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mardi 27 juin 2017

Le conflit israélo-palestinien en 86 planches

Un état palestinien aux côtés d'Israël? (c) Le Lombard.

Lancée il y a un peu plus d'un an, la Petite Bédéthèque des Savoirs (Le Lombard) affiche déjà 18 titres à son compteur! Son concept est simple: une collection de bd didactiques en petit format associant un dessinateur à un spécialiste d'un des sept domaines de savoirs qu'elle a établi: histoire, pensée, sciences, culture, technique, nature et société. Les livres sont de véritables documentaires, sérieux sur le fond, créatifs sur la forme. Les textes peuvent être drôles ou graves. Les illustrations constituent un vrai bonus pour les sujets abordés. La collection réunit d'excellentes premières approches de sujets variés. Le public visé est celui des grands ados et des adultes.

Ont ainsi déjà été expliqués l'intelligence artificielle, l'univers, les requins, le heavy metal, le droit d'auteur, le hasard, le nouvel Hollywood, le tatouage, l'artiste contemporain, la prostitution, le féminisme, le minimalisme, les situationnistes, la communication politique, le rugby, les droits de l'homme (lire ici), internet.

Un vrai cocktail vitaminé de dix-sept ingrédients que complète une audacieuse cerise sur un sujet qui fâche tout le monde ou presque, "Le conflit israélo-palestinien, deux peuples condamnés à cohabiter", par Vladimir Grigorieff aux textes et Abdel de Bruxelles aux dessins (Le Lombard, La Petite Bédéthèque des Savoirs, 104 pages), dix-huitième tome de la collection. Fallait oser s'y risquer. Les auteurs, et leur éditeur, l'ont fait et s'en sont drôlement bien tirés.

Pour ce faire, Vladimir Grigorieff et Abdel de Bruxelles ont choisi de présenter le contexte historique du conflit actuel, de plus en plus criant ces dernières années. Ils remontent jusqu'à l'empire ottoman (1516-1917), puis examinent le mandat britannique (1920-1948) et ensuite seulement  l'Etat d'Israël et les Palestiniens depuis 1948. Cela permet de mieux comprendre l'enchaînement des conflits et des réactions au cours du temps. De resituer des noms qui ont fait la une des infos sans qu'on s'en rappelle toujours aujourd'hui. De voir l'évolution des idées de part et d'autre, et ailleurs dans le monde bien entendu. De distinguer l'identitaire du religieux et du politique. De réfléchir sur base de la foule d'infos savamment distillées à cette paix qui ne se trouve pas et aux solutions à envisager pour l'avenir. Tout en sachant que l'Histoire est souvent imprévisible.

La préparation 1.(c) Le Lombard.
L'album proprement dit commence avec la mise en situation des auteurs confrontés à leur projet d'écrire un texte court sur un conflit terriblement complexe, censé fournir au lecteur une information de base la plus impartiale possible. Constamment, les dessins apportent leur part d'éléments, saisissant des scènes d'actualités ici et là, présentant par exemple le mur de séparation sans que le texte en parle nécessairement à cette page-là. Les auteurs reviendront régulièrement dans les pages, en marge des situations décrites, posant une question, glissant une réflexion. C'est aussi amusant que dynamique.

La préparation 2. (c) Le Lombard.

Le propos du livre est, on s'en doute, extrêmement riche, mais non indigeste. On suit avec intérêt le plan historique proposé, qui montre comment un peuple restaure son indépendance nationale en en chassant un autre de ses terres. Les auteurs démontrent intelligemment le pourquoi de ces événements cruciaux du XXe siècle. En ne cachant pas comment le religieux et le politique ont rejoint l'identitaire. Les idées ont aujourd'hui évolué et il est d'autant plus intéressant de savoir d'où elles viennent, en quoi elles s'ancrent. Cela contribue à dépasser l'immédiat, à dépassionner la question elle-même et à peut-être envisager des compromis.

Pays différents, chagrins identiques. (c) Le Lombard.

Outre l'aspect historique, les auteurs ont aussi une approche humaine du conflit, qui rend la vie quotidienne difficile. Ils montrent les difficultés à vivre et à se déplacer, les arrivées et les départs, les escarmouches et les combats. Ils témoignent des deuils dévastant les familles de chaque côté... Ils établissent une correspondance sémantique, pas une équivalence, entre les mots Shoah (catastrophe en hébreu) et Nabka (catastrophe en arabe). Abdel de Bruxelles prend sa part du travail grâce à ses dessins narratifs, ou pleins de sens et d'idées qui fouettent l'imagination et la compréhension. Une colombe de la paix ici, une omelette là, les réunions à l'ONU, l'horloge de l'Histoire...

"Le conflit israélo-palestinien" se déployant jusqu'au mois de décembre 2016, on aura fait en sa compagnie le grand tour de la question sans que rien n'y fâche. Un défi hautement relevé qui peut encore se poursuivre à travers les conseils de lectures complémentaires des deux auteurs.

Pour lire un bon début du livre, c'est ici.





lundi 26 juin 2017

Le portail des librairies indépendantes actif


On le sait, les Rencontres nationales de la librairie indépendante se tiennent à La Rochelle jusqu'à ce lundi soir (lire ici). Occasion pour les libraires indépendants de France, auxquels se sont joints plusieurs Belges, de se rencontrer et de réfléchir ensemble à leur avenir.

On le sait, ces quatrièmes rencontres bisannuelles devaient être le moment du lancement du portail librairies.independantes.com,  permettant de localiser à l'instant un des quatre millions de livres papier (de tous genres) en stock répertoriés par les 700 libraires hexagonaux qui y participent pour le moment.

Hé bien, cela a été fait, hier dimanche, et cela fonctionne! Excellent tapis rouge pour réserver et acheter des livres en librairie indépendante.

On le savait, ce portail ne fonctionne que pour le territoire français. Mais on veut espérer une extension rapide à la Belgique francophone.

Rappelons toutefois que Librel, le Portail numérique des libraires francophones de Belgique, existe depuis fin 2014 dans le royaume pour les livres numériques.


vendredi 23 juin 2017

Assises de la librairie indépendante française


Ensemble, on est plus forts. Et les libraires indépendants français résistent farouchement aux difficultés que rencontre leur métier (grande distribution, géants du net, livre numérique...). Ils demeurent le premier réseau direct de ventes de livres en France (40 %).

Mais pour résister, il faut se structurer. Le Syndicat de la librairie française organise ses 4es Rencontres nationales ces dimanche 25 et lundi 26 juin 2017. Le rendez-vous bisannuel aura lieu cette fois à La Rochelle, après Lyon en 2011, Bordeaux en 2013 et Lille en 2015, où s'étaient retrouvées plus de 800 personnes. Des libraires en majorité bien évidemment mais aussi d'autres professionnels du livre (éditeurs, diffuseurs, distributeurs, bibliothécaires,..). Parmi les libraires qui iront en Charente maritime, plusieurs Belges, comme à chaque édition, et une représentante du SLFB, le Syndicat des libraires francophones de Belgique.

On le sait, la Librairie indépendante est devenue en France un véritable enjeu économique, social et culturel des centres-villes et du maillage des territoires (rencontres-dédicaces, lectures, représentations théâtrales, organisation de soirées-débat, participation à des festivals…) et elle est un partenaire de premier plan des institutions publiques culturelles et éducatives. Tout dynamiques qu'ils soient, les libraires ont aussi besoin de réfléchir à leur manière de travailler, de façon à utiliser au mieux leur créativité et leur dynamisme.

Les Rencontres de La Rochelle espèrent réunir de 800 à 1.000 libraires et professionnels du livre. Au programme, présentations et débats en séances plénières mais aussi ateliers en comités restreints (de 30 à 100 personnes) afin de faciliter les échanges sur des thématiques plus directement ancrées dans le métier et le quotidien du librairie.

Trois thématiques principales seront développées.

  • "librairie et territoire": avenir des centres-villes, librairies dans les villes petites et moyennes
  • "les nouveaux enjeux des relations client": pratiques, formation, outils
  • "comment améliorer sa rentabilité?": premières évaluations des outils proposés par l'Observatoire de la Librairie lancé en 2015

La Ministre de la culture Francoise Nyssen est annoncée à La Rochelle le matin du lundi 26 juin.

A ces 4es Rencontres sera annoncée la création d'un portail fédérant les sites de libraires et proposant l'accès au stock de 700 librairies français, soit 4 millions d'ouvrages: librairiesindependantes.com. Ou comment trouver, en un clic, un livre à deux pas de chez soi (en France) - souhaitons-lui meilleur succès que le défunt portail 1001libraires.com, coûteux et inefficace. Cliquer et localiser, comme le fait déjà pour le territoire français placedeslibraires.fr, l'extension aux librairies belges de ce site étant à l'étude actuellement.

Deux jours donc pour échanger et réfléchir à l'avenir de la librairie indépendante.
Informations supplémentaires: lesrencontresnationalesdelalibrairie.fr



jeudi 22 juin 2017

L'Académie française remet 63 distinctions


L'Académie française vient de communiquer son palmarès pour l'année 2017.
Pas moins de 63 distinctions ont été attribuées sous la coupole, le Grand Prix du Roman étant toujours décerné à l'automne.
Peu de femmes, mais des noms masculins qu'il est agréable d'y découvrir.
Trois Belges honorés: Isabelle Spaak, Stéphane Lambert et Jean-Éric Stroobant de Saint-Éloy.

En voici un aperçu, le palmarès complet peut être consulté ici.


Grand Prix de la Francophonie
M. Tierno Monénembo (Guinée,  publié au Seuil)

Grande Médaille de la Francophonie
M. François Boustani (cardiologue libanais établi à Paris)

Grand Prix de Littérature
M. Charles Juliet, pour l'ensemble de son œuvre (publiée chez P.O.L.)

Grand Prix de Littérature Henri Gal
M. Benoît Duteurtre, pour l'ensemble de son œuvre (publiée chez Gallimard)

Prix Jacques de Fouchier
M. Dominique Cordellier, pour "Le Peintre disgracié" (Le Passage, à propos d'un peintre belge)

Prix de l'Académie française Maurice Genevoix
M. Nicolas Mariot, pour "Histoire d'un sacrifice. Robert, Alice et la guerre" (Seuil)

Grand Prix Hervé Deluen
M. Daniel Maximin, romancier, poète et essayiste de la Guadeloupe.

Grand Prix de Poésie
M. Anthony Phelps, pour l'ensemble de son œuvre poétique.

Grand Prix de Philosophie
M. Christian Jambet, pour l'ensemble de son œuvre.

Grand Prix Moron
M. Luc-Alain Giraldeau, "Dans l'œil du pigeon. Évolution, hérédité et culture" (Le Pommier)

Grand Prix Gobert
M. Jean-Pierre Rioux, pour "Ils m'ont appris l'histoire de France" (Odile Jacob) et l'ensemble de son œuvre

Prix de la Biographie (littérature)
M. Marc Hersant, pour "Saint-Simon" (Gallimard)

Prix de la Biographie (histoire)
M. Bernard de Montferrand, pour "Vergennes. La gloire de Louis XVI" (Tallandier)

Prix de la Critique
M. Jean-Yves Pouilloux, pour "L'Art et la Formule" (Gallimard)

Prix de l'Essai
M. Jacques Henric, pour "Boxe" (Seuil)

Prix de la Nouvelle
Mme Claire Veillères, pour "Une poule rousse et autres nouvelles" (Contrefort)

Prix d'Académie
Dom Jean-Éric Stroobant de Saint-Éloy, o.s.b., pour son édition et sa traduction de l'ensemble des commentaires de saint Thomas d'Aquin aux épîtres de saint Paul aux communautés
M. François Chapon, à l'occasion de la parution d'"Empreintes sur un buvard. Pages de journal (1953-1989)"
M. Dominique Noguez, pour l'ensemble de son œuvre

Prix du cardinal Grente
R.P. Jean-Robert Armogathe, pour l'ensemble de son œuvre.

Prix du Théâtre
M. Philippe Caubère, pour l'ensemble de son œuvre dramatique.

Prix du Jeune Théâtre Béatrix Dussane-André Roussin
M. Christophe Pellet, pour "Aphrodisia" et l'ensemble de son œuvre.

Prix du Cinéma René Clair
M. Stéphane Brizé, pour l'ensemble de son œuvre cinématographique.

Grande Médaille de la Chanson française
M. Gérard Manset, pour l'ensemble de ses chansons.

Prix du Rayonnement de la langue et de la littérature françaises
Mme Bérénice Angremy, attachée culturelle chargée du secteur artistique à l'Institut français de Chine.
M. Yannis Kiourtsakis, romancier et essayiste grec.
M. Piotr Tcherkassov, professeur et historien russe, spécialiste des relations diplomatiques entre la France et la Russie du XVIIIe au XXe siècle.
M. Edmund White, romancier et critique américain.

Prix Paul Verlaine
M. Xavier Houssin, pour "L'Herbier des rayons" (Caractères)

Prix Jules Janin
Mme Claire de Oliveira, pour sa traduction de "La Montagne magique" de Thomas Mann (Fayard)

Prix Louis Barthou
M. François Cérésa, pour "Poupe" (Editions du Rocher)

Prix Anna de Noailles
Mme Nathacha Appanah, pour "Tropique de la violence" (Gallimard)

Prix François Mauriac
M. Jean-François Roseau, pour "La Chute d'Icare" (de Fallois)

Prix Roland de Jouvenel
M. Stéphane Lambert, pour "Avant Godot" (Arléa)

Prix Jacques Lacroix
M. Christian Laborde, pour "La Cause des vaches" (Rocher)

Prix Henri de Régnier
M. Serge Airoldi, après "Rose Hanoï" (Arléa)

Prix Amic
Mme Isabelle Spaak, après "Une allure folle" (Equateurs)

Prix Mottart
M. François Garde, après "L'Effroi" (Gallimard)






jeudi 15 juin 2017

Le décès de l'auteur suédois Ulf Stark

Kitty Crowther et Ulf Stark.

2004.
1997.
Kitty Crowther m'apprend le décès de Ulf Stark, immense auteur et scénariste suédois, me dit-elle. Vu ses origines, je la crois volontiers mais je dois bien reconnaître que le nom de Ulf Stark ne me disait pas grand-chose.

Sauf quand je me suis rappelée qu'il est l'auteur de l'extraordinaire album "Tu sais siffler, Johanna?", illustré par Anna Höglund ("Kan duvissla Johanna", 1992, traduit du suédois par Elisabet Brouillard, Casterman/Les albums Duculot, 1997 et 2004). Et là, le Suédois m'est devenu nettement plus présent.

Ulf Stark était né le 12 juillet 1944 à Stureby (Stockholm) et est mort le 13 juin 2017 à Stockholm (Suède). Après des études de pédagogie et de psychologie, il a fait ses débuts en littératures en 1964 pour se consacrer vingt ans plus tard exclusivement à la jeunesse.

Erik Titusson, son éditeur, dit de lui:
Ulf Stark.
"Ulf Stark est l'un de nos plus grands écrivains, il a des lecteurs dans le monde entier. La semaine dernière, une maison d'édition coréenne qui le suit voulait publier un petit livre de lui, qui traite de l'amour et se déroule en Suède dans les années 40! Qu'est-ce qu'un tel livre peut dire aux enfants coréens aujourd'hui? Mais je veux vraiment y croire. Ulf Stark nous parle d'expériences et de relations humaines, avec un tel réalisme que nous nous y voyons, peu importe où nous vivons, à quoi nous ressemblons, quel âge nous avons. Ses livres sont vrais. Dimanche dernier, j'ai rencontré Ulf Stark. Nous étions en train de relire des épreuves et de regarder un album à paraître. "C'est simple et agréable", a commenté Ulf. C'est vrai, aimerais-je ajouter."

Visite au grand-père, mode d'emploi. (c) Casterman.
Quelle merveille que "Tu sais siffler, Johanna?", album qui fut présélectionné pour le prix Bernard Versele 1998! Il débute sur une conversation entre deux gamins. Le narrateur explique à son pote Berra qu'il va rendre visite à son grand-père. Il raconte avec humour et lucidité ces rencontres: argent de poche, gâteau, café et pieds de cochon, séance de pêche, cigare... Du coup, Berra aimerait aussi avoir un grand-père. Les compères se rendent alors au home de vieillards pour lui en trouver un.

Echanges entre générations. (c) Casterman.

Ils interrogent les occupants. "Mangez-vous des pieds de cochon?", demandent-ils au vieux Nils. Ce dernier joue leur jeu et devient le grand-père de Berra, Bertil de son vrai nom. Les rencontres se succèdent, avec les activités attendues d'un grand-père et celles que Nils invente pour eux, comme construire un cerf-volant ou siffler.

Escapade nocturne anniversaire. (c) Casterman.
Parfois, Nils se repose, incite le duo à réfléchir ou répond aux questions des garçons. Sur son passé notamment. Les visites se succèdent, incroyables de réalisme, d'imagination, de douceur et de tendresse. Tant le vieil homme que les enfants profitent de ces moments, se laissent aller au bonheur, à la joie, à la confiance, à l'amour. Même si Nils sait ses jours comptés. Berra et Ulf seront forcés de l'admettre mais ils auront appris mille choses avec ce grand-père de substitution, généreux et présent. Ils auront vu quelqu'un donner, recevoir et vivre.

Un trésor d'album que "Tu sais siffler, Johanna?", splendidement illustré, d'une délicatesse inouïe, et dont la couverture s'explique en dernière page. Qui rappelle doucement qu'au bout de la vie, il y a la mort.


Malheureusement, on ne trouve guère de traductions françaises des livres de Ulf Stark, une quarantaine en langue originale. A part l'album précité, je n'ai repéré que "Une copine pour papa", illustré par Pija Lindenbaum (Pocket Jeunesse, 1994), "Les casse-pieds et les fêlés", (Père Castor Flammarion, 1994), "Laissez danser les ours blancs" (Père Castor Flammarion, Castor poche, 1998), dont la plupart sont épuisés.

Une exception, son petit roman "Blaise et Basile" (illustré par Ariane Pinel, traduit du suédois par Ludivine Verbèke, Bayard Jeunesse, 2016, 112 pages): la découverte de notre monde par Blaise et Basile qui vivaient dans une maison tout au fond d’une forêt et décident un jour de prendre la route, avec un vieux landau où ils ont posé leurs bagages.



Mais si Kitty Crowther est aussi émue et attristée par le décès de Ulf Stark, c'est parce qu'elle a beaucoup travaillé avec lui ces derniers temps, en plus d'avoir lu ses livres enfant.
C'est en effet lui qui a a traduit en suédois son prochain album à paraître à la rentrée, chez Pastel (l'école des loisirs). "Petites histoires de nuits" est déjà sorti en suédois, sous le titre "Sagor om natten", édité par Erik Titusson chez Lilla Piratförlaget, et Ulf Stark l'a eu en main. Une petite consolation.


Ulf Stark lisant "Sagor om natten" de Kitty Crowther.


Cadeau! Une image intérieure de "Petits histoires de nuits", de Kitty Crowther, à paraître à l'automne chez Pastel.

"Petits histoires de nuits", de Kitty Crowther.

A voir aussi, la vidéo de présentation de cet album à paraître en français (ici).




Ulf Stark ne verra cependant  malheureusement pas les images que Kitty posera cet été sur un de ses romans. Puisse-t-il avoir appris à beaucoup d'enfants à siffler comme Johanna.