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lundi 6 novembre 2017

Mario Ramos par trois: expo, journée, nocturne

Mario par lui-même. (c) Andrea Nève et Tania Ramos.


Il faut voir les enfants courir dans l'exposition "Mario Ramos, auteur-illustrateur jeunesse" qui se tient jusqu'au 14 janvier au Rouge-Cloître. Ils déambulent, s'arrêtent, reconnaissent les personnages des livres qui leur sont chers. Des loups, évidemment, mais aussi tous les autres animaux dont Mario Ramos a peuplé ses albums, des cochons, des souris, des singes, des lions, etc., pour le plus grand plaisir de tous. Et pour le sien d'abord. Les enfants sont ravis et je suis ravie que l'œuvre de Mario soit toujours autant appréciée. Une preuve de plus, s'il en était besoin, qu'elle est juste et nécessaire.

La visite des adultes, surtout ceux qui l'ont connu, est sans doute davantage teintée de mélancolie. C'est à la fois un immense plaisir de retrouver tout son univers graphique rassemblé en ce bel endroit et un pincement au cœur de se rappeler son absence. Regarder ses œuvres, lire les légendes de ses dessins de presse, contempler ses affiches, tout cela fait entendre en sourdine la voix de Mario. Et son rire. Autant que l'immense portrait de lui qu'a réalisé sa fille Tania.

L'exposition au Rouge-Cloître.

En même temps, il est drôlement réjouissant de retrouver aux murs d'une exposition, dans la vraie vie donc, et présenté à un public enchanté, tout ce splendide travail qu'il a dédié aux enfants, son principal public. Combien Mario Ramos ne les a-t-il pas aimés, combien ne les a-t-il pas encouragés, combien ne les a-t-il pas prévenus, en les accompagnant, des difficultés de l'existence? Combien surtout ne les a-t-il pas fait rire? Tout cela se retrouve aux cimaises du Rouge-Cloître, message de beauté et d'humanisme, agréablement mis en scène.

Les très nombreuses illustrations originales sont regroupées par albums et on se promène avec joie dans la bibliographie de Mario Ramos, que ce soit ses histoires de loup les plus connues "C'est moi le plus beau" et "C'est moi le plus fort" (L'école des loisirs/Pastel, lire ici) par exemple ou ses autres albums tout aussi irrésistibles. Ils explorent toutes les facettes de la vie, l'école, la récré, les parents, les amis, le sommeil, les rêves les plus fous, les questions les plus pertinentes (même si parfois étranges).

L'exposition au Rouge-Cloître.

Cette première grande exposition des originaux de Mario Ramos montée depuis son décès, le 16 décembre 2012 (lire ici) donne l'occasion de voir de près les illustrations qu'il a créées pour ses albums jeunesse (principalement au rez-de-chaussée), ses recherches graphiques, mais aussi ses dessins de presse, ses affiches ou ses dessins pour lui (surtout à l'étage).

L'exposition au Rouge-Cloître. 
L'exposition au Rouge-Cloître.

Recherches exposées à l'exposition au Rouge-Cloître.

D'apprécier de visu une de ses phrases-fétiches:
"Avec un crayon et du papier, tout est possible. C'est magique!"

Pratique

L'exposition "Mario Ramos, auteur-illustrateur jeunesse" se tient au Centre d'art du Rouge-Cloître jusqu'au 14 janvier, du mercredi au dimanche de 14 à 17 heures (attention, le centre sera fermé du 23 décembre au 2 janvier). Entrée: 3 €, gratuit pour les moins de 12 ans.



Ce mardi 7 novembre, date de sa naissance, sera célébrée la cinquième journée Mario Ramos. Depuis 2013 (lire ici), à l'initiative de sa famille, de ses proches, de ses amis, de son éditeur Pastel et du CLJBxl (Centre de littérature de Jeunesse de Bruxelles), le 7 novembre est le jour où plus que d'autres encore, on relit les albums de Mario. Pour rire avec lui, trembler avec lui, écouter ses messages de sage, savourer ses images simples mais éloquentes. Pour le faire vivre. Depuis l'an dernier, les librairies Sorcières soutiennent cette commémoration ainsi que les éditions de l'école des loisirs.

Plusieurs événements sont mis sur pied dans les bibliothèques et les librairies, visibles sous le label #JournéeMarioRamos.

Les libraires Sorcières fêtent Mario Ramos du 4 au 12 novembre (liste ici).

L'école des loisirs/Pastel ressort "Le monde de Mario Ramos", réalisé d'après des entretiens avec moi-même, mais le présente avec une autre couverture sur son site (à télécharger ici).


L'Ibby Belgique francophone a réalisé un numéro hors-série Libbylit d'hommage. Il complète le précédent qui peut être lu en ligne ici.








Sans oublier la nocturne organisée par le Centre d'art du Rouge-Cloître qui, dans le cadre de la #JournéeMarioRamos, ouvre gratuitement l'exposition Mario Ramos le mardi 7 novembre de 17 à 21 heures.


(c) Andrea Nève et Tania Ramos.

samedi 4 novembre 2017

Kitty Crowther évoque Jan Toorop à Europalia

"Jan Toorop" par Kitty Crowther. (c) Versant Sud Jeunesse.

L'an dernier sortait la traduction française de l'album que Kitty Crowther avait composé sur le peintre néerlandais né à Java Jan Toorop à l'occasion d'une exposition qui lui était consacrée à La Haye: "Jan Toorop, le chant du temps" (Versant Sud Jeunesse, 32 pages, lire ici). "Un livre d'artiste sur un artiste", en disais-je. L'album avait frappé par sa beauté plastique, notamment ses lignes de couleurs ondulant dans les paysages.

Pour en savoir davantage sur cet album, ses couleurs, son graphisme, ainsi que sur le voyage graphique que Kitty Crowther a réalisé sur les traces du peintre, Europalia Indonesia et l'éditeur Versant Sud organisent une conférence en français où l'artiste belge s'exprimera sur sa démarche. Elle s'intéressera aussi aux racines indonésiennes du peintre Jan Toorop, généralement passées sous silence. Ce sera le mardi 7 novembre de 19 à 20 heures au "Festival centre" (le bâtiment dynastie au pied du Mont des arts). L'entrée est gratuite.


"Jan Toorop" par Kitty Crowther. (c) Versant Sud Jeunesse.

Le dimanche suivant, le 12 novembre, Kitty Crowther animera deux ateliers à Bozar (Palais des Beaux-Arts, Rue Ravenstein 23). A 14 h 30, il sera destiné aux enfants de 6 à 12 ans (maximum 15), à 17 heures, il sera réservé aux adultes (maximum 25). Kitty Crowther se laissera porter par le thème des ancêtres et des rituels, thématiques explorées dans l'exposition "Ancestors & Rituals", juste à côté à Bozar. Un travail qui explorera les ombres, les formes, le mouvement et la musique.
Gratuit mais réservation obligatoire via mail à info@europalia.eu avec la mention: 'Workshop Ancestors' + date.




vendredi 3 novembre 2017

Le "New York Times" élit trois artistes français



S'il est une tradition bien établie aux Etats-Unis, c'est celle de la liste des "Best Illustrated Children's Books". Elle existe depuis 65 ans! Pour célébrer cet anniversaire, l'édition 2017 a décidé de s'associer à la Bibliothèque publique de New York. Etablie dans plusieurs catégories, la récompense s'intitule dorénavant "The New York Times/New York Public Library Best Illustrated Children's Books Award".  Avec une mission commune identique:  distinguer le meilleur de la littérature jeunesse et amener d'excellents livres aux jeunes lecteurs.

Comme toujours, les gagnants ont été choisis par un jury de trois juges: Steven Guarnaccia, auteur, illustrateur et professeur, l'auteure-illustratrice Marjorie Priceman et Louise Lareau, la bibliothécaire en chef du secteur jeunesse de la Bibliothèque de New York.

Voici leur palmarès dans lequel on découvre avec plaisir la traduction de trois albums nés en France. Ainsi que des artistes appréciés ici.


On a Magical Do-Nothing Day
Beatrice Alemagna
48 pages 
HarperCollins
Un grand jour de rien
Beatrice Alemagna
Albin Michel Jeunesse
Trapèze
48 pages,
2016
lire ici




Un enfant et sa mère confrontés aux silences de l'un et l'autre durant un week-end à la campagne. C'est le très bel album de Beatrice Alemagna, dernière lauréate en date du Grand Prix de l'illustration de Moulins (lire ici).


"On a Magical Do-Nothing Day". (c) HarperCollins.



Plume
Isabelle Simler
Eerdmans
42 pages




Plume
Isabelle Simler
Editions courtes et longues 
42 pages
2012






Plume, un chat malicieux, aime les oiseaux, et surtout leurs plumes surtout. Plumes de poule et plumes de chouette... Plumes de mouette et plumes d'hirondelle... Quelle est donc la plus belle? Les différents oiseaux font l'objet d'un portrait et d'un détail de leurs plumes colorées.


"Plume". (c) Eerdmans.
  


Feather
Rémi Courgeon
Enchanted Lion
36 pages




Brindille
Rémi Courgeon
Milan
36 pages
2012






Elle s'appelait Pavlina, mais mais tout le monde l'appelait Brindille. Il faut dire qu'à la maison il n'y avait que des hommes. Des carrés. Des costauds. Alors, forcément, Brindille contrastait. A priori, dans cette famille de garçons, la jolie Brindille aurait dû être chouchoutée. Eh bien pas vraiment...

"Feather". (c) Enchanted lion.


The Way Home in the Night
Akiko Miyakoshi
KidsCan
32 pages


Quand il fait nuit
Akiko Miyakoshi
Syros Jeunesse
32 pages
2016






Sur le chemin du retour à la maison, un petit lapin, dans les bras de sa maman, observe sa ville. Il voit à travers les fenêtres des maisons que chacun s'affaire différemment. Et ensuite, quand il est couché, il s'interroge: est-ce que tout le monde est maintenant dans sa maison et dans son lit?

"The way home in the night". (c) KidsCan.


Muddy: The Story of Blues Legend Muddy Waters
Michael Mahin
Evan Turk

Atheneum
48 pages





La vie du grand bluesman Muddy Waters.

"Muddy". (c) Atheneum.



Frida Kahlo and Her Animalitos
Monica Brown
John Parra
NorthSouth
40 pages






Le lien entre l'œuvre de la peintre et les animaux qu'elle a accueillis tout au long de sa vie.
A noter qu'on a eu en français l'album "La bibli des deux ânes" des mêmes auteurs, Monica Brown et John Parra (traduite par Corinne Giardi et Alain Serres, Rue du Monde, 2011).

"Frida Kahlo". (c) NortSouth. 


Ruth Bader Ginsburg: The Case of  R.B.G. vs. Inequality
Jonah Winter
Stacy Innerst
Abrams
48 pages





La vie à la Cour suprême de justice ou l'histoire d'une jeune fille qui lutta contre l'inégalité et le sexisme.

"Ruth Bader Ginsburg". (c) Abrams.


Town Is By the Sea
Joanne Schwartz
Sydney Smith
Groundwood
52 pages




Un jeune garçon regarde son père partir chaque jour pour la mine, sachant qu'un jour, lui aussi, il quittera les plaisirs de sa maison au bord de la mer pour peiner dans l'obscurité.

"Town is by the sea". (c) Groundwood.



A River
Marc Martin
Chronicle
44 pages

Une rivière
Marc Martin
Circonflexe
traduit par Christine Mignot
2015





Une petite fille imagine être emportée par la rivière qu'elle voit par sa fenêtre.

Précédemment, Marc Martin avait publié l'album "A forest", traduit en "Une forêt" (Circonflexe, 2013)


"A river". (c) Chronicle.


King of the Sky
Nicola Davies
Laura Carlin
Candlewick
48 pages





Un jeune Italien peine à s'adapter dans son nouveau pays, bien plus froid que le sien, jusqu'à ce qu'il rencontre un vieil homme qui élève des pigeons de concours et qui lui permettra de faire le lien entre son nouveau monde et l'ancien.

"King of the Sky" (c) Candlewick.

Plusieurs albums jeunesse écrits par Nicola Davies ont déjà été traduits en français.

  • "Nature. Le catalogue des merveilles", illustré par Lorna Scobie (traduit par Nathalie Nédélec-Courtès, Hachette, 2017)
  • "Tous. La biodiversité sur Terre", illustré par Emily Sutton (traduit par Ilona Meyer, Les éditions des Eléphants, 2017)
  • "Microbscopique. Le minimonde des microbes", illustré par Emily Sutton (traduit par Ilona Meyer, Les éditions des Eléphants, 2015)
  • "Je t'ai dans la peau. Le monde étonnant des parasites", illustré par Neal Layton (Milan Jeunesse, 2007)
  • "Moi, Nanouk, ours polaire", illustr" par Gry Blythe (traduit par Marie Sellier, Nathan, 2005)












mardi 31 octobre 2017

Spectaculaire et enchanteur, l'album "Fourmi"

Il faut avoir bonne mémoire pour se rappeler que Cyril Houplain fut de l'aventure du "Soldat rose" (Hachette, 2006), ce conte musical pour les enfants de Mathieu Chedid et Pierre-Dominique Burgaud. Il créa le personnage, illustra l'album, s'occupa de la comédie musicale et du film en animation.

Après divers travaux dans le secteur graphique, le voilà qui publie un album pour enfants comme on n'en a jamais vu! En format à l'italienne, "Fourmi" (Milan, 80 pages) a ses illustrations uniquement réalisées en... fourmis. Mais ce n'est pas ici que le nom de Cyril Houplain apparaîtra davantage: il figure seulement en relief sur la couverture blanche!

L'histoire est celle d'Alistair Burke, un jeune Britannique de la fin du XIXe siècle qui quitte son pays pluvieux le jour de ses quatorze ans afin de se rendre à New York. Il embarque comme mousse à bord d'un navire marchand et s'y fait apprécier par l'équipage. Menu, il se glisse là où les autres ne passent pas. Il est vite surnommé Fourmi.

Alistair Burke. (c) Milan.

Son arrivée à New York est peu glorieuse: arrimé à une caisse en bois après le naufrage du bateau. La ville qu'il découvre ne l'enchante guère. Il va plutôt prendre le train vers l'ouest qui reste à conquérir. Aurait-il trouvé là l'endroit où vivre? Il le pense jusqu'au moment où il croise quatre Indiens Apaches peu amènes avec les Blancs. C'est pourtant cette mésaventure qui va lui montrer sa voie. Fourmi sera dresseur de fourmis!

L'histoire d'Alistair Burke ne s'arrête évidemment pas là et Cyril Houplain nous la conte au travers de mille péripéties palpitantes qui le verront même retourner en compagnie de ses protégées dans son pays natal. Une décision qui  ne sera pas sans conséquences... Jusqu'à la finale qui dévoile comment cet incroyable récit nous est parvenu.

Un chat blanc pour changer un destin. (c) Milan. 

"Fourmi" est un remarquable récit d'aventures mais c'est surtout une prodigieuse aventure graphique. Spectaculaire. Folle. Cyril Houplain a dessiné ces milliers de fourmis qui se promènent en rangs disciplinés dans les pages. Des milliers d'heures de travail donc. "Cela fait quatre ans que je dessine quotidiennement des fourmis", explique-t-il. "Il m'a fallu deux ans pour faire le livre. Il me faut en moyenne douze fourmis pour remplir un centimètre carré." Toutes ces fourmis qui composent les illustrations, très agréables à regarder au demeurant, ont été réalisées une par une, à la main, à l'encre de Chine sur papier! L'auteur-illustrateur compose avec ses protégées aussi bien des scènes de Far West que des cartes géographiques, de délicats contre-jour ou des fêtes à la cour d'Angleterre. Sans oublier que la fourmilière connaît parfaitement les lettres de l'alphabet et se prête aux désirs du dompteur pour mettre en scène des spectacles hallucinants.

Quatre Apaches mais combien de fourmis pour les dessiner? (c) Milan.

Si l'album de grand format est une prouesse graphique unique, fascinante, il n'en est pas gratuit pour autant. Il est aussi un vrai bon récit d'aventures, bien construit et bien mené. Le choix des fourmis permet également de réfléchir aux notions de collectivité et de patience. Si au début, on salue l'aspect artistique des images, bien vite, on les regarde de près tellement elles apparaissent troublantes avec leurs centaines d'ouvrières destinées à une cause. Pour tous, à partir de 7 ans.

La rouge Pépite figure dans cette illustration. (c) Milan.




Dans ma fourmilière


Evidemment, on n'oublie pas que le mot "Fourmi" tout court est aussi le titre d'un très bel album cartonné pour les tout-petits d'Olivier Douzou (Rouergue, 24 pages, 2012), plein de jeux graphiques et d'illusions d'optique entre une fourmi et un ours blanc.





Pour le reste, le mot "fourmi" apparaît régulièrement accompagné dans les albums de fiction destinés aux enfants. Par exemple:

"L'étrange guerre des fourmis" de Hubert Nyssen et Christine Le Boeuf (Actes Sud Junior, 1975)

"Le Père Noël et les fourmis" de Philippe Corentin (l'école des loisirs, 1989)

"Deux fourmis" de Chris Van Allsburg (l'école des loisirs, 1992)

"La reine des fourmis a disparu" de Fred Bernard et François Roca (Albin Michel, 1996)

"La cigale ou la fourmi?" de Toni et Slade Morrison et Pascal Lemaître (Casterman, 2004)

"La Fourmi" du professeur Tatsu Nagata (Seuil Jeunesse, 2006)

"Patti et les fourmis" d'Anouk Ricard (Gallimard Jeunesse, 2010)

"La fourmi et la cigale" de Françoise Sagan et JB Drouot (Stock, 2010)

"Une fourmi pas comme les autres" de Tullio Corda (traduction de Julie Duteil, Minédition, 2011)

"Elodie reine des fourmis" d'Ophélie Texier (l'école des loisirs, 2011)

"Fourmis" de Benoît Charlat (l'école des loisirs, 2013)

"Un manteau de pluie. Pour la fourmi" de Malika Doray (l'école des loisirs, 2013)

"L'histoire de la petite fourmi qui voulait déplacer des montagnes" de Michaël Escoffier et Kris Di Giacomo (Frimousse, 2014)

"L'éléphant et la fourmi", de Daisy Mrazkova (traduction de Xavier Galmiche, MeMo, 2015)

"Trois fourmis" d'Anouck Boisrobert et Louis Rigaud (hélium, 2015)

"La fourmi et le loup" de Jeanne Ashbé (l'école des loisirs/Pastel, 2016)

"Petite fourmi" de Martine Bourre (Didier Jeunesse, 2017)

"La fourmi" de Robert Desnos et Steffie Brocoli (Gallimard Jeunesse, 2017)

"Mina la fourmi" d'Anne-Marie Chapouton et Crescence Bouvarel (Père Castor/Flammarion, 2017)

"Noémie princesse fourmi" d'Antoon Krings (Gallimard Jeunesse/Giboulées, 2017)

"Déluge chez les fourmis" d'Elmodie (De La Martinière Jeunesse, 2017)