Nombre total de pages vues

jeudi 5 avril 2018

Tout et un peu plus sur les jardins

Les sujets de quelques miscellanées. (c) Buchet-Chastel.

Il pleut, il mouille, c'est la fête à la grenouille. Le jardinier amateur contemple, piteux, son lopin prendre gentiment l'eau. Rabattre, tailler, nettoyer, attacher, ses bonnes intentions se diluent. Il se replie à l'intérieur de la maison. Chance. Sur la table, un livre à la couverture verte pétante attire son regard. Ce sont les "Miscellanées de mon jardin", d'Anne-France Dautheville (Buchet-Chastel, 144 pages). Il le prend, le feuillette, lit ici, là, s'assied et s'enfile, ravi, ces deux cents petites infos sur son sujet préféré.

Chroniques, anecdotes, légendes sur nos jardins se tressent allègrement sous la plume aiguisée d'Anne-France Dautheville. Cette amoureuse de son jardin partage ses connaissances de façon très agréable. Pas de leçon de jardinage ex cathedra ici, mais une belle somme de connaissances partagées avec amour et passion, glissant autant de conseils au passage. La lecture est d'autant plus agréable que le ton est vivant et les sujets variés, souvent inattendus par rapport à leur thème global. On picore, on savoure, on s'amuse et on apprend. L'index final permet des recherches. L'ouvrage est d'autant plus réussi que la mise en page dynamique valorise les textes et les illustrations, des dessins en noir et blanc à l'ancienne.

Tous les sujets sont abordés dans ces miscellanées. L'histoire avec par exemple le jardin d'Eden, la langue française avec l'origine de l'expression "Y aller pour des prunes" entre autres, la génétique avec l'affaire des chromosomes des plantes, le jardinage en général et en particulier, sans oublier, en vrac, la cuisine, les oiseaux, les animaux, la signification des fleurs, le dicton du mois ("Fleur d'avril ne tient qu'à un fil"). De quoi espérer un rapide arrêt de la pluie pour plonger les mains dans la terre ou harponner le sécateur.

La première page des "Miscellanées". (c) Buchet-Chastel.

Pour feuilleter le début du livre, c'est ici.






mercredi 4 avril 2018

La pivoine, merveilleuse et séduisante

Un appui de fenêtre comme on en rêve. (c) Glénat.

Dites pivoine, peony, pioen, peonia et vous verrez les yeux s'illuminer, les narines frémir. Qui ne craque pas pour la pivoine et ses innombrables variétés? Merveilleuse en bouquets, tout aussi à l'aise en pleine terre (sous les latitudes belges, elle commence à sortir du sol), cette fleur raffinée parvient à réunir les adeptes du romantisme, du classicisme et du réalisme. Elle décline tous les tons de rose mais existe aussi en blanc, en jaune et en rouge. Ses fleurs ont toutes les formes, de la simple couronne de pétales à la belle sphère dont la lourdeur laisse imaginer la richesse en passant celle dont le charme réside dans la forme de ses étamines ou de ses stigmates.

"Pivoines". (c) Glénat.

La pivoine peut tout. Elle enchante le regard, le nez dans ses variétés odorantes. Mais connait-on bien cette fleur, aimée des jardiniers et des fleuristes? Pas vraiment et on a des raisons de s'embrouiller tant les variétés sont nombreuses, simple ou japonaise, herbacée ou arbustive, sans oublier les hybrides ou Itoh. Par contre, l'addiction aux connaissances sur les pivoines est réelle.

On peut s'en donner à cœur joie dans le beau livre qui vient de sortir, titré "Pivoines, une histoire illustrée des plus beaux spécimens", écrit par Jane Eastoe et illustré par les magnifiques photos de Georgianna Lane, toutes deux Britanniques (traduit de l'anglais par Christine Laugier, Glénat, 240 pages). Un ouvrage bien épais, débordant de photos plus enchanteresses les unes que les autres et donnant une foule d'informations sur cette fleur très populaire.

(c) Glénat.
Admirablement illustré de photos splendides, agréablement mis en pages, ce beau livre aborde autant l'histoire de la fleur dans un texte de la romancière Vita Sackville-West que sa culture. De la Shawnie Chief à la Top Brass, on découvre plus de soixante espèces de pivoines. De quoi s'en mettre plein les mirettes. Les conseils pratiques (dates de floraison, taille des tiges, couleurs des boutons, etc.) et les commentaires poétiques complètent l'approche de cette plante majestueuse. A compulser d'urgence avant que les premières arrivent dans les vases ou dans les parterres.

"Pivoines". (c) Glénat.

Jane Estoe, l'auteur a débuté sa carrière dans le monde de la mode londonienne. Il y a une vingtaine d'années, elle a tout quitté pour s'installer dans le Kent avec sa famille, ses plantes et ses animaux. Depuis, elle partage son temps entre l'écriture d'ouvrages pratiques et de beaux livres sur la nature et la campagne, la découverte du monde rural qui l'entoure, sa vie de famille.

"Pivoines". (c) Glénat.
Georgianna Lane est l'une des principales photographe florale du Royaume-Uni. Ses photographies font souvent l'objet d'expositions et elle a reçu de nombreux prix et récompenses. Fondatrice du site GardenPhotoWorld.com avec son mari le photographe David Philipps, elle parcourt le monde pour montrer la nature par ses clichés.
Le même duo avait déjà publié "Roses Vintage" (Glénat, 2017).





mardi 3 avril 2018

Mahir Guven, prix Régine Deforges 2018

Mahir Guven.

Mahir Guven, déjà lauréat du prix Prem1ère 2018 (lire ici) pour son premier roman, "Grand frère" (Editions Philippe Rey, 2017) est le lauréat de la troisième édition du prix Régine Deforges 2018. Il l'a reçu ce 3 avril 2018, pile quatre ans après le décès subit de la romancière, d'une crise cardiaque à l'âge de 78 ans (lire ici).
Rappelons que de mère turque et de père kurde, réfugiés en France, Mahir Guven est né sans papiers en 1986 à Nantes. Il a grandi entre la ville et les vignes auprès de sa grand-mère. Il est aujourd’hui directeur délégué de l'hebdomadaire "Le 1".

Le prix Régine Deforges, doté de 3.000 euros, lui sera remis durant le salon du livre Lire à Limoges, le 27 avril prochain. La ville de Limoges financera une campagne à l'échelle nationale pour son ouvrage.

Créé par ses enfants et la ville de Limoges, le prix Régine Deforges récompense un premier roman écrit par un auteur francophone.
Le jury final est composé des trois enfants de l'auteure, Camille Deforges-Pauvert, Léa Wiazemsky et Franck Spengler, ainsi que de Julie Bonnie, Marina Carrère d'Encausse, Noëlle Châtelet, Grégoire Delacourt, David Foenkinos, Daniel Picouly, Eric Portais, Serge Joncour et Agnès Martin-Lugand.
Huit premiers romans étaient en lice pour cette troisième édition.
  • "Le courage qu'il faut aux rivières", d’Emmanuelle Favier (Albin Michel)
  • "Petites Reines", de Jimmy Levy (Cherche midi)
  • "La fin de Mame Baby", de Gaël Octavia (Gallimard)
  • "Et soudain, la liberté", d'Evelyne Pisier et Caroline Laurent (Les Escales)
  • "Neverland", de Timothée de Fombelle (L'Iconoclaste, lire ici)
  • "Ostwald", de Thomas Flahaut (L’Olivier)
  • "Grand Frère", de Mahir Guven (Philippe Rey)
  • "La fille du van", de Ludovic Ninet (Serge Safran)


Les lauréats précédents

2017 Elisa Shua Dusapin pour "Hiver à Sokcho" (Zoé)
2016  Astrid Manfredi pour "La petite barbare" (Belfond)

vendredi 30 mars 2018

Petites nouvelles de la Foire de Bologne


La 55e Foire internationale du livre pour enfants vient de se dérouler à Bologne du 26 au 29 mars. Avec en pays invité la Chine. Cette dernière a notamment emmené une grande exposition d'illustrations anciennes, "Chinese Ancient Illustration art exhibition".


Cette édition a enregistré 110 nouveaux exposants (+ 8,7 %) sur un total de 1.390, provenant de 77 pays, et a reçu 27.642 visiteurs (+ 3 %), dont 12.403 étrangers (+ 6 %).

Prix

Lundi ont été décernés les prix Andersen de l'IBBY (lire ici).
Mardi le prix Astrid Lindgren (lire ici).



Les BolognaRagazzi Awards 2018, dévoilés le 10 février dernier, ont été remis officiellement le 26 mars. Une belle consécration pour la création française: deux récompenses pour les éditions du Rouergue, deux pour Actes Sud Junior, une pour MeMo, Albin Michel Jeunesse, L'agrume, Les Grandes Personnes, Hélium ainsi que pour Vincent Godeau et Agathe Demois. Pour en retrouver les lauréats en détail, c'est ici et ici.
1.417 livres provenant de 41 pays du monde entier ont été soumis au jury 2018, composé de l'illustrateur britannique Noma Bar, du critique français Philippe-Jean Catinchi, de l'artiste italien Francesco Franchi, de la libraire argentine installée à Berlin Mariela Nagle et du bibliothécaire danois Jannick Mulvad.

Les BOB aussi. Les BOB? Les Bologne prize best children' s publishers of the year 2018. Les prix récompensant, par continents, les meilleurs éditeurs 2018.

Les lauréats sont:

Les candidats étaient:

Afrique
  • Boustany's Publishing House Dạr Ạlbstạny Llnsẖr Wạltwzyʿ-Egypte
  • Sub-Saharan Publishers-Ghana
  • Jacana Media-Afrique du sud
  • Protea Boekhuis-Afrique du sud
  • Éditions Ruisseaux d'Afrique-Bénin
Asie
  • 책읽는곰 Bear Books - Corée du sud
  • 福音館書店 Fukuinkan Shoten - Japon
  • Tamer Institute For Community Education Mw̉ssẗ Tạmr Lltʿlym Ạlmjtmʿy-Palestine
  • Tulika Publishers-Inde
  • "Զանգակ" Hratarakčʻutʻyun / Zangak Publishing House-Arménie
Centre et Amérique du Sud
  • Editorial Amanuta-Chili
  • Ediciones Iamiqué-Argentine
  • Ediciones El Naranjo-Mexique
  • Tragaluz Editores-Colombie
  • Ediciones Tecolote-Mexique
Europe
  • Clavis Publishing-Belgique
  • Wydawnictwo Dwie Siostry-Pologne
  • Liels un mazs-Lettonie
  • Minedition-Allemagne
  • Издательский Dom "Samokat" samokat maison d'édition - Russie
Amérique du Nord
  • Annick Presse - Canada
  • Candlewick Press-USA
  • D'eux Editions D'Eux - Canada
  • Owlkids-Canada
  • Eerdmans Books for Young Readers-USA
Océanie
  • Magabala Books-Australie
  • Onetree House - Nouvelle-Zélande
  • Oratia-Nouvelle-Zélande
  • Scribble Kids' Books-Australie
  • Windy Hollow Books-Australie



Vendi Vernic.
La lauréate du neuvième  Bologna Children’s Book Fair - Fundación SM International , destiné aux illustrateurs de moins de trente-cinq ans, est l'artiste croate Vendi Vernić. Elle a été choisie parmi 3.053 candidats provenant de 72 pays par un jury composé de Steven Guarnaccia, Katsumi Komagata et María Fernanda Paz-Castillo. L'illustratrice a été sélectionnée pour la beauté de ses œuvres riches en poésie, charme, sens de l'humour et en même temps de grande rigueur.



Lluís Prats Martínez, en catégorie plus de 6 ans, et Paola Zannoner, en catégorie de 6 à 11 ans, sont les lauréats du troisième Premio Strega Ragazzi e Ragazze Award.

Les finalistes étaient

Catégorie + 6
  • "La bambina selvaggia" ("Miss Happiness and Miss Flower"), de Rumer Godden (traduit par Marta Barone (Bompiani)
  • "I numeri felici", de Susanna Mattiangeli (Vànvere)
  • "Hachiko. Il cane che aspettava" ("Hachiko, el perro que esperaba"), de Lluis Pratz Martinez (traduit par Alberto Cristofori, Albe)
  • "L'università di Tuttomio", de Fabrizio Silei (Il Castoro)
  • "Io sono soltanto una bambina" ("Ich bin hier bloß das Kind"), de Jutta Richter (traduit par Bice Rinaldi, Beisler)
Catégorie + 11
  • "Il grido del lupo" ("The Cry of the Wolf"), de Melvin Burgess (traduit par Angela Ragusa, Equilibri), en français "Le Cri du loup" (Pocket jeunesse, 1996)
  • "L'albero delle bugie" ("The Lie Tree"), de Frances Hardinge (traduit par Giuseppe Iacobaci et Claudia Lionetti, Mondadori), en français "L'île aux mensonges" (traduit par Philippe Giraudon, Gallimard Jeunesse, 2017)
  • "Hotel Grande A." ("Hotel De Grote L"), de Sjoerd Kuyper (traduit par Anna Patrucco Becchi, La Nuova Frontiera), en français "Hôtel Grand Amour" (traduit par Emmanuèle Sandron, Didier Jeunesse, 2017)
  • "Il giardino dei musi eterni", de Bruno Tognolini (Salani)
  • "L'ultimo faro", de Paola Zannoner (DeA)


Conférence



Le "New York Times Best Illustrated Children's Books Award" (lire ici) récompense chaque année les meilleurs livres illustrés pour les enfants et, unique en son genre, évalue exclusivement le mérite artistique des images, quel que soit le texte.
A l'occasion de ses 65 ans, la prestigieuse récompense a organisé à la Foire de Bologne une table ronde avec quelques-uns des plus grands noms de l'édition jeunesse, Leonard S. Marcus, Steven Guarnaccia, Deirdre Mcdermott (Walker Books), Anne Schwartz (Schwartz & Wade Books / Random House), Neal Porter (VP And Publisher, Neal porter books, Holiday House Books for Young People), Patricia Aldana (Ibby International Board on Books for Young People), Béatrice Vincent (Albin Michel Jeunesse), Beatrice Alemagna, Suzy Lee, Laura Carlin, Paul O. Zelinsky, Sydney Smith et Maria Russo (New York Times).


Nouveautés


Carla Poesio.
La Foire de Bologne 2018 a célébré Carla Poesio, une de ses fondatrices décédée 29 mai 2017 à l'âge de 91 ans, avec un colloque qui lui a été dédié, "Carla Poesio, une femme de passion: étudier, interpréter, écrire des livres pour enfants".

Un "Carla Poesio Memorial Award" a également été créé, qui sera décerné l'année prochaine à la meilleure thèse de maîtrise italienne dédiée à la littérature pour enfants.







mardi 27 mars 2018

Le prix Astrid Lindgren à Jacqueline Woodson



Le prix Astrid Lindgren 2018 (570.000 euros) couronne la romancière américaine Jacqueline Woodson, à peu près inconnue en traduction française. Elle a été choisie parmi les 235 finalistes, en provenance de 60 pays (liste complète ici).

Jacqueline Woodson est née en 1963  à Columbus, dans l'Ohio. Elle a grandi entre Greenville (Caroline du Sud) et Brooklyn (New York), où elle vit actuellement. Elle est l'auteure de plus de trente livres, des romans, de la poésie et des albums jeunesse. Si elle écrit essentiellement pour les jeunes ados, elle s'adresse également aux enfants et aux adultes. Un de ses livres les plus appréciés est son récit autobiographique "Brown Girl Dreaming" (2014), non traduit. Il décrit sous forme de poème l’enfance d’une Afro-Américaine dans les années 1960 et 1970.

Le jury de l'ALMA dit à son propos: "Jacqueline Woodson nous emmène à la rencontre de jeunes qui luttent pour  pour surmonter leur vulnérabilité et trouver une place où ancrer leur existence. Dans un style aussi léger que l'air, elle déploie des histoires d'une richesse et d'une profondeur retentissantes. Jacqueline Woodson capte une note poétique unique dans une réalité quotidienne partagée entre tristesse et espoir."

Jacqueline Woodson écrit souvent à propos d'ados qui quittent l'enfance pour entrer dans l'âge adulte. Elle se distingue par sa parfaite maîtrise de la description des personnages
et son intime compréhension des pensées et des sentiments qui animent la jeunesse. Son œuvre révèle une compréhension profonde de l'adolescence.  Ses livres sont écrits à la première personne, souvent  d'un point de vue féminin. Le racisme, la ségrégation, l'injustice économique, l'exclusion sociale, les préjugés et l'identité sexuelle sont des thèmes récurrents dans son œuvre. En janvier, elle a été nommée ambassadrice nationale pour la littérature pour les jeunes aux États-Unis.

Jacqueline Woodson: "Il est important de tendre des miroirs aux enfants pour qu'ils voient que leurs expériences sont légitimes. Trop souvent, ces miroirs leur manquent."

Très peu de livres de Jacqueline Woodson en français. Au travail, les éditeurs et les traducteurs!

En jeunesse


"Le secret" (traduit par Claudine Wellhoff , Pocket Jeunesse, 2000).
Marie a douze ans. Elle est noire. Sa famille vit dans l'aisance. Lena, elle aussi, a douze ans. Elle est blanche. Et pauvre. Au collège tout le monde la rejette. Sauf Marie. Une amitié profonde, faite de moments de bonheur, de complicité, de confidences. Mais les choses insoutenables que Lena finit par raconter à Marie sont-elles vraiment possibles? A-t-on le droit de les tenir secrètes?

"Mon bel amour... ma déchirure" (traduit par Luc Rigoureau, Hachette, 2004).
Jeremiah, seize ans, est noir et vient de Brooklyn. Lui et Elisha, élèves du même lycée de Manhattan, tombent amoureux au premier regard. Elisha est blanche, juive, habite Central Park Ouest. Si tout les sépare, les deux adolescents vont vivre, envers et contre tout leur premier amour. Mais les plus belles histoires peuvent se finir le plus bêtement du monde, par une fin d'après-midi enneigée, alors que les lèvres ont encore le goût du baiser que l'on vient de donner...

"Le garçon qui n'était pas noir" (traduit par Agnès Piganiol, Bayard jeunesse, 2011).
Frannie vit dans le quartier noir d'une ville américaine, de l'autre côté de l'autoroute, au-delà du quartier des Blancs. Un jour, Frannie voit arriver dans son école un nouvel élève. Il est maigre, a de longs cheveux bouclés, et surtout il est blanc. Très vite, on le surnomme "Jésus", et il devient le souffre- douleur de Trevor, un jeune métis craint par tous. Frannie, elle, intriguée par cet étrange garçon blanc, tente de tisser des liens...


En littérature générale

"Un autre Brooklyn" (traduit par Sylvie Schneiter, Stock, 2018).
"La première fois que j'ai vu Sylvia, Angela ét Gigi, ce fut au cours de cet été-là. Elles marchaient dans notre rue, en short et débardeur, bras dessus bras dessous, têtes rejetées en arrière, secouées de rire. Je les ai suivies du regard jusqu'à ce qu'elles disparaissent, me demandant qui elles étaient, comment elles s'y étaient prises pour... devenir." August, Sylvia, Angela et Gigi sont quatre adolescentes, quatre amies inséparables qui arpentent les rues du Brooklyn des années 1970, se rêvant un présent différent et un futur hors du commun. Mais un autre Brooklyn, où le danger rôde à chaque coin de rue, menace les espoirs et les promesses de ces jeunes filles aux dernières heures de l'enfance.

Le prix de littérature à la mémoire d'Astrid Lindgren  sera remis à Jacqueline Woodson par S.A.R. la Princesse héritière Victoria de Suède, lors d'une cérémonie organisée à la Maison des concerts de Stockholm le lundi 28 mai 2018.


Les lauréats ALMA précédents

2017 Wolf Erlbruch (lire ici)
2016 Meg Rosoff (lire ici)
2015 Praesa (lire ici)
2014 Barbro Lindgren (lire ici)
2013 Isol
2012 Guus Kuijer (lire ici)
2011 Shaun Tan
2010 Kitty Crowther
2009 Tamer Institute
2008 Sonya Hartnett
2007 Banco del Libro
2006 Katherine Paterson
2005 Philip Pullman et Ryôji Arai
2004 Lydia Bojunga
2003 Maurice Sendak et Christine Nöstlinger

Ce n'est pas pour rien que le Astrid Lindgren Memorial Award est aujourd'hui considéré comme l'équivalent jeunesse du prix Nobel de littérature, détrônant les prix Andersen de l'IBBY de cette appellation. Il est le prix en littérature de jeunesse le plus important au monde.