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vendredi 7 avril 2017

Chauds, les contes de Benjamino Caldo

Sur Facebook. (c) B. Chaud.
S'effacer. (c) B. Chaud.
(c) B. Chaud.

Qui est sur Facebook sait que Benjamin Chaud poste quasi quotidiennement un dessin de lui à sa table de travail, avec son célébrissime pull jacquard, en lien avec sa vie quotidienne. Une espèce de journal dessiné hilarant qui a de nombreux amateurs.

Ces autoportraits sont de sérieux indices pour identifier celui qui se désigne sous le nom de Benjamino Caldo et se dessine sur le rabat de couverture endormi près d'une pomme rouge (ci-dessous). Ce chaud lapin signe un emballant recueil joyeusement intitulé "Contes de fesses" (Hélium, collection "humour", 64 pages). Pas spécialement pour enfants à toutes les pages car princes, princesses, nains et autres héros de contes revoient leur histoire initiale, la dévêtant ou la portant sous la ceinture.

Chauds donc ces détournements de contes de fées. Mais tellement drôles! Quel talent pour les camper et les revisiter en une seule image parfaitement composée, savamment imaginée et coquine à souhait, la plupart du temps sur simple page. Ces contes de fesses ne sont accompagnés que du titre du conte détourné.

Découvrir ces sujets sexy traités graphiquement à la manière que Chaud utilise dans ses albums pour enfants est on ne peut plus réjouissant. Du "Petit Chaperon Rouge" qui a droit à deux traitements au "Prince Charmant" qui fait des choses bizarres à une citrouille, en passant par Blanche-Neige, réjouie d'avoir les sept nains sous sa large jupe longue, Barbe-Bleue et sa célèbre clé, les indices du Petit Poucet et tous les autres qui font éclater de rire devant une imagination si bien sexuée, sans oublier l'excellente version de la "Princesse au Petit Pois", le mignon Chat Botté et le performant haricot magique de Jack! Un album en petit format drôlissime.



Trois doubles pages de "Contes de fesses". (c) Hélium.


Rappelons que Benjamin Chaud n'est pas le premier à détourner linguistiquement son nom. Benoît Jacques l'avait déjà fait, devenant ici Benedetto Giacomo (lire ici), là Beno Wa Zak (lire ici) ou encore Benito Jacobón (lire ici).






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