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jeudi 6 novembre 2025

Benoît Jacques est la Grande Ourse 2025

D'après une photo de Gaëlle Le Guillou.

Il a fallu attendre longtemps en ce 6 novembre, 19 heures, mais cela en valait la peine. Car c'est notre Benoît Jacques national qui a été choisi pour être la Grande Ourse 2025, distinction de l'équipe du Salon du livre et de la presse jeunesse, en partenariat avec l'Institut français.
 
Un Benoît Jacques national qui habite en France depuis 1991 après avoir séjourné une dizaine d'années au Royaume-Uni dans sa jeunesse et avoir voyagé aux États-Unis. Il est toutefois né à Bruxelles, le 20 juin 1958. Passionné de dessin, d'histoires à raconter, il s'y adonne dès tout petit sous le nom de Jojo la plume. Sa maison d'édition? Les éditions Bibi! Qu'à cela ne tienne. En 1989, il crée sa propre maison d'édition, Benoît Jacques Books, pour s'autopublier. Et s'autodiffuser, avec l'aide de libraires convaincus, passionnés et enthousiastes.
 
Une bonne cinquante d'ouvrages sont aujourd'hui parus dans sa structure - quelques autres ailleurs (lire ici quand il reçut en 2012 le Grand Prix Triennal de littérature de jeunesse de la Fédération Wallonie-Bruxelles et ici pour d'autres textes). Des flip-books aux livres plus ou moins illustrés. Une œuvre que l'on qualifiera d'inclassable, pas par facilité, mais parce qu'elle l'est. Livres sur papier, livre sur tissu, sculptures, assemblages, Benoît Jacques tâte de tout et y réussit, souvent après de longues réflexions. Mais identifiable à la première seconde par son graphisme, tant dans les dessins que dans les textes. Il s'adresse aux enfants d'âges différents, aux ados et aux adultes qu'il séduit par sa pertinence et son humour. Être sérieux sans se prendre au sérieux pourrait être son credo. La preuve dans les titres de ses albums, "Titi Nounours et la sousoupe au pilipili" (2002), de circonstance aujourd'hui ou dans leurs noms d'auteurs, Benito Jacomo, Beno Wa Zak, Benito Jacóbon... Chanceux sont les enfants qui le rencontreront au cours de cette année.
 
La Grande Ourse 2025 honorera deux rendez-vous au Salon de Montreuil:
- dimanche 30 novembre à 16 heures, "Dans la peau d"une Grande Ourse" (niveau 1 - scène d'en haut)
- lundi 1er décembre à 14h30, lors de l'entretien à la Télé du Salon. 
 
Quelques livres de Benoît Jacques.


Les précédent.e.s tenant.e.s du titre ont été:
  • Gilles Bachelet en 2019 (lire ici)
  • Marie Desplechin en 2020 (lire ici)
  • Lucie Félix en 2021 (lire ici)
  • Marc Boutavant en 2022 (lire ici)
  • Beatrice Alemagna en 2023 
  • Susie Morgenstern en 2024 (lire ici



Les pop-up pour bébés d'Aurore Petit primés

Le début de "Été pop". (c) La Martinière Jeunesse.
 
En France, il y a le splendide prix Pitchou créé par la Fête du livre de jeunesse de Saint‑Paul‑Trois‑Châteaux en 1995 et qui récompense le meilleur album pour tout-petits de l'année. Il y eut de 1987 à 2017, les tranches d'âge ont ensuite été remaniées et les bébés ont sauté (lire ici et ici), le prix Sorcières "tout-petits". Il y a maintenant le Prix du livre pour les bébés (4.000 euros), créé à l'initiative de Rachida Dati, ministre de la Culture, choisi sur une sélection de vingt titres (en fin de note).
 
Cette nouvelle récompense a été attribuée le 5 novembre pour la première fois à Aurore Petit pour son charmant mini pop-up "Été pop" (La Martinière jeunesse). Le dixième déjà de cette série de mini-imagiers animés qui nous avait séduite dès le premier (lire ici) et qui s'adresse à tous les enfants. Comme les autres titres, "Été pop" est de petite taille, celle des mains d'un bébé lecteur. Il comporte six images en relief, en carton bien solide, dont les scènes surgissent en tournant les pages. Un maximum d'effet avec un minimum de mots!
 
 
La finale de "Été pop". (c) La Martinière jeunesse.


La série comporte dix titres aujourdh'ui, deux sont à paraître.


Jury: Agnès Bergonzi (BNF), Soledad Bravi (auteure-illustratrice et présidente du jury), Régine Hatchondo (présidente du CNL), Patricia Humann (Union nationale des associations familiales), Nicole Lambert ("Les Triplés"), Nicole Notat (association Coup de pouce), Éric Osika (pédiatre), Sylvie Vassallo (directrice du Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis). 

Étaient en lice les albums: 
  • "L'oie et le chat: histoires d'ombres", Ianna Andréadis (Les Grandes personnes)
  • "Le bébé", Jeanne Ashbé (l'école des loisirs- Pastel)
  • "Jour d'été en musique", Anaïs Brunet (Didier Jeunesse)
  • "Couleur", David A. Carter (Gallimard jeunesse)
  • "Fruits insolites", Clara Corman (Amaterra)
  • "Imagier des formes", Claire Dé (Les Grandes personnes)
  • "Là-bas dans la forêt", Malika Doray (MeMo)
  • "Au gré du vent", Mélie Giusiano (Éditions Thierry Magnier)
  • "Les petites bêtes", Raphaele Glaux et Marguerite Courtieu (Albin Michel jeunesse)
  • "Balade au fil de l'eau", Charlotte Molas (Amaterra)
  • "L'heure d'aller au lit", Eva Montanari (Éditions Thierry Magnier)
  • "Et si on jouait?", Ana Pessoa et Madalena Matoso (MeMo)
  • "Bonjour, bonne nuit", Hubert Poirot-Bourdain (Sarbacane)
  • "Ma Doudoue", Claude Ponti (l'école des loisirs)
  • "Triangle", Christine Roussey (La Martinière jeunesse)
  • "Bonsoir Hibou", Grégoire Solotareff (l'école des loisirs)
  • "Ours", Arianna Tamburini (Éditions Thierry Magnier)
  • "Le vent est ma couleur préférée", Fred Theys (Zébulo éditions)
  • "Le grand livre des petites choses", Sophie Vissière (Hélium)
 
 
 
 

Le prix de Flore à Rebeka Warrior

Rebeka Warrior. (c) Marie Rouge.

 
Le prix de Flore 2025 a été attribué le mercredi 5 novembre à Rebeka Warrior pour "Toutes les vies" (Stock), son premier roman. Une autofiction qui est le récit d'une histoire d'amour sublime, d'un deuil impossible et d'une quête spirituelle qui sauve. Elle l'a emporté par sept voix contre deux pour "Le fou de Bourdieu" de Fabrice Pliskin (Le Cherche Midi) et deux pour "Jacky" d'Anthony Passeron (Grasset).
Deux autres titres figuraient aussi dans la sélection finale, "Il pleut sur la parade" de Lucie-Anne Belgy (Gallimard) et "La bonne mère" de Mathilda Di Matteo (L'Iconoclaste).

Rebeka Warrior est le nom de scène de Julia Lanoë, figure emblématique de la scène électro-punk et queer française, membre notamment des groupes Sexy Sushi, Mansfield.TYA et Kompromat. Née en mai 1978 à Saint-Nazaire, elle est diplômée des Beaux-Arts de Nantes et engagée dans une démarche artistique radicale et plurielle.
 
Pour lire en ligne le début de "Toutes les vies", c'est ici
 
 
 

mercredi 5 novembre 2025

Cap sur les "Îles" de Marine Schneider

Un titre en trois dimensions.

Avant de découvrir une exposition aux Chiroux, il y a un large escalier à descendre. On plonge alors d'un coup dans les scénographies qui ont toujours su fort bien tirer profit du lieu. Il n'en est pas autrement avec la nouvelle exposition, "Îles", de Marine Schneider. Elle offre une magnifique expérience visuelle immersive aux enfants comme aux adultes. Les cimaises splendidement pourvues répondent à ce qui est déployé au sol. A moins que ce ne soit l'inverse. C'est en tout cas tout l'univers graphique de l'auteure-illustratrice qu'on découvre là, dans ses originaux, leur déclinaison en deux ou trois dimensions, leur contexte et leurs prolongements en séances de lecture ou de dessin. Il est vrai qu'"Îles" est proposée dans le cadre du festival "Babillage – l'art et les tout-petits". Même si les grands et les très grands y trouveront largement leur compte.
 
Impressionnant premier contact. (c) Les Chiroux.

Selon son âge et son tempérament, on verra d'abord les chaleureuses couleurs des compositions de Marine Schneider, parfois à la limite de l'abstrait, ou ses délicats petits formats, le tipi au tissu inspiré de son album "Minik" ou l'énorme volcan tout droit sorti de "Hekla et Laki", à moins que ce ne soient les maisonnettes de Blaireau et Helga où entrer pour lire et dessiner. On peut encore préférer l'espace atelier, les livres ou les objets disséminés ci et là.
 
Sur Instagram, Marine Schneider confie:
"Il y a plusieurs mois, les Chiroux m'ont contactée pour me proposer d'imaginer une exposition avec eux autour de mon travail. Au fil des mois, j'ai compris que construire le volcan d'"Hekla et Laki" et un tipi comme dans "Minik" ne leur faisait pas peur, que bien sûr c'était possible de construire la maison de Blaireau ou d'Helga, bref j'ai découvert qu'ils ne faisaient pas les choses à demie mesure. Hier, j'ai découvert l'expo finie, et mamamia quelle expo. Tout est beau. Tout est grandiose. Merci mille fois Gilles, Manon et tous ceux qui se sont réunis autour de mon travail. J'ai de la chance!!"
L’exposition "Îles" est en effet conçue autour de cinq albums marquants de Marine Schneider, "Hekla et Laki" (Albin Michel Jeunesse, 2022), "Minik" (Albin Michel Jeunesse, 2024), "Blaireau" (Pastel, 2020), "Pas plus haut que trois pommes" (Pastel, 2021) et "Presque une histoire de loup" (Pastel, 2023). L'excellent scénographie de Gilles Dewalque et son équipe en a tiré un parti idéal. 

Rappelons cependant que Marine Schneider, née en 1991 à Bruxelles, a publié son premier album jeunesse en tant qu'auteure-illustratrice "Hiro, hiver et marshmallows" en 2018 chez Versant Sud jeunesse. Pour retrouver son parcours, c'est notamment sur le site de la Scam (ici). Elle a aujourd'hui deux douzaines d'albums pour enfants à son actif, pour différents âges de l'enfance, en solo ou en duo, fruits de magnifiques recherches graphiques qui portent un propos sincère, modulé, alternant histoires simples ou plus philosophiques, quand elles ne sont pas magiques (bibliographie complète en fin de note).
 
Quelques vues de l'exposition. 
 
Le volcan du livre se décline sur le mur.

Tout le monde a peur.

Mais personne ne le dit.

Un tipi...

... et son inspiration.   

 
 
Originaux pour les plus grands.

Originaux pour les plus petits.


Cabanes au choix pour lire et dessiner.

Ateliers attendant jeunes artistes.
 
Pratique
Quoi? Expo "Îles" de Marine Schneider. 
Où? Les Chiroux, Centre Culturel de Liège, Place des Carmes, 8 - 4000 L!ège.
Quand? Jusqu'au 31 janvier 2026, du mercredi au samedi de 14 à 18 heures (sauf les 24, 25 et 31 décembre et 1er janvier).
Combien? Accès gratuit.
Quoi d'autre?
  • Apéro littéraire avec Marine Schneider le 30 janvier 2026 (de 18 h à 20h30).
  • Atelier parents-enfants avec Marine Schneider (pour les 6-12 ans) le 31 janvier 2026 (de 10 à 12h).
  • Moment lecture et signatures avec Marine Schneider à la Grande Ourse (Rue Maghin 95) le 31 janvier 2026 (à partir de 14h).

 

Tous les albums de Marine Schneider

  • "Petit ours, Grand grand ours" tome 4 de sa série (Cambourakis, à paraître le 4 février)
  • "La Petite Sabot" (de Jean-Christophe Cavallin, Albin Michel, collection "Ronces", à paraître le 2 janvier)
  • "Maximonde" (l'école des loisirs/Pastel, mars 2025)
  • "Minik" (Albin Michel, octobre 2024, lire ici)
  • "En route, Marin!" (l'école des loisirs/Pastel, juin 2024)
  • "Rue Bilal Balazar" (d'Alice Babin, Albin Michel Jeunesse, mars 2024, lire ici)
  • "Presque une histoire de loup" (l'école des loisirs/Pastel, octobre 2023)
  • "L'escapade" (Cambourakis, septembre 2023)
  • "Les bêtes sauvages grandissent la nuit" (avec Lucie Desaubliaux, Seuil jeunesse, septembre 2023)
  • "Hekla et Laki" (Albin Michel Jeunesse, novembre 2022, lire ici et ici)
  • "Maman tambour" (avec Pauline Delabroy-Allard, Éditions Thierry Magnier, octobre 2022, lire ici)
  • "Petit ours, petit ours" (Cambourakis, août 2022)
  • "Pippa" (l'école des loisirs/Pastel, avril 2022)
  • "Pas plus haut que trois pommes" (l'école des loisirs/Pastel, octobre 2021)
  • "Le gang des chevreuils rusés" (de Corinne Morel-Darleux, Seuil jeunesse, collection "Le Grand Bain", septembre 2021)
  • "Le bison non non" (de Victoire de Changy, Cambourakis, août 2021)
  • "L'ours Kintsugi" (de Victoire de Changy, Cambourakis, juillet 2021)
  • "Le chant des loups" (d'Alice Liénard, Albin Michel Jeunesse, mars 2021)
  • "Petit ours, tout petit ours" (Cambourakis, février 2021)
  • "Tu t'appelleras lapin" (Versant Sud Jeunesse, septembre 2020, lire ici)
  • "Blaireau" (l'école des loisirs/Pastel, août 2020)
  • "Grand ours, petit ours" (Cambourakis, mars 2020)
  • "Chansons d'amour pour ton bébé" (de Julie Bonnie, Le Label Dans La Foret, octobre 2019)
  • "Je suis le clown" (d'Elisabeth Helland Larsen, traduit du norvégien par Aude Pasquier, Versant Sud Jeunesse, avril 2019)
  • "Je suis la vie" (d'Elisabeth Helland Larsen, traduit du norvégien par Aude Pasquier, Versant Sud Jeunesse, avril 2019)
  • "Je suis la mort" (de Elisabeth Helland Larsen, traduit du norvégien par Aude Pasquier, Versant Sud Jeunesse, avril 2019)
  • "Hiro, hiver et marshmallows" (Versant Sud Jeunesse, octobre 2018)

 

 

 

 

 

Le prix Médicis à Emmanuel Carrère

Emmanuel Carrère. (c) Hélène Bamberger/P.O.L.

On pouvait s'en douter après son échec au prix Goncourt hier (lire ici). Emmanuel Carrère a reçu ce mercredi 5 novembre le prix Médicis pour "Kolkhoze" (P.O.L., 560 pages, 538 grammes), l'autre poids lourd de la rentrée littéraire. Un prix de consolation? Il été choisi au premier tour de scrutin, par cinq voix contre deux à Laura Vazquez ("Les Forces", éditions du Sous-Sol), déjà lauréate du prix Décembre (lire ici) et une pour Kevin Orr ("Laure", Seuil). Les autres finalistes étaient Laurent Mauvignier ("La Maison vide", Minuit), Goncourt 2025 (lire ici), Marie Richeux ("Officier radio", Sabine Wespieser), Anne Serre ("Vertu et Rosalinde", Mercure de France) et Julia Sintzen ("Sporen" Corti).

Avec "Kolkhoze", Emmanuel Carrère signe un livre hommage à sa mère Hélène Carrère d'Encausse, décédée le 5 août 2023 et brasse l'Histoire sur quatre générations.
 
Présentation de l'éditeur: "Au lendemain de la Deuxième guerre mondiale, un jeune bourgeois bordelais rencontre une jeune fille pauvre, apatride, fille d'une aristocrate germano-russe ruinée et d'un Géorgien bipolaire, disparu et certainement fusillé à la Libération. Il devine, en l'épousant, qu'il s'engage dans tout autre chose que l'union paisible avec la jeune bourgeoise bordelaise à laquelle il était promis. Mais il n'imagine pas à quel point, ni quel destin romanesque et quelle somme d'épreuves l'attendent au cours des soixante-et-onze ans de son mariage avec Hélène Zourabichvili, qui deviendra sous son nom à lui, Carrère d'Encausse, spécialiste internationalement reconnue de la Russie (mais aussi de l'épizootie du mouton en Ouzbékistan), familière du Kremlin et de ses maîtres successifs, secrétaire perpétuelle de l'Académie française, ni qu'avant de mourir lui-même - "147 jours après elle et, à mon avis, de chagrin", écrit Emmanuel Carrère - il assistera, dans la cour des Invalides, à ses funérailles nationales.

"Kolkhoze" est le roman vrai d'une famille sur quatre générations, qui couvre plus d'un siècle d'histoire, russe et française, jusqu'à la guerre en Ukraine. Emmanuel Carrère s'en empare personnellement, avec un art consommé de la narration qui parvient à faire de leur histoire notre histoire. Tout en plongeant dans les archives de son père, passionné par la généalogie familiale. On traverse la révolution bolchévique, l'exil en Europe des Russes blancs, deux guerres mondiales, l'effondrement du bloc soviétique, la Russie impériale de Poutine et ses guerres, tout en pénétrant dans une saga familiale à la fois follement romanesque, tragique, aux destins prestigieux ou plus modestes, parfois sombres et tourmentés. Ce grand récit familial et historique, qui mêle souvenirs poignants, rebondissements, secrets de famille, anecdotes inattendues et géopolitique, est aussi un texte intime sur la vie et la mort des siens, et sur l'amour filial. Jusqu'à cet aveu: "Vient un moment, toujours, où on ne sait plus qui on a devant soi – et je ne le sais pas moi-même. Ou plutôt si, je le sais, je le sais très bien: je suis le visage de ma mère qui se détourne sans appel, je suis la détresse sans fond de mon père.""
 
C'est la Britannique Nina Allan qui reçoit le prix Médicis étranger pour "Les Bons Voisins" (traduit de l'anglais (UK) par Bernard Sigaud, Tristram). Un roman noir d'investigation où l'on suit l'enquête menée par Shirley pour éclairer, dans l'île de Bute, l'assassinat, vingt ans auparavant de son amie Susan Craigie et de sa famille.
 
 
Un prix spécial du jury  a été attribué au Hongrois Péter Nádas pour "Ce qui luit dans les ténèbres, Souvenirs de la vie d’un narrateur" (traduit du hongrois par Sophie Aude, Noir sur Blanc, 1178 pages, 1.245 grammes). Un livre autobiographique.


Quant au prix Médicis essai, il va à Fabrice Gabriel pour "Au cinéma Central" (Mercure de France, 160 pages). 
Présentation par l'auteur: "Le centre du monde s'appelle le Central: c'est à cette place que je m'installe, une place en corbeille, au deuxième rang derrière la petite rambarde de fer forgé marquant la frontière avec le parquet, dans cette salle aujourd'hui disparue. J'y ai vécu, et continue peut-être d'y vivre, l'imagination n'en étant pas morte, les moments les plus heureux de mon enfance, de mon adolescence aussi."



Jury: Marianne Alphant, Michel Braudeau, Marie Darrieusecq, Dominique Fernandez, Anne Garreta, Patrick Grainville, Andreï Makine, Pascale Roze et Alain Veinstein.