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samedi 6 février 2016

Reine depuis 64 ans et plus drôle qu'on ne croit

C'est le 6 février 1952 qu'Elizabeth II  accède au trône d'Angleterrre - elle sera couronnée le 2 juin 1953, en eurovision. On pense ce qu'on veut de la souveraine du Royaume-Uni, chef du Commonwealth, mais il faut reconnaître qu'elle est dévouée à sa tâche.

Derrière le masque et les chapeaux, qui est-elle, cette souveraine au long cours? 64 ans qu'elle règne quand même... Quelqu'un notamment plein d'humour, qualité qu'elle partage avec son mari, Philip Mountbatten, duc d'Edimbourg, épousé en 1947, si on en croit le très plaisant ouvrage "Les sautes d'humour d'Elisabeth II" qu'a concocté Karen Dolby (traduit de l'anglais par Hélène Hinfray, Payot, 2015, 172 pages). L'auteure a réuni des dizaines d'anecdotes et nous fait découvrir une Queen différente de celle que les médias présentent.

En huit chapitres thématiques précédés d'un avant-propos et suivis d'une chronologie, Karen Dolby nous fait rencontrer la souveraine et son prince gaffeur de mari dans leur quotidien ou en représentation. On apprend mille choses amusantes, parce qu'on est tous un peu commères, mais surtout on se divertit devant les anecdotes rassemblées. Comme la Queen aime rire et faire rire! Comme elle nous fait rire avec ses bons mots, ses remarques perfides mais justes, ses méprises sur les personnes ou sa prestation de James Bond girl aux Jeux Olympiques de 2012.

On la découvre aussi par des faits racontés par son entourage. Toutes ces évocations permettent d'établir un portrait de la souveraine, femme attentive à ses domestiques et à ses hôtes mais implacable avec ceux qui l'ennuient ou la dérangent. Bref, le livre vaut la peine par la manière dont il décrit l'envers d'un décor très officiel. Et là, l'humanité d'Elizabeth se révèle. Son dévouement au travail aussi mais sans négliger les petits plus possibles.

Parapluie transparent mais bordure assortie.
Dans ce livre savoureux, découpé en anecdotes successives, on apprend ainsi pourquoi Elizabeth II ne porte pas de beige et pourquoi, lorsqu'il pleut, elle s'abrite toujours sous un parapluie en plastique transparent mais dont la bordure est assortie à sa tenue. C'est tout simple. Elle sait que le public aime la photographier et s'arrange pour être au mieux sur les clichés, choisissant aussi ses places dans les expos pour ne pas risquer les arrière-plans dérangeants...



Evidemment, on se rappellera aussi qu'Elizabeth II avait été le sujet de l'excellent roman d'Alan Bennett, "La Reine des lectrices" (traduit de l'anglais par Pierre Ménard, éditions Denoël ou Folio, lire ici).

vendredi 5 février 2016

La saine colère de Stasys Eidrigevicius

En littérature de jeunesse, on voit souvent des albums dont certaines images ressemblent à d'autres. Clin d'œil, hommage et parfois emprunt pour ne pas dire copie ou plagiat. Si personne ne reproche à personne de s'approprier par exemple la "Chambre à coucher" de Vincent Van Gogh à l'une ou l'autre occasion, on comprend la réaction de colère de l'artiste polonais Stasys Eidrigevicius devant le pillage systématique de son œuvre par un copieur russe.

C'est le "Daily Heller" qui lance l'alerte: "L'artiste polonais et designer Stasys Eidrigevicius", écrit Steven Heller, "qui a été présenté à plusieurs reprises dans le "Daily Heller", a un sosie, ou plutôt ce qu'il décrit comme un copieur russe (un "Rosyjski kopista"). La copie peut être la plus grande forme de flatterie, mais l'emprunt est problématique. Une fois, deux fois, trois fois, c'est une influence, mais plus que cela... S'inspirer et copier la technique d'un maître fait partie de la tradition artistique, mais le dossier que Stasys a réuni suscite des questions. Espérons que dans le cadre du récent expansionnisme de Poutine, la Russie ne tente pas également d'annexer la propriété intellectuelle."

Et de présenter les originaux de Stasys Eidrigevicius à gauche et les travaux du "Rosyjski kopista" à droite.





Pas besoin d'ajouter quoi que ce soit.


Stasys Eidrigevicius est ce créateur né en 1949 en Lituanie, pays de sa mère où il passera son enfance et sa jeunesse (il fera des études d'art à Vilnius), mais  de père polonais. Ce n'est qu'en 1980 que ce grand voyageur, à l'affut de l'art aux quatre coins du monde, obtient l'autorisation de résider en Pologne. Il s'installe à Varsovie. Peintre et graveur, il affirme vite son style mêlant noirceur profonde et éclats de couleurs. On reconnaît de loin les regards vides de ses visages allongés. Très vite, il se fait repérer partout dans le monde de l'illustration et récolte de multiples récompenses. A Bologne, on remarque en 1985 son affiche réalisée dans le cadre de l'année internationale de l'enfant. L'année suivante, c'est Barcelone qui le met à l'honneur. Suivront en 1992 Bratislava et tout ce qui compte dans l'édition jeunesse.

Les traductions françaises de ses livres ont malheureusement largement disparu ces dernières années, victimes des bouleversements éditoriaux, à l'exception d'un récent album de François David qu'il a illustré, "Le garçon au cœur plein d'amour" (Motus, 2010).

"La Reine des neiges".

Mais ils avaient enchanté les années 1980 et 1990. En français nous sont notamment parvenus ses images sur des contes classiques dont "La Reine des neiges" d'Andersen (Grasset Jeunesse, 1984).


In "Le Chat botté".
In "Le Chat botté". 


















Sans oublier sa version interpellante du "Chat botté" de Perrault (Nord-Sud, 1990): remplie de symboles, énigmatique, repliée sur elle-même. Le conte se déroule dans un monde de ténèbres que ne réchauffe que la pointe de rouge utilisée pour les bottines du chat. Les regards des personnages sont étranges; fixes, sans paupières, ils font songer à des masques mortuaires. Aucune légèreté dans cette interprétation, aucun plaisir gratuit. Au contraire, l'illustration est sombre, inquiétante. Réfléchie, symbolique aussi. Le chat apparaît parfois si terrifiant qu'on se demande s'il n'est pas ogre lui-même (ne porte-t-il pas les bottes qui en sont l'attribut). Stasys Eidrigevicius s'est livré à une lecture critique du conte de Perrault sans renoncer à mettre en images les peurs terribles, enfouies au plus profond d'eux-mêmes, des enfants. Fort, l'album touche à l'âme et atteint l'effet libératoire du conte.


Il y eut aussi évidemment "Goulu, le meurt-de-faim" (raconté par Anna Frère d'après Kurt Baumann, illustré par Stasys Eidrigevicius, Editions Nord-Sud, 1993), soit un gourmand goulu dérivant vers l'anthropophagie... L'histoire toute simple - un goulu dévore tout sur son passage et finit par mourir de faim - se situe entre le théâtre et la narration. Il faut en effet examiner l'album de près. Au-delà de l'apparence sévère, des coloris éteints, de la mise en pages répétitive (une illustration en couleurs à droite, un crayonné en noir et blanc surmonté du texte à gauche), on réalise l'astuce: les images qu'on prenait au premier coup d'œil pour des dessins sont en fait les photos de personnages masqués! Cette alliance du comédien vivant (seules les mains rappellent l'appartenance à la race humaine) et du masque de papier (la composition picturale cache le visage) crée une ambiance particulière. D'autant plus bouleversante qu'on note une gradation dans ce que le masque dévore: éléments naturels comestibles en premier lieu, êtres humains ensuite. Cette dérive vers l'anthropophagie, proche du conte populaire, achève l'histoire terrible et cruelle d'une destinée non maîtrisée.








lundi 1 février 2016

Avec une certaine idée du rêve américain, le romancier Robert Goolrick arrive chez 10-18

Lors de la dernière édition du Festival America qui s'est tenue à Vincennes en septembre 2014 - la prochaine, la huitième, aura lieu dans six mois, du 8 au 11 septembre -, le public avait découvert avec enchantement l'écrivain américain Robert Goolrick. Quelle générosité et quel humour chez quelqu'un qui se dit bougon. Sa nouveauté d'alors, l'excellent roman "La chute des princes" ("The fall of princes", traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Marie de Prémonville) vient de passer en poche, chez 10-18 (240 pages).

Roman formidable et prenant de bout en bout, terriblement humain aussi, "La chute des princes" s'articule autour d'un trader des années 80 à qui tout réussit et qui parvient à tout perdre. Il débute ainsi:
"Quand vous craquez une allumette, la première nano-seconde elle s'enflamme avec une puissance qu'elle ne retrouvera jamais. Un éclat instantané, fulgurant. L'incandescence originelle.En 1980, j'ai été l'allumette et je me suis embrasé pour n'être plus qu'une flamme aveuglante."
Ecrit à la première personne, le roman raconte le milieu de l'argent, le travail sans fin, l'excitation du succès, la cocaïne, l'alcool, la drogue de vouloir  gagner toujours plus, les fêtes décadentes, le sexe, les femmes qui aiment et puis n'aiment plus. Toujours plus, toujours plus vite, toujours plus fort! Mais ce tableau a un revers, la dépression, le sida, les assuétudes, la solitude, le suicide… Au contraire d'un de ses potes, le narrateur va dégringoler jusqu'à ce qu'il transforme le dégoût qu'il a de lui-même. Et c'est la beauté de son chemin qui transparaît dans l'écriture de Robert Goolrick. Les livres ont toute leur place dans cette lutte contre les monstres, ceux de Keats, Shelley, Shakespeare et Proust pour celui qui se raconte avant qu'il ne se trouve une nouvelle vie sous leur protection.

Pour écrire "La chute des princes", le romancier américain a tout simplement transposé le monde de la publicité qu'il a connu de l'intérieur dans celui des traders. Incandescence, indécence, décadence et chute avant la renaissance.

Et comme un bonheur n'arrive pas toujours seul, ce roman a entraîné avec lui chez 10-18 trois de ses petits camarades, publiés précédemment chez Pocket.



Robert Goolrick est arrivé tard en littérature, dans les années 2000, la cinquantaine bien entamée. Il est né en 1948 en Virginie où il habite actuellement. Jeune, il voulait être acteur ou peintre! Il vécut alors plusieurs années en Europe, notamment dans l'île grecque de Paros et parle du coup grec. Il ne sera ni peintre, ni acteur, mais publicitaire à New York après avoir publié un livre qui lui vaut d'être déshérité par ses parents! Il y restera trente ans. Pas plus. A cinquante-trois ans, l'agence où il travaille le vire. Que faire du reste de sa vie? Il se souvient que jeune, il aimait raconter des histoires complexes de vie et de mort. Il se lance dans l'écriture d'un premier livre qui ne trouve pas d'éditeur. Son agent lui conseille d'écrire son autobiographie. Ce sera "Féroces" ("The End of the World as We Know It", 2007), son deuxième livre à être traduit en français par Marie de Prémonville, sa traductrice attitrée (2010).  Un premier roman autobiographique, lourds de secrets, qui raconte une famille idéale du sud des Etats-Unis dans les années 50. Idéale en apparence. Goolrick y dit son passé d'enfant violé par son père, terrible blessure tenue jusque-là secrète, sa tentative de suicide à 30 ans, ses séjours en hôpital psychiatrique.

Le premier livre de Robert Goolrick a avoir été publié en France chez Anne Carrière a été "Une femme simple et honnête" (2009, "A reliable Wife", 2009), l'histoire d'un veuf qui, dans le Wisconsin de 1907, attend la jeune épouse qui a répondu à son annonce, sauf qu'elle n'est pas la femme annoncée. Leur première rencontre se fait sur le quai d'une gare.

Ont suivi "Féroces" (2010) et "Arrive un vagabond" (2012), l'arrivée d'un boucher en Virginie au cours de l'été 1948 qui y découvrira la passion et l'interdit, un roman qui fut Grand Prix des Lectrices de "Elle" 2013. Charlie Beale débarque avec deux valises. Dans l'une, quelques affaires personnelles et sa collection de couteaux, dans l'autre, une grosse somme d'argent. Il y tombera deux fois amoureux. D'abord de la ville paisible de Brownsburg, ensuite de Sylvan Glass.


Depuis qu'il a décidé d'écrire, Robert Goolrick puise dans ses souvenirs pour livrer de remarquables romans, superbement empreints d'humanité. Il vit actuellement dans une ancienne ferme de Virginie, dans un petit village, en compagnie de son chien, qui, dit-il, "n'apprécie pas toujours ses histoires". Nous, on attend avec impatience la suivante.


Le vingtième livre d'Eva Kavian

"Voici donc mon vingtième livre (oups), un roman jeunesse", m'écrit Eva Kavian en me faisant parvenir "Le frère de Simone" (Oskar éditeur, 177 pages). Vingt livres! Alors que la Namuroise d'origine a commencé en 2000 avec "Le voisin sur les rails" (Le Castor astral), un recueil de nouvelles, poursuivi l'année suivante avec son premier roman, le remarqué "Après vous" (Le Hêtre pourpre). Depuis, elle tâte de la poésie (Esperluète et Dessert de lune), publie des manuels d'écriture (De Boeck), écrit des romans jeunesse dont un très beau premier, "La dernière licorne" (Mijade, 2008). Et poursuit bien entendu dans la veine du roman pour adultes. "Autour de Rita", "Le rôle de Bart", "Le square des héros" (les trois au Castor Astral), "L'art de conjuguer des hommes mariés" (Dessert de lune) sont autant de titres qui ont marqué les lecteurs. Quelle force de travail! Sans oublier les ateliers d'écriture qu'elle anime dans divers réseaux.

"Le frère de Simone" est un roman jeunesse certes, mais plutôt pour grands ados (l'éditeur le place en collection "jeunes adultes"). Pas à cause du thème, une grossesse précoce, mais à cause de sa composition complexe. En marge de l'histoire principale de Simone, 18 ans, dont on comprend petit à petit, en de courts chapitres, les nombreux éléments laissés au départ dans le vague, s'intercalent des pages en caractères italiques: les rêves éveillés et les suppositions de Fred, petit bout de presque 4 ans.

Le livre s'ouvre sur l'arrivée de Simone dans un lycée chic. Elle a donc 18 ans, deux de plus que les autres élèves. Elle n'est fille de personne si ce n'est de parents morts. Elle l'annonce tout de suite et complète sa présentation du fait qu'elle vit avec son frère. Si on comprend vite dans le roman que le petit bout est son enfant à elle, le puzzle de l'itinéraire de Simone est savamment construit et ne se révèle que peu à peu.

Pourquoi ses parents sont-ils morts? Pourquoi s'occupe-t-elle seule de son enfant? Pourquoi veut-elle absolument retourner à l'école? Pourquoi ces deux années d'écart avec ses condisciples? Le lecteur apprend à la connaître et à l'apprécier, à frissonner aussi devant son itinéraire de vie, tout comme les élèves qui s'étonnent de cette fille différente, préoccupée par d'autres sujets qu'eux, empathique mais qui n'hésite pas à tricher pour réussir ses contrôles.

Eva Kavian.
C'est bien écrit comme toujours chez Eva Kavian, avec sensibilité mais sans en rajouter, et imagination. Où je me suis un peu perdue, c'est dans la multitude des personnages du roman, cousin, voisin, élèves et leurs familles, personnel du centre et du lycée... D'autant que passé et présent se mélangent souvent. Que de prénoms à retenir alors qu'ils ont tous leur rôle à jouer dans ce livre qui embrasse beaucoup de sujets de société annexes, maladie, séparation, amour, mutilation, travail, vieillesse, trahisons... Autant de solitudes qui finissent par se rencontrer dans ce beau texte discrètement situé à Namur! Les épreuves les ouvrent les uns aux autres et à eux-mêmes. Le personnage de Simone est très attachant par son tempérament, sa franchise, sa volonté et sa force de vie. Sa résilience aussi bien entendu. Peut-être faut-il lire le le roman une seconde fois pour s'y retrouver plus facilement et l'apprécier alors totalement?









jeudi 28 janvier 2016

Poésie et portrait avec Dominique Goblet

On le sait, les Midis de la poésie ont fait des petits, les Petits matins de la poésie, destinés aux enfants mais parents admis. On y dessine, on y découpe, on y grave, on y colle, on y fait de la poésie. On crée et on s'amuse.
La première de ces séances quasi mensuelles à l'exception des vacances scolaires qui se déroulent à la Bellone a eu lieu le dimanche 4 mai 2014. L'artiste Leslie Leoni avait apporté des gommes à graver au départ de poèmes de Maurice Carême.

Depuis, bien des séances ont suivi, toujours coordonnées par Mélanie Godin. Aujourd'hui, elles sont devenues les Petits goûters de la poésie, dans la même Maison du spectacle mais de 14 à 16 heures.

La première a lieu ce samedi 30 janvier et sera animée par l'artiste belge Dominique Goblet. Elle avait été initialement prévue à la fin 2015 mais a dû être reportée pour cause de "Brussels lockdown". Elle s'intitule "Atelier de portraits: un paysage".

Ce Petit goûter s'inspirera d'un livre particulièrement original de Dominique Goblet, "Chronographie", avec sa fille Nikita Fossoul (L'Association, 2010): mère et fille font chaque semaine le portrait l'une de l'autre, durant dix ans! Nikita avait sept ans au début du projet, en 1998, dix-sept à sa fin en 2008.


L'album réfléchit sur le temps autant qu'il montre qu'il passe.

"Le principe est simple", explique Dominique Goblet, "on s'assied à la table de la cuisine, je la dessine, elle pose. Ensuite, c'est le contraire, je pose, elle dessine. C'est facial, sans effet, mais la technique change régulièrement." Les 270 séances de pose croisée donnent lieu à autant de doubles pages et de doubles portraits, soit un album de 560 pages en format à l'italienne.

Samedi, Dominique Goblet s'inspirera de cette idée pour éveiller les participants à l'atelier créatif en leur demandant de réaliser un paysage qui soit le portrait de l'autre. Avec des variantes selon le public, un enfant seul, un enfant avec un parent, un adulte seul. Logiquement, l'idée sera faire de faire les portraits mutuels en cas de duo, un autoportrait en cas de solo. Des papiers de couleurs seront à disposition afin d'y découper des formes géométriques, ronds, carrés, triangles, qui, assemblés et collés, composeront le paysage sur lequel se posera le portrait.

Le Petit goûter de la poésie avec Dominique Goblet clôturera l'approche de la poésie par le dessin.
Le suivant, le 30 avril, associera littérature et poésie et se déroulera avec Caroline Cornélis et Laurence Vielle (30 avril).
Ensuite, le 18 juin, il sera question d'associer arts vivants et arts plastiques, avec Maria Clara Villa Lobos  et une créatrice de bijoux.

Pratique

A la Maison du Spectacle – La Bellone
46 rue de Flandre, 1000 Bruxelles
Le samedi 30 janvier de 14 à 16 heures
Tarifs: 2 euros par enfant, 3 euros par adulte
Sur réservation – midisdelapoesie@gmail.com
ou par téléphone au 0485-32 56 89