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"Alunir", le premier mot 2026, illustré par Philippe de Kemmeter. (c) FWB. |
L'appellation
est un peu kitsch, peut-être même rédhibitoire. Par ce qu'elle a été créée il
y a trente ans? Et pourtant, l'opération annuelle
"La langue française en fête", organisée
par la Direction de la langue française de la Fédération Wallonie-Bruxelles
(FWB), est une mine de propositions dynamiques, joyeuses, lettrées. Pour tous
les âges. Déclinant un thème par an. Mais il y a tellement de propositions à des moments différents qu'on peine parfois à s'y retrouver entre ateliers, concours, animations,
propositions à destination des écoles. Dépliants et calendrier des villes de
mots foisonnent d'idées et sont à télécharger... à différents endroits du
site. Une constante, tout est gratuit pour les participants.
Le thème 2026, celui de la 31e édition? Le même que celui de la Foire du livre
de Bruxelles (lire ici), "un monde à venir". Il se décline en dix mots:
alunir, anticipation, continuum, dystopique, humanoïde, particule,
programmer, sidéral, théorie et transmuter. Et est parrainé par Gorian Delpâture, critique
littéraire féru de science-fiction. Il explique les 10 mots choisis ici, en
langue des signes ici.
Mais reprenons avec Aurore Dumont, responsable de la Direction de la Langue française
C'est quoi, "la langue française en fête"?
La langue française en fête est une opération annuelle de sensibilisation à la langue, organisée par la Direction de la Langue française (DLF). La langue française a la réputation d'être une langue difficile. Dès lors, de nombreux locuteurs et locutrices ressentent un inconfort à l'utiliser, de peur de commettre des erreurs. La langue française en fête a justement pour objectif de rappeler à chacun et chacune que la langue peut également être conviviale. Elle n'est pas un monument figé et inaltérable, un ensemble de règles compliquées, mais un formidable instrument de créativité, vivant et évolutif.
En Belgique ou en francophonie?
La langue française en fête se déploie dans le spectre plus large de l’opération "Dis-moi dix mots" portée par le Réseau Opale, constitué d'organismes de politique linguistique francophones (France, Luxembourg, Fédération Wallonie-Bruxelles, Organisation internationale de la francophonie, Québec et Suisse). Cette opération, qui propose chaque année la mise en valeur d’un thème et de dix mots associés, se diffuse à l'échelle de la francophonie. En 2026 (NDLR édition 2025-2026), c'est le thème de la science-fiction qui a été choisi. Il se décline sous le slogan "Dis-moi dix mots d'un monde à venir".
Rappelons que "La langue française en fête" ne se déroule pas que du 14 au 22 mars 2026. D'autres activités, notamment scolaires, sont organisées en dehors. Infos sur le site.
Sélection:
- Les dix mots expliqués par le parrain 2026, Gorian Delpâture, c'est ici, en langue des signes ici.
- Le Livret des dix mots, "Dis-moi dix mots d'un monde à venir", regroupant définitions, nouvelles d'auteurs de francophonie (dont deux Belges), illustrations, jeux et solutions, c'est ici.
- Le Cahier pédagogique des 10 mots, qui accompagne le livret, propose pistes d'écriture, bibliographie jeunesse et activités culturelles, les textes des deux auteurs belges, Anne-Sophie Devriese (avec un titre et un texte modifiés pour passer à l'écriture inclusive en Belgique) et Dominique Warfa, un bonus venant de la revue "Philéas & Autobule", le tout illustré par Philippe de Kemmeter, c'est ici.
- La plaquette 10 mots/10 défis en 10 minutes, soit un concours d'écriture rapide (ou pas) du 14 au 22 mars, c'est ici.
- La Ville des mots 2026, c'est Pont-à-Celles qui fêtera la langue française toute la semaine (programme ici), sans oublier les fanzines à créer dans le cadre du Réseau des Villes des mots (ici).
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| Le texte écrit par Anne-Sophie Devriese pour le livret. |



































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