Nombre total de pages vues

jeudi 20 août 2020

Entre force, humour et délicatesse, un week-end entier dédié aux lectures à Namur


L'Intime Festival est désormais LE rendez-vous littéraire belge de la fin des vacances d'été, faisant le pont entre livres d'hier et nouveautés de la rentrée. En sept éditions, il a démontré sa force et sa raison d'être, drainant des milliers de personnes dans les salles du Théâtre de Namur, alléchées par son programme exigeant et la qualité des interventions. Au programme habituel: de longues lectures par des comédiens ou une bonne pinte de lecture par un professionnel suivie d'un entretien avec l'auteur du livre, des rencontres et des dédicaces.

Il en sera évidemment autrement pour la huitième édition de l'Intime Festival, le Chapitre 8 qui se déroulera du vendredi 28 août au dimanche 30 août, crise sanitaire et jauges limitées à cent personnes obligent. Changement de lieu d'abord, ce sont deux églises namuroises, la Cathédrale Saint-Aubain et l'Eglise Saint-Loup, ainsi que la Cour de l'Athénée qui prêteront leurs murs à la manifestation littéraire, permettant la distance physique entre spectateurs. Changement de braquet ensuite, les auteurs des livres choisis ne seront pas présents, sauf exception. Mais maintien du thème,  vies ordinaires, liens avec la nature et les animaux, voix de la jeunesse, décliné en grandes lectures (GL), petites lectures (PL) et discussions. Sans oublier un concert et un exercice d'admiration. Et maintien du niveau littéraire.

Des décisions qui ont été dures à prendre par l'équipe du festival qui voulait absolument, et à raison, maintenir la manifestation. Chloé Colpé, directrice de l'Intime Festival, s'en explique sur le site.
"Nous avons décidé de maintenir le chapitre 8 de l'intime festival en l'adaptant aux dernières mesures imposées par la crise sanitaire:
• les jauges sont réduites à 100 personnes
• chaque événement demande un ticket pour vous assurer d'avoir une place dans le confort et en toute sécurité.

Plutôt que de faire la liste de ce à quoi nous avons dû renoncer: la présence des auteur.es, les salles du théâtre bondées, une exposition photographique, les projections cinéma le matin, l'insouciance d'être ensemble… Regardons ce que nous avons pu conquérir: une cathédrale et une église. Regardons ce que nous avons pu préserver: seize lectures, un concert et trois discussions, en gardant intact… notre enthousiasme à partager les textes, à proposer le débat, à questionner le monde.

Par la force des choses et dans un dépouillement qui frise l'ascèse, nous revenons à l'essentiel: un livre, une table, un.e comédien.ne qui nous embarque dans un récit. Les histoires de ce chapitre singulier racontent les vies ordinaires, interrogent nos liens visibles et invisibles avec la nature et les animaux, donnent voix à la jeunesse. Il s'en dégage de la force, de l'humour et de la délicatesse.

Si vous saviez comme on se réjouit de vous retrouver!"


Programme

Vendredi 28 août


Cathédrale Saint-Aubain, GL, 20:00-21:00
"Avant que j'oublie" d'Anne Pauly (Verdier, 2019), lu par Catherine Salée (lire ici).

Samedi 29 août


Cour de l'Athénée, 11:00-12:00
Discussion avec l'écrivain nord-irlandais Robert McLiam Wilson, francophone et francophile, en résidence à Namur (ses romans sont édités chez Christian Bourgois, traduits par Brice Matthieussent).

Cathédrale Saint-Aubain, GL, 12:15-13:15 (aussi dimanche)
"Le mur invisible" de Marlène Haushofer (traduit par Liselotte Bodo, Actes Sud, 2014), lu par Dominique Reymond.

Eglise Saint-Loup, PL, 13:30-14:00
"Papa" de Régis Jauffret (Seuil, 2020), lu par Philippe Jeusette.

Cathédrale Saint-Aubain, GL, 14:00-15:00
"La petite femelle" de Philippe Jaenada (Julliard, 2015), projection de Valentine Fournier, lu par l'auteur (lire ici).

Eglise Saint-Loup, PL, 15:15-15:45
"Une bête aux aguets" de Florence Seyvos (L'Olivier, 2020, en librairie aujourd'hui), lu par Adeline Vesse.

Cathédrale Saint-Aubain, GL, 16:00-17:00 et 20:30-21:30
"Entre eux" de Richard Ford (traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Josée Kamoun, L'Olivier, 2017), lu par Reda Kateb.

Eglise Saint-Loup, 17:00-18:00
"Penser le trouble", discussion avec le Professeur Éric Caumes et Guillaume Lachenal, historien des sciences.

Cathédrale Saint-Aubain, PL, 18:00-18:30
"Elmet" de Fiona Mozley (traduit de l'anglais par Laeticia Devaux, Joëlle Losfeld, 2017), lu par Emile Falk.

Cathédrale Saint-Aubain, PL, 19:15-19:45
"Chroniques d'une station-service" d'Alexandre Labruffe (Verticales, 2019), lu par Fabrice Murgia (lire ici).

Eglise Saint-Loup, PL, 19:30-20:00
"Les enfants des autres"  de Pierric Bailly (P.O.L., 2020), lu par Yoann Blanc.



Dimanche 30 août


Eglise Saint-Loup, 12:30-13:30
Autour d'Olga Tokarczuk ("Les Pérégrins", traduit du polonais par Grazyna Erhard, Editions Noir sur Blanc, 2010), prix Nobel de littérature 2018, exercice d'admiration par Philippe Vauchel.

Cathédrale Saint-Aubain, GL, 13:00-14:00
"Un mal qui répand la terreur" de Stewart O'Nan (traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Jean-François Ménard, L'Olivier, 2001, lu par Jean-Benoît Ugeux.

Cathédrale Saint-Aubain, PL, 15:00-15:30
"Il est des hommes qui se perdront toujours" de Rebecca Lighieri (P.O.L, 2020), lu par Félix Vannoorenberghe.

Eglise Saint-Loup, 15:30-16:30
Concert, le premier post-confinement, avec Fabrizio Cassol, Tcha Limberger et Philippe Thuriot.

Cathédrale Saint-Aubain, GL, 16:30 — 17:30
"Le mur invisible" de Marlène Haushofer (traduit par Liselotte Bodo, Actes Sud, 2014), lu par Dominique Reymond.

Eglise Saint-Loup, 17:30-18:30
Discussion avec François Gemenne, chercheur en sciences politiques et (à venir).

Cathédrale Saint-Aubain, GL, 19:00-20:00
"Croire aux fauves" de Nastassja Martin (Verticales, 2019), lu par Anne-Cécile Vandalem.


Autant de rendez-vous alléchants qui célèbrent la littérature telle que je l'aime.

Renseignements et réservations ici.


Aucun commentaire:

Publier un commentaire