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jeudi 26 octobre 2017

Le Grand prix du roman de l'Académie française 2017 va à Daniel Rondeau

Daniel Rondeau.(c) JF Paga/Grasset.

Il en restait quatre, par ordre alphabétique, Louis-Philippe Dalembert, Yannick Haenel, Daniel Rondeau et Julie Wolkenstein, en lice pour le Grand prix du roman de l'Académie française.

Daniel Rondeau a finalement été choisi, pour son roman polyphonique "Mécaniques du chaos" (Grasset, 458 pages), entré en deuxième sélection, ce jeudi 26 octobre 2017. Il a obtenu, au troisième tour de scrutin, treize voix contre douze à Yannick Haenel et une à Louis-Philippe Dalembert. Rien donc pour Julie Wolkenstein et ses "Vacances" (P.O.L.). Dommage.

Belle journée par contre pour les éditions Grasset qui avaient déjà engrangé quelques heures plus tôt le Prix Jean Giono (lire ici).

Candidat à l'Académie écarté par deux fois mais auteur accompli avec plus de vingt livres à son actif, Daniel Rondeau se penche ici sur un monde où l'argent sale et le terrorisme mènent la danse. Il le fait par la voie bienvenue du roman, presque un thriller, qui se déroule entre l'Orient et Paris et suit la préparation d'un attentat. Ses personnages nous ressemblent par le fait qu'ils sont otages du chaos qui se généralise. Chacun est aussi l'otage de son destin, que ce soit Habiba, l'adolescente somalienne rescapée d'un naufrage sur les côtes maltaises, Grimaud, l'archéologue français qui feint de s'engager dans un trafic d'œuvres d'art en Libye, Harry, le jeune orphelin et informateur au sein des cités d'une banlieue parisienne pour le compte de Patron M'Bilal, ou encore Levent, en mission pour les services secrets turcs à Kobané. "Mécaniques du chaos" est une brique nourrie des expériences personnelles de l'auteur qui fut ambassadeur de France à Malte et voyagea beaucoup dans les régions en ébullition aujourd'hui.

Daniel Rondeau présente son livre ici.


Le début de "Mécaniques du chaos" peut être lu ici.

Palmarès
En 2016, l'Académie française avait primé Adélaïde de Clermont-Tonnerre pour "Le dernier des nôtres" (Grasset, lire ici) et tout juste passé en format de poche au Livre de poche.
En 2015, un doublé Gallimard avec Hédi Kaddour pour "Les Prépondérants" et Boualem Sansal pour "2084" (lire ici).
En 2014, Andrien Bosc pour "Constellation" (Stock, lire ici).
En 2013, Christophe Ono-dit-Biot pour "Plonger" (Gallimard, lire ici).
En 2012, Joël Dicker, "La Vérité sur l’affaire Harry Quebert" (de Fallois).
En 2011, Sorj Chalandon, "Retour à Killybegs" (Grasset, lire ici).










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