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mardi 23 mars 2021

Une nouvelle revue de bande dessinée

Les pages 2 et 3. (c) CBBD.


Aimez-vous le "Moniteur belge"? Rêvez-vous de l'avoir en version illustrée? Une variante existe maintenant grâce au CBBD (Centre Belge de la Bande Dessinée) qui lance son magazine trimestriel "Le Dessableur" (52 pages tête-bêche français-néerlandais, 5 euros), en format A4. Objectif: "mettre en lumière des sujets et des auteurs de bandes dessinées peu évoqués, voire même jamais abordés par le CBBD lui-même", explique le rédacteur en chef, Greg Shaw, dessinateur et bibliothécaire du centre. Bonne idée que la revue en deux langues mais pour le reste, quel désastre graphique!

Certes, je suis née bien avant que ne disparaisse il y a vingt ans le "Préambulle", la précédente revue du Centre Belge de la Bande Dessinée, rappelée à l'occasion de la nouvelle parution, mais on m'a toujours appris qu'il fallait appâter le lecteur par une mise en pages attrayante et que le blanc était une "parure typographique". Or, point de blanc dans "Le Dessableur". Les pages sont bourrées à la gueule, comme ces vieux fusils qu'on remplissait trop pour qu'ils explosent mieux. Et c'est ce qui se produit: les articles, sûrement intéressants, vous pètent à la figure. Marges réduites, ni haut de page, ni pied de page, illus tapées dans les deux colonnes de texte. Aucune mise en valeur des images - oserais-je dire que je les avais prises pour des publicités. 

Si le nom "Dessableur" a été choisi pour évoquer un dépoussiérage de l'institution située rue des Sables, on voit tout de suite quel autre usage pourrait être fait du terme choisi. Dommage qu'une nouvelle revue, riche d'informations, apparaisse ainsi illisible, ne donnant ni envie de la lire ni envie de la regarder, ses illustrations étant tuées par la mise en page. A condition bien entendu qu'on soit parvenu à dépasser les pages 2-3, peu engageantes.

Les pages 4 et 5. (c) CBBD.

Certes, je suis peut-être démodée ou vieux jeu, mais comment peut-on publier aujourd'hui une revue  qui devrait faire s'évanouir tout graphiste professionnel. A moins que ce ne soit le style actuel, mode, contemporain? Dommage pour les articles, ceux qui les ont écrits, ceux qui les liront. Ou pas.

Les pages 12 et 13. (c) CBBD.


Au sommaire

  • page 4: "Supermatou de Jean-Claude Poirier", par Moaj m'Bien
  • page 8: "La bande dessinée muette", par Sébastien Ory
  • page 18: Du côté de la rue des Sables, annonces diverses
  • page 22: "Richard de Querelles", par Frédéric Paques et Hugo Piette, une BD belge d'avant 1930
  • page 24: Visuels du déluge à Bruxelles (titre du sommaire, non repris avec les dessins) 











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