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mardi 29 septembre 2020

Un mensuel de littérature avec un seul article!

Les 5 premiers numéros du mensuel. (c) Lamiroy.

Super dynamiques et inventives, les Editions Lamiroy se lancent dans une nouvelle aventure ce 1er octobre, celle du mensuel littéraire. Ce magazine s'intitulera "L'article" car il ne comportera qu'un seul article. Inédit pour un magazine, mais assumé dès la couverture qui précise de qui est l'article en question. Le format est le même que les célèbres "Opuscules" (nouvelles), aujourd'hui déclinés aussi en "Adopuscule" (jeunesse) et "Crépuscules" (polar), mais d'un papier et d'un graphisme différents. Illustré en couverture, sur papier glacé, par Hugues Hausman, chaque numéro comportera 40 pages et sera disponible en format papier (4 euros + 1 euro de frais de port) ou numérique (2 euros) sur toutes les plateformes. Chaque numéro s'ouvre sur une page éditoriale par Maxime Lamiroy, le fils d'Eric Lamiroy, du cerveau duquel est sorti le concept de "L'article". Puis vient l'essai en question qui répond à l'idée, posée en titre. Des sujets variés à regarder le programme des cinq premiers numéros.

Premier numéro, ce 1er octobre, "Stephen King: Le plus grand écrivain du monde?", par Gorian Delpâture (Lamiroy, 40 pages). Soit une passionnante biographie de l'écrivain américain, en tout cas pour moi qui le connais mal, qui insiste sur son enfance et sa jeunesse pour mieux faire comprendre quel a été son parcours ensuite. Le style est direct et plutôt sympathique: "Je sens que je vous ennuie avec ces histoires de jeunesse. Si, si, je vois bien que je perds votre attention. Mais, vous savez, pour comprendre l'œuvre d'un écrivain, il est important de connaître son histoire personnelle." Un style presque parlé qui n'empêche pas une vraie connaissance du sujet. Gorian Delpâture sait de quoi il nous entretient. Il est l'auteur d'une série en 45 épisodes sur Stephen King, diffusée cet été sur La Première et disponible en podcast Auvio. Il réussit en tout cas dans son "Article" à brosser un portrait de l'écrivain, à parler de ses livres, de ses influences et de sa manière de travailler. Même qu'il le verrait bien Prix Nobel de littérature. Sa pirouette pour contourner la question en titre du magazine.

Programme des parutions
  1. "Stephen King: Le plus grand écrivain du monde?", un article de Gorian Delpâture - octobre 2020
  2. "Jacques De Decker: L'immortel de l'Académie royale de Belgique", un article de Véronique Bergen - novembre 2020
  3. "Arno: Le roi des belges", un article de Thierry Coljon - décembre 2020
  4. "Victor Hugo: Les années d'exil et d'écriture à Bruxelles", un article de Marc Meganck - janvier 2021
  5. "Jean-Patrick Manchette: le franc tireur du roman noir", un article de Jérémy Bouquin - février 2021
Informations et abonnements ici.


dimanche 27 septembre 2020

Chaud-froid de porcs-épics



"Au plus froid de l'hiver les porcs-épics se serrent.
Ils cherchent à se réchauffer.
Mais finissent par se piquer.
Alors ils s'éloignent jusqu'à ce qu'ils aient froid.
Alors ils se serrent et à nouveau s'éloignent.
Se serrent, s'éloignent, se piquent, ont froid.
Ils passent la saison à vivre en accordéon.
Les hommes sont pareils et pas seulement l'hiver."

Ces huit phrases, chaque fois illustrées d'une gravure en vis-à-vis, constituent le début de l'album petit format cartonné "Le Porc-épic de Schopenhauer" d'Alice Brière-Hacquet et Olivier Philipponneau qui y a utilisé le procédé de l'estampe japonaise (Editions 3œil, collection "Philonimo", 32 pages). L'histoire, inspirée du philosophe du XIXe siècle, se poursuit chez les humains et présente la solution trouvée pour "aimer sans se piquer". Un plaisant et élégant papier crème, un minimum de texte faisant germer un maximum d'idées et de sobres illustrations en parfaite adéquation.


"Le Porc-épic de Schopenhauer". (c) Editions 3œil.


Démarche similaire dans "Le Corbeau d'Epictète" de la même Alice Brière-Haquet mais illustré cette fois par les gravures, ses premières, de  Csil (Editions 3œil, collection "Philonimo", 32 pages), aussi bleu que le précédent était rouge, toujours des tons pantone. Fameux défi: il nous fait réfléchir au bonheur et aux influences possibles du chant d'un corbeau sur nos vies en se référant à un philosophe grec d'il y a vingt siècles. Pourquoi un chant de corbeau est-il nécessairement un mauvais présage? On peut aussi y chercher le beau.


"Le Corbeau d'Epictète". (c) Editions 3œil.


Ces deux albums cartonnés mais en format de poche inaugurent la collection "Philonimo", pour "philosophie" et "animaux", reconnaissable à sa découpe ronde dans la couverture en ton vif. Une collection qui veut mettre les grands noms de la philosophie et surtout leur pensée entre les mains des enfants des classes maternelles. Et ceci grâce aux métaphores animalières qu'utilisent les penseurs, résumées pour le jeune public. Quatre volumes sont en préparation, qui seront consacrés à Tchouang-Tseu, Wittgenstein, Diogène et Heidegger.

D'une belle sobriété tant dans le texte que dans l'image en noir, blanc et une couleur franche, laissant de la place au lecteur, ces deux albums permettent peut-être une première approche de la philosophie. Ils ouvrent surtout le chemin de la réflexion aux jeunes enfants confrontés, comme tout le monde, aux questions de la distance entre humains et du bonheur par une approche à leur niveau et donc à leur portée.

 


vendredi 25 septembre 2020

Un père, deux fils, deux frères, trois hommes seuls qui s'aiment


Laurent Petitmangin.


Prendre un roman français, un premier roman, intriguée par la couverture et le titre. Le lire d'une traite. Le poser, bouleversée par cette histoire intense et son dénouement. Ne pas en émerger de suite. Noter un mot: vertigineux. C'est ce qui m'est arrivé avec "Ce qu'il faut de nuit" de Laurent Petitmangin (La manufacture de livres, 188 pages). L'histoire d'un père qui, veuf, élève seul ses deux fils orphelins. L'histoire d'un père qui les aime et veut leur bien. L'histoire d'un père qui, homme de gauche, voit son aîné basculer dans le camp de l'extrême-droite. L'histoire d'un père qui s'interroge mais continue à aimer ce grand garçon qui était hier tellement fou de foot, et doué, qu'on l'appelait Fus (pour Fußball, on est près du Luxembourg).

On ne connaît pas Laurent Petitmangin. Sa maison d'édition indique qu'il est né en 1965 en Lorraine, qu'il travaille chez Air France et écrit depuis une dizaine d'années. "Ce qu'il faut de nuit" est à la fois un roman social et un roman noir, marques de fabrique de l'éditeur, dont le noir est ici porté par une terrible lueur finale. Un miroir de notre société et une fable sur la "belle vie" qui figure dans la première sélection du prix Femina.

C'est le père qui est le narrateur de ce premier roman à l'écriture prenante, sans gras. Composée de très longs paragraphes où l'auteur change parfois de sujet sans prévenir, nous surprenant agréablement. Le père raconte le foot, les matchs, l'ambiance. On sent sa fierté, son amour pour ce grand, tellement doué sur le terrain mais qui a décroché de l'école. De l'amour, il en a aussi pour son plus jeune, Gillou, affectueusement appelé "Gros" par son frère. Il raconte aussi la maladie de la "moman", terrible. Trois années difficiles entre l'hôpital, les chimios et le pavillon, qui ont débouché sur une autre galère. S'occuper seul des deux garçons, tenir la tête hors de l'eau malgré le chagrin, conserver son boulot, garder les contacts avec la section du PS, ne pas tomber dans l'alcool. Au début, les amis sont là, surtout le voisin Jacky, et puis le temps passe.

Le temps passe, les enfants grandissent, prennent leur indépendance, font leurs expériences. Le père raconte les nouveaux copains de Fus, qu'il n'aime pas, contrairement à Jérémy qui a été son pote d'enfance.

"Je l'observais, il [Fus] était sombre dans tous ses gestes, et le dimanche, au foot, il devenait dur, vicieux dans ses interventions. "

Puis arrivent les signes extérieurs de facho, comme une croix celtique. Le père s'inquiète, tente de faire intervenir Jérémy, également le petit jeune de la section, étudiant à Sciences Po à Paris. Ces études qui pourraient bien être aussi celles de Gillou qui a, lui aussi, grandi. Le temps passe et Fus s'écarte de plus en plus de sa famille. Il a une rage, mais contre qui, à cause de qui, à cause de quoi? 

"On arrivait à vivre comme cela, en sachant, tant bien que mal."
On sent le drame se profiler et il finit par arriver. C'est à partir de là que Laurent Petitmangin qui nous a ravi jusqu'ici par sa manière de raconter, sans plainte ni effets de manche, se révèle immense romancier. Il nous dit ce père tellement perdu face à ce qui arrive aux siens, et donc à lui. Ce père qui veut rester debout, qui veut rester le père de ses deux garçons, ces deux frères auxquels le destin a donné des vies très différentes. Pas d'analyse psychologique heureusement dans ce splendide premier roman mais un amour infini et éternel, réciproque et partagé, terreau de belles vies.


Laurent Petitmangin explique à son éditeur son parcours:

"Je suis depuis toujours un grand lecteur et un collectionneur de livres. Mon plus beau cérémonial d'enfance, c'était de me rendre à la bibliothèque du village, chaque samedi après-midi. J'adorais ce moment. (...) Je me suis mis à écrire pour ne pas perdre ce que je lisais: j'ai le secret espoir qu'une synthèse magique s'opère, que ce que j'ai lu de plus beau, de plus étonnant s'infuse un peu dans mes phrases.

Pour moi, un livre, c'est un peu l'équivalent d'une cabane d'enfant. Quand j'étais petit, j'avais des amis qui faisaient des choses incroyables de leurs mains, en bois, en fer. Moi non. Pas par manque de patience ni manque d'imagination, mais simplement parce que j'en étais incapable. Ecrire, ça, j'y arrivais. J'arrivais à construire. L'histoire venait. Il y a un côté très chaud, très enveloppant à une histoire qu'on commence à façonner, cela devient un peu notre cabane, avec nos mots, nos secrets.

"Ce qu'il faut de nuit" est né très rapidement. j'avais envie de parler du sentiment de déception, de son côté parfois irrémédiable. Puis sont venus d'autres thèmes: j'ai voulu raconter la relation entre un père et son fils, mettre en évidence la difficulté, la pudeur infinie de cette relation, interroger l'incapacité d'un père à trouver les mots. Je voulais aussi raconter un certain monde. Ce roman n'est pas autobiographique, mais il se nourrit de ma vie, bien sûr. La phrase "Tu seras ingénieur à la SNCF", je l'ai entendue des centaines de fois. J'ai été élevé dans cette dévotion du service public, un de mes grands-pères posait les voies à la SNCF, mon père était conducteur. C'est une vraie responsabilité d'écrire sur des choses qu'on aime, on a la crainte de trahir, de décevoir. Mais c'est un risque nécessaire. Et puis, surtout, je voulais parler des valeurs, de comment elles se transmettent, ou pas. Je me suis intéressé au parcours de certaines personnes: comment et pourquoi elles passent de la gauche à l'extrême-droite? Comment leur conscience peut-elle s'en accommoder? Je ne cherchais pas à parler des tensions politiques de l'Europe, mon propos est beaucoup plus modeste: dire comment les faits se précipitent. Comment l'irrémédiable se crée. Le romancier propose des éclairages, des scénarios et il doit en rester là: amener le lecteur à se demander: qu'aurais-je fait? que ferais-je si cela devait arriver?"


Pour lire en ligne le début de "Ce qu'il faut de nuit", c'est ici.





Oui, le Salon de Montreuil aura bien lieu

(c) SLPJ.


Depuis quelques jours, toute personne intéressée par la littérature de jeunesse se posait LA question: le Salon de Montreuil aura-t-il lieu cette année? Une question autorisée vu le nombre d'annulations de manifestations littéraires en ces temps de crise sanitaire.

He bien, la réponse est OUI, le Salon de Montreuil en résumé, le Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis (SLPJ) selon l'appellation officielle, aura bien lieu en 2020. Sa 36e édition se tiendra du mercredi 2 décembre au lundi 7 décembre. Evidemment, il y aura des aménagements par rapport aux habitudes. Car non seulement le Salon se tiendra à Montreuil mais aussi en dehors, "partout en France", annonce-t-il! Pour accueillir les familles, les professionnels du livre et de la lecture, de l'éducation et de l'enfance et les passionnés de littérature jeunesse.
"Parce que, plus que jamais, les enfants et les jeunes ont besoin de littérature."
L'organisation du SLPJ indique avoir décidé de maintenir l'édition 2020 "dans le strict respect des règles sanitaires". On pourra y déambuler de stand en stand, rencontrer les deux cents auteurs qui y sont invités ainsi que leurs éditeurs.
MAIS le Salon 2020 sera adapté.
  • Montreuil demeure le lieu-clé de l'événement, selon la formule habituelle à l'exception de l'exposition qui sera installée à l'extérieur de la halle pour une visite en plein air.
  • Une partie du Salon se déroulera hors les murs! Des centaines de librairies, de bibliothèques, d'écoles et de centres sociaux, aux quatre coins de l'hexagone, accueilleront performances, rencontres, expositions, coins-lecture, sélections d'ouvrages, présentation des prix littéraires "Les Pépites" et "La Grande Ourse", signatures,.. Un fameux déploiement car cinq cents partenaires sont dénombrés.
  • Une autre partie encore se passera sur les écrans. Le Salon crée sa propre chaîne qui proposera six  jours de rendez-vous, de rencontres ciblées littérature jeunesse. A voir en direct et en replay, en ligne, sur la TNT et toutes les box Internet!

Quant à l'accueil des scolaires, public traditionnel du Salon, on comprend bien que les modalités n'en  soient pas encore complètement définies aujourd'hui, et qu'elles soient un vrai casse-tête!
Sylvie Vassallo, directrice du Salon m'apporte toutefois ces précisions: "Concernant les écoles, nous allons organiser des mini-événements avec les auteurs, rencontres, fresques, discussions,.. dans l'idée de deux  à trois auteurs chaque fois et parfois leurs éditeurs. Mais ce sera essentiellement dans les établissements de Seine Saint Denis car c'est là que nous avons les financements pour le faire. Ils se dérouleront les 2, 3, 4 et 7 décembre. Ces élèves choisiront également un ambassadeur qui viendra au Salon le vendredi ou le lundi pour acheter des livres liés aux chèques-lire."




mardi 22 septembre 2020

Décès du créateur de "Devine combien je t'aime"

En couverture de "Devine combien je t'aime."
(c) l'école des loisirs/Pastel.


Le nom de Sam McBratney, écrivain irlandais qui vient de mourir ce 18 septembre 2020 à l'âge de 77 ans, n'est pas très connu. Au contraire du titre de son album "Devine combien je t'aime", qu'il a publié, subtilement aquarellé par la Britannique Anita Jeram, il y a un bon vingt-cinq ans ("Guess How Much I Love You", traduit de l'anglais par Claude Lager, l'école des loisirs, Pastel, 1994). Un quart de siècle après sa parution, ce chef-d'œuvre est devenu un classique de la littérature de jeunesse. Il demeure une valeur incontournable car qu'il a su parler à l'oreille, à l'œil et au cœur des enfants de plusieurs générations du monde entier. Il s'en est effet écoulé déjà 43 millions d'exemplaires en 57 langues.
Avec ses deux personnages extraordinaires, Grand Lièvre Brun et Petit Lièvre Brun, il répond à une grande question existentielle des enfants, surtout à l'heure du coucher, combien m'aimes-tu, toi, parent? Avec ses délicates illustrations, des aquarelles complètement british, il y fait face avec tendresse et humour.
"C'est l'heure d'aller dormir. Petit Lièvre Brun attrape les longues oreilles de Grand Lièvre Brun et ne les lâche plus."

 

Grand comment? (c) l'école des loisirs/Pastel.

Quelle formidable complicité entre Grand Lièvre Brun et Petit Lièvre Brun! Quelle malice aussi dans leur dialogue pour évaluer la mesure de leur amour: aussi grand que des bras écartés, aussi haut qu'un lièvre étiré, aussi loin qu'un chemin...
""Je t'aime grand comme ça", dit Petit Lièvre Brun en s'écartant les bras le plus largement qu'il peut...
"Et moi, je t'aime grand comme ceci", lui dit Grand Lièvre Brun en écartant ses très longs bras."

 

Jusqu'où? (c) l'école des loisirs/Pastel.

Autant d'acrobaties pour trouver les repères physiques de leur attachement! On sourit, on s'amuse jusqu'à la finale pleine de finesse et, en même temps, on réalise qu'il est parfois bien difficile de dire combien on aime. La douceur des coloris alliée à la justesse de ton font de cet album poétique un livre vraiment craquant. Pour tous à partir de 4 ans. 
"Puis il lui chuchote au creux de l'oreille: "Moi, je t'aime jusque la lune - ET RETOUR!""


 

Sam McBratney.
Si Sam McBratney, ancien enseignant, est l'auteur de plus de 50 ouvrages et scénarios en anglais, peu de ses livres nous sont parvenus en français. Bien entendu, les déclinaisons pop-up et selon les saisons de "Devine combien je t'aime" et même un album de naissance "Bonjour bébé' en 1997 (toutes publiées à l'école des loisirs/Pastel).





Au printemps 2021 sortira chez l'école des loisirs/Pastel la suite de cet album mythique, mêmes auteurs, mêmes héros, sous le titre "Veux-tu être mon ami?""Will You Be My Friend?" (Walker Books) sort la semaine prochaine en Grande-Bretagne. Aperçu de l'album, en anglais, ici.






On a cependant eu sur le marché français quelques titres de Sam McBratney, "La bataille de polochons", illustré par Jill Barton (Gründ, 1999, épuisé), "Tout en haut de la colline", illustré par Sébastien Braun (Gautier-Languereau, 2005, épuisé).

Décevant sur le plan graphique mais réussi sur le reste avec ces pages pleines d'amour, "Je ne suis plus ton copain" de Sam McBratney, illustré par Kim Lewis (traduit de l'anglais par Elisabeth Duval, Kaléidoscope, 2001, épuisé) est une amusante confrontation mère-fils. Parce que petit renard est en colère contre sa maman - elle l'envoie au lit après une journée de jeux - il lui crie "Je ne suis plus ton copain". L'album explore bien les sentiments entre un gamin, un vrai, et une mère qui admet la colère de son fils sans revenir sur ces décisions. Dès 4 ans.


"Vous êtes tous mes préférés", de Sam McBratney et Anita Jeram (traduit de l'anglais par Claude Lager, l'école des loisirs, Pastel, 2004) voit le retour des auteurs de l'immense succès de "Devine combien je t'aime" dans une autre histoire de questionnements. Papa Ours et Maman Ourse répètent quotidiennement à leurs trois oursons en les couchant "Vous êtes les plus merveilleux oursons du monde!" Les petits finissent par s'interroger. Comment leurs parents le savent-ils? Si la réponse les rassure, elle mène vite à une autre question: quel est l'ourson que Papa et Maman préfèrent? Et là, la réponse des parents est prodigieuse, imparable et toute en tendresse et amour pour chacun des petits. Dès 4 ans.