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lundi 9 février 2026

"L'enfant bélier", un film qui blesse la mémoire de la petite Mawda


Il y aura bientôt huit ans, Mawda, petite fille Kurde sans papiers de deux ans, en route vers l'Angleterre avec ses parents et son grand frère, mourait près de Mons d'un tir policier. Il aura fallu attendre longtemps pour que la vérité se fasse à propos de cette sinistre histoire, qui a révélé les opérations Medusa de la police belge contre les migrants. On aura eu besoin de la contre-enquête minutieuse du journaliste Michel Bouffioux pour savoir ce qui s'est véritablement passé en cette nuit dramatique du 16 mai et durant les jours suivants (lire ici). Fallacieusement colportée dans les médias de l'époque, l'affaire Mawda a pu apparaître dans d'autres éclairages, des livres, la pièce de théâtre de Marie-Aurore d'Awans et Pauline Beugnies, "Mawda, ça veut dire tendresse" (2022), ou le film de Robin Vanbesien "hold on to her" (2024, 80').
 
Voici qu'un nouveau film, réalisé par Marta Bergman et présenté comme "une œuvre de fiction inspirée de faits survenus en Belgique en 2018" vient d'arriver en salles. Son titre? "L'enfant bélier". Un titre choc qui fait référence à une version policière mensongère à propos de la mort de la petite Kurde.

Pour relire le récit des faits, repris dans la bande dessinée de Manu Scordia et dans l'essai de Sophie Klimis publiés en 2024, c'est ici. Mais revenons au film actuel. Prêchant qu'elle fait une œuvre de fiction à partir de faits réels, Marta Bergman propose un sujet qui mêle le vrai et le faux durant 94 minutes. Elle défend ici et là l'idée qu'elle a voulu faire écho à deux réalités, celle des parents de la petite fille tuée et celle du policier tueur. C'est son choix, comme elle a fait le choix artistique de proposer en première séquence une vue de la tente où vit la famille, dans un camp de réfugiés, dont les tons orangés font plutôt penser à un club de vacances. Sara s'y occupe de sa petite Klara avant de danser avec Adam puis de se rendre au dispensaire médical. Une version plutôt idyllique de la réalité des demandeurs d'asile, mais soit.

Opération Hydra
Les choses se compliquent lors de l'embarquement, coûteux, dans la camionnette des passeurs. Immédiatement, on voit la surveillance policière dont les caméras servent l'opération Hydra sur la E40. On entend des sirènes, on suit une intervention policière sur un parking de l'autoroute. Le migrant Éthiopien de 17 ans, mis en joue par le policier Redouane et rudement interrogé, sera finalement relâché dans la nature. Ici aussi, le film évoque les passeurs, causes de tous les maux, leitmotiv du gouvernement Michel de l'époque. Un fil rouge assumé sans autre explication.

La camionnette poursuit sa route, échappe à un contrôle, fait descendre ses passagers, les reprend, en charge d'autres. On apprend que Sara et Adam viennent d'Alep et ont Londres comme destination. On en arrive à l'interception de la camionnette par la police, qui signale tout de suite qu'il y a un enfant à bord. Là, c'est la déroute. La vitre arrière est cassée pour jeter des objets, sacs, vêtements, sur les véhicules de poursuite, sirènes et gyrophares allumés. Un drapeau blanc est hissé, l'enfant montré. "Ils ne vont pas la jeter", entend-on dire dans la voiture. Encore le discours officiel de l'époque. Klara est ensuite amenée près du chauffeur. Cela n'empêche pas le policier qui l'a vue de tirer. Il dira qu'il a visé les pneus. La petite fille est grièvement blessée. Une commissaire de police locale parvient plus vite à cette sortie autoroutière de Ternat que l'ambulance qui, on le sait, emporte la petite fille alors que ses parents sont empêchés de l'accompagner par la police. "Les passeurs profitent de vous", déclarera la commissaire. Tiens, encore eux.

On retrouvera Sara et Adam, toujours baignés du sang de leur fille, en cellule d'abord, puis à la morgue, puis à la police. "Beaucoup d'enfants sont hélas victimes des trafiquants", leur dira la commissaire qui leur propose le service d'aide aux victimes et un "logement confortable" avant d'ajouter: "Si vous coopérez, on peut vous aider à faire venir vos familles de Syrie par le regroupement familial." Le silence lui répond.

Déclarations préparées
À la police, on s'organise. Il faut déclarer que la camionnette a été une arme et que les policiers étaient en légitime défense. Que c'est de la responsabilité des parents. Que l'enfant est décédée d'un traumatisme crânien, parce qu'elle a été une enfant bélier pour briser la fenêtre de la camionnette. Que les passeurs sont en cause, et uniquement eux. À la maison du policier tireur, on s'organise aussi. Sa femme: "Ce n'est pas de ta faute. Tu ne savais pas qu'il y avait un enfant à bord. C'était dans l'action. Tu ne pouvais pas savoir ce qui allait arriver…" Et le film d'insister lourdement sur la souffrance du policier…

On découvre ensuite les parents désenfantés dans un coquet appartement où ils reçoivent la visite de la Première ministre belge: "Au nom du gouvernement belge, mes sincères condoléances. Il y aura une enquête. Le gouvernement a décidé de vous accorder un titre de séjour provisoire." "Pourquoi provisoire?", s'insurge Sara. "On reste avec Klara ici." La phrase accompagne le départ de la cheffe de gouvernement. En finale, la jeune femme prend une douche avec son mari dans une nouvelle scène en gros plan, manie de la réalisatrice.

Voilà 94 minutes qui ont mis du temps à passer et qui ne suscitent aucune émotion malgré le sujet du film. Une enfant tuée par une balle policière! On devrait pleurer à chaudes larmes, hurler. Mais rien, car on se heurte au va-et-vient entre fiction et documentaire. La réalité est connue et régulièrement balayée par le propos de la cinéaste. Au nom de la fiction. Selon que vous serez puissant ou misérable… La police apparaît blanchie, les migrants noircis. Quant aux raisons de ces migrations, rien.

La responsabilité du cinéaste
Robin Van Besien, réalisateur du film déjà cité, "hold on to her", a choisi de ne pas aller voir "L'enfant bélier" dont il a néanmoins vu la bande-annonce. Il nous fait part de son sentiment: "Comme cela est largement reconnu, la politique migratoire européenne contemporaine — ainsi que la violence de sa mise en œuvre sur le terrain — joue un rôle central dans l'accélération actuelle des processus de fascisation que connaissent les sociétés européennes. En tant que cinéaste, s'engager dans un tel sujet exige un dialogue soutenu et une solidarité avec la famille, avec celles et ceux qui subissent quotidiennement cette oppression (souvent mortelle), ainsi qu'avec les allié·e·s qui soutiennent leur résistance. Le cinéma peut constituer une pratique d'écoute et de responsabilisation, ainsi qu'un espace permettant d'imaginer des possibilités au-delà des conditions oppressives.

Mawda, âgée de deux ans, a été tuée deux fois: d'abord physiquement, dans les bras de sa mère ; puis une seconde fois à travers les mensonges, le déni, l'évitement des responsabilités et l'absence de reconnaissance humaine. À l'inverse, celles et ceux qui se sont rassemblé·e·s autour de son affaire ont répondu par leur présence, par la reconnaissance, et par une volonté d'affronter la tragédie et d'en assumer les ramifications."


Réalité v. fiction
Shamden et Phrast Shawri sont Kurdes --- Sara et Adam sont Syriens.
Mawda a un grand frère de 4 ans, Hama --- Klara est fille unique.
Mawda est sur les genoux de ses parents, d'autres enfants sont montrés à la fenêtre pour avertir de leur présence --- Klara est présentée comme une enfant bélier.
L'interpellation policière a eu lieu sur la E42 près de Mons --- Le film situe le drame sur la E40 près de Ternat.
Le policier qui a tiré est Belge d'origine portugaise --- Le policier se nomme Redouane Zahid et est présenté comme "racisé", profil recherché à la police.
La voiture de police qui a tiré est arrivée dans l'opération trois minutes plus tôt --- La voiture de police suivait la camionnette depuis longtemps.
L'opération de traque des migrants pour qu'ils ne passent pas la frontière se nomme Medusa --- L'opération de traque des migrants pour arrêter les passeurs se nomme Hydra.
Le tir policier est nié, et même attribué aux migrants --- Le tir policier est avéré.
L'ambulance n'est pas informée du tir --- L'ambulance est informée.
Le premier rapport mentionne un traumatisme crânien --- Le rapport parle d'un tir.
Les policiers s'entendent sur une version commune --- La commissaire rappelle qu'on ne tire pas dans ces circonstances.
Les parents de Mawda ont trouvé un logement via la société civile --- Les parents de Klara sont logés par le gouvernement.
Les parents de Mawda, qui ont reçu un ordre de quitter le territoire lors de leur interpellation, seront reçus par Charles Michel qui ne leur offrira rien. Leur titre de séjour temporaire viendra en 2019 et la régularisation permanente, à titre exceptionnel, fin 2021 --- Les parents de Klara reçoivent un titre de séjour provisoire de la Première ministre.
Les passeurs sont les responsables du ou des drames --- Les opérations Medusa génèrent de graves violences dont sont victimes les exilés.
La société civile et la solidarité citoyenne se sont levées contre les mensonges policiers et les politiques migratoires --- Rien.

Similitudes
La course-poursuite nocturne et les zigzags de la camionnette.
Le tir du policier qui chambre son arme avant d'appuyer sur la gâchette.
Les parents empêchés d'accompagner leur fille dans l'ambulance.
Les parents qui gardent plusieurs jours leurs vêtements tachés du sang de la petite.
La police qui n'informe pas immédiatement les parents du décès de leur fille.
Le policier qui a tiré est le père d'un enfant.
La déshumanisation des migrants.

Pour aller plus loin
  • Carte blanche dans "Le Soir": ici
  • Dossier des Grignoux: ici
  • Film de Robin Vanbesien "hold on to her": disponible pour des projections publiques via la distribution cinéma à la demande (ici). Les projections organisées par et pour des activistes sont gratuites et peuvent être mises en place en le contactant (ici). Le film est également disponible en streaming ici et ici.
 
 
 
 

jeudi 29 janvier 2026

Les finalistes des prix Andersen 2026 de l'IBBY

L'IBBY (International Board on Books for Young Children) vient de communiquer les noms des finalistes pour les prix Hans Christian Andersen 2026. Soit six auteur.e.s et six illustrateurs/trices choisis par le jury (noms des membres en fin de note) sur les 78 nominations soumises par les différentes sections nationales (lire ici). Le prix Andersen est décerné tous les deux ans, en catégorie auteur depuis 1956, en catégorie illustrateur depuis 1966 (lire ici).
 
Déception, les deux Belges ne figurent pas parmi les finalistes (lire ici).
 
On remarquera que les deux séries de finalistes parcourent les différents continents du globe et que la France, qui a déjà eu deux prix Andersen en catégorie auteur, a à nouveau un finaliste.On se réjouit évidemment pour Timothée de Fombelle, ainsi que pour celles et ceux qui sont déjà bien connus en francophonie, Beatrice Alemagna ou Michael Rosen, et on attend de découvrir les autres.
 
Les lauréats seront annoncés le lundi 13 avril à la Foire du livre pour enfants de Bologne. 
 

Les finalistes du prix 2026
 
Auteurs
  • Ahmad Akbarpour (Iran)
  • María José Ferrada (Chili)
  • Timothée de Fombelle (France)
  • Lee Geum-yi (République de Corée, déjà finaliste en 2024)
  • Pam Muñoz Ryan (États-Unis)
  • Michael Rosen (Royaume-Uni).

 
 
Illustrateurs
  • Beatrice Alemagna (Italie, déjà finaliste en 2022)
  • Linda Bondestam (Finlande)
  • Cai Gao (Chine, déjà finaliste en 2024)
  • Gundega Muzikante (Lettonie)
  • Walid Taher (Égypte)
  • María Wernicke (Argentine)

 
 
 
Jury: Brenda Dales (États-Unis), Nadia El Kholy (Égypte), Giorgia Grilli (Italie), Diana Kovach (Argentine), Shailaja Menon (Inde), Mare Müürsepp (Estonie), Margaret Anne Suggs (Irlande), Fengxia Tan (Chine), Holly Tonks (Royaume-Uni) et Morgane Vasta (France). Le jury était présidé par Shereen Kreidieh (Liban). Carolina Ballester, directrice exécutive de l'IBBY en était la secrétaire.



vendredi 23 janvier 2026

Les 75 artistes de l'Exposition des illustrateurs de la Foire de Bologne 2026


Cela crépitait sur les réseaux sociaux ces derniers jours. Six artistes belges de la littérature de jeunesse et leurs maisons d'édition se réjouissaient de leur sélection en finale de la prochaine Exposition des illustrateurs de la Foire du livre pour enfants de Bologne (13-16 avril). On comprend leur joie. Créée en 1967, la manifestation a un poids très important dans le milieu. Hélas, le jury 2026 n'a ensuite retenu aucun Belge dans ses 75 lauréats qui viennent d'être révélés et bénéficieront d'une exposition à Bologne d'abord, ailleurs ensuite. Par contre, l'Asie s'y taille la part du lion: neuf artistes de Corée du Sud, sept du Japon, six de Taiwan, cinq de Chine et un de Hong Kong. Soit 37 % du total. On trouve aussi six primés venus d'Italie, quatre du Brésil et quatre de France.

Reprenons. Le jury avait choisi 317 finalistes dont six Belges sur les 4.158 illustrateurs qui avaient soumis un total de 20.790 œuvres provenant de 94 pays et régions pour l'édition 2026. Leurs travaux peuvent se voir ici. Le jury a ensuite désigné 75 lauréats (voir ici, continent par continent), issus de 31 pays et régions du monde.
 
Les Belges finalistes étaient
 
Mathias Baijot (lire ici)

 
 
le duo Jacques et Lise, déjà finaliste de l'exposition en 2023 (lire ici)
 
 
 
Nina Neuray (lire ici), déjà finaliste de l'exposition en 2023 (lire ici
 

 
Tihon Orsolya

 
 
Marina Philippart (lire ici


 
Astrid Verplancke

 

 
Les 75 lauréats

Abdollahi Mitra - Iran 
Arce Fernando - Pérou 
Babilaite Ieva - Lituanie 
Banci Elena - Italie 
Brönner Nele - Allemagne 
Castano Samuel - Colombie 
Cavalcante Felipe - Brésil 
Chen Yi Chin - Taiwan
Choi Sunnu (Rebecca) - Canada 
Collette Charline - France 
Mélisse de Crowton - États-Unis 
Cuny Cécile - France 
Drobova Yuliya - Ouzbékistan 
Elizagaray Estrada María - Argentine 
Fink Svea - Allemagne 
Fonseca Armando - Mexique 
Gledhill Carly - Royaume-Uni 
Gomes Catarina - Portugal 
Gubellini Matteo - Italie 
Gurrutxaga Otamendi Maite - Espagne 
Maruoka Hisano - Japon 
Hofer Roberto - Chili 
Hong Sohee - Corée du Sud 
Hsu Chia-yu - Taiwan 
Huang Yi - Taiwan
Iwata Machiko - Japon 
Jheng Yuan-cin - Taiwan
Ji Mi Ran - Corée du Sud 
Kim Hyojin - Corée du Sud 
Ko Minjoo - Corée du Sud 
Kuan Meng-hsuan - Taiwan 
Kuchmezova Aziza - Chypre 
Lam Kin Choi - Hong Kong - Chine 
Lee Seonjoo - Corée du Sud 
Lee Youngchae - Corée du Sud 
Lopez Anabella - Argentine 
Lučanská Lucie - République Tchèque 
Mahmoudi Moghadam Maryam - Iran 
Majewski Marc - France (comme l'an dernier)
Máray Mariann - Hongrie 
Marty Eveliina - Suisse 
Montero Vicén Marina - Espagne 
Moreira Henrique - Brésil (lauréat du prix Fundación SM 2024, lire ici)
Neacsu Veronica - Roumanie 
Neri Camilla - Italie 
Olivadoti Luigi - Liechtenstein 
Onodera Miho - Japon 
Paris Ophélie - France 
Park Sona - Corée du Sud 
Penaud Lucie - France
Piaggio Alice - Italie 
Rizak Mariia - Ukraine 
Rocha Vitor - Brésil 
Enric Rodriguez - Espagne 
Romano Margaux - Italie 
Runde Aleksandra - Lettonie 
Saunders Lauren - Australie 
Shimada Mai - Japon 
Shin Ami - Corée du Sud 
Shiotani Shinri - Japon 
Shurpakova Marta - Biélorussie 
Umeda Yoshino - Japon
Terasawa Chieko - Japon 
Tuzi Gui - Chine 
Valdivia Paloma - Chili 
Viegas Oliveira Inês - Portugal 
Völker Sven - Allemagne
Ximenes Bruna - Brésil 
Sio Maan Yang - Macao 
Yang Hyoju - Corée du Sud 
Yang Tingfang - Taiwan
Zhang Siqi - Chine 
Zhang Yilun - Chine 
Zhou Yuxuan - Chine 
Zocca Bruno - Italie

Jury 2026 
  • l'auteur-illustrateur coréen Sunkyung Cho
  • l'auteure-illustratrice et éditrice finlandaise Jenni Erkintalo
  • l'éditrice lettonne Alīse Nīgale
  • l'illustratrice slovaque Daniela Olejníková
  • l'artiste italien résidant à New York Riccardo Vecchio

jeudi 15 janvier 2026

Vœux 2026 illustrés

Benoît Jacques, Grande Ourse 2025, pour le SLPJ.

Jusqu'au 15 janvier, on peut envoyer ses vœux de bonne année, dit le code du savoir-vivre. Tant mieux, car j'hésite depuis des semaines. Que souhaiter dans ce monde ébranlé? En parallèle aux souhaits des uns et des autres, sincères, personne n'en doute, clignotent les noms de Gaza, Kiev, Caracas, Minneapolis, Nuuk, Téhéran, les rendant parfois dérisoires. Alors que faire? Par respect pour le travail des artistes, voici donc un choix de vœux pour 2026, glanés dans le monde littéraire et/ou culturel. Puissent-ils se réaliser! 
 
 
Abdel de Bruxelles.
L'Académie française.
Actes Sud.
Agence Media Palestine.
André Dahan.
Anne Crahay.
Anne Leloup.
Anne Quévy.
Annie Rolland.
Anouk Ricard.
Antonin Louchard.
Aymeric Caron.
Barroux.
Benjamin Chaud.
Bernadette Gervais.
La BNF.
Cati Baur.
Cécile Roumiguière.
Céline Delabre pour Esperluète.
Chapatte.
Chloé Radiguet.
Christian Heinrich.
Christophe Blain.
Claude Léostic.
Claude Ponti et le Muz.
Clem Sabbagh.
Clotilde Perrin.

Éditions Corraini.
David Sala.
Dominique Médard.
Dorothée de Monfreid.
DR.
Dugudus.

Éditions 2042.
Éditions Dupuis.
Elodie Adelle.
Emilie Vast.
Emmanuelle Zicot.
Eneko.
Eric Carle.
Ernest et Célestine.
Europalia.
Fabio Viscoglioso.
Flagey.
Fondation Josse Goffin.
François Olislager.
François Place.
Fred Bernard.
Fred Sochard.
Isol.
Gabriel Lefebvre.
Gallica.
Gallimard Jeunesse.
Gérard DuBois.
Gilles Bonotaux.
Glénat.
Henri Goldman.
IBBY.
Maurice Sendak Foundation.
Qui?
Qui?
Institut suédois (Paris).
Isabelle Raquin.
Isol.
Jack Koch.
Jacques de Roussan pour MeMo.
Jean Claverie.
Jeanne Macaigne.
Joanna Concejo.
Julia Spiers.
La Charte.
La Scam (Belgique).
Lauranne Quentric.
Lea Fraivre.
Les Grignoux.
Lire & Faire lire.
L'OEil ébloui.
Marie Sizun.
Martin Jarrie.
McCloud Zicmuse.
Michèle Petit.
Musées royaux d'art et d'histoire (MRAH).
Mimy Doinet.
Nathalie Novi.
Nicole Claveloux.
Oliver Jeffers.
Olivier de Solminihac.
Olivier Tallec.
Pascale Sanvoisin.
Paul Fournel.
Philippe de Kemmeter.
Philippe Herbet.
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Ronald Curchod pour le Rouergue Jeunesse.
Rozenn Brécard.
Sandra Poirot Cherif.
Sébastien Chebret.
Éditions Tarabuste.
Thanh Portal.
Thierry Bouüaert.
Thomas Vinau.
Victoria and Albert Museum.
Vincent Engel.

Yule Hermans pour Iedereen leest.