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lundi 7 août 2017

J'ai été l'"escort girl" de Christian Millau

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Christian Millau.

Souvenirs, souvenirs, en ce jour où l'on annonce le décès le 5 août dernier, à l'âge de 88 ans, de Christian Millau, gastronome, critique, journaliste et écrivain. Il était né à Paris le 30 décembre 1928.

C'était le 20 novembre 2008. Christian Millau était venu à Bruxelles présenter son "Dictionnaire amoureux de la gastronomie" (Plon). Personne n'avait pensé que c'était le jour de la Saint-Verhaegen, fête annuelle de l'Université Libre de Bruxelles, concrétisée notamment par un immense cortège bloquant en général toute la ville...

Je l'avais néanmoins rencontré lors d'un plus que délicieux déjeuner au restaurant gastronomique bruxellois "Comme chez soi" dont il connaissait très bien les patrons et le personnel de salle. Mais après ce bon moment, il avait fallu remonter du bas de la ville vers l'hôtel où il avait d'autres rendez-vous de presse l'après-midi. Comment faire?

Explications (telles que parues dans "Le Soir" de l'époque).
Circuler en voiture dans Bruxelles l'après-midi d'un 20 novembre, jour de la Saint-Verhaegen, est chose absolument impossible. Cela s'est encore vérifié quand Christian Millau a voulu remonter du bas de la ville, où il m'avait conviée à un superbe déjeuner. L'auteur du "Dictionnaire amoureux de la gastronomie" (Plon, 770 p.) tenait aussi à s'y excuser d'une coquille apparue dans son livre: le chef Lionel Rigolet y est affublé du prénom de Jean-Pierre.
La ville était donc à l’arrêt alors que l'horloge rougissait tant l'heure de ses rendez-vous avançait. Une seule issue: marcher. Et me voilà promue "escort girl" du joyeux gastronome français, 80 ans l'an prochain. De petite rue en petite rue, il est finalement arrivé à bon port sans avoir reçu ni œufs, ni bière, ni farine estudiantine.
Mais ceci n'est que broutille tant les 850 grammes de l'ouvrage de Christian Millau regorgent de notices savoureuses, nappées d’une langue élégante. "J’ai eu toute liberté pour les écrire", explique-t-il, "puisqu'il s'agit d’un dictionnaire amoureux." Qu'on y picore au gré de sa fantaisie ou qu'on prenne le menu complet, on est comblé. "La table est un lieu de civilisation et de séduction", rappelle-t-il.
Le journaliste, gastronomique comme on le sait, littéraire comme on le sait moins, pense que "tous les bons écrivains aiment manger". Et de citer Balzac, Stendhal, Zola, Maupassant et même la Bible. "Le seul auteur chez qui on ne mange pas", poursuit-il, "c'est Françoise Sagan. Ce qui est logique dans la société qu'elle décrivait."



mercredi 19 juillet 2017

DTPE 6: les voyages de Martha

De tout pour l'été, DTPE.
L'été, le temps de lire, du lourd et du léger, du français et de l'étranger, des romans, des récits, des essais et des BD. L'été, le temps de relire aussi.

Comment ne pas craquer pour la nouvelle héroïne de papier de Francis Dannemark, qui donne son prénom au nouveau roman de l'auteur, "Martha ou la plus grande joie" (Le Castor Astral, 128 pages). On la découvre originale et pétillante, mais la mémoire malmenée par un accident et la santé hésitante. On va la voir renaître lors de ce voyage en voiture qu'elle effectue en compagnie de son frère, Martin, son ange gardien. Retrouver son passé, découvrir en compagnie de son jumeau celui de leur père, s'autoriser un présent radieux.

Enfin, le voyage en voiture, c'est une façon de dire. Car leur auto refuse de redémarrer après une halte près de l'Yonne. Comment les voyageurs se rendront-ils chez Jeanne qui les a invités chez elle du haut de ses 87 ans? Grâce à Septime, le garagiste du coin, qui passe par là. De rencontre en échange, on entre dans ce petit monde qui vit un peu hors du monde. C'est Martin qui raconte mais c'est Martha qui voit tout, qui ressent tout. Septime le solidaire qui se repose sur son mécano Youssef et leur sert de chauffeur et de guide. Jeanne qui finira par conter son passé secret en faisant découvrir le leur à ses invités. Martin qui essaie de faire au mieux pour sa sœur alors qu'une accusation de plagiat tombe sur l'auteur irlandais dont il est le traducteur. Martha dont on découvre la fille bienveillante et le fils carré-coincé qui veut reprendre sa vire. Et tous les autres qui apparaissent lors de conversations vécues ou d'anecdotes rapportées.

Au fond, la seule certitude qu'on a en lisant "Martha ou la plus grande joie", c'est qu'on va vagabonder dans une nature omniprésente. Pour le reste, Francis Dannemark nous mène à sa guise, à gauche à droite, en France, en Afrique, en Irlande, dans le passé et dans le présent. Et c'est très bien comme ça. Car sa plume légère célèbre ses personnages avides d'amour, généreux et bienveillants. Les caresse et nous les rend terriblement attachants.

"J'ai écrit ces pages pour partager le sourire de Martha et sa joie", affirme l'auteur. "C'est une histoire de rencontres et de renaissance. C'est une histoire d'amour." La fragile Martha y rayonne de chaleur humaine, sourit aux siens comme on a l'impression qu'elle nous sourit à nous.  Sa joie communicative illumine ce beau et bref roman.


Les premières lignes de "Martha ou la plus grande joie"
"Après avoir traversé la forêt en multipliant tours et détours, comme si la ligne droite n’était jamais qu’une vue de l’esprit sans grand intérêt, la route venait de se transformer en une douce courbe à flanc de coteau pour longer une vaste étendue de champs de blé et de prairies où des vaches, rares et lointaines, avaient pris des poses paisibles. Dans le ciel de ce début de juillet, quelques nuages se laissaient faire par le vent. L’un d’entre eux se penchait pour ramasser son chapeau. Léger, celui-ci lui avait déjà échappé deux fois. Je n’ai rien dit. Martha dormait, j’ai ralenti un peu pour profiter du spectacle.
"Tu as vu? s'est-elle soudain animée en désignant le ciel. Le bonhomme a attrapé son chapeau."
J'ai souri et je me suis dit: voilà bien Martha..."

Le premier chapitre du roman peut se lire en ligne ici.


Rappel
DTPE 1: "La fissure", Carlos Spottorno et Guillermo Abril (Gallimard bande dessinée).
DTPE 2: "Pour une poignée de degrés", collectif de photographes, Marie Desplechin, Thierry Salomon (Light Motiv).
DTPE 3: "La lecture", Jan Baetens et Milan Chlumsky  (Les Impressions Nouvelles).
DTPE 4: "Troisième Personne", Valérie Mréjen (P.O.L.).
DTPE 5: "Un passant incertain", Jean-Yves Laurichesse (Le temps qu'il fait).





mardi 18 juillet 2017

DTPE 5: parce que la littérature, c'est la vie

De tout pour l'été, DTPE.
L'été, le temps de lire, du lourd et du léger, du français et de l'étranger, des romans, des récits, des essais et des BD. L'été, le temps de relire aussi.


Jean-Yves Laurichesse.

Ce n'est un secret pour personne. Des milliers de livres paraissent chaque année. Bien plus qu'il n'est possible d'en lire. Malgré l'envie. Merci donc à la bonne fée qui m'a permis de rencontrer "Un passant incertain", le sixième roman de Jean-Yves Laurichesse (Le temps qu'il fait, 160 pages). Une petite merveille à découvrir dans le texte plutôt que dans son résumé. Car tout le charme réside dans l'écriture de l'auteur, aussi professeur de littérature à l'université de Toulouse et auteur d'essais de critique littéraire.

"Un passant incertain" est l'histoire d'un professeur de lycée, grand amateur de lecture et de littérature. Le jour où il achète chez un bouquiniste le livre d'un auteur des années 30 demeuré inconnu, son existence va être bouleversée. Mais il ne le sait pas encore. Il va en prendre conscience peu à peu. D'abord en lisant d'une traite ce roman qui l'a attiré pour une raison énigmatique. Comme si le livre l'attendait. Puis en le relisant. Après en en cherchant d'autres exemplaires. Ensuite, en faisant des recherches sur Paul Monestier, cet auteur de province prometteur mais qui semble n'avoir pas écrit la suite attendue de son texte. Enfin, en accumulant ici et là d'incroyables découvertes sur les vivants comme sur les morts. Et en se découvrant lui-même aussi.

On suit cette enquête à la première personne du singulier par la voix de l'enseignant solitaire Le narrateur nous entraîne à sa suite dans une succession inouïe de faits et d'enchaînements, de coups de théâtre et de fines observations de la nature humaine. Le "je" omniprésent est ici une petite musique pas du tout gênante, bien au contraire. On est pris par l'histoire qui nous emmène à la campagne, chez un autre bouquiniste et sa nièce, dans les obscurités de la guerre et ses sinistres conséquences. Petit à petit, l'auteur avili du "Passant incertain" est réhabilité, prend corps en même temps que le narrateur se perd dans de sombres et curieux projets d'édition. Rendre justice à un auteur injustement condamné et oublié ou satisfaire son ego? Les frontières ne sont pas claires, rendant la lecture d'autant plus intéressante. Surtout que la langue qu'utilise Jean-Yves Laurichesse est de toute beauté et que chaque paragraphe de cet ouvrage agréablement mis en pages se découvre avec délices. Voilà un livre à ne pas manquer tant il enthousiaste son lecteur. Comme l'avait fait le "Passant incertain" original auprès du narrateur du "Passant incertain" contemporain.


Le premier chapitre du "Passant incertain"
"Quand je poussai la porte, le libraire somnolait près d'un ventilateur posé sur son bureau et répondit à peine à mon salut. Il n'y avait pas d'autre client. De l'extérieur déjà la boutique ne payait pas de mine, avec sa vitrine poussiéreuse où finissaient de se décolorer, à côté de quelques ouvrages de théologie et de médecine reliés en veau, des livres de poche aux couvertures démodées et des bandes dessinées des années soixante. L'intérieur était exigu et les étagères ne suffisaient pas à contenir tous les livres, revues et boîtes de cartes postales qui débordaient un peu partout sur des chaises et des tabourets. Mais j'avais l'habitude de ces lieux encombrés et me glissai facilement jusqu'au rayon de littérature. Les auteurs s'y côtoyaient sans nul souci de l'alphabet, ce qui ne me gêna pas car je ne cherchais aucun titre en particulier. Bien au contraire, je me sentais disposé au hasard, par cette trop chaude après-midi qui rendait vain tout effort de maîtrise et pouvait porter aussi bien à l'inertie sans remède qu'aux décisions imprévisibles.
Je ne trouvai en parcourant les rayons que des rééditions tardives d'œuvres connues, non ces premiers tirages que je recherche de préférence comme le témoignage émouvant de leur venue au monde. Pour le reste, il s'agissait surtout d'auteurs depuis longtemps déclassés, dont je m'étais souvent demandé qui pouvait encore acheter leurs livres, présents en abondance dans ces boutiques où viennent se déverser les greniers poussiéreux ou les trop vieilles bibliothèques. Et pourtant, sans préméditer mon geste, je me vis extraire un livre de l'alignement monotone, le tenir dans mes mains avec perplexité. C'était un assez gros roman. Sa couverture jaune avait pâli, son papier s'était piqué, ses coins écornés, sa tranche mal découpée et salie lui donnaient un aspect à la fois triste et banal. J'enregistrai mécaniquement le nom de l'auteur et le titre – Paul MONESTIER, Le passant incertain – qui n'éveillèrent en moi aucun écho. La quatrième de couverture présentait un extrait du catalogue de l'éditeur où figuraient, parmi nombre d’inconnus, quelques auteurs célèbres. Par habitude, je cherchai l'achevé d'imprimer : le quinze avril mil neuf cent trente cinq.
C'était donc bien l'un de ces romans oubliés que l'on trouve par centaines sur les rayonnages des librairies d'occasion. Il n'était même pas de ceux qui suscitent dans les profondeurs de la mémoire un léger frémissement, le souvenir d'un souvenir peut-être. Il s'était tout entier abîmé dans le temps. Mais c'était un roman, il faisait partie de la famille, à la manière de ces lointains ancêtres dont les contemporains ont négligé d'inscrire le nom dans les albums de photographies et qui semblent attendre qu'on les délivre de l'oubli, mais nul ne peut plus rien pour eux. Il ne me vint même pas à l'esprit de lire les premières phrases comme je le fais d'ordinaire. J'avais déjà décidé, contre toute raison, d'acheter ce roman dont un quart d'heure plus tôt j'ignorais l'existence.
Je me dirigeai vers le bureau du libraire et le lui tendis. Il ne manifesta aucun étonnement, trop heureux sans doute de s'en débarrasser, et d'ailleurs habitué aux lubies de ses clients. Il encaissa les quelques euros qui, sans que je puisse deviner sur quel étrange chemin je m'engageais, me rendaient possesseur du Passant incertain."

Rappel
DTPE 1: "La fissure", Carlos Spottorno et Guillermo Abril (Gallimard bande dessinée).
DTPE 2: "Pour une poignée de degrés", collectif de photographes, Marie Desplechin, Thierry Salomon (Light Motiv).
DTPE 3: "La lecture", Jan Baetens et Milan Chlumsky  (Les Impressions Nouvelles).
DTPE 4: "Troisième Personne", Valérie Mréjen (P.O.L.)


lundi 17 juillet 2017

DTPE 4: un bébé au départ vers le vaste monde

De tout pour l'été, DTPE.
L'été, le temps de lire, du lourd et du léger, du français et de l'étranger, des romans, des récits, des essais et des BD. L'été, le temps de relire ou de se rattraper aussi.

Valérie Mréjen.

On le sait. 1 + 1 fait parfois 3. Sur cet immémorial sujet de l'apparition d'un enfant et des bouleverse-ments qu'une naissance fait naître dans un couple, Valérie Mréjen signe un formidable petit roman, joliment titré "Troisième Personne" (P.O.L., 141 pages). Une formule parfaite pour le bébé tout juste arrivé et le rappel du "je" et du "tu" qui, dans la conjugaison, précèdent le "il" ou le "elle" avec qui ils peuvent former le "nous". Dans le cas de la romancière, c'est une petite fille qui est apparue. Qu'elle nous raconte sans jamais donner son nom.

Vidéaste, cinéaste, plasticienne, Valérie Mréjen nous décrit par le menu le départ vers le vaste monde du nouveau-né depuis son dernier jour à la maternité. Le taxi, la course, l'appartement, les premiers jours, les visites, les flash-backs, les sorties, les rêves. Ce qui change sans qu'on le sache vraiment. La fatigue mais surtout l'émerveillement. Ses mots se font descriptifs, empruntent au théâtre et nous entraînent à sa suite dans cette incroyable aventure qu'est le fait de devenir père ou mère. Si son roman est autobiographique, elle choisit la distance du "elle" à propos d'elle. Son carnet de bord personnel ne cache rien des questions, des ajustements dont ceux dans le couple, mais célèbre surtout la vie.

Bien sûr, la situation que l'auteure relate n'est pas vraiment originale mais ses mots lui donnent une étrange nouveauté, une originalité incroyable, une acuité qu'elle partage généreusement avec ses lecteurs. Aurait-on oublié? Aurait-on mal vu? Parent ou non, on suit avec joie cette jeune mère qui nous raconte le monde de son enfant et son quotidien renouvelé. On se rappelle du coup que chaque bébé est unique. On voit la petite grandir, découvrir, essayer, réussir... C'est magnifique et émouvant alors que rien dans le style ne reflète de sentiment. Des faits, des observations, des saynètes, des questions, des réflexions et en permanence cette "Troisième Personne" respectée et aimée.

Un tout beau roman sur la petite enfance et la découverte de la maternité, dense, bref et extrêmement réjouissant, où chacun(e) se glissera avec aisance.

Pour feuilleter le début de "Troisième Personne", c'est ici.

Pour voir Valérie Mréjen lire les premières pages du roman, c'est ici.





Rappel
DTPE 1: "La fissure", Carlos Spottorno et Guillermo Abril (Gallimard bande dessinée).
DTPE 2: "Pour une poignée de degrés", collectif de photographes, Marie Desplechin, Thierry Salomon (Light Motiv).
DTPE 3: "La lecture", Jan Baetens et Milan Chlumsky  (Les Impressions Nouvelles).


jeudi 13 juillet 2017

DTPE 3: de Fantin-Latour à Baetens-Chlumsky

De tout pour l'été, DTPE.
L'été, le temps de lire, du lourd et du léger, du français et de l'étranger, des romans, des récits, des essais et des BD. L'été, le temps de relire ou de se rattraper aussi.

Henri Fantin-Latour, "La lecture", 1870. (c) Musée Gulbenkian, Lisbonne.

Henri Fantin-Latour, "La lecture", 1877. (c) Musée des Beaux-Arts de Lyon.

Curiosité. Henri Fantin-Latour (1836-1904) a peint en 1870 un tableau qu'il a intitulé "La lecture". Il y représente deux jeunes femmes dans un intérieur bourgeois. L'une lit, l'autre écoute. Sept ans après, il reprend le tableau dans une deuxième version, assez différente. On y retrouve les jeunes femmes, celle qui lit et celle qui écoute. Mais on n'en sait pas plus sur le livre choisi et l'atmosphère paraît toujours aussi mystérieuse.

Ces tableaux sont bien sûr des portraits en plus de célébrer la lecture féminine. Sûrement autre chose aussi, mais quoi? Le silence, et... Dans cet espace libre, on aime se projeter, interpréter. C'est ce qu'ont fait Jan Baetens et Milan Chlumsky comme en témoigne leur livre illustré "La lecture" (Les Impressions Nouvelles, 96 pages). A noter que l'éditeur présente les tableaux dans l'ordre inverse de leur chronologie. Le premier, qui se trouve à Lisbonne, se trouve en quatrième de couverture tandis que le second, conservé à Lyon, fait la couverture.

Les variations poétiques des auteurs se glissent dans le sillage creusé par le peintre. Non pour dire ce que Fantin-Latour montre mais pour le porter plus loin. "La lecture" commence par une série de photographies consacrées au feu. Suit la poésie de Jan Baetens qui imagine l'expérience de la lecture présentée dans le tableau et ce qu'elle peut susciter, tout en s'interrogeant sur la place de la lecture dans la vie des femmes. Milan Chlumsky revient alors avec d'autres photos, toujours en noir et blanc mais moins sombres et explorant le mouvement. Le diptyque poésie-image explore superbement le double tableau de Fantin-Latour et invite chacun à se glisser lui aussi dans les espaces laissés nus par le peintre.


Rappel
DTPE 1: "La fissure", Carlos Spottorno et Guillermo Abril (Gallimard bande dessinée).
DTPE 2: "Pour une poignée de degrés", collectif de photographes, Marie Desplechin, Thierry Salomon (Light Motiv).