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vendredi 27 mars 2020

Ne pas se taire et dessiner contre les violences policières

Temps de lire, de relire, de découvrir, de se souvenir, de faire fondre sa PAL,
pour les petits et pour les grands #confinothèque4



Le Français Remedium, nom de plume, est un enseignant et un artiste engagé, on le sait (lire ici). Il publie ponctuellement sur les réseaux sociaux l'histoire dramatique de l'un ou l'autre enseignant. Ce sont ses "Cas d'école" (lire ici). Manal, Jean, Laurent, Christine, autant de récits qu'on aurait voulu ne pas lire. Et pourtant ils ont eu lieu. Comme ont lieu les violences policières que Remedium dénonce dans ses "Cas de force majeure". L'histoire du livreur Cédric, arrêté par la police pendant sa tournée en scooter, celle de la Marseillaise Zineb, 80 ans, tuée à sa fenêtre par une grenade policière.

Deux affaires relatées par les médias. Le "Cas de force majeure" que Remedium nous propose aujourd'hui, l'"Histoire de Ramatoulaye", n'a guère retenu l'attention de la presse (sauf ici). Elle s'est déroulée le 19 mars à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Le confinement était déjà de mise en France. Imposant, pour rappel, à chacun de se munir d'une attestation imprimée indiquant le motif de son déplacement (à cocher dans le document officiel). C'en était alors la première version, depuis l'attestation est plus restrictive. Ramatoulaye ne l'avait que rédigée à la main et le contrôle a mal tourné.

Pourquoi cette différence de traitement à propos du confinement en fonction du statut social? Rappel à l'ordre aimable des contrevenants au confinement par les policiers  dans les beaux quartiers de Paris, tabassage, gazage, taser chez les pauvres et les immigrés, en Seine-Saint-Denis par exemple.

Voici l'histoire de Ramatoulaye.


















(c) Remedium.


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