combinaison de ces éléments, en noir et blanc ou en couleurs, inédits ou non… Bien dans l'esprit d'Esperluète.

On aura l'occasion de découvrir les propositions, selon l'ordre alphabétique, de...
Anne Attali, Michel Barzin, Gabriel Belgeonne, Virginie Bergeret, Frédérique Bertrand, Marie-France Bonmariage,  Anne Brouillard, Geneviève Casterman, Maxime Coton, Nadia Corazzini, Kikie Crêvecoeur, Anne De Roo, François David, Céline Delabre, Marie-Blanche Delattre, Dominique Descamps, Eddy Devolder, Aurélie Denis, Patrick Devreux,  Frédérique Dolphijn, Alexandra Duprez, François Emmanuel, Anne-Marie Finné, Pierre Furlan, Evelyn Gerbaud, Charlotte Guisset, Anne Herbauts,  Caroline Lamarche, Anne Leloup, Valérie Linder, Françoise Lison-Leroy, Dominique Loreau, Veronika Mabardi, Nicole Malinconi, Myriam Mallié, Serge Meurant, Charlotte Mollet, Camille Nicolle, Colette Nys-Mazure, Gianpaolo Pagni, Anne Penders, Guy Prévost, Jean-Claude Salemi, Françoise Rasseaux, Christine Van Acker,  Dominique Van den Bergh, Anne-Catherine Van Santen, Marie Van Roey, Vero Vandegh, Colienne Vancraen, Bob Verschueren, Jacques Vilet, Bernard Villers, Lionel Vinche, Pascaline Wollast…
Au fil du temps et des rencontres, l'exposition sera amenée à évoluer, à voyager, à se compléter, toujours dans le souffle de la proposition initiale, "Là où nous lisons".
Comme les éditions Esperluète font partie des "éditeurs associés", association de loi 1901, qui a pour but de favoriser la collaboration entre petites structures éditoriales en vue d'améliorer leur représentation, l'exposition a déjà été présentée à Paris, à la Librairie des Editeurs associés, du 16 janvier au 28 février.

En plus de l'exposition d'affiches, on verra à Bruxelles une ligne du temps reprenant les moments forts des vingt ans et la collection complète des livres, dont quelques "raretés", déjà!

Ce jeudi 4 juin à 18h30 aura lieu le vernissage festif de "Là où nous lisons". Autour d'Anne Leloup et de ses auteurs, lecture musicale en compagnie du violoncelliste Jean-Pol Zanutel.




lundi 1 juin 2015

Un maxioui pour le "Maximiam"

Que faire quand on a une maxifaim? Manger du "Maximiam", titre du nouvel et épatant album de Dorothée de Monfreid (l'école des loisirs, 40 pages), évidemment. C'est ce que fait Arnold, le héros de ce maxilivre en couleurs ET rose fluo.
Mais pourquoi Arnold mange-t-il du Maximiam? Parce que sa maman, "soigneuse de bêtes féroces" au zoo, a été appelée pour une urgence et que celle-ci se prolonge. Que le frigo est vide, la corbeille à fruits aussi.

Seule trouvaille, la boîte de Maximiam ("Maximiam, spécial Maxifaims") dans le placard du matériel des animaux, dans ce rose de surligneur.

Arnold prépare le Maximiam à sa façon. (c) l'école des loisirs.
Ravi, Arnold se met aux fourneaux: eau, poudre... Il a bien lu la notice: "ne jamais utiliser plus d'une cuillère de poudre à la fois. DANGER." Mais la mixture sur le feu sent tellement bon. Le cuisinier rajoute de la poudre rose dans la casserole. Il y vide même complètement la boîte!
Les séquences expressives nous montrent le gamin dans toutes ses mimiques de préparateur gourmand.

Le résultat ne se fait pas attendre. "Le Maximiam gonfle, gonfle, gonfle..." Et c'est là que l'album prend son envol. Car non seulement la préparation déborde de la casserole, mais cette chose rose indéfinissable engloutit tout ce qu'elle croise: la cuillère, la casserole, la boîte en carton, le tabouret.

On craint pour le reste, mais Arnold, lui, s'inquiète surtout de la réaction de sa mère à son retour. Il n'a pas peur du Maximiam qui avale l'aspirateur tendu devant lui.  Surtout, il remarque que le monstre pâteux grandit de plus en plus et le suit...

Quand le gamin débouche en rue, le Maximiam est toujours derrière lui, engloutissant tout ce qu'il croise et grossissant de plus en plus. Cette fois, Arnold panique. Il doit retrouver sa maman au zoo. C'est une course éperdue que nous conte Dorothée de Monfreid. Quel amusement et quelle panique! Surtout quand le Maximiam avale Arnold devant la soigneuse. Cela nous vaut une scène à l'intérieur du ventre de la bête extrêmement drôle. Mais la résistance s'y organise et triomphera dans une finale à rebondissement.

Le Maximiam dans la ville. (c) l'école des loisirs.

"Maximiam" est à la fois une histoire très réussie et une ode à la débrouillardise d'un petit garçon qui veut accompagner sa maman à son travail. Texte et illustrations créent le rire et la frayeur. Jusqu'où ce monstre fluo ira-t-il? En même temps, quel plaisir de voir l'appétit du glouton. Une histoire pour rire et frémir, servie par un texte efficace et des illustrations dont les effets de zoom augmentent la force. Le monstre fluo est inquiétant mais encore plus le fond rouge de la page des retrouvailles mère-fils. Un album... à déguster tout simplement pour le plaisir de lire.

Pour faire votre Maximiam, en voici la recette, livrée en exclusivité par son inventeuse, Dorothée de Monfreid.
"Prenez une expo du courant artistique Pictoplasma au musée de la Gaîté Lyrique, pleine de personnages dégoulinants, monstres bonhommes, yétis bariolés; ajoutez une bonne dose de passion enfantine (Dorothée est maman de deux filles de 7 et 10 ans) pour les potions magiques et autres mélanges explosifs; saupoudrez du souvenir d'un film catastrophe avec Steve McQueen, The Blob. Pour le nom, versez une goutte de shampooing Mixa bébé. Mélangez bien!"

Et pour terminer la lecture, on peut aussi jouer à être soi-même le Maximiam. C'est ici.