Nombre total de pages vues

mercredi 27 avril 2016

Venir écouter l'Italien Giorgio Fontana


La jeune littérature italienne traduite en français est un bonheur dont il serait bête de se passer. Quand je dis jeune, je veux évoquer les écrivains nés dans les années 80 et après. Pas que leurs prédécesseurs (Erri De Luca, Goliarda Sapienza, Umberto Eco, Antonio Tabucchi, Stefano Benni, Alessandro Baricco, Andrea Camilleri et tous les autres) ne me plaisent pas, mais c'est un autre sujet. Pas non plus que je snobe les auteurs plus âgés entrés tard en littérature, comme Milena Agus, Francesca Melandri, Niccolo Ammaniti, Michela Murgia, Giancarlo di Cataldo, Sandro Veronesi... Non, mais il faut reconnaître qu'il y a une nouvelle littérature italienne formidablement intéressante qui bouleverse nos codes d'écriture.

Cette jeune littérature italienne traduite en français, ce sont par exemple Paolo Giordano et sa "Solitude des nombres premiers" (Seuil, 2009), le collectif Wu Ming traduit chez Métailié ou Paolo Di Paolo (Belfond, lire ici) qui inscrit aussi l'histoire récente dans ses pages de fiction. Et bien sûr Giorgio Fontana, trente-cinq ans depuis le 22 avril, en résidence tout ce mois à Bruxelles, dans le bel appartement de Passa Porta, afin d'y poursuivre l'écriture de son nouveau roman. Pour le découvrir ou mieux le connaître, une rencontre publique entre Giorgio Fontana et l'écrivaine belge Nathalie Skowronek est organisée ce jeudi 28 avril à 20 heures à Passa Porta. Renseignement ici.

Giorgio Fontana.
Ce sera l'occasion d'entendre le Milanais parler de ses livres, quatre romans à ce jour, dont les deux plus récents sont traduits en français par l'excellent François Bouchard, "Que justice soit rendue" (Seuil, 2013), le livre qui le fit connaître hors d'Italie et qui traite de la lutte contre le crime organisé et de la faillibilité de l'Etat de droit, et "Mort d’un homme heureux" (Seuil, 2016), tout juste paru.

Dans ce dernier roman en date, qui se passe en 1981, l'année de sa naissance, Giorgio Fontana choisit de nouveau d'affronter l'histoire récente de son pays, avec notamment les assassinats perpétrés par les Brigades rouges. Mais le magistrat qu'il met en scène frappe par sa profonde humanité, teintée d'un idéalisme qui lui sera fatal.

Le début de "Mort d'un homme heureux" est à lire ici.





vendredi 22 avril 2016

Fête de la librairie et dictionnaire suspendu


Le 23 avril, c'est la San Jordi (patron des libraires), la fête annuelle de la librairie indépendante, du livre et du droit d'auteur. L'occasion pour les libraires de participer à l'opération "un livre, une rose", directement importée de la tradition catalane. En effet, ce jour-là, les clients se voient offrir une rose et un livre. Coup de chance, en cette année de quadricentenaire de la mort des écrivains William Shakespeare et Miguel de Cervantes, l'événement sera célébré le jour dit, le 23 avril tombant un samedi. Pour les éditions précédentes, lire ici et ici.

Cette dix-huitième édition de la journée concerne plus de 480 libraires indépendants en France, en Suisse et en Belgique francophone. Trente-neuf chez nous si j'ai bien compté. Car cette année encore, le Syndicat des libraires francophones de Belgique s'est associé à l'action de l'association Verbes qui est à la base de la Fête de la Librairie par les libraires indépendants. L'évènement est devenu, sous l'égide de l'Unesco, la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur.

Si le choix de la rose est laissé aux libraires, le livre offert ce samedi est commun à tous, permettant chaque année de découvrir un ouvrage d'un genre original. Cette année, le choix s'est porté sur "Amour & Psyché" (traduit du latin par Paul Vallette, Editions Diane de Selliers, 160 pages), qui est extrait de l'"Âne d'or" ou "Les Métamorphoses" d'Apulée, auteur latin du IIe siècle de notre ère. Un récit initiatique en format de poche illustré par les reproductions de 44 vitraux de Psyché, créés entre 1542 et 1544 et conservés au musée Condé de Chantilly. Ils sont peints en dégradés de gris, rehaussés de jaune d'argent et font l'objet d'un chapitre explicatif. Le livre est préfacé par Pascal Quignard: normal, l'"Ane d'or" est un de ses textes préférés.

Le 23 avril sera donc l'occasion de se rendre dans une librairie indépendante pour se rendre compte de la place irremplaçable du libraire dans la chaîne du livre. C'est aussi le jour qu'a choisi le Syndicat des libraires francophones de Belgique pour lancer l'opération "dictionnaire suspendu". A l'image du "café suspendu" ou du "sandwiche suspendu".

L'idée est de fournir des dictionnaires aux réfugiés qui demandent asile un peu partout en Europe. Des dicos qui seraient autant de mots de bienvenue, d'accueil, de ponts entre leurs langues et la nôtre, entre leurs pays et le nôtre.

Dès samedi, il sera possible de laisser la somme de son choix dans une urne posée sur le comptoir des libraires francophones de Belgique, qui, sensibles à cette situation de détresse, lancent cette action de solidarité. L'argent rassemblé permettra, en concertation avec les différents centres et collectifs citoyens, d'offrir des dictionnaires en grande quantité.

Pour le reste, où en est-on?
La librairie indépendante est toujours fragile.
Quant à la tabelle, on approcherait d'une décision sur son sort mais le départ de la ministre de la Culture Joëlle Milquet entraînera sans doute l'obligation d'un nouveau tour de carrousel.

Les libraires indépendants belges participants

  • Tropismes, Galerie des Princes, 11, 1000 Bruxelles
  • Tulitu, Rue de Flandre, 55, 1000 Bruxelles
  • Candide, Place Brugmann, 1-2, 1050 Bruxelles
  • Les yeux gourmands, Avenue Jean Volders, 64A 1060 Bruxelles
  • Librairie Jaune, Rue Léopold 1er , 499, 1090 Bruxelles
  • U.O.P.C.,  Avenue Gustave Demey, 14-16, 1160  Bruxelles
  • La Licorne, Chaussée d'Alsemberg, 715, 1180 Bruxelles
  • A Livre Ouvert-Le Rat conteur, Rue St Lambert, 116, 1200 Bruxelles
  • L'Ivre de Papier, Rue St Jean, 34, 1370 Jodoigne
  • Au P'tit Prince, Rue de Soignies, 12, 1400 Nivelles
  • Graffiti, Chaussée de Bruxelles, 129, 1410 Waterloo
  • Le Baobab, Rue des Alliés, 3, 1420 Braine-l'Alleud
  • Livre aux Trésors, Place Xavier Neujean, 27A, 4000 Liège
  • La Parenthèse, Rue des Carmes, 24,  4000 Liège
  • Pax, Place Cockerill, 4, 4000 Liège
  • Librairie Siloë, Rue des Prémontrés, 40, 4000 Liège
  • Le Long Courrier, Avenue Laboulle, 55, 4130 Tilff
  • Autre chose, Rue Albert 1er, 40, 4280 Hannut
  • La Dérive, Grand Place, 10, 4500 Huy
  • Au fil d'Ariane, Rue Henri Hurard, 5, 4800 Verviers
  • Les Augustins, Pont du Chêne, 1, 4800  Verviers
  • Au fil d'Ariane 3, Avenue de Spa, 59, 4802 Heusy
  • Pages après pages, Rue Dr Henri Schaltin, 7,  4900 Spa
  • Au fil d'Ariane 2, Rue Catherine André, 2, 4960 Malmedy
  • Papyrus, Rue Bas de la Place, 16, 5000 Namur
  • Point-Virgule, Rue Lelièvre, 1, 5000 Namur
  • Antigone, Place de l'Orneau, 17, 5030 Gembloux
  • DLivre, Rue Grande,  67A, 500 Dinant
  • Molière, Bld Tirou, 68, 6000 Charleroi
  • Librairie Croisy, Rue du Sablon, 131, 6600 Bastogne
  • Du tiers et du quart, Rue de Neufchâteau, 153, 6700 Arlon
  • Le point virgule, Grand Place, 21, 6700 Arlon
  • Le Temps de lire, Rue du Serpont, 13, 6800 Libramont
  • Oxygène, Rue St Roch, 26, 6840 Neufchâteau
  • Leto, Rue d'Havré, 35, 7000 Mons
  • Polar & Co, Rue de la Coupe, 36, 7000 Mons
  • Ecrivain Public, Rue de Brouckère, 45, 7100  La Louvière
  • Librairie de la Reine, Grand Place, 9, 7130 Binche
  • Chantelivre, Quai Notre-Dame, 10, 7500 Tournai






jeudi 21 avril 2016

La Jungle en festival à Liège ce week-end


Jungle est un mot qui, de ces jours, se prononce surtout associé à celui de Calais. Hélas. Mais de ce vendredi 22 avril au dimanche 24 avril, il pourra s'associer beaucoup plus joyeusement à ceux de "festival" et de "Liège". C'est en effet durant ces trois jours que se tiendra la première édition du Festival Jungle, dédié à la littérature jeunsse et à l'image contemporaine, en huit lieux liégeois pouvant constituer un circuit.

Pour quels Mowgli? De tous âges! Jeunes lecteurs, parents, familles, enseignants, bibliothécaires, prescripteurs, auteurs, illustrateurs et éditeurs. Bref, tous ceux et celles qui s'intéressent à ces domaines artistiques vivants.

Aux manettes-lianes,  l'auteur-illustrateur Vincent Mathy, l'expert Michel Defourny, son centre de littérature pour la jeunesse, les Ateliers du Texte et de l’Image (lire ici), la librairie Livre aux Trésors et l'asbl Tapage. La principauté pur sucre.

A vivre aventureusement (ou pas), des expositions, des ateliers, des rencontres, des signatures, de la musique (une boum pour enfants) et du cinéma (trois films d'animation pour enfants). Essentiellement durant le week-end car le vendredi sera consacré au verrnissage itinérant des différentes expositions (visibles jusqu'au 21 mai). L'expo interactive d'Aurélien Débat, en provenance de Fotokino à Marseille, le travail sur la couleur de Victor Hussenot (lire ici), trois artistes de la maison d'édition norvégienne Magikon Forlag, les jouets du designer des années 60 Fredun Shapur, une sélection de livres animés choisis par Michel Defourny dans son fonds et les œuvres publiées pendant la première année de Ding Dong Paper.

Durant le week-end, les événements vont se bousculer, notamment des ateliers pour enfants mais aussi quelques-uns pour grands, gratuits mais sur inscription: dessiner en papier découpé comme Chris Haughton ou avec des cachettes de papier comme Atak (lire ici), explorer les formes avec Aurélien Débat, les jardins avec Anne Brugni, donner des coups de tampon à la ville, composer un dessin de jungle collectif géant en rue à la craie, écouter Delphine Bournay lire "Grignotin et Mentalo"...

Quatre rencontres sont également prévues, avec les éditions Magikon Forlag et celles des Grandes Personnes en la personne de Brigitte Morel, avec les artistes Atak et Chris Haughton.

En signature à la librairie et ailleurs, on aura le plaisir de rencontrer en plus des précités les artistes Pierre Bailly, Kitty Crowther, Fanny Dreyer, Bernadette Gervais, José Parrondo.

Une belle façon d'aller voir plus loin que son pré carré et de découvir la création belge ou française, mais aussi celle de Grande-Bretagne, d'Allemagne et de Norvège. A vos lianes!
Le détail des activités, jour par jour, se trouve ici.

NB: tous les dessins sont des créations de Vincent Mathy pour le Festival Jungle.



mercredi 20 avril 2016

Traverser les murs et le temps avec Lionel

Il y a à Montreuil, juste à côté de l'espace où se déroule en fin d'année le salon du livre jeunesse, une friche industrielle où se dresse une vieille ossature métallique. Chaque année, je la regarde, si étrange, si seule dans cette rue animée. J'imagine qu'on avait la même impression en passant le long des restes de l'usine Stein, à Lys-les-Lannoy, près de Roubaix, l'ex-fleuron du lieu, avant leur rénovation en logements tout neufs.

La charpente métallique de Stein en 2012. (c) Editions Light Motiv.

Cette image de Montreuil m'est spontanément venue, mutatis mutandis, en lisant le magnifique récit photographique "La traversée des murs" que signent Eric Le Brun et Yves Morfouace pour les photos, Olivier de Solminihac pour le texte (Editions Light Motiv, 110 pages, distribution Pollen). Un beau grand format carré où les superbes photos disent un lieu et des gens. Leur fierté d'en être, leur détresse ensuite, ainsi que leurs combats. L'usine Stein a eu une longue histoire qui s'est arrêtée à sa fermeture en 2003. Plus personne n'avait besoin de ses soudures expertes, réputées dans le monde entier. Et l'amiante utilisée dans les locaux a été un autre argument pour tout arrêter. Le lieu est resté en friche longtemps, perdant peu à peu ses éléments et son identité au fil des ans. Allait-il disparaître? Non, il a été décidé de le convertir en logements. D'en faire un éco-quartier.

Statactites de glace sur un mur en 2010. (c) Editions Light Motiv.

C'est tout cela que raconte très délicatement Olivier de Solminihac en un texte découpé en plusieurs chapitres mais centré sur la personne fictionnelle de Lionel. L'écrivain se glisse dans la peau de ceux qui ont fait la gloire de la pépite industrielle, mais qui avaient aussi une vie à eux, ou au café Le Flint. Une histoire qui se terminera mal pour eux, malgré tous leurs combats. La mise à l'arrêt des "Stein" comme on les appelait n'est toutefois pas celle du lieu appelé à renaître autrement quelques années plus tard. L'ouvrage offre de traverser les murs et le temps et de découvrir l'endroit complètement réaménagé. Un nouveau château en remplacement de l'ancien?

Un soudeur (c) Editions Light Motiv
Photos et texte se complètent subtilement en ce prenant récit magnifiquement illustré. Quelle présence, quelle fierté! Les deux photographes ont suivi les cinq années de la renaissance, de 2009 à 2014. L'auteur a fait œuvre de témoin et de romancier. Après avoir découvert les photographies, il s'est rendu sur place et a rencontré d'anciens salariés. Une démarche qui lui a permis de raconter l’histoire des "Stein", entre fiction et réalité.

"La traversée des murs" est bien plus qu'un simple beau livre. C'est un hommage et un encouragement au travail des hommes d'hier et d'aujourd'hui, pile dans la ligne du film "Demain". Même si on ne connaît pas le lieu, on vit à travers les "Stein", reconnus ici dans leur dignité d'humains.





lundi 18 avril 2016

Kitty Crowther en livre et en expo

Chic! Après le superbe album "Mère Méduse" en 2014 (lire ici), Kitty Crowther nous propose une nouvelle aventure pour les plus jeunes (à partir de 3/4 ans), la huitième de sa série "Poka & Mine" entamée en 2005. Vous savez, Poka et Mine, ces deux insectes qui forment un duo épatant et vivent de sacrées aventures au départ de la vie de tous les jours. Fort bien mené, l'album "Un cadeau pour Grand-Mère" (l'école des loisirs/Pastel, 48 pages) revient à un imaginaire ancré dans le quotidien.

Mine trouve un cadeau. (c) edl/Pastel.
Mine est enchantée d'avoir trouvé un joli cadeau pour sa Grand-Mère Dorée au si joli nom. C'est un coquillage plein de couleurs. Mais Mine se s'est pas aperçue que la carapace était habitée par un redoutable joueur de cartes.
Elle le découvrira la nuit suivante et vivra alors avec Poka et une belle série de bernard-l'hermitte arrivés entretemps pour récupérer leur Bercarte une réjouissante aventure. Terriblement vivante dans les très beaux dessins aux crayons de couleurs, l'histoire se finira quand même en cadeau apprécié par la mère-grand.

Pour feuilleter "Un cadeau pour Grand-Mère", c'est ici.

Exposition à Ixelles


Le dessin de l'affiche de l'expo à Ixelles est extrait de "L'enfant racine".

Le superbe travail de Kitty Crowther, prix Astrid Lindgren 2010, est exposé du 19 au 30 avril à la Bibliothèque d'Ixelles (19 rue Mercelis),  aux heures d’ouverture de la bibliothèque (inscriptions et renseignements au 02-515.64.45 ou à la bibliothèque).

On y verra plusieurs originaux de l'album étrange et initiatique "L'enfant racine" (l'école des loisirs/Pastel, 2003, non disponible), ceux de "Poka & Mine au cinéma" (lire ci-dessous) et une partie de ceux de l'album "Le petit homme et dieu" (l'école des loisirs/Pastel, 2010), sur les relations père-fils.

A noter que le mercredi 27 avril (de 15h30 à 17 heures) aura lieu un atelier pour enfants de 7 à 10 ans autour de l'œuvre de Kitty Crowther, animé par Emilie Seron.

A épingler encore, l'interview de Kitty Crowther par Thomas Lavachery le jeudi 28 avril à 18h30.

L'occasion d'évoquer le nouvel album pour enfants de Thomas Lavachery, "Roussette et les Zaffreux" (l'école des loisirs/Pastel, 32 pages). L'histoire d'une jeune fille rousse et orpheline à l'époque des châteaux-forts, pourchassée par les uns et les autres et qui va découvrir l'aide que vont lui apporter d'impressionnantes créatures rampantes que Roussette appelle d'abord les zaffreux. Une nouvelle vie commence pour elle qui n'est pas une sorcière mais une "fille comme les autres".

Pour feuilleter "Roussette et les Zaffreux", c'est ici.


Récapitulatif des "Poka & Mine"

Le grand Poka et la petite Mine sont les deux insectes sans bouche nés il y a déjà plus de dix ans des crayons de couleurs de Kitty Crowther. Ils interprètent joliment les événements du quotidien dans une délicate série basée sur la vie quotidienne des enfants. D'épisode en épisode, leurs histoires s'enrichissent et se densifient, n'hésitant pas à plonger dans une fantaisie très séduisante. Dès 3/4 ans.

"Le réveil"
2005
Matin difficile dans "Le réveil" malgré un petit-déjeuner servi au lit et d'autres stratégies, jusqu'à la pirouette finale, tendre et drôle.

"Les nouvelles ailes"
2005
Que faire en cas d'accident d'aile? Réparer, remplacer? "Les nouvelles ailes" de Mine sont celles d'un papillon. A tester, jusqu'à jolie finale ici aussi.


"Au cinéma"
2006
Aller "Au cinéma" parce qu'on s'ennuie, c'est la bonne idée de Poka. Mais Mine met beaucoup de temps à se préparer, on va comprendre pourquoi. Une tendre sortie.

"Au musée"
2006
On est toujours le petit ou le grand d'un autre. Confirmation dans "Au musée" (d'art tribal). Si Mine a besoin des toilettes, expérience fréquente chez les enfants en visite, et les déniche seule, elle ne trouve plus le chemin pour en revenir. Un puceron en larmes la fera grandir d'un coup.


"Au fond du jardin"
2007
Mine cueille des fleurs pour Poka "Au fond du jardin". Se sentant observée depuis un arbre, elle ira vite y voir de plus près. Et découvrira dans une maison secrète une araignée malade, Arto. Ce qui permettra ensuite de mémorables séances de tricotage de pulls entre amis. Quatre manches pour le duo, six pour Arto ! Les crayons de couleurs délicats de Kitty aiguisent le charme des situations créées.

"Le football"
2010
L'épisode commence de façon bucolique par une promenade de Poka et Mine "sous les ombellifères". Il se poursuit dans un savoureux rapport texte-images: devant des enfants qui jouent au foot, Mine veut en faire aussi. Ce n'est pas un sport de garçon! Mais les premiers temps sont durs. Les garçons de l'équipe de foot ne sont pas du tout sympas avec elle. Heureusement, Poka veille... De gracieux dessins et une jolie pirouette finale sur le thème du masculin-féminin.

"A la pêche"
2013
Episode moins réaliste dans cette partie de pêche qui aboutit dans la grotte d'une dame verte. Oga accueille Mine, envoie chercher Poka et fait découvrir au duo un monde inconnu où on s'abreuve et se nourrit de mousse verte. Une rencontre délicatement traitée, donnant confiance, et une belle aventure dans un monde inconnu servie par de superbes dessins. Tout est à regarder, pour autant de joies.